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Les chiffres pour l'année 2009 ne sont pas encore
connus, la collecte des données est terminée et leur exploitation
est en cours.
Mais en 2008, le tourisme d’agrément (les
touristes qui viennent sans avoir de famille ou d’amis sur place,
contrairement au tourisme affinitaire) qui était majoritaire en
2005, chute de 10 %. Le tourisme affinitaire lui se renforce avec une
hausse de 20 %. Mais avec une baisse du tourisme d’affaire de 30 %,
l’ensemble donne une tendance baissière de 7%.
Or, ce sont bien les touristes d’agrément que
Mayotte n’arrive pas à capter. La capacité et la qualité du parc
hôtelier n’y est pas étranger. C’est un échec pour le CDTM et
pour Mayotte qui n’a pas su surfer sur la vague de promotion de
l’Océan Indien en métropole et à l’étranger.
Les touristes viennent autant de métropole que de
La Réunion. Ceux qui viennent d’autres pays sont en baisse de 46%
depuis 2005, pour ne représenter que 10 % de l’ensemble.
Contrairement au tourisme d’affaire, les voyageurs
restent globalement plus longtemps à Mayotte : 23 jours en 2008
contre 20 en 2006. Ils sont hébergés à 58 % chez des parents, amis
ou relations, à 22 % en hôtels, à 9% en gîte chambre d’hôtes,
3 % en résidence de tourisme, et 8/ % en autre mode d’hébergement.
Le sondage, financé jusqu’à présent par le
Conseil général, a porté sur 20 700 passagers sur 122 000
au départ, soit un taux de sondage de 17 %. Il a été effectué en
posant huit questions générales pour tous voyageurs, deux questions
spécifiques pour les résidents, onze questions spécifiques pour
les touristes. Il est reconnu « d’intérêt général et
de qualité statistique » par le Conseil
National de l'Information Statistique.
Il faut noter que les croisiéristes n’ont pas été
pris en compte dans ce sondage. Les chiffres de fréquentation là
encore sont en chute.
A.L.
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