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Elle est alors munie d’une fausse carte d’identité au nom de Mazna Salim, 26 ans. Cette soi-disant jeunesse est sans doute un atout de plus pour séduire les âmes esseulées. C’est en tout cas ce qui transpire des plaintes de plusieurs hommes tombés sous le charme de la belle Mahoraise. À partir d’avril 99, elle épluche le carnet rose des petites annonces. Elle sélectionne ses futures victimes dans une tranche d’âge comprise entre 50 et 60 ans. Ils traversent une passe difficile, sont en mal d’affection et surtout plein aux as. L’un vient d’essuyer un divorce, l’épouse d’un autre s’est suicidée et deux autres sont suivis par un psychiatre. Le charme, le sex-appeal et le bagout de Mazna Salim font mouche. D’autant qu’elle leur promet aussi un retour sur investissement par le biais d’un placement touristique juteux à Mayotte, son île natale. Pendant que les chèques pleuvent, l’escroc en jupon mène grand train. Elle s’offre trois voitures pour un montant total de 500 000 francs. Elle s’équipe en hi-fi et en électroménager pour 200 000 francs. L’une des victimes lui achète pour 70 000 francs de lingerie féminine. Des dessous qui seront écoulés dans une boutique de Mayotte. L’arnaque dépasse les 2 millions de francs. L’un des soupirants a versé à lui seul pas moins de 1,2 million de francs (Le Journal de l’île de la Réunion)
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