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En effet, s’agissant de l’affaire de Mayotte et
plus particulièrement de la levée de la mesure qui s’oppose aux
expulsions illégales françaises, le seul responsable ne peut être
que Sambi, le chef de l’Etat (et non son ministre Said Jaffar
Ahmed). Je dirai même plus : il est d’autant plus comptable de
toutes décisions ou actes émanant de tous ses ministres, qu’il
peut à tout moment donner congé, alors que l’inverse n’est pas
vrai. S’entêter à voir en Said Jaffar, le ministre des Affaires
étrangères, l’artisan de l’échec de la politique comorienne à
Mayotte, cela non seulement fait injure aux fonctions du chef de
l’Etat, mais plus grave, dénote d’une totale méconnaissances du
contenu de notre Constitution.
Une constitution qui fait pourtant du président
dans son article 12,
1. « le symbole de l’unité nationale » , et non
l’ordonnateur en chef d’une campagne de diversion à coups de
doubles langages, avec comme finalité, de consolider l’entreprise
d’occupation par la France de l’île comorienne de Mayotte.
2. « le garant de l’intégrité des frontières,
telles qu’internationalement reconnues, ainsi que la souveraineté
de l’Union » , et non celui qui viole en permanence le caractère
de non négociabilité et de non cessibilité de la souveraineté et
de l’intégrité de notre pays.
3. « l’arbitre et le modérateur du
fonctionnement régulier des institutions » , et non le pourfendeur
en chef de cette même constitution qui stipule dans son article 37
du Titre VI : De la révision de la Constitution : « Aucune
procédure de révision ne peut être engagée ou poursuivie,
lorsqu’il est porté atteinte à l’unité du territoire et à
l’intangibilité des frontières internationalement reconnues de
l’Union, ainsi qu’à l’autonomie des îles ».
Les preuves de la haute trahison et des atteintes
graves aux intérêts supérieurs de l’Etat par Sambi, sont
relatées à foison dans les médias, sans remise en cause aucune de
la part du principal intéressé.
C’est ainsi qu’à l’occasion de l’escale de
Sarkosy le 18 janvier dernier, un extrait d’un article du quotidien
français « le Figaro », rapporte : « L'amélioration des
chiffres de reconduites à la frontière n'est pas seulement due au
renforcement des effectifs policiers, à l'achat d'un nouvel
hélicoptère, ou à l'installation prochaine d'un quatrième radar.
Le nouveau préfet, Hubert Derache, reconnaît qu'une grande partie
des 20.000 reconduites n'ont été possibles cette année qu'avec le
consentement des autorités comoriennes. «Il arrive régulièrement
que les Comores refusent de laisser revenir leurs ressortissants,
cette année, nous avons eu de la chance», commente le préfet
».
Contrairement aux discours incantatoires et
soporifiques de Sambi, non suivis d’effets, les propos du préfet
Hubert Derache rapportés ici, sont étayés par des actes concrets
bienveillants de Sambi sur le terrain, puisqu’il se vérifie lors
de chaque expulsion, que ce dernier et son gouvernement ne s’opposent
aucunement aux déplacements forcés de Comoriens, par une
administration étrangère, à l’intérieur du territoire comorien,
et ce, en violation des articles de la Constitution comorienne et
des résolutions des instances internationales.
Et pour votre gouverne, je vous invite à lire
ci-dessous attentivement, un article de l’AFP qui date de la
sinistre période Jégo :
« MORONI, 16 mai 2008 (AFP) – Le secrétaire
d'état français à l'Outre-mer, Yves Jego, a révélé jeudi que le
président comorien Sambi avait donné “son accord de principe”
pour la reprise des rotation de deux bateaux en vue de reconduire les
immigrés clandestins aux Comores. […]. A l'issue d'un dîner, Yves
Jego à confié à l'AFP qu'il ne voyait pas de blocages dans la
bonne marche des relations franco-comoriennes y compris dans le
règlement des problèmes d'immigration clandestine des
ressortissants comoriens vers Mayotte. Yves Jégo a précisé que les
deux parties ont convenu qu'il fallait tarir les sources de
l'immigration en attendant de gérer au mieux l'application des lois.
[…] Selon Yves Jégo « Pour nous les français, l'immigration est
un gros problème ». Depuis la reprise des reconduites à la
frontière le 1er mai 2008, près de 600 clandestins ont été
renvoyés aux Comores par avion.
Internet est un bel outil, mais qui peut parfois se
révéler d’une perversité redoutable. Tout en laissant le débat
d’idées s’y instaurer sans entraves, en vertu du droit et de la
liberté d’expression, il est du devoir de tout média, autant que
faire se peut, de relever les inexactitudes afin de ne point induire
en erreur les âmes les plus crédules.
Soilih Ali
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