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Le président déchu Marc Ravalomanana, en exil en Afrique du Sud,
devait également se rendre jeudi au Mozambique voisin pour participer à
cette rencontre, a indiqué un de ses conseillers. Ces
discussions, prévues sur deux jours, doivent débuter vendredi et visent
à lever les blocages actuels concernant notamment la mise en place d'un
nouveau gouvernement. Toutefois, le président de la transition
malgache, Andry Rajoelina, a refusé de se rendre à Maputo, estimant que
les difficiles négociations en cours devaient aboutir sur la Grande Ile. "La
mouvance Rajoelina ne partira pas du pays. C'est insensé de constituer
un gouvernement à l'extérieur de Madagascar. Madagascar est un pays
souverain; la formation du gouvernement devrait se faire ici", a ainsi
résumé Julien Reboza, membre de la Haute autorité de transition. Les
délégations qui ont quitté Madagascar jeudi représentent le président
évincé Marc Ravalomanana et les deux ex-présidents Didier Ratsiraka et
Albert Zafy. Le premier ministre de la transition, Eugène Mangalaza,
participera également aux travaux de Maputo. Le 6 novembre, une
rencontre entre les quatre mouvances malgaches à Addis Abeba avait
permis de faire avancer la situation: les parties s'étaient mises
d'accord pour qu'Andry Rajoelina préside les autorités de transition,
avec deux co-présidents et un Premier ministre, représentants les trois
autres mouvances. Depuis, la situation piétine, les parties
n'arrivant pas à s'entendre sur la composition du gouvernement d'union,
dans lequel chaque mouvance doit recevoir 6 portefeuilles. Madagascar
est plongé dans une profonde crise politique depuis fin 2008, quand un
mouvement populaire avait forcé le président Marc Ravalomanana à
remettre les pouvoirs à un directoire militaire, qui les avait
immédiatement transférés à M. Rajoelina, ex-maire d'Antananarivo. AFP
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