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«J'ai souligné toute l'importance que la France
attachait à ce que les pirates soient punis et que les Seychelles
mettent en place le traitement judiciaire qui convient», a-t-il
déclaré à l'issue d'une rencontre avec le ministre seychellois des
Ressources naturelles et des Transports Joel Morgan.
M. Morin, qui achève dimanche une tournée
de trois jours dans l'océan Indien, a appelé à un «traitement
judiciaire sévère» des pirates alors que onze
Somaliens capturés au large des Seychelles après une attaque
manquée contre deux thoniers français, avaient été relâchés
lundi «faute de preuves».
Indiquant que l'Union européenne entendait
consacrer 800.000 euros au développement du système judiciaire des
Seychelles, M. Morin a promis que Paris «soutiendrait auprès de
l'UE le développement d'infrastructures pénitentiaires, si la
République des Seychelles» le souhaitait.
Le ministre de la Défense a par ailleurs indiqué
que la France entendait poursuivre «jusqu'à l'année prochaine»
sa coopération militaire avec les Seychelles (restructuration de
l'armée, entraînement et formation).
Paris «étudie» aussi la possibilité de
poursuivre au-delà du mois de décembre l'embarquement de militaires
à bord des thoniers français pêchant dans la région, a-t-il
enchaîné.
M. Morgan a affirmé pour sa part la volonté «très
forte» des Seychelles «de mener une action très sévère
contre les pirates», soulignant l'impact de la piraterie sur
l'économie de l'archipel.
«De février à juin, nous avons observé une
baisse de 30% du trafic maritime dans la région, touchant
principalement les thoniers», a-t-il déploré.
Les pirates «sont des bandits, des gangsters et
même des terroristes car ils terrorisent tout le monde sur les
mers», a encore souligné le ministre seychellois.
Les actes de piraterie
ont connu une nette recrudescence ces dernières semaines dans le
Golfe d'Aden et l'océan Indien, particulièrement au
large des Seychelles.
(AFP) |