|
Selon le négociateur en chef de l'Union nationale africaine
du Zimbabwe-Front patriotique (Zanu-PF), Patrick Chinamasa, le leader de
l'opposition Morgan Tsvangirai est revenu sur le principe d'un partage du
contrôle du puissant ministère de l'Intérieur, dont dépend la police.
"Soyons très clairs: cette proposition (de partage),
que la Zanu-PF a acceptée comme compromis, émane de Tvangirai lui-même", a
affirmé M. Chinamasa au quotidien d'Etat The Herald, voix du pouvoir.
"Il est depuis revenu sur sa propre proposition",
a-t-il ajouté. "Celle-ci reste sur la table, la balle est maintenant dans
le camp de Tsvangirai."
Chaque partie campait ainsi sur ses positions alors que
s'ouvrait à Johannesburg un sommet de l'Afrique australe destiné à les
contraindre à un accord qui sorte le Zimbabwe de la crise où le pays est plongé
depuis la défaite historique du régime aux élections générales du 29 mars.
Fin juin, le chef de l'Etat Robert Mugabe, 84 ans dont 28 au
pouvoir, a été réélu président lors d'un scrutin contesté, entaché de
violences.
La Zanu-PF et les deux composantes du Mouvement pour le
changement démocratique (MDC, opposition) ont signé mi-septembre un accord de
gouvernement d'unité mais échouent depuis à s'entendre sur le contrôle de
l'appareil de répression.
Le camp du plus vieux président d'Afrique ne laisse guère
d'espoir sur les chances de la région d'exercer une quelconque influence sur
l'issue des pourparlers, accusant le chef du MDC d'être à la solde de
l'ancienne puissance coloniale britannique.
"Le problème est que nous savons que Tsvangirai n'est
pas libre de ses décisions", a une nouvelle fois dit M. Chinamasa au Herald.
"Il n'a aucun respect pour les dirigeants de la
Communauté de développement d'Afrique australe (SADC) ni pour le bloc régional
parce qu'il est convaincu que le pouvoir qu'il tient des pays occidentaux est
supérieur à celui de la région", a-t-il argué.
(AFP)
|