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Un pré-recensement a eu lieu en 2009, répertoriant
15 500 ménages agricoles et mettant en valeur les spécificités
de Mayotte où « l’agriculture n’est pas un métier,
mais une activité pratiquée par de nombreux ménages en vue de
satisfaire les besoins alimentaires familiaux ».
Seuls 3 500 ménages seront enquêtés en 2010
sur les 15 500 répertoriés (22 %) avec une méthode
révolutionnaire par GPS qui produira des données géo-référencées
permettant une représentation cartographiée des cultures.
Mais les résultats du pré recensement dessinent
déjà différents visages de l’agriculture mahoraise : 30 %
des ménages sont agricoles pour atteindre 50 % dans le sud de l’île.
Pourtant, c’est justement dans le sud que les cultures, tributaires
d’une moindre pluviométrie et de sols pauvres, sont centrées sur
des cultures de subsistance : bananes, maniocs, ambrevade
(pois).
Par opposition, autour de Mamoudzou (surtout à
Tsoundzou et Vahibé), les ménages agricoles, moins nombreux (20 %
de la population) sont les plus actifs : « 1
agriculteurs sur 10 vend plus de la moitié de sa production ».
Ce sont des exploitations spécialisées dans le maraîchage,
facilité par la pluviométrie et la facilité d’écoulement des
produits.
L’activité agricole est peu créatrice
d’emplois : une personne par ménage travaille sur
l’exploitation, embauchant un saisonnier 15 jours par an.
En outre, les ménages habitent sur le pourtour de
l’île, loin de leurs parcelles : celles-ci ne sont pas
forcément toutes au même endroit pour une même exploitation et il
y a trop peu de pistes et pas assez de raccordement à l’eau et
l’électricité pour permettre à l’agriculteur d’habiter sur
sa parcelle.
Si 28 % des agriculteurs commercialisent une partie
de leur production (nord-ouest de l’île et zone Mamoudzou avec
Longoni, Combani et Ongojou), 72 % autoconsomment la totalité
de ce qu’ils produisent.
En ce qui concerne l’élevage, un ménage
agricole sur cinq possède au moins 1 bovin adulte. « C’est
au centre de l’île que l’on rencontre la plus forte densité
d’éleveurs : 1 sur 4 ».
Ces résultats intermédiaires devront être validés
par les résultats finaux du recensement agricole attendu fin 2010.
A.L. |