Les pirates somaliens demandent 2 millions de dollars pour libérer le cargo yéménite
Les autorités yéménites sont entrées en contact avec des pirates somaliens qui exigent deux millions de dollars pour libérer un cargo yéménite dont ils ont pris le contrôle il y a plusieurs jours, a-t-on appris mardi de source officielle à Sanaa.
La capture du cargo avait été annoncée mardi matin par un responsable kenyan.
"Les pirates demandent une rançon de deux millions de dollars", a indiqué la source à Sanaa, en précisant que le cargo avait été pris par les pirates dans le Golfe d'Aden alors qu'il se rendait du port de Mokalla, dans le sud du Yémen, à l'île yéménite de Socotra.
Selon le site internet du ministère de la Défense, le cargo a été saisi il y a une semaine. Il appartient à un entrepreneur yéménite qui exécute un projet immobilier à Socotra et il était chargé de 517 tonnes de fer et de quantités de ciment.
Un autre site internet, celui du ministère de l'Intérieur, a indiqué que les services de sécurité de la province de Hadramout, dont Mokalla est le chef-lieu, avaient été informés par une compagnie maritime de l'acte de piraterie qui a visé le cargo entre Mokalla et l'île de Socotra.
Le cargo devait arriver le 20 novembre à Socotra mais le contact avait été perdu le 18 novembre avec l'équipage du navire, composé de deux Yéménites, deux Panaméens et de trois Somaliens.
Selon un responsable kenyan, Andrew Mwangura, qui dirige la branche est-africaine du Programme d'assistance aux marins, le bateau arraisonné est le MV Amani.
La communauté internationale se mobilise actuellement pour lutter contre la la piraterie au large des côtes somaliennes, un phénomène qui perturbe l'une des principales routes commerciales du monde.
Le 15 novembre, les pirates ont fait main basse dans l'océan Indien sur leur plus grosse prise à ce jour, un superpétrolier saoudien pour lequel ils demandent une rançon de 25 millions de dollars.
Les pirates somaliens détiennent à l'heure actuelle au moins 17 bateaux et plus de 250 membres d'équipage
(avec afrik.com et AFP)




