Ahmed Saandi, commissaire à l’équipement, à l’énergie et à l’habitat de l’île autonome de la Grande-Comore qui s’est confié au quotidien gouvernemental Al-watwan dans l'édition du 23 juin 2009, s’insurge contre les mauvais traitements qu'il subit de la part de ses collègues.
Il dénonce une équipe au sein de laquelle « il
n’y a pas de cohésion » mais « seulement une
bande de quatre qui fait la pluie et le beau temps ».
A en croire nos confères, il est le seul membre de
l’équipe qui ne dispose pas de véhicule de fonction, malgré son
handicap moteur. Ce Commissaire serait donc obligé de louer des
taxis pour pouvoir se rendre à son lieu de travail. Il lui arrive
donc de préfèrer rester chez lui.
Selon le journal, l’entrée de M.Saandi, un jeune
cadre qui jusque là était installé à Paris, au troisième
gouvernement du chef de l’exécutif de l’île de la Grande-Comore
Mohamed Abdouloihabi, serait intervenu après « avoir
discuté et apprécié un paquet de projets, notamment en matière de
transport, d’énergie et d’eau » que ce jeune cadre
avait élaboré avec des amis.
Huit mois après, M. Saandi se sent trahi par
Mohamed Abdouloihabi. « Il n’a jamais montré que cela lui
tienne à cœur », constate-t-il avec amertume. Le
commissaire souligne pourtant qu’il n’a aucune « intention
de démissionner ». « Je dénonce juste l’attitude
de servir ses propres intérêts ».