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A la suite de leur confrère de Petite Terre, dont
les employés s’étaient mis en grève il y a quelques semaines,
les trois présidents des SIVOM grévistes s’engagent, dans le
protocole d’accord signé avec les organisations syndicales, à
intégrer leurs agents dans la Fonction Publique territoriale en 3
vagues, 1er mars 2010, 1er mai 2010 et 1er
juillet 2010. « Chaque agent sera maintenu à son poste et
intégrera de fait, le nouveau Syndicat Unique », les 4 SIVOM
devant fusionner en une seule unité qui devra gérer le Centre de
Déchet Ultime (CSDU) de Dzoumogné.
En outre, « aucune retenue sur salaire ne
sera faite suite à la participation au mouvement de grève ».
Le problème est le coût de l’intégration de ces
agents qui devra être pris en charge par les communes. « Il
va falloir que nous diminuions fortement nos dépenses si nous
voulons supporter cette surcharge » explique le président
de l’association des maires, Ibrahim Boinahéry.
Pourtant, le Fond Intercommunal de Péréquation
(FIP) « a été abondé » si l’on en croit les
dires de la Préfecture, au travers d’un communiqué de la CGT Ma.
Dans ce même communiqué, tout le monde semble avoir perdu la trace
de la somme débloquée (5 M€) : les présidents des SIVOM,
largement déficitaires, se plaignent que « notre gros soucis
c’est l’argent car on n’a pas touché ce FIP versé par la
Préfecture aux Maires à notre dépens », et pour les maires
« l’argent du FIP pour les intégrations, on n’en a pas
vu la couleur… ». Où est donc passée cet argent ?
Pour Ibrahim Boinahéry, cette somme a bien été
transférée aux mairies, « sans qu’une convention ait été
signée pour affecter cet argent expressément à l’intégration
des agents du SIVOM »… Chaque maire a donc affecté la
somme où bon lui semblait.
Car ce sont 195 agents qui seront à recaser au sein
du syndicat unique. Au cours des nombreuses réunions ayant eu pour
but la création de ce syndicat unique, il s’est avéré que
l’utilité d’une bonne partie de ces emplois au sein des SIVOM
n’était pas démontrée, voire familiale, pour parler poliment…
Pour Bruno Gallois (CGTMa), la création d’un
syndicat unique impliquera des fonctions supplémentaires qui
permettraient d’absorber efficacement cet afflux d’agents :
« il y aura toujours besoin de monde au ramassage des
déchets, mais aussi au sein d’activités nouvelles comme le tri
sélectif ou les postes aux quais de transfert, créés à la place
de chaque décharge existante, et qui renverront les déchets vers
Dzoumogné ».
Pour le syndicaliste, des points noirs demeurent,
comme la commune de Bandrélé qui a dit vouloir confier le marché
des ordures ménagères à une société privée, ou les communes de
Mamoudzou et Koungou qui n’ont pas de SIVOM, alors que la première
devra, si elle veut intégrer le syndicat unique, dénoncer son
contrat avec la STAR qui assure actuellement sa collecte.
A.L. |