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Grève à EDM : trop loin ? |
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La Lettre de Malango : N’êtes-vous pas allé trop loin en coupant l’électricité toute la journée du 20 janvier ? Salim Nahouda : « Les revendications duraient depuis des années, et le directeur menaçait d’arrêter les négociations si nous saisissions la justice au sujet du paiement des heures supplémentaires. Le protocole d’accord revient sur la base de calcul de la rémunération des heures supplémentaires et sur les conditions de leur application pour chaque agent en roulement de service continu. Entre septembre 2008 et décembre 2009, les heures supplémentaires effectuées par certains salariés, et non comptabilisées, représentent entre 10 000 € et 15 000 € d’arriérés. Le même protocole donne également une nouvelle base de calcul du repos compensateur, du niveau de rémunération en fonction des Groupes Fonctionnels et de la prime de la médaille du travail. Nous avons lâché sur la prime spéciale DOM pour début 2011 et nous nous sommes engagés avec la direction, dans le cadre de conflits pouvant survenir à l’avenir, à tenir au minimum 3 réunions de concertation lors du préavis, et à rester dans le strict respect de la légalité en matière de droit de grève ». A.L. |
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La départementalisation approchant, le problème de
l’application des conventions collectives (réglementation des
contrats de travail en fonction des secteurs) devient récurrent :
« Il n’y a pas d’obligation d’appliquer à Mayotte la
convention collective : dans les DOM elles ne sont pas
appliquées partout, il faut négocier par branche. La CGT Outre mer
s’est engagée à demander leur extension automatique ».
« Nous allons également demander
l’extension à Mayotte de la Carte Vitale, car on ne peut pas
parler de continuité territoriale entre Mayotte et la métropole
sans garantie de soin : notre attestation n’est pas acceptée
au niveau national ».
Dans le domaine des retraites, abordé par le
président de la République lors de son discours
aux Mahorais : « nous demandons que l’antériorité
soit prise en compte pour la fonction publique et que le plafond
actuel soit remonté, pour le secteur privé, non pas au niveau du
SMIG comme l’a indiqué le président Sarkozy, mais à 1 200
€. C’est l’échange que nous avons eu avec les conseillers du
président ».
Côté minimas sociaux, « plafonnés à
25%, ils sont très éloignés de la réalité et de la vie chère,
prise en compte par ailleurs dans la prime aux fonctionnaires. Ils
doivent donc être relevés ».
Pour Salim Nahouda, il n’est pas normal que le
SMIG mahorais ne soit encore qu’à 85% du SMIC métropolitain. Et à
la question de l’écart de compétence, et à la réticence pour
certains salariés d’aller se former, le secrétaire général
maintient que « le salarié n’est pas incité à se rendre
à la formation si celle-ci est imposée et décalée par rapport à
ce qu’attend le salarié ».
Quant aux rapports avec le MEDEF,
« j’ai apprécié l’intervention de Michel
Taillefer (président du MEDEF, ndlr) lorsqu’il dit que Mayotte
doit prendre le chemin du droit commun. Nous avons le même cap ».
Lors du congrès, le bureau mahorais de la CGTMa
a été réorganisé, et plusieurs commissions ont été créées,
notamment pour participer aux négociations sur les conventions
collectives, sur les transports en commun ou l’assainissement. Le
secrétaire général et responsable de la commission « Dialogue
social et revendication » demeure Salim
Nahouda, le 1er SG adjoint : Kamiloudine Djanffar, le
2ème SG adjoint : Moursali Abdou, le trésorier :
Attoumani Ben Atchou Mari et le trésorier adjoint : Mohamadi
Toumbou-Dani.
A.L. |