Dans un communiqué, le Président de la Commission de l’Union africaine, Alpha Oumar Konaré, affirme qu'il "suit avec préoccupation l’évolution de la situation dans l’Ile comorienne d’Anjouan".
Il condamne fermement la décision des autorités de l’Ile...
Au total 334.636 Comoriens inscrits sur les listes électorales étaient appelés ce dimanche à élire les présidents des trois îles de l'archipel. Si aucun incident n'a été signalé au cours de cette journée électorale, la participation est restée faible...
Depuis plusieurs semaine, l'île d'Anjouan (Comores Indépendantes) est secouée par des affrontements entre la gendarmerie qui soutient l'ancien président de l'île Mohamed Bacar et l'armée régulière de l'Union des Comores. La semaine dernière, le président de l'Union, Sambi, a été empêché d'aterrir sur l'aéroport de Ouani (Anjouan). Les élections pour le renouvellement des présidents des îles, ont dû être reportées d'une semaine pour l'île d'Anjouan. L'Union européenne réagit à cette situation explosive par ce communiqué :
Mardi après-midi, des tirs ont éclaté sur l'aéroport de Ouani (Anjouan) au moment où l'avion du Président de l'Union des Comores, Ahmed Abdallah Sambi, allait se poser.
A l'ère des grands ensembles régionaux et de la globalisation, évoquer la problématique nationale peut sembler être un combat d'arrière-garde, voire un glissement dangereux au regard des dérives qu'ont causé au siècle dernier les théories qui se réclamaient du nationalisme. Aujourd'hui, les résidus des combats nationalistes trouvent peu d'écho dans un monde réticent à tout réflexe de repli.
A première vue, tout semble accuser l’ancien chef d’état-major, le colonel Hamza, soupçonné d’avoir trahi Sambi au profit de Bacar lors de la crise de début mai. Et si les véritables responsabilités étaient ailleurs ?
Mohamed Bacar n’est officiellement plus le président de l’île autonome d'Anjouan. Il n’en reste pas moins le maître. Enquête au coeur de la “dictature molle” du système Bacar, où la parole n’est pas libre, et la loi celle du mieux armé.