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Le gouvernement mauricien avait décidé que les
contrats de travail des Bangladais ne seraient pas renouvelés, au
lendemain des attentats
de Bombay, ville indienne, en décembre dernier.
Une lettre concernant cette mesure, notamment à
propos de ceux dont le contrat est encore valide, a été déposée
au ministère du Travail par une délégation d'ouvriers
bangladeshis, en compagnie du président de l'Union des ouvriers des
industries assimilées et des fabricants textiles (TMAIWU), Fayzal
Ally Beegun.
Dans leur lettre, ces ouvriers en appellent au
Premier ministre mauricien pour leur donner la possibilité de
terminer leur contrat. Ils font remarquer qu'en cas de la mise en
œuvre d'une telle décision, dans la conjoncture actuelle, cela leur
causerait des problèmes, ainsi qu'à leurs familles.
Selon les ouvriers bangladeshis, ils sont confrontés
à maints problèmes dans leur pays: manque de nourriture,
remboursement des emprunts contractés pour venir travailler à
Maurice, hypothèques sur leurs biens, etc.
"Ces ouvriers ne veulent pas rester à vie à
Maurice. Ils ne demandent que le respect de leur contrat de travail",
affirme le syndicaliste Fayzal Ally Beegun.
"Nous avons appris que certains ouvriers
bangladeshis sont appelés à quitter le pays le 30 avril prochain et
d'autres le 30 décembre 2009. Que le Premier ministre vienne nous
dire pourquoi une telle décision a été prise. S'agit-elle d'une
question de sécurité nationale ou de la crise économique
internationale?"
Selon lui, des ouvriers bangladeshis espèrent que
les autorités leur fassent part de leur décision finale avant le 15
avril.
Il faut rappeler qu'en décembre dernier, il a été
décidé que plus aucun de permis de travail ne serait octroyé aux
Bangladais. Le contrat de travail de ceux déjà engagés dans des
entreprises mauriciennes ne serait pas renouvelé.
(Xinhua)
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