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la Comesa évoque la "possibilité d'une intervention militaire" |
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Le plus grand marché commun de l'Afrique australe et de l'Est, la Comesa, a évoqué lundi au Zimbabwe la possibilité d'une "intervention militaire" pour rétablir la démocratie à Madagascar. |
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Dans un communiqué final publié à l'issue d'un sommet à Victoria Falls (nord-ouest), les 19 pays membres du Comesa ont déclaré qu'ils soutenaient les "efforts pour rétablir l'ordre constitutionnel à Madagascar en examinant toutes les options, y compris la possibilité d'une intervention militaire".
La Comesa, qui ne dispose pas de moyens militaires pour gérer des crises, a ajouté qu'elle soutenait les efforts de médiation de l'Union africaine (UA) et de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) pour trouver une solution à la crise malgache.
D'autre part, la Comesa "rejette de manière inconditionnelle et condamne dans les termes les plus forts le changement anticonstitutionnel de gouvernement à Madagascar".
Le président zambien Rupiah Banda a déclaré que l'intégration régionale était difficile si les pays membres continuent d'être confrontés à une instabilité politique. "En tant que Comesa nous n'avons pas à chercher d'excuses aux changements anticonstitutionnels de gouvernements", a-t-il déclaré. |
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"Pour le moment, je pense qu'il est prématuré
de donner une réponse", a-t-il répondu, interrogé par la
Croix sur une candidature à la présidentielle.
"Cela dépendra de la Constitution et du
souhait de la population. Celle-ci a voulu instaurer un changement à
Madagascar, et on l'a fait. Candidat ou pas, je suis persuadé que je
participerai toujours au développement de Madagascar", a-t-il
déclaré.
Agé de 34 ans, Andry Rajoelina n'atteint pas pour
l'instant l'âge de 40 ans requis par la Constitution malgache pour
être président.
Concernant le calendrier électoral, le jeune
responsable affirme que des élections ne seront peut-être pas
possibles avant la fin de l'année, comme le souhaite la communauté
internationale.
"Notre souhait est d'organiser un référendum
et des législatives avant la fin de l'année si les conditions le
permettent, c'est-à-dire si l'on arrive à bien dresser la liste
électorale et à organiser des élections vraiment dans les règles
de l'art", a-t-il expliqué.
"Quant à la présidentielle, cela dépendra de
l'aide internationale. S'il est faisable de dresser la liste
électorale définitive au plus tôt, elle pourra se tenir avant la
fin de 2009. Sinon, en fonction des conditions climatiques, il reste
possible d'organiser un scrutin jusqu'en mars 2010", a-t-il
précisé.
Des diplomates français avaient annoncé le 12 mai
qu'Andry Rajoelina avait décidé de ne pas être candidat à
l'élection présidentielle, et la France avait estimé que ce
retrait faciliterait la résolution de la crise malgache.
Andry Rajoelina avait ensuite fait savoir, le 15
mai, qu'il posait une condition à ce retrait, à savoir que tous les
ex-chefs d'Etat malgaches, dont le dernier évincé, Marc
Ravalomanana, n'y participent pas.
(AFP) |