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Les 25 membres d'équipage (15 Philippins, 7
Ukrainiens, un Indien, un Bulgare et un Slovaque) étant parvenus à
se réfugier à l'intérieur du cargo, le commandement de l'OTAN a
décidé de reprendre le navire avant que l'équipage ne soit fait
prisonnier.
L'opération s'est soldée par une réussite,
l'Ariella étant libéré et l'équipage s'en sortant sain et sauf.
Les pirates seraient, en revanche, parvenus à s'enfuir.
« Cette opération aujourd'hui démontre la
détermination de l'Otan à s'en prendre aux actes de piraterie au
large de la corne de l'Afrique », a affirmé le
lieutenant-colonel Wolfgang Schmidt, de l'OTAN, cité par le site Mer
et Marine.
Selon l'organisation, l'assaut a été mené avec le
concours d'un avion de patrouille maritime français déployé dans
le cadre de l'opération Atalante, ainsi que du bâtiment de
projection danois Absalon, régulièrement intégré à la CTF 151,
force multinationale dédiée à la lutte contre la piraterie en
océan Indien.
Les attaques des pirates contre les navires dans le
Golfe d'Aden sont quasiment quotidiennes et les succès remportés
par les forces navales internationales dans la région, Otan,
Atalante ne parviennent pas à endiguer le phénomène.
Mardi dernier, le Rear Admiral Hudson était à
Bruxelles pour faire le point, devant la presse, sur l'opération
européenne anti-piraterie Eunavfor Atalanta.
Selon le commandant d'Atalanta, la mission présente un bilan
positif, tant pour le PAM que dans le Golfe d'Aden. Il l'est moins
sur le bassin somalien. Hudson a notamment affirmé qu'il était
« impossible, impossible d'éradiquer la piraterie ».
Tout le monde s'accorde à dire que le problème de
la piraterie ne pourra être réglé tant que l'état de droit ne
sera pas rétabli en Somalie. Et l'aide alimentaire du PAM comme
celle de l'AMISOM est « absolument nécessaire pour la
population et la stabilité de la Somalie.», comme l'a reprécisé
l'amiral Hudson, d'où l'importance du bon acheminement de cette
aide. Les navires du PAM (Programme alimentaire mondial) ont été
les premières victimes des pirates au début de l'année 2007.
Depuis le phénomène n'a fait que s'amplifier. Les pirates
s'aventurent de plus en plus loin de leurs « ports d'attache »
somaliens pour s'aventurer dans les eaux des Seychelles. |