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La lettre de Malango N° 117 -
Vendredi 22 Mai 2009
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MAYOTTE |
Mayotte : la grève se poursuit à Total, le préfet réquisitionne
Mercredi 20 Mai 2009 |
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Au troisième jour de grève des salariés de Total-Mayotte, le dialogue est au point mort. Face aux nombreuses perturbations engendrées par ce mouvement, la préfecture a pris un arrêté réquisitionnant la société pour assurer un service minimum.
La préfecture de Mayotte a décidé de prendre les choses en mains, mercredi 20 mai. Après trois jours de grève des salariés de Total-Mayotte, qui dispose du monopole de la distribution de carburants dans l'île, le préfet Denis Robin a signé un arrêté réquisitionnant la société « afin qu'un service minimum soit assuré ». Cet arrêté a été appliqué dès mercredi après-midi. Dans un courrier adressé au directeur général de la société, Philippe Goron, et aux syndicats, le préfet explique les raisons de son intervention : « Le mouvement social qui a commencé dans votre société (…) a déjà des conséquences sur le fonctionnement des services publics indispensables à la vie économique et sociale de l'île. (…)Confiant dans la capacité de tous à trouver une issue rapide au conflit, je ne suis pas intervenu dans la gestion de ce mouvement. Cependant, au troisième jour de grève, des risques de rupture d'approvisionnement des centrales électriques et des menaces sur le fonctionnement des services publics essentiels (…) me conduisent à prendre des mesures d'urgence ». Depuis mercredi après-midi, le dépôt des Badamiers, les stations-service de Majicavo, Pamandzi et Longoni, ainsi que « tous les moyens de transports de la société » et les points de d'approvisionnement en carburants des bateaux situés en Petite Terre sont réquisitionnés « jusqu'à résolution du conflit ». Les stations doivent être ouvertes en matinée et doivent servir les véhicules prioritaires (pompiers, ambulances, police et gendarmerie, bus scolaires, barge, etc…). La vente au jerrican est interdite. D'autre part, Total doit veiller à l'approvisionnement « prioritaire » des centrales électriques, des stations-service réquisitionnées, et des points d'approvisionnement des bateaux. Rappelant que ces mesures « ne peuvent être qu'exceptionnelles et provisoires », le préfet demande « de reprendre sans délai les discussions » en vue de trouver « une issue rapide » au conflit. Cette mesure radicale intervient alors que le dialogue entre les grévistes et la direction est au point mort. « La date de négociations que nous propose la direction, le 4 juin, est trop lointaine », estiment les représentants syndicaux selon lesquels « le mouvement a repris de l'ampleur » ce mercredi. Le mouvement commence à avoir de répercussions sur l'activité économique et sociale de l'île. Mercredi, la CMTS, qui assure le transport scolaire de 17.000 élèves chaque jour, a annulé l'ensemble de ses déplacements, de même que la deuxième compagnie de transports collectifs, Carla Mayotte Transports. Le directeur d'EDM (Electricité de Mayotte) a pour sa part évoqué une situation précaire mercredi, alors que la centrale de Longoni n'a plus été approvisionnée depuis lundi. « Nous atteignons des seuils critiques », a révélé M. dos Reis sur les antennes de RFO. Des coupures localisées étaient envisagées avant l'intervention du préfet. Les agents de Total Mayotte sont appelés à entamer un mouvement de grève illimitée lundi 18 mai. L'intersyndicale Cisma-CFDT et CGT-Ma exige l'ouverture de « véritables négociations, dans les meilleurs délais » autour d'une dizaine de points. Les revendications des grèvistes touchent à la rémunération des agents, à l'organisation interne et à ce que l'intersyndicale nomme des « harcèlements moraux ». Les syndicats réclament également l'application de la Convention collective nationale du pétrole. RC
Aucune rencontre n’a été organisée jeudi 21 mai entre la
direction de Total et les représentants du personnel. Une réunion
est par contre prévue vendredi matin, à 9 heures.
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MAYOTTE |
Total en grève : jusqu'à la panne de courant ?
Mardi 19 Mai 2009 |
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En raison d'un mouvement de grève des salariés débuté lundi, toutes les stations services de Total sont fermées. Selon un responsable syndical, il y aurait "au moins 80% de grévistes.
«A part le bureau, quatre agents à
Passamainty et un qui assure le service minimum à Cora (Majicavo),
ils sont tous en grève ». Ils revendiquent de meilleures
conditions de travail et des hausses de salaires, notamment à
travers l'application de la Convention Collective Nationale du
Pétrole. Mardi 19 mai, les représentants syndicaux devaient
rencontrer la direction à 15 heures pour tenter de trouver une
sortie à la crise.
« La convention collective avait déjà été
abordée lors de la grève de 2006. Nous avons une exigence, c'est
l'application de la structure de la grille des salaires. Or la
direction ne veut pas en entendre parler » rapporte Salim
Nahouda, le secrétaire général de la CGT-Ma. Selon lui, une
convention collective locale avait été élaborée en 2006, mais
celle-ci n'a pas été respectée. "Un pompiste devait
normalement évoluer au coefficient supérieur au bout de deux ans,
et ça n'est pas respecté". Face à ces revendications, la
direction aurait "menacé de mettre en place des appareils à
carte(*). Nous n'en voulons pas !" assène Salim Nahouda.
"Les salariés sont prêts à faire durer le
mouvement" prévient Djanffar Kamiloudine, le secrétaire
général adjoint. "Si les agents ne reprennent pas le
travail mercredi, les centrales électriques ne seront pas
ravitaillées et il pourrait donc y avoir des coupures"
précise-t-il.
NB
(*) La convention qui lie la société Total à la
Collectivité de Mayotte est soumise à certaines conditions, dont
l'interdiction d'installer des pompes automatiques. |
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MAYOTTE |
Mayotte : le Grand cadi fait ses adieux
Jeudi 21 Mai 2009 |
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Le Grand cadi de Mayotte, Mohamed Hachim, a fêté mercredi 20 mai son départ à la retraite, après onze années passées à la tête des représentants de la loi islamique.
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Mohamed Hachim a été nommé Grand cadi en 1997. |
Nommé Grand cadi de Mayotte en 1997, Mohamed Hachim
a célébré mercredi 20 mai son départ à la retraite. Né dans le
sud de l’île, à Mzouazia, et père de 22 enfants, cet homme de 68
ans, d’abord cadi à Sada puis à Dembeni selon RFO, quitte sa
fonction au moment même où le rôle des cadis est voué à la
disparition.
Selon le Pacte
pour la départementalisation, la justice çadiale devra
disparaître avec l‘évolution statutaire. Selon un
rapport sénatorial publié en décembre 2008, « [les]
activités juridictionnelles et notariales [des cadis], sources
d'atteintes aux principes constitutionnels d'égalité et de laïcité,
facteurs de complexité et d'insécurité juridique, ne peuvent être
maintenues dans le cadre d'un département ».
Cette suppression pourrait intervenir dans les
prochains mois, lorsque les parlementaires adopteront une loi
ordinaire sur la départementalisation de Mayotte.
Un destin accepté par les cadis. Si certains se
sont ouvertement opposés à la départementalisation avant la
consultation du 29 mars et s’ils ont à nouveau rappelé
l’importance de leur mission lors d’une récente grève, la
plupart se sont tus, à commencer par le Grand cadi. Interrogé par
les médias nationaux, Mohamed Hachim s’est d’ailleurs prononcé
en faveur de ce statut.
Destinés à effectuer dans l’avenir une mission
de médiation sociale, les cadis devraient voir leurs compétences en
matière de justice et d’actes notariaux définitivement
disparaître - elles ont déjà été rognées depuis quelques années
- d’ici à la fin de l’année.
Les cadis sont des agents de la collectivité
départementale.
RC |
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MAYOTTE |
Engouement autour des états généraux à Mayotte, selon la préfecture
Mardi 19 Mai 2009 |
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Le préfet de Mayotte a organisé lundi 18 mai une conférence de presse à la case Rocher pour faire le point sur les états généraux. Selon lui, les travaux "avancent bien".
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Le préfet de Mayotte entouré de Ibrahim Aboubacar, conseiller Général de Sada, Christophe du Peyrat, secrétaire général de la préfécture et Fadul Ahmed Fadul, conseiller général de Pamandzi. |
Le préfet s'est déclaré très satisfait de
l'avancée des travaux sur les états généraux, lundi 18 mai à la
case Rocher. Selon Denis Robin, "nous en sommes à peu près
à la moitié", ce qui lui permet d'établir "un
certain nombre de constats très positifs".
"Tous les ateliers fonctionnent bien, avec
des réunions quasi hebdomadaires" explique-t-il. Mais c'est
surtout l'adhésion de la population à ces réunions qui le
satisfont. "Nous avons désormais des ateliers d'une
quarantaine de personnes, alors qu'il n'y en avait que vingt au
début" se réjouit-il, en précisant que de nombreuses
organisations, associations ou même des particuliers ont exprimé le
souhait de participer aux travaux.
Conséquence directe, la durée de travail des
ateliers a été prolongée jusqu'à la fin du mois de juin, pour
qu'une synthèse soit faite en juillet. Pour Ibrahim Aboubacar,
conseiller général de Sada et président de l'atelier "identité,
culture et mémoire", cette participation massive s'inscrit
"dans la continuité de la consultation sur la
départementalisation. Nous venons de sortir de la campagne pour la
consultation avec un soutien massif en faveur de la
départementalisation (95,2% des votants). Nous sommes désormais
dans la phase de construction de ce département. Cette réflexion
des états généraux est une des pièces de la construction, ils
(les participants) placent donc les états généraux dans le
prolongement de la consultation". Il signale aussi qu'à
Mayotte, "contrairement à ailleurs, le monde social
participe, ce qui dénote une volonté d'être acteurs" de
ces EG.
Pour répondre à "cet engouement",
le préfet a décidé "d'aller à la rencontre de la
population en organisant des réunions publiques" durant
lesquelles les travaux réalisés en ateliers seront expliqués. Huit
sont prévues dans différentes communes. Elles débuteront après
les élections européennes, à compter du 7 juin.
NB |
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COMORES |
Référendum sur la révision constitutionnelle, le « OUI » l’a remporté avec 93,8% des voix
Mardi 19 Mai 2009 |
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Selon des résultats provisoires communiqués à Moroni le 18 mai 2009 vers 20h par le ministre en charge des élections aux Comores, M. Mmadi Ali, le « Oui » l’a remporté avec un score de 93,8% des voix lors du référendum sur la révision constitutionnelle du 17 mai dernier.
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De gauche à droite Kassim Zahahe,SG de la Ceni, le ministre de la justice et des affires islamiques en charges des élections Mmadi Ali, Mme Nabila A. Goddi Mzali, représentante de la ligue des Etats arabes dans la mission d'observation et le président de la Ceni Saendou Djazila. |
Le « Non » dont les
partisans ont refusé de participer à la campagne référendaire, ayant opté pour le boycott, de ce scrutin est crédité de 6,2%. Le
taux de participation est de 52,7%. Ainsi c’est la moitié des
électeurs qui se seraient présentés dans les bureaux de vote le 17
mai.
Ces résultats ne seront officiels qu’après leur
homologation par la cour constitutionnelle, qui est le juge des
élections aux Comores. Les autorités comoriennes saluent « la
maturité politique » dont, ont fait preuve les électeurs
durant les opérations électorales. « On peut se féliciter
du bon déroulement des opérations électorales malgré les menaces
de sabotage qu’avaient proférés certains », a déclaré
le chef de l’Etat Ahmed Abdallah Sambi sur les ondes de la radio
nationale. « Les Comoriens ont démontré leur sagesse et
leur maturité politique. Encore une fois ils ont démontré qu’ils
savent de quel côté se trouvent leurs intérêts »,
a-t-il ajouté.
Les observateurs internationaux ainsi que l’ensemble
des ambassadeurs accrédités aux Comores ont de leur côté constaté
« un très bon déroulement du scrutin ». « Nous
sommes venus ici pour féliciter le président pour le très bon
déroulement du scrutin », a déclaré, Francisco
Madeira, l’envoyé spécial de l’Union africaine aux Comores à
l’issu d’une rencontre des observateurs internationaux et
l’ensemble des ambassadeurs accrédité aux Comores avec le chef de
l’Etat.
« Les hommes politiques de ce pays
passaient leur temps à se battre pour savoir qui devrait faire quoi.
Ces batailles, cette lutte n’a pas sa raison d’être
aujourd’hui », a soutenu M. Madeira estimant que
désormais « on sait clairement qui doit faire quoi ».
Faïssoili Abdou |
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COMORES |
Comores : Les résultats du référendum validés par la cour constitutionnelle
Mercredi 20 Mai 2009 |
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Dans son audience tenue le 19 mai 2009, la cour constitutionnelle (CC) des Comores a procédé à la validation et la proclamation des résultats définitifs du référendum du 17 mai 2009 par son arrêt n° 09-012/CC. Selon ces résultats, sur un total de 334 636
inscrits et 173 196 votants, le « Oui » l’a
emporté avec 93,9% soit 156 055 suffrages exprimés. Le « Non »
a recueilli 6,092% des voix soit 10 124 suffrages exprimés. Le
taux de participation est de l’ordre de 51,76%.
A la lecture de ces résultats, on note une très
légère différence avec les résultats provisoires communiqués la
veille par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni).
Seuls, les résultats de deux bureaux de vote, un à Domoni (Anjouan)
et celui de Massandzéni à Mohéli), ont été annulés par la haute
juridiction pour « discordance des chiffres entre les
votants et les suffrages exprimés ». Les résultats de
deux autres bureaux de vote (Wanani à Mohéli) ne sont pas parvenus
au Greffe de la CC.
La cour constitutionnelle a en outre déclaré
« irrecevable », une requête de Mohamed
Abdouloihabi, président de l’île autonome de Ngazidja réclamant
« l’annulation des résultats des suffrages exprimés lors
du référendum du 17 mai 2009 pour cause « d’irrégularités
dans plusieurs localités de l’île ». La haute
juridiction a estimé que « le requérant n’apporte pas
les preuves de ses allégations ».
Dans son arrêt, la cour constitutionnelle
proclame « adopté le projet de loi référendaire
portant révision de certaines dispositions de la constitution de
l’Union des Comores du 23 décembre 2001 ».
« C’est une grande journée pour le
peuple et la nation comorienne. C’est aussi une victoire pour la
démocratie », a déclaré, Abdouroihim Saïd Bacar le
ministre en charge des télécommunications et de la communication de
l’Union des Comores à nos confrères de la radio nationale peu
après la publication des résultats. « Nous sommes
satisfait des résultats obtenus ; ce n’est pas une surprise pour
nous », a indiqué le vice président Idi Nadhoim sur la
même antenne. « Le plus important reste à faire, nous
devons organiser dans les mois prochains les élections des députés
et des conseillers des îles. C’est un grand défi pour nous »,
a-t-il encore ajouté. En effet, le mandat des députés du
parlement fédéral ainsi ceux des îles ont expirés et il convient
de procéder vite au renouvellement des membres de ces institutions
au risque de plonger dans un vide institutionnel.
Il faut souligner aussi qu’au terme de cette
nouvelle constitution, ce sera à la charge de ces nouveaux membre du
parlement de trancher sur l’épineuse question de l’harmonisation
des mandats et des élections du président de l’Union et des
gouverneurs.
Faissoili Abdou |
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COMORES |
Comores : Réforme constitutionnelle, le président Sambi annonce une première série de mesures
Jeudi 21 Mai 2009 |
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Dans une adresse à la nation, hier 20 mai à 21 heures, le président Sambi a annoncé la première série de mesures que le gouvernement compte mettre en place dans le cadre des réformes découlant de la victoire du « Oui » (à 93,90%) au référendum du 17 mai.
Le chef de l'Etat comorien a notamment défendu l'idée d'« une fonction publique unique pour toute l'archipel » ainsi qu'un « seul état de salaire pour tous les fonctionnaires ». Le président Sambi annonce l'exigence d'opérer au plus vite un contrôle des agents de l'Etat pour « identifier qui fait quoi et combien il est payé ». Il a aussi confié avoir mis en place une commission composée d'experts et de financiers chargé de « réfléchir sur les changements qui doivent s'opérer suivant les changements introduits suite à la réforme de la constitution ». La réduction des indemnités des fonctionnaires qui occupent des postes politiques dans la superstructure figure aussi dans son plan de réforme. Les fonds dégagés seront « réaffectés à la construction d'écoles, l'appui de la jeunesse et le sport en aménageant des terrains de jeu ainsi que l'adduction d'eau », soutient le chef de l'Etat. Au cours de son discours, le président Sambi remerciera les Comoriens de l'intérieur et de l'extérieur du pays pour la « sagesse et la maturité politique » dont ils ont fait preuve dimanche 17 mai dernier. Il a annoncé que l'organisation des élections législatives est une priorité tout en conseillant aux électeurs de choisir « des représentants qui ne constitueront pas un blocage des réformes à engager ». Comprenne qui pourra… Il a enfin annoncé avoir invité les désormais gouverneurs des îles pour une rencontre au sommet dans les jours prochains pour discuter des changements intervenus. Probablement vendredi prochain. Faissoili Abdou
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COMORES |
Comores : Sambi fait le tour des ministères
Jeudi 21 Mai 2009 |
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Après son discours d’hier, au cours duquel il a appelé à une fusion de la fonction publique pour en finir avec « des fonctionnaires des îles et d’autres appartenant à l’Union » et la réduction des « indemnités des fonctionnaires occupant des postes politiques dans les superstructures selon un taux à déterminer », le chef de l’Etat Ahmed Abdallah Sambi a effectué des visites inopinées dans différents services publics.
Il s'est rendu notamment à la centrale d’eau et électricité de
Voidjou, au service de la haute autorité de la fonction publique, au
ministère de la fonction publique et à celui des finances. Selon le
chef de l’Etat comorien, il est urgent de procéder à un contrôle
du fichier de la fonction publique pour « identifier qui
fait quoi et combien il est payé ».
Cette visite dans ces services concernés par l’exécution de ces
mesures constitue, selon le chef de l’Etat, un message à l’endroit
des responsables des lieux pour leur faire savoir que le train est en
marche. Sambi, a estimé qu’un « versement des salaires
des fonctionnaires est inenvisageable avant cette opération de
contrôle ».
A la centrale de la Mamwe, le chef de l’Etat a promis de trouver
le plus vite possible la somme de 250 millions de francs comorien qui
serait nécessaire pour la révision de la centrale. Dans sa tournée,
le président Sambi a fait une halte à « la pause café »,
un lieu fréquenté par différentes catégories de gens et où on y
discute beaucoup politique, question peut être pour le chef de
l’Etat de tâter l’opinion. En tout cas, c’est ici qu’il a
pris son café. « J’étais très contente d’avoir comme
client le chef de l’Etat. J’étais aussi contente de le servir »,
nous a confié une serveuse du café peu après le passage du chef de
l’Etat.
Faissoili Abdou |
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COMORES |
Référendum constitutionnel : un scrutin dans le calme aux Comores
Dimanche 17 Mai 2009 |
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Le référendum constitutionnel attendu par les uns, redouté par les autres a pu se tenir aujourd’hui aux Comores, sans incidents.
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"Oui" ou "non", mais dans le calme. |
Il s'agit, conformément au projet présenté à la population, de simplifier la machine d'état comorienne qui, pour un pays de quelques 800,000 habitants, compte pas moins de quatre gouvernements dont les frais de fonctionnement engloutissent la plus grosse partie du budget de l'état. Les 656 bureaux de vote répartis sur les trois îles (Grande-Comore, Anjouan, Mohéli) de l'archipel des Comores ont ouvert peu après 7h30 locales pour fermer à 18h30. D'après notre correspondant sur place, en Grande Comore la participation à midi était « faible, très faible même », mais les comoriens ont pour habitude de voter en fin de journée et cela ne concerne que Grande Comore. D'autre part, les partisans du « non » ont appelé à boycotter ce scrutin et ne se sont donc pas déplacés. Le scrutin s'est déroulé dans le calme et on n'a constaté aucune violence durant cette journée qui était considérée comme « à hauts risques ». Selon des témoins joints à Mohéli par l'AFP, les opérations de vote se déroulaient également sans incident dans la capitale Fomboni et dans la ville de Djoezi. Le mandat du président de l'Union des Comores est actuellement fixé à quatre ans. En l'état, la présidence de l'Union doit revenir en 2010 à Mohéli au terme du mandat d'Ahmed Abdallah Sambi qui avait succédé au Grand-Comorien Azali Assoumani en 2006. Ce projet modifie la Constitution adoptée par les Comoriens en décembre 2001, qui avait crée l'Union des Comores et dotée chacune des îles d'une large autonomie. Il prévoit également de réduire les pouvoirs des présidents des trois îles pour en faire des gouverneurs. En outre, il donne au président de l'Union le pouvoir de dissoudre l'Assemblée de l'Union et propose d'ériger l'islam en religion d'Etat. Cette élection rallongera de facto le mandat de l'actuel président d'un an, ce qui a fait dire à ses détracteurs qu'il avait la volonté de « s'accrocher au pouvoir ». Pourtant, peu d'hommes politiques comoriens remettent en cause le bien-fondé de cette réforme d'un appareil d'état qui plombe si gravement le budget de l'état et, selon l'actuel président, « favorise le séparatisme ». Les résultats tomberont au compte-goûte durant toute cette nuit et la journée de demain. E.T.
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MADAGASCAR |
Madagascar : Ravalomanana communique sur YouTube
Jeudi 21 Mai 2009 |
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Le président évincé de Madagascar, Marc Ravalomanana, qui vit en exil en Afrique du Sud, a choisi le site internet YouTube pour appeler ses compatriotes et la communauté internationale à "mettre fin au régime putschiste" dans son pays.
"Je demande à la communauté internationale de redoubler
d'efforts et de continuer à travailler avec le peuple malgache pour
mettre fin à ce régime putschiste", déclare M. Ravalomanana,
filmé en plan rapproché à côté d'un drapeau malgache.
Le discours du chef de l'Etat évincé a été mis en ligne par la
"présidence de Madagascar" sur le site de partage de
vidéos YouTube.
C'est la première fois que M. Ravalomanana enregistre une vidéo
pour ce site très populaire dans le monde entier. Son discours,
filmé dans un hôtel de Johannesburg et enregistré en trois langues
(français, anglais et malgache), dure environ cinq minutes.
"Avec l'aide de la communauté internationale, on mettra
rapidement fin à cette tyrannie", affirme le président évincé,
vêtu d'un costume sombre et d'une cravate rouge.
"Les investisseurs internationaux doivent éviter de
collaborer avec le régime illégal. Nous devons tout faire pour
accélérer la chute de ce régime putschiste qui s'accroche au
pouvoir par la force", ajoute-t-il.
"J'ai l'intention de rentrer à Madagascar en tant que
président afin de rétablir l'ordre constitutionnel",
assure-t-il.
A la tête de Madagascar depuis 2002, M. Ravalomanana a été
évincé du pouvoir en mars, sous la pression populaire. Il a remis
ses pouvoirs à un directoire militaire qui les immédiatement
transférés au chef de l'opposition, Andry Rajoelina.
Depuis son départ de Madagascar fin mars, ses partisans
organisent des manifestations quasi quotidiennes dans la capitale
Antananarivo.
Lundi, M. Ravalomanana s'est dit prêt, une fois rétabli dans ses
fonctions, à organiser une élection présidentielle anticipée ou
un référendum pour savoir s'il devrait terminer ou non son mandat,
qui expire normalement en 2011.
Les nouvelles autorités malgaches ont fixé la date de la
prochaine présidentielle en 2010.
(AFP) |
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MADAGASCAR |
Madagascar : les USA ferment le robinet
Mercredi 20 Mai 2009 |
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Les Etats-Unis ont annoncé mardi mettre fin à leur aide économique à Madagascar en raison du caractère non démocratique de l'accession au pouvoir du nouveau président Andry Rajoelina. Cette décision a
été prise au cours d'une réunion présidée par la secrétaire d'Etat
américaine, Hillary Clinton, par la Millenium Challenge Corporation
(MCC), une agence du gouvernement américain créée par l'ex-président
George W. Bush pour lier l'aide au développement à la bonne gouvernance
et aux principes démocratiques, a précisé la MCC dans un communiqué. Le
contrat de la MCC avec Madagascar, le tout premier signé par cette
institution en avril 2005, portait sur une aide de 110 millions de
dollars sur cinq ans, indique le communiqué sans préciser le montant
déjà déboursé par Washington. "La MCC regrette profondément de
devoir mettre officiellement fin à toutes ses opérations à Madagascar
suite au changement de gouvernement de manière non démocratique", a
déclaré le PDG par intérim de l'organisation, Rodney Bent. "Cette
décision n?a pas été facile, vu que le conseil d?administration de la
MCC ainsi que son équipe ont été extrêmement fiers de l?amélioration
palpable que le programme de la MCC a apportée dans la vie des démunis
à Madagascar", a-t-il ajouté. Mais "comme le programme a été
conçu pour aider les pays en voie de développement qui montrent les
engagements les plus solides envers les principes fondamentaux de la
promotion des droits politiques, l?investissement social et la
promotion d?un marché libre, le conseil d?administration a considéré
que les événements survenus récemment à Madagascar ont fondamentalement
sapé le droit du pays à bénéficier dudit programme", a-t-il poursuivi. Les
Etats-Unis avaient suspendu leur aide non humanitaire à Madagascar en
mars, après avoir qualifié de "coup d'Etat" l'accession au pouvoir de
M. Rajoelina. (AFP)
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MADAGASCAR |
Afrique : C'est la Libye qui accueillera le prochain sommet de l'UA
Mercredi 20 Mai 2009 |
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Le prochain sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union africaine (UA) se tiendra à Syrte en Libye du 1er au 3 juillet, a annoncé mardi dans un communiqué l'organisation continentale présidée pour un an par le dirigeant libyen, Mouammar Kadhafi.
"La décision a été prise lundi 18 mai
2009, au cours d'une réunion du comité des représentants
permanents au siège de l'UA à Addis Abeba", précise le
texte.
Ce 13ème sommet de l'UA devait initialement se
tenir à Madagascar,
mais ce pays a été suspendu
à cause de la crise politique qu'il traverse et du changement
anticonstitutionnel de pouvoir intervenu cette année. Le sommet sera
précédé de réunions des experts et des ministres des Affaires
étrangères du 24 au 30 juin, précise l'UA indiquant que le thème
du sommet sera "Investir dans l'agriculture pour la
croissance économique et la sécurité alimentaire".
L'UA organise deux sommets par an, un à Addis Abeba
siège de l'organisation, et l'autre dans l'un des 53 Etats membres.
Le dirigeant libyen, Mouammar Kadhafi, a été élu en février à la
tête de l'UA pour un an.
(AFP) |
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MADAGASCAR |
Madagascar sort de la liste noire des tours opérateurs
Mardi 19 Mai 2009 |
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L'Association internationale des tours opérateurs (CETO) recommande à ses membres de reprendre leurs départs vers la Grande île, nous apprend l'Express de Madagascar.
«D’après les informations disponibles,
notamment, celles du Ministère des Affaires Étrangères et
Européennes (MAEE), actualisées le 11 mai 2009, la situation locale
s’est apaisée », peut-on lire dans un communiqué du CETO. «
Ces mesures pourront être modifiées à tout moment en fonction
de l'évolution de la situation », rappelle cependant le même
communiqué.
La première recommandation de suspension des
départs vers Madagascar par la CETO est tombée, le 30 janvier 2009.
C'était suite à des manifestations de rues sur la place du 13 mai
le lundi 26 janvier. Cette décision des tours opérateurs devrait
relancer la destination Madagascar, à la veille de l'ouverture de la
grande saison touristique vers la mi-juin.
Elle accompagne également d'autres signes de
reprise, notamment, le renforcement des vols internationaux de Air
Madagascar et la reprise des vols de nuit, à partir du 6 juin. avec l'Express
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REUNION |
Outre-mer : Jego invite les détracteurs des états généraux à organiser leurs propres réunions
Mercredi 20 Mai 2009 |
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Yves Jégo a invité lundi à Saint-Denis-de-la-Réunion les détracteurs des états généraux de l'outre-mer à "organiser leurs propres réunions afin que chacun s'exprime et fasse des propositions" à l'issue d'une rencontre de travail à la préfecture.
"Que ceux qui ne se sentent pas à l'aise dans les réunions organisées par le préfet, organisent leurs propres réunions", a déclaré le secrétaire d'Etat à l'outre-mer lors d'un point-presse à la préfecture. Les premiers ateliers publics des états généraux ont débuté la semaine dernière dans l'île et n'ont rassemblé que quelques dizaines de personnes. Les principaux syndicats regroupés au sein du collectif Cospar ont refusé d'y participer estimant que "tout a déjà été décidé par Paris". "Les états généraux ne sont pas ceux de l'Etat, du gouvernement ou de l'UMP mais ceux de la Réunion. Nous attendons des projets, des propositions. Que ces réunions soient un moment d'intelligence partagée, de liberté collective", a souhaité M.Jégo. Il a rappelé qu'une synthèse des travaux sera faite en septembre et que les premières décisions interviendront en octobre. "Le président de la République a apporté des garanties. Les propositions faites seront suivies d'effet", a-t-il dit, invitant "le monde économique, politique et associatif à en tirer les conclusions". En visite pour une journée sur l'île, le secrétaire d'Etat a annoncé que l'Etat avait débloqué 39 millions d'euros dans le cadre du "plan de relance" de l'activité. Il a visité un de ces chantiers dans une école primaire de Sainte-Marie. Yves Jégo a par ailleurs annoncé que ces financements seront complétés, à partir de l'été prochain, par les mesures du plan Corail qui proposera des prêts à taux zéro (jusqu'à 25.000 euros) pour renforcer la trésorerie des très petites entreprises. Il a souligné qu'il entamera, en juin, après les européennes, "une grande tournée des Dom" pour "vendre" ces dispositifs et pour rappeler ceux de la loi de développement économique de l'outre-mer (LODEOM), adoptée mercredi par le parlement. (AFP)
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