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Tôt dans la matinée, la place de l'indépendance, située au cœur de Moroni, capitale de la Grande-Comore, a été prise d'assaut par des centaines d'hommes et de femmes, venus de la ville et de l'arrière pays. Portant des habits religieux, ils étaient porteurs de pancartes réclamant l'interdiction de la vente d'alcool et de stupéfiants aux Comores. « Les habitants du quartier « Sans fil » bannissent la consommation de la drogue et du vin ainsi que les mauvais comportements dans la capitale » ou encore « Non à la vente d'alcool et de la drogue », sont certains des slogans inscrits par les manifestants sur leur banderole. Ils ont organisé ensuite une marche qui a fait le tour de la capitale aux cris « d'Allah Akbar ». Pour Alwaza, un jeune habitant de la capitale, ces produits « doivent être vendu au moins dans les grands hôtels ». Avant d'ajouter « les échoppes des quartiers servent à vendre de l'alimentation mais non pour vendre des produits interdits par notre religion ». Cette guerre déclarée contre l'alcool et la drogue s'inscrit dans l'initiative pris par le nouveau préfet de Moroni qui, en partenariat avec la gendarmerie, a déjà procédé à la fermeture de certains points de vente de ces produits. « Nous allons envoyer une lettre aux autorités compétentes pour demander la fermeture de ces officines dans un délai d'un mois. Dans le cas contraire, c'est nous qui allons nous en charger », prévient Alwaza, visiblement bien déterminé. Faissoili Abdou
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