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Quatre syndicats du 2nd degré solidaires |
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Quatre syndicats du second degré de l'Education nationale, le SE-UNSA, FO, Sud Education et le Scden CGT de Mayotte, se sont dits solidaires lundi 3 novembre du mouvement des instituteurs. Dans un communiqué de presse, ils "soutiennent les revendications ainsi que le mouvement de grève des instituteurs", "dénoncent l'absence de dialogue de la part de l'administration", "condamnent le non respect des textes nationaux applicables à Mayotte" et "exigent l’indexation des salaires". Ils revendiquent également "le maintien des bonifications de retraite pour les collègues exerçants ou ayant exercé en Outre Mer", qui ne concerne pas les instituteurs.
Par conséquent, les quatre syndicats "appellent les enseignants du second degré à se joindre au mouvement des instituteurs, à se mettre en grève le mardi 4 novembre et à se rassembler à 8h30 à la préfecture, puis à 9h au Conseil Général" et "souhaitent développer un mouvement commun entre le 1er et le 2nd degré, dans l’unité syndicale la plus large".
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A l'entame de leur deuxième semaine de grève, débutée lundi 27 octobre, une centaine de manifestants se sont donnés rendez-vous au Conseil général lundi 3 novembre, où se tenait une session plénière de l'assemblée départementale. "On est là pour demander des comptes au président",
indiquait un des leaders du mouvement. La collectivité est en effet
concernée par une des cinq revendications des grévistes : la DSI
(Dotation spéciale des instituteurs), qu'elle finance et verse au
vice-rectorat. Si
la DSI est versée à tous les instituteurs, les grévistes demandent à ce
que la majoration de 25% en cas d'enfants soit appliquée, "comme le stipule le code de l'enseignement, applicable à Mayotte depuis le 1er janvier 2008". Le 30 juin dernier, les conseillers généraux avaient adopté à l'unanimité le financement de cette DSI, d'un montant de 1,2 million d'euro (en plus des 5,6 millions d'euros consacrés à la DSI) en guise de mesure sociale en faveur des contractuels. Ils ne comprennent pas "pourquoi, malgré ce vote, la majoration n'est pas versée". Les grévistes ont reçu le soutien du groupe d'opposition à l'assemblée. "Vous
dîtes que les enseignants ne doivent pas venir au conseil général pour
revendiquer leur droit, mais c'est vous qui nous avez saisi pour qu'on
leur donne ces 25% en juin dernier", s'est étonné le chef de l'opposition, Jacques Martial Henry. "Le problème", a rétorqué le président Ahmed Attoumani Douchina, "c'est
que nous avons voté pour un montant de 5,6 millions d'euros. On
pourrait payer le complément aux instituteurs si les contractuels ne
touchaient pas cette DSI. Mais si tous la touchent, nous ne pouvons
payer ces 25%. Nous n'avons pas cet argent." M. Douchina a ajouté ne pas vouloir "toucher au pouvoir d'achat des contractuels" en ne leur versant plus la DSI. Selon
la loi, seuls les instituteurs titularisés ont droit à la DSI, qui
représente environ 230 euros par mois. Mais suite à une erreur, tous
les instituteurs de Mayotte, y compris les contractuels, la touchent. "On ne sait pas qui a fait cette erreur, mais maintenant c'est un acquis. On ne peut plus y toucher", affirment les grévistes, selon lesquels cette faute "ne doit pas remettre en cause l'application de la loi". Après quelques échanges infructueux, M. Douchina a clôt les débats en affirmant qu'"on ne va pas payer ce qu'on ne peut pas payer". Une phrase qui a eu le don d'énerver les grévistes, qui sont sortis de la salle. "J'ai rarement vu un élu nous mépriser autant. C'est inadmissible", a dénoncé l'un deux. "Encore une fois, le président a renvoyé la balle, a dit : 'Ce n'est pas moi' - comme le dit la préfecture", a regretté un autre manifestant. La
grève a été reconduite pour mardi 4 novembre, alors que doit se tenir
une réunion entre les trois parties (Etat, Conseil Général et
syndicats). RC
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