|
Les journalistes et les organisations
professionnelles des médias comoriens ont saisi cette occasion pour
présenter leurs doléances au chef de l’Etat. Parlant au nom de
ses confrères, le journaliste Ahmed Ali Amir, un des membres
influents de l’organisation comorienne de la presse écrite, a mis
en exergue l’état des lieux des médias comoriens établi lors des
états généraux de la presse tenus le 19 et 20 août à Moroni. Il
a parlé « des dérives des pratiques déontologiques, du
niveau de formation trop bas des acteurs de l’information, qui
érode les exigences du métier et transforme certains médias,
publics comme privés, en instruments de propagande ».
Il a ensuite dressé la liste
des maux qui frappent la presse nationale tels que relevée lors de
ces assises de la presse, notamment « des
investissements trop faibles, une offre éditoriale inadaptée, une
crise grave de la presse écrite, le tarissement inquiétant du
lectorat, le déclin des recettes publicitaires, avec comme
conséquence des pertes considérables d’exploitation, la menace
permanente de la fermeture des quelques titres encore existants ».
Et le journaliste de rappeler que ce constat en appelle à « une
implication exceptionnelle de tous pour préserver l’un des biens
les plus précieux de notre démocratie : une presse indépendante,
transparente et pluraliste ».
Ahmed Ali Amir, a présenté
l’année 2010 comme étant « une
année de révolution » pour
la presse nationale grâce à la connexion de l’archipel au réseau
de la fibre optique.
En retour, Sambi, a promis son
accompagnement au secteur médiatique, « véritable
pivot de la démocratie et acteur clé pour son raffermissement ».
« J’ai choisi la voie de la
démocratie qui est le seul gage du développement économique de
notre pays », a-t-il indiqué.
Avant d’ajouter, « la
démocratie signifie liberté d’expression, mais cela doit se faire
dans le respect des règles établies ».
Le chef de l’Etat s’est félicité du fait que jusqu’ici, aucun
organe de presse n’a été fermé en raison des opinions exprimées.
Comme l’année dernière, le président Sambi, a appelé les
journalistes « à diversifier
leurs sujets en traitant des questions sociales et économiques et
éviter de se cadrer seulement sur la politique qui semble être le
sujet favori des médias nationaux ».
« Dénoncez, critiquez ce qui
ne marche pas. Mais parlez aussi des réussites. Ne voyez pas
seulement les côtés négatifs des choses »,
a-t-il « conseillé »
aux journalistes.
F.A. |