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Trafic aérien entre Madagascar et Mozambique suspendu |
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Le trafic aérien entre Madagascar et la Mozambique a été suspendu par le gouvernement malgache de la transition, a déclaré mercredi une responsable de l’ aviation civile de Madagascar. |
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Le Directeur Général par intérim de l’Aviation Civile de Madagascar, Mme Voahirana Ranaivoarison, a dit à Xinhua lors d’une interview exclusive mercredi après-midi que « c’est le ministre du Transport Rolland Ranjatoelina qui a ordonné l’aviation civile de suspendre le vol entre les deux pays ».
Renvoyant la faute au ministre, Ranaivoarison a dit qu’elle ne connaît pas la raison, « l’instruction est descendue mardi soir sans détail, et nous l’exécutons en tant que techniciens. »
« Le ministre nous a seulement ordonné d’envoyer un Notice To Air Men (NOTAM), un message publié par les agences gouvernementales de contrôle de la navigation aérienne contenant une note d’information obligatoire, » a-t-elle précisé.
Même si une radio privée, Antsiva, a déclaré mardi que le vol est suspendue jusqu’au mois de mars 2010, le Directeur Général par intérim, qui a sorti le NOTAM a dit qu’elle ignore cette date disant « ce qui est sûr, le trafic entre Madagascar-Mozambique est suspendu jusqu’à nouvel ordre. »
Quelle coïncidence, la suspension du vol entre Maputo et Antananarivo a été déclarée mardi soir quand un avion de la compagnie aérienne Air Madagascar est prévu de récupérer mardi soir à Maputo les trois mouvances dirigées chacune par les anciens présidents Marc Ravalomanana, Didier Ratsiraka et Albert Zafy, qui sont les principaux adversaires politiques du président de transition Andry Rajoelina.
Au lieu de s’atterrir dans leur pays mardi soir, les trois mouvances sont actuellement bloquées à la capitale mozambicaine suite de leur décision désagréable au jeune président.
A l’issue d’une réunion tenue à Maputo de vendredi à mardi, Ravalomanana, Ratsiraka et Zafy ont distribué les postes ministériels à l’absence de la mouvance Rajoelina.
Rajoelina s’est rougi en qualifiant la décision comme « une démarche provocatrice qui ne cherche pas à résoudre la crise politique actuelle ».
Selon le président de transition, 35 ans, dans sa déclaration issue mardi, il n’adhérera pas et ne cautionnera jamais une telle démarche.
Interrogé sur sa position, l’ambassadeur de France à Madagascar, Jean Marc Châtaigner, a dit dans Midi, un journal malgache publié mardi, qu’il préfère de ne pas s’exprimer pour ne pas semer des polémiques.
(Xinhua) |
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"Nous encourageons tous les dirigeants
politiques de Madagascar à contribuer activement et de bonne foi à
la résolution des difficultés existantes, et à s'abstenir de toute
rhétorique ou intimidation provocatrices", dit le
GIC-Madagascar dans un communiqué transmis à l'AFP.
"Tout acte unilatéral, d'où qu'il vienne,
ne ferait qu'isoler Madagascar davantage (sur le plan
international)", assure le communiqué dans lequel les
diplomates font état de leur "profonde inquiétude".
Le GIC, composé de représentants de l'Union
africaine, des Nations unies, de l'Organisation Internationale de la
Francophonie, de la Commission de l'océan Indien, de l'Union
Européenne, de la France et des Etats-Unis, demande à ce qu'un
"calendrier pour l'organisation d'élections libres, justes
et crédibles" soit défini par consensus.
Selon une source diplomatique, une réunion de haut
niveau du GIC devrait se tenir à Antananarivo en fin de semaine
prochaine.
Mardi à Maputo, trois mouvances malgaches s'étaient
entendues sur la répartition des postes au sein du gouvernement de
transition, mais la quatrième mouvance, celle du président de la
transition Andry
Rajoelina, n'avait pas participé à cette réunion.
L'homme fort du pays avait ensuite rejeté
catégoriquement les résolutions de Maputo,
et des sources concordantes lui prêtaient l'intention de constituer
un gouvernement civilo-militaire, qui aurait enterré l'accord signé
à Maputo le 9 août pour une transition consensuelle.
Jeudi, Andry Rajoelina a reçu plusieurs
ambassadeurs qui ont plaidé pour "qu'aucune décision
irréversible ne soit prise", selon la même source
diplomatique. AFP
Vendredi, les trois mouvances présentes à Maputo
étaient toujours bloquées au Mozambique, sans information sur un
possible retour à Madagascar, alors que les autorités aériennes
malgaches ont interdit les échanges entre les deux pays. |