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Le tribunal de la région septentrionale de Shinyanga a reconnu les trois hommes coupables d'avoir tué en décembre Matatizo Dunia, un albinos de 14 ans, et de lui avoir coupé les membres. "Les accusés peuvent toujours faire appel de leur jugement", a déclaré à l'AFP le procureur Neema Lingo, ajoutant que 13 personnes avaient témoigné dans ce procès ouvert en juin. Depuis 2007, plus de 50 albinos, dont de nombreux enfants, ont été tués, leurs membres et leurs organes étant réputés apporter chance et santé. Cette vague de criminalité touche également le Burundi voisin. Les autorités tanzaniennes, accusées de ne pas protéger efficacement les albinos, ont lancé au printemps dernier une campagne nationale de dénonciation anonyme visant à recueillir auprès de la population des renseignements sur des assassins présumés d'albinos. En février dernier, Interpol avait lancé une vaste opération conjointe impliquant les pays de la région des Grands Lacs en vue de mettre fin à ces actes barbares. Quelques semaines auparavant, un théléthon avait été organisé en faveur des albinos du Mali au cours duquel le président de Grande Comore, Mohamed Abdouloihaby, lui-même albinos avait plaidé leur cause. Les albinos souffrent d'une maladie génétique caractérisée par une absence de pigmentation de la peau, des poils, des cheveux et des yeux. avec AFP
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