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Les médiateurs internationaux font pression sur la
HAT depuis son installation pour qu'elle fasse des compromis sur les
demandes émises par les anciens présidents Marc
Ravalomanana et Didier
Ratsiraka.
Les représentants de Ravalomanana ont insisté sur
le retour de leur chef, qui a fui la grande île en mars dernier
suite à prise de sa présidence par Rajoelina.
Ratsiraka, de son côté, a demandé l'amnistie pour tous ses
partisans, qui vivent en exil en France depuis 2002.
Les représentants des deux anciens présidents ont
déclaré qu'ils ne pouvaient pas signer l'accord avant que leurs
demandes soient satisfaites tandis que l'autorité de transition a
déclaré qu'elle ne fera pas d'autres compromis.
Les médiateurs internationaux, dont les envoyés
spéciaux de l'ONU,
l'Union
Africaine, la Communauté de Développement de l'Afrique Australe
(SADC)
et l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) se sont
précipités à Antananarivo en février dernier, peu après le début
de la crise et ont essayé de trouver une solution pacifique.
Ils n'ont pas réussi à convaincre les parties
prenantes malgaches, notamment, le président de la HAT Andry
Rajoelina et les anciens présidents Marc Ravalomanana, Didier
Ratsiraka et Zafy Albert de trouver un compromis afin de parvenir à
un accord sur le règlement de cette crise qui s'enlise.
Selon la radio privée Antsiva, le représentant de
Rajoelina, Ny Hasina Andriamanjato, également ministre des Affaires
étrangères du gouvernement de transition, a fermement refusé la
demande d'amnistie formulée par Ratsiraka de même que le retour de
Ravalomanana.
Avec la suspension du dialogue, la signature de
l'accord préparée par les médiateurs internationaux est impossible
avant la venue de la journée nationale 26 juin.
E.T. avec Xinhua |