Contributions Annuaire des médias Photos d'actualité Communiqués de presse Documents d'actualité La Lettre de Malango
Contacter Malango
Afrique Afrique Du Sud Comores France Metro. Kenya Madagascar  
  Maurice Mayotte Monde Mozambique Ocean Indien Outremer Dom Tom
Reunion Seychelles Tanzanie Zanzibar Zimbabwe  

L'actualité de l'Océan Indien

et/ou entrez une date : - -
Pour faire une recherche sur un mois entier, n'entrez pas le jour :=)
Malango Actualité Contributions L’enfant sauvage de Nyambadao

Vos contributions

 

L’enfant sauvage de Nyambadao

Article paru dans le journal NERVURE, Tome XVI n°5, Déc.2003-Janv.2004
Mardi 25 Août 2009 - 13:52:26  -   
Nyambadao est un petit village de pêcheurs situé sur la route de Bandrélé, après la plage de Sakouli où vient de s’ouvrir un hôtel cinq étoiles qui n’en mérite que deux et demi.
 

Nyambadao est bien connu des M’zungus car c’est là que l’on peut prendre des barques pour passer la journée sur l’îlot de sable blanc et la plage de Saziley, réserve naturelle où pondent les tortues marines. M. MIRGAM, un pêcheur entre deux âges mène rondement l’affaire – et sur la crique rouge de latérite, une escouade de barques de pêcheurs attend les samedis et dimanches matins les candidats au pique-nique.

A 100 mètres de là, depuis des années, le jeune Madi était attaché aux racines d’un arbre en contre-bas du jardin. Et cela se passait à deux pas de l’unique route nationale, juste derrière une maison en dur où s’entassent les ardoises coraniques en bois.

Le village de Bandrélé est le fief du Dr Céline ROUSSIN, médecin responsable du dispensaire de la DASS, qui m’avait parlé dès mon arrivée du jeune Madi de 12/13 ans, enchaîné à un arbre et enfermé dans un banga*-prison la nuit. Elle était soulagée de voir enfin arriver un psychiatre à Mayotte car les derniers échos qu’elle avait eus de cette affaire était qu’elle risquait d’être inculpée de complicité de séquestration, « vu les mauvais traitements infligés par sa famille à cet enfant psychotique », disait le rapport administratif. En fait, les parents essayaient de s’en occuper avec les moyens du bord. Le jeune Madi avait été abandonné par sa mère elle-même folle, ainsi que son frère atteint d’une symptomatologie similaire, mais qui lui était libre de ses mouvements car ses errances ne posaient pas de problème.

Par contre, le jeune Madi avait la fâcheuse habitude de s’attaquer aux voitures (jets de cailloux par exemple) et de ne pas dormir la nuit. La tante et l’oncle qui s’en occupent étaient dans l’obligation de l’attacher et de l’enfermer dans un banga, qui, vu ses problèmes d’incontinence, ressemblait plus à une étable qu’à une chambre d’adolescent.

Zaina, l’infirmière mahoraise de référence du secteur, essayait d’expliquer à la famille qu’il ne fallait pas le traiter "comme une poule"**, selon ses termes, mais comme un enfant malade. Les rituels d’exorcisme avaient coûté très cher, (des cabris et même un zébu avaient été sacrifiés), et n’avaient rien donné : « le jeune Madi était possédé par un Shétwane » (un diable, Satan en arabe), avait diagnostiqué le fundi, et aucune alliance n’était possible avec cette sorte d’esprit. Cela n’avait pas découragé Zaina dans son travail de fond sur le terrain avec la famille – avec sa famille, car Madi était en fait un de ses cousins éloigné.

Régulièrement, la presse occidentale évoquait ces pratiques archaïques d’enfermement qui sévissent encore à Mayotte – petit coin exotique de la France d’ailleurs et de là-bas, et qui mettent à mal l’image de pays défenseur des droits de l’homme qu’on aime à se donner dans le monde. Le problème est que Madi n’est pas le seul, et que ça fait désordre un enfant en cage ou attaché à un moteur de bateau. Deux siècles auparavant, en métropole, le Dr PINEL s’était ému du sort de ces pauvres fous. Il avait rompu leurs chaînes et leur avait fait construire les fameux Asiles où la République française entendait redonner à ces malades la dignité qu’on leur devait. On connaît la suite.

Et 150 ans plus tard, nous voici à Mayotte, la chaleur en plus. Les familles s’expliquent, tranquillement. Ils veulent bien détacher les jeunes patients, mais après ils se brûlent en tombant dans la marmite d’huile bouillante où la bouéni mahoraise fait frire manioc et fruits à pain. On veut bien les habiller mais ils sont souvent incontinents et de plus se salissent dans la boue. Alors c’est plus simple de les laisser tout nus, jusqu’à la tombée de la nuit avant de les rentrer dans leur "banga" dont le sol recouvert de lino sera lavé à grande eau le lendemain matin.

Oui mais c’est quand même choquant un enfant tout nu et tout crotté, attaché à un poteau électrique, (les parents précisent qu’en plus on leur a coupé l’électricité !) comme on peut le voir en plein milieu du quartier de M’gombani à Mamoudzou à deux pas du collège flambant neuf qui a les meilleurs résultats de Mayotte.

Car le jeune Madi n’est pas le seul dans ce cas. Les psychotiques lourds – vu qu’aucune structure de soins psychiatriques n’existe dans l’île – restent dans leur famille qui se débrouille avec les moyens du bord, et sans aucun souci du politiquement correct.

Mais les mères n’en sont pas moins aimantes. Elles continuent à s’occuper de leur enfant comme elles peuvent et sans culpabilité. Elles n’ont pas connu la période "c’est la faute des parents", et ne savent pas qu’elles rentrent dans la fameuse catégorie des « mères de psychotiques ».

Ce sont des bouénis, bien enveloppées, bien enveloppantes, qui dans une fratrie de 8 à 10 enfants doivent faire avec un enfant dont elles devront s’occuper toute leur vie.

Il existe bien une structure associative – Toioussi, "l’oiseau de paradis" – qui sert d’hôpital de jour et qui a trois centres à Mayotte. Mais les places sont rares et chères pour ces familles aux revenus plus que modestes, qui souvent ne touchent même pas l’allocation enfant handicapé (300 F / mois) quand ce ne sont pas des immigrés comoriens en situation irrégulière.

Mais revenons à Nyambadao chez notre jeune patient dont la mère correspond plus à nos clichés occidentaux : elle est folle, vit à droite à gauche et fait certainement d’autres enfants. Ce sont l’oncle et la tante qui s’occupent du jeune Madi, un peu gênés parfois d’avoir recours aux chaînes et aux sangles. Mais sur cette île il y a des liens familiaux encore serrés et il est hors de question de laisser tomber l’un de ses membres – vieux, jeune, handicapé ou psychotique.

La première fois que j’ai rencontré Madi c’était peu après mon arrivée à Mayotte en septembre 2001. Le Dr BELLENGER, médecin de la PMI qui avait fait "l’inventaire du handicap à Mayotte" me pilotait parfois au fond de la brousse pour me présenter les patients qu’elle avait "dénichés" avant son retour définitif en Métropole. J’étais accompagné par Heidi, une jeune VAT* en psychiatrie, de Zaina, l’infirmière, et de l’éducatrice de santé du dispensaire de Bandrélé.

Je les avais suivies au pas de course sur le chemin que l’on devait faire dans le méandre de ruelles qui sépare la route du banga, car tout se sait dans ces villages et les parents détachent vite les patients avant notre arrivée pour éviter d’être sermonnés. Mais même en courant j’arrive trop tard : ses liens "tout chaud" gisent à terre – une chaîne et un morceau de sac de riz qui sert de sangle. L’enfant est assis dans un coin, l’air apeuré, sale, habillé d’un tee-shirt crème sur lequel est inscrit en rouge "l’hiver à Paris". Je suis déjà installé sur la varangue en ciment brut, quand le reste de l’équipe arrive essoufflé. Quatre chats noirs et blancs jouent près de la porte de la chambre à coucher qui est fermée d’un drap.

A notre gauche un banga "cuisine" avec une porte noircie par la fumée et dont les charnières sont de vieilles tongues cloutées. Juste derrière, l’arbre et les liens. Entre les deux, les poubelles à même le sol, en tas – vieux débris de casseroles usagées et de noix de coco râpées. Sur la droite le banga, porte entrouverte. Derrière, une petite cabane sur pilotis pour les poules, et enfin des tôles vertes qui délimitent les WC et la salle de bain. Il y a paradoxalement peu d’odeurs. Le jeune Madi est assis par terre et nous regarde du coin de l’œil, suspicieux.

La tante est présente, elle nous raconte l’histoire de la mère, massera massera(folle), du deuxième enfant – fou lui aussi – mais qui ne pose pas de problème, et enfin de Madi que l’on doit contenir car « des fois il fait des bêtises ». Entre temps l’enfant sauvage se rapproche – il me sent – me touche et après avoir mis quelques mètres entre nous, commence à chantonner et s’adosse à un des poteaux de la varangue.

Le Dr BELLENGER veut déjà partir : « elle en a huit autres à nous montrer ». Je lui remets le disque du psy « Il faut prendre du temps. On fait connaissance, on se parle intérieurement ». Ils délirent tous ces psys ! Pense-t-elle, mais elle accepte de rester une demi-heure de plus. Le temps d’être là, posé, d’attendre de faire un peu connaissance. Pas de miracle – la psychose c’est la psychose – mais déjà qu’il y ait une rencontre, un moment partagé, une visite qui fasse sens pour lui et pour la famille, sur laquelle le médecin du dispensaire, l’infirmière, l’éducateur de santé pourront s’appuyer pour faire bouger un peu les choses. Jouer le rôle de catalyseur, de tiers dans le couple famille / soignants. Y croire un peu, beaucoup, passionnément, à la folie – au point où nous en sommes.

Heidi commence à flipper car l’enfant lui touche le bras, l’effleure plus précisément, tout en chantonnant. Elle qui a peur des maladies de peau, (elle s’enduit d’écran total depuis son arrivée à Mayotte) avec son teint très clair et des grains de beauté qui menacent de dégénérer en mélanome. Mais la vitre est brisée, il nous parle, il nous palpe – intérieurement mais aussi extérieurement. Les chatons noir et blanc aussi : ils viennent ronronner près de nous.

Soudain un homme apparaît derrière le drap tendu. Il dormait là le grand-père, ou plutôt le grand-oncle, un ancien de l’armée française si j’ai bien compris, mais qui depuis a oublié le français. La famille commence à s’élargir, tranquillement, doucement.

« Qu’est-ce qu’on peut donner à Madi pour qu’il dorme un peu la nuit ? Va-t-il guérir ? Que faut-il faire ? » demande-t-il en se raclant la gorge. Ils attendent des conseils, un miracle peut-être. Malheureusement ce n’est pas dans nos cordes. Et pourquoi tout bouger – aller trop vite – et si Madi commençait par venir régulièrement au dispensaire, où on lui donnerait un léger traitement neuroleptique le soir. On pourrait petit à petit le laisser libre plus longtemps, éviter qu’il ne fasse des bêtises et l’aider à trouver peu à peu une place dans sa famille, dans le village.

Il a un bon contact cet enfant pour un enfant psychotique. Il est peut-être simplement sourd ? Claquement des mains près de son oreille : sursaut. « Le bilan audiométrique a été fait : Rien A Signaler de ce côté là », confirme le Dr Bellenger avec un air de technicien. Evoquer l’autisme de Kanher, ces enfants au physique harmonieux renfermés sur eux-mêmes et qui s’auto-mutilent au moindre changement. Mais ce n’est pas le cas avec Madi : il se fait à notre intrusion et y prend visiblement un certain plaisir. Ça l’amuse de voir des M’zungu dans son territoire.

On fera même des photos : de lui, des chats, de la famille et des chaînes, en demandant dans la mesure du possible de ne plus utiliser de liens de contention maintenant qu’il a un traitement. Photos souvenir d’une époque révolue. En partant, je me fais offrir une plaquette de bois qui traîne derrière la maison où sont inscrits au charbon de bois quelques versets du Coran en arabe : une ardoise d’école coranique. 

Les photos sont restées plusieurs mois dans la boite à gants de ma voiture. J’ai bien essayé de les montrer à des collègues de l’ASE, mais on m’a pris pour une espèce de monstre psy voyeur qui faisait un remake de Depardon. La plaquette de l’école coranique me sert, elle, de support range-CD, et il me semble entendre le jeune Madi quand je la vois.

>Depuis, je ne peux pas aller dans le sud de l’île, et passer les ralentisseurs du village de Nyambadao – sans penser à Madi, et je suis sûr que cela a un effet. Présence forte de la psychose. Sa présence en moi – constante tout au long de cette année – devait trouver un écho chez eux, chez lui. J’en ai eu la preuve un an plus tard.

Il y a quelques jours en effet, nous sommes partis aux îlots de Bandrélé avec un collègue psychiatre qui venait faire un remplacement. De retour sur la plage de Nyambadao, je lui propose d’aller voir où en est le jeune Madi. Ma femme est également partante, et ma fille Hortense, 4 ans, suit la procession. C’est la fin de l’après-midi : les bangas des adolescents prennent du relief avec la lumière : leurs peintures naïves sur les murs de latérite contrastent avec le vert des pieds de canne à sucre plantés dans un minuscule jardin près de l’entrée.

Zaina l’infirmière est là avec sa sœur qui tient un magasin d’alimentation. C’est samedi, elles font griller des épis de maïs. Zaina est en congé maternité et ne reprend le dispensaire que dans deux mois. Elle est contente de nous voir : « ça fait longtemps » précise-t-elle, et elle nous emmène de suite chez son jeune cousin. 

Il y a foule dans la cour : tout un groupe d’enfants, ardoises coraniques à la main, chantent les versets du coran. Ma fille est aux anges : elle qui rêve depuis son arrivée sur l’île d’aller à l’école coranique. Sans se poser de question, elle s’installe parmi eux.

La tante, une vieille Singer entre les jambes, coud sur la varangue. Les chats ont grandi : ils sont adultes et efflanqués. La cour a changé : elle semble vide, plus spacieuse, aérée. En effet le banga a disparu : ils l’ont démoli et le jeune Madi habite maintenant avec eux dans la maison en dur. L’arbre a grandi, ses racines sont encore plus proéminentes, avec l’érosion du sol vers la rivière en contre-bas.

Madi n’est pas loin : « on va le chercher » me dit la tante qui descend de la terrasse avec un grand sourire. Elle sent bon – un gros pétale de fleur plié en accordéon sur une épingle de sûreté accroché à une chaîne autour du cou. Elle disparaît deux minutes.

Entre temps ma fille s’est fait offrir une ardoise coranique en bois et chante à tue-tête avec les autres enfants.

Furtif, le jeune Madi arrive enfin. Il a toujours le même tee-shirt et se replie par terre à la même place que l’autre fois, près de l’entrée des toilettes.

Je m’approche et lui tend la main qu’il me serre, l’œil interrogateur. Il fait chaud, mais un souffle de vent apporte un peu de fraîcheur. Madi a toujours son tee-shirt "l’hiver à Paris>", cela me ramène aux dures réalités du mois de janvier : il neige actuellement en métropole. Madi n’est pas si mal ici : que deviendrait-il là-bas, bien habillé peut-être, mais enfermé dans une institution, un MAS par exemple.

Une odeur musquée flotte parfois sur l’assistance. Ma femme cherche où sont les fleurs qui dégagent un tel parfum, et ma fille fait chœur dans le groupe d’enfants.

Tranquillement, la famille nous explique que maintenant ça va mieux : Madi est libre et ne fait plus de bêtises. Zaina sourit : ça n’a pas été facile, il a fallu venir les soutenir, petit à petit, jour après jour, depuis plus d’un an.

Entre-temps, je m’approche un peu trop près, un peu trop longtemps de Madi, et me permet de lui toucher le thorax : il recule. Sa tante précise : il n’aime pas trop le contact physique au niveau du corps. Il se met cependant à chanter. « Il vous reconnaît, c’est sûr, me dit la tante, et il n’a pas peur ». Tout le monde est content de nous voir. Peur peut-être d’avoir été oubliés : les m’zungus ils viennent, ils veulent tout changer, font le contraire de leurs prédécesseurs et puis repartent aussi rapidement qu’ils sont arrivés. « Ce qui compte, c’est le travail de fond sur la longueur ! » précise Zaina.

La tante prend soudain une grande perche, et nous montre de grosses feuilles blanches à 5-6 mètres du sol, tout en haut de l’arbre, où était attaché le jeune Madi, un pandanus, me précisera le Dr Roussin. Quelques pétales tombent près des chaînes rouillées en boule – on dirait les feuilles que l’on trouve sur les bambous, longues et pointues. Elle les offre à ma femme : odeur forte, musquée, un peu poivrée. Ce ne sont pas des feuilles, mais les fleurs de cet arbre. « On s’en sert pour faire du parfum », précise-t-elle, et c’est ce qui sent si bon en elle – pliées en accordéon sur son épingle à nourrice. Nous voilà enveloppés de cette odeur, qui couvre celle du moisi en cette saison des pluies. La première fois c’était l’été indien : en un an et demi, on est passé de la racine à la cime de l’arbre : de l’enchaînement à la liberté.

Le jeune Madi n’a pas bougé, il nous regarde. Il faudrait rester, prendre le temps, écouter ses mouvements intérieurs, ses tonalités. Mais la nuit va tomber, il faut rentrer. Nous reviendrons, c’est sûr.

Ma fille a du mal à s’arracher à la litanie des versets du coran, et elle part en râlant son ardoise sous le bras. Moi aussi, j’en ai repéré une dans un coin, inutilisable mais patinée par des générations de musulmans. « Vous la voulez ?< » me demande la tante, et chacun repart avec son petit cadeau : pétales de fleurs ou ardoise coranique.

Madi chantonne dans un coin. Les enfants ont repris leur litanie et la tante sa Singer. L’oncle, lui, est rentré dans sa chambre et s’est sûrement recouché.

Notre procession redescend vers la route dans les effluves de cette étrange fleur – de pandanus (arbre que les mahorais appellent « Dhoua », comme le nom des prières d’invocation). De retour dans sa boutique, Zaina nous offre quatre épis de maïs grillés, et on se brûle les doigts en riant dans les derniers éclats du jour à Nyambadao.

L’ENFANT SAUVAGE DE NYAMBADAO -EPILOGUE

J’ai appris il y a quelques jours que Madi était récemment décédé dans des conditions mystérieuses à l’hôpital de Mamoudzou.

J’étais dans le sud de l’île, au dispensaire de M’Zouazia, quand le Dr Jan, entre deux consultations, me fait part de sa mort qui me trouble alors que j’écris ces quelques pages.

Elle l’avait vu en urgence le week-end pour une gastro-entérite. Le Dr McR., du service de médecine où il a été hospitalisé, ne s’explique pas cette mort brutale. Sur le compte-rendu, une note est rapidement écrite  en bas de l’observation des urgences : « DCD à 8h15 du matin d’un trouble du rythme cardiaque sur trouble ionique ? »

Voilà, c’est réglé, la vie. Plus de question à se poser. Il a fini comme nous finirons tous. Un peu plus tôt peut-être. Avait-il mangé quelque plante toxique ou avait-il une malformation qui avait été inexplorée ? Nul ne le sait. Mais une chose est sûre, c’est que maintenant on ne pourra plus oublier l’enfant sauvage de Nyambadao.

Dr Régis Airault

Mayotte, le 20/02/03


* Banga : case pour adolescent traditionnelle à Mayotte

**A Mayotte, quand on achète une poule on l’attache par une patte 3 à 5 jours à un arbre. On considère que passé ce délai, elle reviendra toujours à cet arbre

* VAT : Volontaire de l’Aide Technique

Contribution consultée 0 fois
Contribution précédente Contribution suivante
De l’île d’éden à l’île bagne Au-delà du mur

Envoyer un article

 

Vente de fond de commerce à Mayotte

Voitures d'occasion à Mayotte


LA LETTRE DE MALANGO

Recevez chaque jour les titres de l'actualité de l'Océan Indien par courriel

Votre nom :
Votre adresse email :


Flux RSS

Les communiqués

Les 5 derniers communiqués

MAYOTTE : Identification des victimes du naufrage d’un kwassa survenu le 7 mars 2010
Lundi 8 Mars 2010 - 10:20:57

MAYOTTE : Restrictions de circulation liées au déplacement du Président de la République les 17 et 18 janvier 2010
Jeudi 14 Janvier 2010 - 14:18:17

MAYOTTE : MODIFICATION DES TARIFS APPLICABLES AUX PASSEPORTS ET AUX CARTES NATIONALES D’IDENTITE A COMPTER DU 1er JANVIER 2010
Dimanche 10 Janvier 2010 - 16:13:40

MAYOTTE : Appel à projets de coopération régionale pour l’année 2010
Dimanche 10 Janvier 2010 - 16:12:52

MAYOTTE : Cellule de soutien psychologique pour les victimes et témoins des violences en Petite Terre
Dimanche 6 Décembre 2009 - 15:22:28


L'actualité au jour le jour


Suivi de l'actualité par sujets

Les 10 derniers sujets

Mohéli se soulève contre l'allongement du mandat présidentiel
Mayotte - Programme de la visite présidentielle
Comores – Législatives : la mouvance présidentielle a raflé la mise
Mayotte - Transports scolaires : Pas de blocage de la circulation mercredi
Mayotte - Risque de blocage de Petite Terre demain mercredi
Mayotte : sérieux coup de tabac en perspective
Rencontre en Tanzanie des ministres de la Communauté d'Afrique de l'Est
Les pèlerins comoriens attendent désespérément un avion
Comores : ligne directe Air Austral entre Paris et Moroni
Mayotte : Double hausse des tarifs au STM

Les documents

Les 5 derniers documents

Enquête de relevé des prix des produits de consommation courante à Mayotte

Accords de Maputo

Acte additionnel d'Addis Abeba

Lettre aux Mahorais

Sarkozy : discours de Mamoudzou


Contributions de nos lecteurs

Les 5 dernières contributions

CAPITULATION DE SAMBI SUR MAYOTTE

Lettre ouverte pour la création de la cour d’appel de Mayotte

Au-delà du mur

L’enfant sauvage de Nyambadao

De l’île d’éden à l’île bagne


Galerie de photos

Retrouvez les photos d'actualité de Malango.

Rechercher une image par mots clé :

Pour rechercher un terme exact, entrez # comme premier caractère de votre recherche

Haraka Info
Télécharger



l'hebdomadaire gratuit de Mayotte
Les archives de Haraka Info

L'actualité régionale par thème...
Agriculture - Elevage - Pêche
Aide internationale
Associations
Consommation
Coopération régionale
Culture
Défense - Conflits
Développement
Diaspora
Diplomatie - Relations internationales
Droits de l'homme
Ecologie - Environnement et ressources naturelles
Economie
Editorial
Education
Emploi
Faits divers
Fonction Publique
Francophonie
Histoire - Patrimoine
Immigration clandestine
Justice
Marine
Médias, Information
Météo, Climat, Catastrophes naturelles
Mouvements sociaux, Syndicalisme
Peuples autochtones
Politique
Religion
Santé
Sciences & Technologies
Société
Solidarité
Sport
Statut de Mayotte
Terrorisme - Piraterie - Sécurité
Tourisme
Transports
Transports maritimes
Urbanisme

Annuaire RSS

Toute l'actualité

Malango Actualité Océan Indien Mayotte Comores Petites Annonces Maurice Madagascar Zanzibar
Contacter Malango Sites partenaires Plan du site