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''Les problèmes ne sont pas de statut administratif'' |
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François Bayrou a immédiatement dénoncé «l’ambiguïté et le trouble» créés, selon lui, par cette annonce, pointant une grave erreur de timing, «alors même que ni les Antilles, ni le reste de l’outre-mer n’avait besoin d’un nouvel épisode de division».
Le président du Modem y voit «une diversion» pour éviter de répondre aux «problèmes de la Martinique et de la Guadeloupe et d’ailleurs du reste de l’outre-mer», qui sont «économiques et sociaux. Ils sont aussi des problèmes historiques et symboliques. Ils ne sont pas des problèmes de statut administratif».
Le centriste craint surtout que la perspective d’un référendum ne réveille «de nouveaux clivages. Entre ceux qui considèreront que ce n’est pas assez et ceux qui considèreront que c’est trop, on va entraîner à nouveau les citoyens dans des affrontements et dans de profondes divisions».
A en croire Bayrou, se dessinait un moyen simple «d’offrir un équilibre politique [...] et cela dans le cadre des lois de la République» : «Il suffisait d’appliquer à ces régions les principes généraux qui vont être examinés» dans le cadre des conclusions faites par la commission Balladur sur la réforme des collectivités territotiales. En détail: «fusion des départements et des régions avec les mêmes élus représentant à égalité les territoires et les opinions». |
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Le président Nicolas Sarkozy a proposé vendredi à
Fort-de-France l’organisation d’un référendum sur un éventuel
statut d’autonomie pour l’île de la Martinique, aujourd’hui
département-région régi par l’article 73 de la Constitution,
tout en excluant l’indépendance.
«Je suis venu vous annoncer clairement que j’ai
l’intention de consulter les Martiniquais sur l’évolution
institutionnelle de leur territoire comme la Constitution m’y
autorise», a déclaré le chef de l'état lors de son passage à
la Martinique.
«Les Martiniquais seront libres de choisir en
leur âme et conscience le chemin qu’ils souhaitent emprunter,»
a-t-il ajouté.
«Tant que je serai président de la République
la question de l’indépendance de la Martinique, c’est à dire de
sa séparation d’avec la France ne sera pas posée», a-t-il
toutefois dit.
«Le débat dont nous parlons n’est pas celui
de l’indépendance (…) le débat qui est ouvert est celui du
juste degré d’autonomie, celui de la responsabilité, celui de
l’équation unité-singularité», a-t-il affirmé.
Les élus départementaux et régionaux de
Martinique réunis en Congrès ont voté vendredi 19 juin une
résolution demandant le report des élections régionales prévues
en 2010, dans la perspective d’une consultation de la population
martiniquaise sur une évolution institutionnelle.
L'éventuel changement de statut de la Martinique ne
serait pas une première. Saint-Pierre et Miquelon a déjà fait ce
chemin. En 1976, l'archipel français situé au large de Terre-Neuve
au Canada, obtenait le statut de DOM. En 1985, il reprenait celui de
Collectivité territoriale. La population du petit archipel avait mal
accueilli ce qui lui avait présenté comme une « promotion ».
L’instauration d’une sorte de «cordon douanier européen»
perturba l'économie locale qui ne pouvait plus fonctionner librement
avec l’Amérique du Nord, contribuant ainsi à augmenter le coût
de la vie. C'est à ce cordon douanier que voulait s'attaquer Yves
Jego qui affirmait en février dernier que « l’Outre Mer, ce
n’est pas la périphérie de la France, ce doit être les régions
avancées de la France ».
E.T. avec AFP
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