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Identification des corps |
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"Les personnes susceptibles d’avoir un membre de leur famille parmi les personnes décédées peuvent prendre contact avec la brigade territoriale de gendarmerie de Pamandzi, au 02 69 60 10 48", signale la préfecture. "Les familles pourront se présenter dès 8 h le samedi 22 novembre 2008 à la caserne de gendarmerie de Pamandzi. Il leur est demandé de ne pas venir en nombre, mais de déléguer une ou 2 personnes, les plus à même d’identifier la victime. Dans la mesure du possible, ces personnes doivent venir avec un document d'identité et apporter tout élément permettant l'identification des corps (photos, lettres …)." |
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Selon les témoignages des premiers rescapés recueillis par les autorités, l'embarcation transportait 33 personnes dont 7 enfants. Elle serait partie du Nyumakele, la région d'Anjouan la plus proche de Mayotte qui fournit la plupart des candidats à la traversée clandestine entre les deux îles. L'embarcation aurait chaviré après avoir heurté la barrière de corail à 10 km au sud des côtes mahoraises, à hauteur de la plage touristique de N'gouja. Selon l'AFP, le naufrage a eu lieu aux alentours de 20 heures jeudi soir. Mais d'après le témoignage d'un passager d'un autre kwassa intercepté par la gendarmerie dans la même zone jeudi soir, le naufrage "s'est produit entre minuit et 1 heure". "Lorsque nous avons été arrêtés vers minuit, nous avons entendu les gendarmes parler d'un deuxième kwassa qui naviguait pas loin", nous a-t-il expliqué. L'alerte a été donnée à 1 heure du matin par un pêcheur se trouvant dans la zone, indique la préfecture, qui ajoute que ce pêcheur a pu secourir huit personnes avant de les déposer sur la plage de Chapou. "L'ensemble des moyens maritimes [deux vedettes et un navire] a été mobilisé dès réception de l'alerte", assurent les autorités. A l'aube, les secours en mer ont été rejoints par des moyens aériens. Quatre autres naufragés ont ainsi été sauvés de la noyade par les vedettes de la gendarmerie, qui ont également repêché 14 corps inertes. "Les recherches continuent et se poursuivront jusqu'à la tombée de la nuit. Elles reprendront samedi matin", indiquait la préfecture dans l'après-midi. "Mais les chances de retrouver des survivants sont minces." Le bilan provisoire, à 15 heures, faisait état de 14 morts, 12 rescapés (dont un enfant) qui devaient être placés en observation à l'hôpital de Petite-Terre, et 7 disparus. Il s'agit du cinquième naufrage recensé en 2008 entre Anjouan et Mayotte (1). Le dernier remontait au 10 octobre, lorsqu'un kwassa avait chaviré à quelques centaines de mètres des cotes anjouanaises, faisant trois morts et une vingtaine de disparus. Les autres avaient fait six morts, six rescapés et une douzaine de disparus le 23 juillet au large de Petite-Terre ; deux morts, cinq rescapés et une quarantaine de disparus le 12 avril au large de Bambao (Anjouan) ; et deux disparus et une trentaine de rescapés le 8 avril au nord de Mayotte. RC (1) Il est très probable que d'autres naufrages aient lieu sans que l'on en soit informé.
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