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Les agents du Conseil général aussi |
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Les agents du Conseil général ont débrayé lundi 6 octobre, afin de revendiquer leur intégration dans la fonction publique territoriale. "A ce jour, seuls 10% des agents ont été intégrés depuis 2004. C'est trop peu", estiment les délégués syndicaux. Les négociations avec le président du Conseil général ayant échoué malgré deux réunions lundi et la mise en place d'un groupe de travail, les grévistes ont décidé la reconduite de la grève pour mardi.
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Alors que les grévistes avaient bouclé le portail d'entrée du port, l'accès au quai était impossible lundi. "Nous le fermerons tant que nous n'aurons pas abouti à un accord avec la direction de la Chambre", indiquait lundi matin Attoumani Mari, délégué syndical CGT-Ma. "2.000.000 de produits ne méritent pas aux salariés", indiquait une pancarte. "Sans diplôme, pas d'augmentation de salaires", affichait une autre. "Nous réclamons l'application de la convention verte [convention nationale, ndlr] pour l'année 2008 et l'application de la grille nationale", a déclaré Attoumani Mari, devant une quarantaine de grévistes. Ces agents (des conducteurs, des pointeurs) gèrent au quotidien les containeurs entre le moment où ils sont débarqués par la SMART et le moment où ils quittent le port. Les agents de la CCIM se disent sous-payés – "le plus bas des salaires est à 902 euros" affirme M. Mari. Tadjidine, qui travaille depuis 16 ans au port, touche 1.080 euros. Chanfi, en poste depuis 10 ans, gagne lui 992 euros. "C'est trop peu. On a pourtant les compétences", clament-ils. "Moi, j'ai tous les permis qu'il faut. Un conducteur de camion touche, dès les débuts, 1.200 euros. Moi, alors que je travaille depuis dix ans au port, je gagne moins de 1.000 euros", regrette Chanfi. Les grévistes dénoncent également des primes de travail de nuit et de week-end "trop faibles" et souhaitent qu'elles soient calquées sur celles pratiquées par la SMART. Ils réclament la mise en place d'un 13ème mois. Après deux premières réunions infructueuses la semaine dernière, les syndicats avaient décidé de lancer un préavis de grève. La rencontre avec la direction lundi après-midi n'a pas fait avancer les discussions. Si Ibrahim Aboubacar, directeur de la CCIM, se disait confiant, les délégués syndicaux affirmaient être prêts à continuer le mouvement longtemps. Le mouvement de grève devait être reconduit mardi 7 octobre. RC
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