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Rentré jeudi de Tripoli où il assistait au sommet de l'Union Africaine qui aurait dû avoir lieu à Madagascar et déplacé pour cause de crise politique, le président de l'Union des Comores n'a donc finalement pas écourté son séjour comme on le pensait ici, à Moroni. Après s'être rendu sur la plage de Mitsamiouli au large de laquelle s'est abîmé l'A310 de Yemenia, le président Sambi s'est adressé le soir même à ses compatriotes pour partager leur douleur. « Notre pays est en deuil donc je voudrais présenter mes condoléances aux familles, amis et proches des victimes comoriennes mais aussi des victimes étrangères qui étaient dans l'avion. » A plusieurs reprises il a répété que cette catastrophe n'était que le fruit du destin. « En notre qualité de musulmans, nous devons croire au destin », « on ne peut pas arrêter le destin. », « sachons aussi que personne ne peut arrêter le destin ». Il en a également appelé à l'Islam en disant « Je voudrais dire aux familles des victimes que leurs disparus sont morts en martyres et cela devrait emplir leur coeur de joie, comme l'a dit le Prophète », citant le verset du Coran qui précise les circonstances qui accordent la qualité de martyre à un défunt. Il a tenu également à rappeler que l'unique rescapée avait été sauvée « par des comoriens avant que les étrangers arrivent en renfort ». Devançant les critiques de plus en plus virulentes des comoriens aussi bien ici, aux Comores, qu'en France à l'encontre de ce que les comoriens appellent les « avions poubelles », le président Sambi a répondu par avance : « j'ai pris cet avion plusieurs fois, ma femme aussi l'a pris plusieurs fois, mes enfants, plusieurs autres autorités du pays également », invoquant une nouvelle fois la fatalité en répétant que « cet accident aurait pu arriver à n'importe qui d'entre nous ». Il a également confirmé que « le ministre des télécommunications, Ahmed Abdou, est mort dans cet avion ». « A partir d'aujourd'hui, le pays entre en deuil pour une durée de trente jours. » La fête nationale qui aurait dû se dérouler lundi prochain n'aura donc pas lieu et toute activité sera interrompue dans le pays jusqu'à mercredi. Il a demandé « la collaboration des autorités françaises pour les enquêtes en cours ». Jeudi soir, les opérations de recherche n'avaient toujours rien donné. L'épave de l'avion n'était toujours pas localisée. E.T. et F.A.
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