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L'agenda officiel du secrétaire d'Etat nommé à l'Outremer en mars dernier indique que le successeur de Christian Estrosi doit se rendre à Mayotte en fin de semaine, vendredi et samedi. Déjà venu sur l'île les 29 et 30 mars et les 14 et 15 mai, Yves Jégo se retrouvera pour la troisième fois en six mois à Mayotte. Il s'agit de sa première visite sur l'île depuis la polémique qui a éclaté à son sujet en juillet – plusieurs représentants syndicaux et patronaux de Mayotte lui avaient prêté des propos anti-départementalistes, qu'il a depuis récusés.
Interrogé cette semaine par Mayotte Hebdo (n°396), M. Jégo indique que « l'objet de ma visite à Mayotte est vaste ». « Il y a d'abord le suivi des grandes questions », ajoute-t-il, évoquant l'immigration, la départementalisation et les dernières négociations avec les autorités comoriennes dans le cadre du GTHN (Groupe de travail de haut niveau).
Au sujet de la départementalisation de l'île, il a réaffirmé la neutralité de l'Etat dans la campagne électorale en vue de la consultation des Mahorais sur leur futur statut. « L'Etat sera neutre mais dynamique et nous voulons montrer aux Mahorais qu'en fonction de leur choix on est prêt, on a un calendrier, une feuille de route. » A ce titre, M. Jégo annonce, toujours dans Mayotte Hebdo, venir « dans une volonté de rencontre (…) et de travail ». Les observateurs scruteront une éventuelle rencontre avec le président de la Chambre de commerce et d'industrie de Mayotte (CCIM), Serge Castel, et avec le président du Medef-Mayotte, Michel Taillefer, qui l'avaient très fortement critiqué en juillet après une rencontre dans son ministère en juin, notamment au sujet de la Loi de développement de l'outremer, qui ne convainc pas les patrons locaux.
Concernant les récentes négociations franco-comoriennes (lire l'article à ce sujet), M. Jégo a rappelé la position de Paris : « Mayotte est et restera une fille de France », or « les filles de France sont filles de France à vie et il n'y a pas de débat à ce sujet ». « Les quatre sœurs des Comores » doivent selon lui « trouver des liens normaux », ce dont le GTHN a la charge. « Le Groupe de travail de haut niveau est porteur de ce nouvel équilibre », pense-t-il, alors que les critiques fusent à Moroni, où de nombreuses associations dénoncent la participation des autorités comoriennes à ce groupe de travail.
RC
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