Le sénateur de Mayotte Adrien Giraud a profité de la discussion au Sénat sur le projet de loi de finances 2009 pour revendiquer la départementalisation et la RUPéisation de l'île, et pour demander plus de moyens de l'Etat.
Adrien Giraud a réclamé une dotation spéciale d’équipement pour Mayotte.
A l'occasion de la discussion du projet
de loi de finances 2009 mardi 2 décembre, le sénateur MDM Adrien
Giraud s'est réjoui de la prochaine départementalisation de
Mayotte. Il a cependant demandé au gouvernement la teneur de la
question qui sera posée aux Mahorais en mars prochain, lors de la
consultation sur le statut de l'île. "Cette question devra être
simple et claire comme, par exemple, dans la formulation suivante :
"Voulez-vous que la collectivité départementale de Mayotte
devienne un département d’outre-mer" ?",
a-t-il proposé.
Refusant une départementalisation "au
rabais", il s'est dit favorable à une départementalisation
"adaptée".
Il a également revendiqué
l'intégration de Mayotte au sein des RUP (Régions
ultrapériphériques de l'Union européenne) dès que possible. "Si
la Guyane a pu bénéficier de 388 millions d’euros de subventions
entre 2000 et 2006, Mayotte, dont le poids démographique est
comparable, n’a reçu que 15 millions d’euros entre 2004 et 2008
– soit 25 fois moins ! Une telle inégalité de traitement
confine à l’injustice. Le problème (…) : alors que Mayotte
présente tous les traits caractéristiques des 'régions
ultrapériphériques' de l’Union Européenne, elle est classée
parmi les PTOM – c’est à dire les Pays et Territoires
d’Outre-Mer. (…) Il est donc urgent que nous ayions accès aux
'fonds structurels européens'. Or, il existe pour cela une solution
simple et rapide : la départementalisation".
Au-delà des statuts, estime le
sénateur, "il sera nécessaire de donner à Mayotte les moyens
de son développement" et notamment "de prévoir pour
Mayotte une dotation spéciale d’équipement, qui lui permettrait
de combler, au moins partiellement, ses importants retards".
Il conviendrait enfin de prendre une
position "ferme" vis-à-vis des autorités comoriennes dans
le cadre d’un dialogue d’Etat à État", a-t-il déclaré.