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Les syndicats Cisma-CFDT-Cg et CGT-Ma ont annoncé qu'ils comptaient désormais se battre pour que le décret, qui sera préparé le 1er juillet, aille beaucoup plus loin, notamment en prenant l'ancienneté des agents en compte.
L'examen du projet de décret sur l'intégration des
agents de Mayotte dans la fonction publique est prévu pour le
mercredi 1er juillet. "Les dossiers concernant Mayotte sont
toujours examinés dans l'urgence. Là, c'est tellement dans
l'urgence que le délais légal de 10 jours [depuis la convocation
qui a été envoyée le 22 juin] n'a pas été respecté"
dénonce Kamiloudine Djanffar, secrétaire général adjoint de la
CGT-Ma.
Un vice de procédure qui aurait pu permettre de
repousser l'examen, ce que ne souhaite ni la CGT-Ma ni la
Cisma-CFDT-Cg. "Il va falloir présenter des arguments à nos
représentants syndicaux pour qu'ils puissent défendre notre
dossier, que nous connaissons bien car nous travaillons dessus depuis
de nombreuses années" a expliqué M. Boinahedja, le délégué
de la Cisma-CFDT au conseil général. "Nous nous appuyons
notamment sur le principe fondamental de l'égalité, dont le
président Sarkozy a encore parlé au congrès de Versailles, pour
faire entendre notre voix qui est très lointaine".
Les syndicats souhaitent désormais "créer
quelque chose de solide, avec des cadres d'emplois, des grades, des
filières" afin que l'intégration puisse se faire, en
prenant l'ancienneté en compte. Ils ont rappelé que sur 2821 agents
de la fonction publique territoriale à intégrer depuis 2004, seuls
158 l'avaient effectivement été. "Or, selon la loi, la fin
de l'intégration est prévue pour le 31 décembre 2010. On voit bien
que le système actuel ne marche pas". Ils ont en outre
stigmatisé le manque de travail du Centre de gestion à travers
l'absence de postes budgétaires se rapportant aux agents et qui
auraient permis de calculer leur ancienneté.
Le 8 avril dernier, les principales confédérations
de l'île signaient un protocole
d'accord sur l'intégration des agents dans la fonction publique.
Certains syndicats avaient alors dénoncer
ce protocole.
"Ce protocole représentait une avancée par
rapport au décret de 2004. Avant, l'intégration dans le corps
transitoire se faisait sur une grille de 12 ans. Maintenant, c'est
une grille de 6 ans" s'est défendu Djanffar Kamiloudine,
"Mais ce n'est qu'un protocole d'accord" a-t-il
ajouté pour justifier les récentes grèves des policiers municipaux
et des agents du conseil général, dont les revendications portaient
sur ces mêmes questions d'intégration.
M. Boinahedja avait, le 8 avril, déjà dénoncé
les manques de ce protocole. Il lui reprochait en particulier de ne
pas prendre en compte l'ancienneté des agents. Mais la Cisma avait
finalement accepté de signer le document.
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