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Le second degré aussi |
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Plus d'une centaine d'enseignants du second degré ont manifesté mardi 4 novembre devant la préfecture de Mayotte, en guise de solidarité avec les grévistes du premier degré, mais aussi pour manifester contre les réformes engagées par le gouvernement, notamment concernant les retraites des fonctionnaires outremer. Les grévistes ont ensuite rejoint ceux du 1er degré, où l'idée d'une intersyndicale a été lancée. |
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Prévue de longue date, la rencontre a réuni le préfet Denis Robin, le vice-recteur Jean-Claude Cirioni, le président du Conseil général Ahmed Attoumani Douchina et les représentants de six organisations syndicales – dont les deux qui appellent à la grève, le SE-CGT-Ma et le Sima-Snudi-FO. Aucun accord n'a été trouvé. "Nous n'avons pas entendu ce que nous espérions sur aucun de nos cinq points de revendications", a indiqué après cette réunion Anssiffoudine Port Saïd, du Syndicat des enseignants (SE-CGT-Ma). Sur la DSI (Dotation spéciale logement des instituteurs), le point central de cette grève qui pourrait "tout débloquer" selon les représentants syndicaux, ces derniers ont rappelé que depuis le 1er janvier 2008 et l'entrée en vigueur à Mayotte du code de l'éducation, ils sont en droit de toucher la majoration de 25%. "L'administration a reconnu ce droit, mais signale qu'une partie des crédits destinés à le financer servent en fait à verser l'indemnité de base aux instituteurs contractuels qui n'y ont pas droit", indique la préfecture. Le préfet a proposé lors de cette réunion "de réserver l'indemnité et sa majoration aux seuls personnels ayants droit, c'est-à-dire les titulaires". Mais pour "des raisons d'équité, les personnels qui ne se verront plus verser l'indemnité feront l'objet d'une mesure d'accompagnement financier du même montant de la part du Conseil général". Problème pour les syndicalistes : "Cette mesure peut être effective au 1er janvier 2009", précise la préfecture, alors que les grévistes réclament sa rétroactivité à compter du 1er janvier 2008. "Ce n'est pas à nous de payer les erreurs de l'administration, qui a décidé en 2002 de verser la DSI à tous les instituteurs, titulaires ou pas", affirmait lundi soir Rivomalala Rakotondravelo, secrétaire général du SE-CGT-Ma. Concernant la titularisation des instituteurs contractuels engagés depuis 2003, la préfecture a rappelé que "plus de 1.300 instituteurs ont été intégrés en quatre ans, sur les 1.800 personnels relevant de l'intégration. Ce processus sera achevé en 2010, conformément à la loi. Il ne peut être aujourd'hui juxtaposé, par souci d'équité, un autre dispositif qui concernerait les personnels contractuels recrutés après le 22 juillet 2003". Autrement dit : le cas de ces contractuels ne pourra être traité qu'après l'intégration de tous les titulaires, qui doit s'achever le 31 décembre 2010. "Cela nous renvoie trop loin. La loi stipule qu'ils ont vocation à être titularisés", indique M. Port
Saïd", indique M. Port Saïd. "Sur le troisième point, l'indexation des salaires", le préfet a indiqué qu'il lui était impossible pour l'heure d'affirmer que l'indexation serait étendue à Mayotte, "comme le précise la loi de 1950", rappellent les syndicalistes. Il a affirmé que sa mise en place pourrait déséquilibrer l'économie d'une île où le secteur privé reste fragile. Une réponse qui ne satisfait pas les grévistes. Enfin, concernant l'intégration de tous les agents dans le corps des professeurs des écoles et la mise en place par l'Etat d'un plan d'urgence de construction des écoles, les deux partis ne sont pas arrivées à un accord. Sur le dernier point, le préfet a indiqué que "pour tenir compte de la situation particulière de Mayotte, l'Etat, dans un champ de compétence qui ne relève pas de ses attributions, a mobilisé, pour la seule année 2008, 4,415 millions d'euros, qui seront complétés par une délégation complémentaire exceptionnelle de 4 millions d'euros". Face à ces réponses jugées insuffisantes par les représentants syndicaux, les grévistes, réunis en assemblée générale en début d'après-midi, ont voté pour la reconduite du mouvement débuté le 27 octobre. "La base est en colère", a indiqué Rivomalala Rakotondravelo. Selon lui, des opérations plus musclées que celles menées la semaine dernière ne sont pas à exclure. RC Alors que les instituteurs grévistes ont entamé leur huitième jour de grève mercredi 5 novembre, leurs représentants syndicaux ont rencontré dans la matinée le sénateur de Mayotte Ibrahim Soibahaddine (UMP). Selon eux, ce dernier leur a promis de poser une question écrite au gouvernement concernant la DSI, les constructions scolaires et les contractuels. Il se serait également engagé à se renseigner auprès des ministères concernés sur la question de l'indexation des salaires. Les leaders syndicaux ont ensuite rencontré le président du Conseil général Ahmed Attoumani Douchina, qui a tenu à pacifier des relations tendues avec les enseignants depuis ses déclarations qualifiées de "méprisantes" lundi 3 novembre en séance plénière. Ils ont également demandé un nouveau rendez-vous au préfet de Mayotte, Denis Robin – sans réponse mercredi soir. En fin de matinée, les grévistes ont voté la reconduction du mouvement pour jeudi 6 novembre.
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