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La lettre de Malango
N°
100
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Mardi 24 Février 2009
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" La Lettre de Malango"
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MAYOTTE |
Statut de Mayotte |
Référendum : qui osera dire « non » ?
Dimanche 22 Février 2009 |
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Bel ensemble, belle unanimité! Partis politiques, syndicats, élus, la presse elle-même!, tous unis pour dire « oui ». Jusqu'au parti communiste local qui va jusqu'à renier le grand frère de métropole qui a « osé » rappeler que cette départementalisation était bien peu conforme aux préceptes qui animent ce mouvement, comme une grande partie de la gauche, Besancenot compris, auquel se réfère pourtant Assani Alidina.
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Attention, cette photo peut heurter la sensibilité de certains... |
Est-ce à dire que tous les mahorais vont voter « oui », comme un seul homme? Pas si sûr. Des doutes commencent à germer dans certains esprits. Notamment chez les jeunes qui se lassent d'être obligés d'endosser un costume taillé sur mesures par les générations précédentes et dans lequel ils se sentent un peu à l'étroit. C'est cela aussi la départementalisation : l'occidentalisation des mentalités et l'indépendance des esprits. Le conflit des générations est une invention occidentale. Rien d'étonnant, donc, à ce que la jeunesse mahoraise soit elle aussi touchée, aujourd'hui ou demain. Ce « combat de cinquante années » n'est pas forcément le leur. Au passage, on peut s'étonner du mot « combat » utilisé depuis des années pour qualifier ce qui n'est guère autre chose qu'un passage de l'union libre au mariage. Même s'il s'agit d'un mariage de raison, voire d'un mariage arrangé. Mais un mariage qui commence par un « combat ». Une stratégie dangereuse La classe politique mahoraise a adopté une stratégie dangereuse. Celle qui consiste à revendiquer un score proche des 100% de « oui », y compris Assani Alidina, secrétaire général du Parti communiste rénové de Mayotte qui « lance un défi que dans [sa] commune, il y ait 98% de oui » . Cette position signifie qu'en dessous de ces 98% de « oui », cette classe politique aura perdu son pari! Pourtant cela a été répété à plusieurs reprises : le « oui » l'emporte dès lors que la barre des 50% est passée, ne serait-ce que d'une voix. En effet, sans adversaires - il n'y a pas de parti du « non » et les « nonistes » ne sont pas bien vus -, sans véritable débat, puisque tout le monde semble d'accord et que les contradicteurs ont bien du mal à faire entendre leur voix, on comprendra mal n'avoir pas réussi à faire le plein des voix. On a bien tenté d'anticiper une éventuelle déception en faisant porter le chapeau d'avance aux profs (qui ont d'autres préoccupations que le statut de Mayotte, où ils savent n'être que de passage. On le leur reproche d'ailleurs assez souvent : est-il « normal » qu'ils participent au vote?, peut-on même entendre), ou aux « franco-comoriens », bref, à tout le monde sauf aux « franco-mahorais ». Le mot va agacer. En quoi « franco-mahorais » serait-il plus agaçant que « franco-comorien » ou « franco-malgache » ou « franco-métropolitain » ou... ? Il semblerait qu'il y ait plusieurs sortes de français à Mayotte. Inquiétante, cette manière de trier les habitants de Mayotte. La politique de l'autruche A plusieurs reprises, Yves Jégo a rappelé que les élus avaient pour mission d'expliquer « tous les aspects de la départementalisation, les bon côtés, comme les contraintes ». Finalement, il aura trouvé plus sûr d'envoyer le préfet dans les villages faire ce travail. Effectivement, on peut avoir des craintes quant à la qualité de l'information transmise quand on entend la même sempiternelle réponse, d'où qu'elle vienne, à la même question, celle qui fait grincer les dents, qui se résume en un mot : « fiscalité ». Le (gros) mot est lâché. Et la réponse tombe, invariable : « arrêtez de faire peur aux mahorais ». On croit rêver! Qu'est-ce qui fait le plus peur? Une explication sereine du type « eh bien oui, les mahorais participeront financièrement au développement de leur île, comme tous les français. Ça peut poser des problèmes, mais en tant que politiques responsables, on va trouver des solutions avec vous » ou cette référence à la peur? Il n'y a rien qui fasse plus peur que l'inconnu. Outre le fait que cette question ne donne guère l'impression d'effrayer les électeurs, en quoi cette participation logique et évidente de tous au fonctionnement de la collectivité devrait-elle faire peur? Même si l'on peut effectivement craindre pour les propriétaires terriens qui n'ont pas de revenus, car « les taxes foncières [] concernent tous les propriétaires », selon le pacte. Qu'adviendra-t-il de ceux qui n'ont pas de revenus pour s'en acquitter? Si l'on ne pose pas la question, on ne risque pas d'avoir de réponse et de trouver une solution pour ceux qui, peut-être, se verront contraints un jour de vendre une partie de leur bien. A qui? Les problèmes que traversent actuellement les Antilles, n'ont-ils pas leur racines dans ce genre de "détail"?
Cette réponse étonnante, on a pu l'entendre à plusieurs reprises sur les antennes de RFO, notamment, de la bouche de M. Aly Souf, répondant au journaliste de Mayotte Hebdo, qui en est resté coi - un journal qu'on ne peut pourtant pas soupçonner de faire partie des « nonistes » au regard de ses éditoriaux enflammés en faveur de la départementalisation. Certes, la question a été posée des dizaines de fois, mais avec cette réponse récurrente, elle risque de rester en suspens pendant encore longtemps. Et puis, n'est-elle pas la préoccupation première des électeurs : « combien ça va nous coûter »? N'est-ce pas une interrogation légitime? Les mahorais ne sont pas stupides. Ils ont compris il y a bien longtemps que l'on n'a rien sans rien. Que toute médaille a son revers. Ce choix qu'ils vont faire, c'est, ce devrait être, de mettre ce qu'ils jugent comme un avantage sur un plateau de la balance et les inconvénients (car il y en a, bien évidemment) sur l'autre et de faire leur choix, sans peur, mais sans illusions non plus. Et en toute connaissance de cause, sans zones d'ombres. On est loin du compte. Qu'auraient pensé les français si M. Sarkozy avait répondu « arrêtez de faire peur aux français! » à une question, peut-être embarrassante, concernant son projet lors de sa campagne électorale? Pourtant, de telles questions n'ont pas manqué! C'est ce qu'on appelle le débat démocratique. Et encore, n'est-on pas allé jusqu'au bout du sujet : et la TVA? (encore un gros mot?) Le pacte pour la départementalisation n'y fait jamais allusion directement, se contentant d'indiquer que « le passage à une fiscalité de droit commun était prévu pour le 1er janvier 2008. Cela n'a pas été possible et l'objectif a été repoussé au 1er janvier 2014 » Mayotte y coupera-t-elle? Peu probable. Dans quelles conditions sera-t-elle mise en place? A quels taux? Encore bien des questions qui n'ont pas été abordées. Pourtant, l'alignement fiscal doit avoir lieu en 2014 et il serait intéressant, là aussi, d'avoir des réponses. Sans « peur », simplement pour savoir « où on met les pieds ». Être informés. Un minimum. Dans les phrases toutes faites qu'on sert dès que l'on porte la moindre contradiction, la moindre objection, il y a le célèbre « respecter les mahorais », avec ses variantes « respectez le choix des mahorais », « n'insultez pas les élus ». Et si l'on respectait réellement la liberté de pensée et de parole, inscrite dans la constitution française, celle-là même où Mayotte a pris place explicitement depuis le 28 mars 2003? Il y aura six ans et un jour tout juste le jour du référendum. Bien sûr, il n'existe aucune loi d'exception à Mayotte interdisant de s'exprimer. Il y a mieux : la pression sociale. Si vous ne voulez pas être mis au ban de la famille, du village, il vous faut hurler avec les loups. Ceci dit, rien n'interdira à tout un chacun, dans l'intimité de l'isoloir, de faire son vrai choix, en tête à tête avec lui-même, ses convictions, sa réflexion. Ce sont le dialogue et la confrontation des idées qui font avancer la société, pas la politique de l'autruche et de la peur. Eric TRANNOIS
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MAYOTTE |
Education |
Mayotte : en grève, les lycéens de Mamoudzou demandent plus de sécurité
Mardi 24 Février 2009 |
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Une partie des élèves du lycée de Mamoudzou ont manifesté lundi 23 février contre l’insécurité qui règne selon eux à l’intérieur et aux abords de l’enceinte scolaire.
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En fin de semaine, ce sont les élèves du lycée professionnel de Chirongui qui étaient en grève pour protester contre la vétusté des locaux et le manque de moyens. |
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Environ 500 élèves du principal lycée de Mayotte, qui en compte
1.800, ont manifesté lundi 23 février afin de demander « plus
de sécurité » aux abords de leur établissement, situé en
plein cœur de Mamoudzou, le chef-lieu. « Récemment, il y a
eu des bagarres, un crime à l’extérieur du lycée et un viol à
l’intérieur. Il y a trop d’insécurité. Nous ne nous sentons
pas assez protégés », a expliqué l’un des leaders du
mouvement.
Il y a quelques jours, une élève aurait été violée au sein de
l’établissement - sa famille ainsi que le proviseur affirment
avoir déposé une plainte.
Le 23 janvier, une jeune femme de 18 ans (élève au lycée
professionnel de Kaweni), avait
été mortellement agressée par son ex-compagnon, alors
qu’elle se trouvait dans le square Papaye, lieu de rendez-vous de
nombreux lycéens situé à deux minutes de l’établissement.
Les élèves affirment en outre que de nombreuses bagarres ont
lieu à la sortie du lycée.
Après avoir débrayé dans les classes, les manifestants ont
rencontré le proviseur du lycée et le vice-recteur, qui ont appelé
à la responsabilité des élèves lorsqu’ils voient entrer des
« intrus » à l’intérieur de l’établissement. Le
premier a assuré sur Radio Mayotte que le dialogue existe entre
l’administration et les étudiants.
Les manifestants se sont ensuite dirigés vers le Conseil général,
où ils ont été reçus par des collaborateurs du président, Ahmed
Attoumani Douchina.
Les délégués des élèves doivent se réunir mardi 24 février
pour étudier la suite à donner au mouvement. Les élèves devaient
reprendre les cours ce mardi.
RC
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MAYOTTE |
Justice |
Mayotte : enquête sur la diffusion d’un DVD d’images à caractère pornographique
Lundi 23 Février 2009 |
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Cinq mois après la mise en examen de trois hommes pour atteintes sexuelles sur plusieurs mineures, l’un d‘entre eux, Daniel Mielcarek, fait de nouveau parler de lui à Mayotte, via un DVD d’images à caractère pornographique qui circule, notamment parmi les jeunes.
Ce DVD qui circule de main en main à Mayotte depuis plusieurs
semaines, compte environ un millier d’images : essentiellement des
portraits de jeunes filles, mais aussi un petit nombre d’images
pornographiques (10 à 15) et de photos où des filles apparaissent
dénudées (30 à 40), mettant en scène des filles dont certaines
semblent être mineures et Daniel Mielcarek, un enseignant proche de
la soixantaine déjà connu pour ce type d‘affaire.
En tout, 80 personnes apparaissent sur le DVD, indique le
vice-procureur de la République, Thomas Michaud, dont une minorité
est concernée par les images pornographiques. Ce sont des
adolescentes également photographiées mais habillées qui ont
alerté la justice, gênées de voir leur portrait côtoyer des
clichés obscènes. Elles disent subir les railleries aujourd’hui,
de la part de ceux qui ont vu le DVD.
En septembre 2008, des images à caractère pornographique d’une
jeune fille, circulant sur les téléphones portables d’élèves du
collège de Mgombani, à Mamoudzou, avaient
alerté les enquêteurs. Les investigations avaient permis
d’identifier plusieurs adolescentes mineures de différents
établissements scolaires, qui s’adonnaient de façon occasionnelle
à la prostitution auprès d’adultes, parmi lesquels deux
enseignants dont Daniel Mielcarek.
Après avoir travaillé au collège de Koungou, au nord de
Mamoudzou, celui-ci avait au moment de l’enquête quitté Mayotte.
Il a été interpellé pour une affaire similaire à Saint-Martin,
dans les Antilles françaises. Les perquisitions à son domicile
avaient abouti à la saisie d’images pornographiques mettant en
scène des mineures.
Actuellement incarcéré à Basse-Terre pour une autre affaire de
mœurs, Daniel Mielcarek peut difficilement être soupçonné d’avoir
organisé la diffusion de ces images. Une seconde enquête a été
ouverte pour découvrir qui a propagé ces clichés. La détention
d’images pornographiques mettant en scène des mineurs est passible
de 2 ans de prison et de 30.000 euros d’amende ; la diffusion de
ces images peut être punie de 3 ans de prison et 45.000 euros
d’amende ; et leur propagation sur Internet de 5 ans de prison et
75.000 euros d’amende.
LG
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COMORES |
Développement |
SAMBI : « le projet Habitat un défi que nous devons et pouvons relever…»
Mardi 24 Février 2009 |
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Le rideau est tombé ce matin sur les travaux du forum international sur l’habitat aux Comores ou « Baticom ».
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Le président Sambi ne manque pas de montrer à ses visiteurs le banga qu'il a fait construire dans les jardins du palais présidentiel de Beit-Salam, symbole de l'importance que représente l'habitat dans son programme. |
Pendant trois jours des experts nationaux et internationaux ont
passés au crible les différents aspects de la mise d’une
politique de lutte contre l’habitat indécent aux Comores. Quatre
principaux thèmes ont été traités à cette occasion dont « le
cadre légal », « l’habitat économique et le
développement durable », la « stratégie du
financement et accès au crédit » et la « mise en
place d’une agence nationale pour l’habitat ». Ces
travaux qui se tiennent à Moroni depuis le dimanche 22 février
2009, s’étaient assigné comme mission principale
« l’identification des mécanismes à mettre en place
pour la réalisation du projet habitat », a précisé le
président de l’Union des Comores Ahmed Abdallah Sambi, dans son
discours inaugural, hier dans la matinée.
A l’issue des travaux plusieurs propositions allant dans le sens
de la mobilisation des ressources financières et humaines locales
ont été avancées par les conférenciers. « Ces
recommandations doivent permettre au gouvernement de démarrer le
projet habitat », a déclaré Christian Soussou, un
représentant du ministère de l’urbanisme et de l’habitat du
Bénin, qui prenait part à cette rencontre.
En effet, « le projet Habitat »qui constitue un
des engagements du président Sambi envers ses électeurs a pris du
plomb dans l’aile et jusqu’à maintenant, on a enregistré peu
d’avancées dans la mise en place effective de ce projet. Un retard
que le chef de l’Etat, impute à « un manque d’expertise
nationale dans ce domaine ». Certes. Mais il faut
reconnaitre aussi qu’en initiant «son » projet, sans
effectuer au préalable une étude poussée sur le sujet, le
président Sambi avait tout simplement mis la charrue avant les
bœufs.
Selon le chef de l’Etat le recours à l’expertise
internationale à travers ce forum doit permettre de « tirer
le maximum d’avantage de l’expérience des autres pays »
et ainsi favoriser « le transfert des connaissances ».
Evidemment, il y avait des experts venus de différents pays du monde
comme la Syrie, la Jordanie, le Benin ou les Maldives et ils ont
échangés leurs expériences avec leurs homologues comoriens.
Le ministre de l’Union en charge de l’urbanisme et de
l’aménagement du territoire qui a noté que « 65% des
habitations dans l’archipel ont des murs en tôle, en feuille de
cocotier ou en pisé et abritent 62% de la population globale»,
estime que ce premier forum sur l’habitat aux Comores constitue
« un nouvel élan » pour le démarrage du projet
Habitat. Cette rencontre doit servir de base « pour
mesurer le chemin parcouru jusqu’ici, constater les échecs et
tirer les leçons du passé», a-t-il affirmé. En fait, à
en croire le président de l’union des chambres de commerce de
l’industrie et de l’agriculture (Uccia), Ahmed Bazi, ce projet
comporte « des enjeux socio-économique multiples »
notamment celui de « lutter contre toute les précarités
dans le pays », car « quand le bâtiment va, tout
va », a-t-il indiqué.
« Nous sommes engagés derrières vous dans vos projets
de développement », a rassuré pour sa part Bashar Kiwan
président du groupe Comoro gulf Holding, la société qui a financé
cette rencontre. « Le projet habitat est un défi que nous
devons et pouvons relever », a conclu le chef de l’Etat
Ahmed Abdallah Sambi.
Faissoili Abdou
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COMORES |
Diplomatie - Relations internationales |
Le président iranien en tournée dans la région
Mardi 24 Février 2009 |
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Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad se rendra au Kenya mardi 24 février pour une visite d'Etat de deux jours, a annoncé dimanche le ministre kenyan des Affaires étrangères Moses Wetangula, ajoutant que la visite aidera à étendre la coopération bilatérale entre les deux pays. Il se rendra ensuite aux Comores pour une visite de 24 heures.
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Le Président de la République Islamique d'Iran arrivera mercredi à Moroni, pour une visite de 24 heures. Des dizaines de personnalités iraniennes dont plusieurs Ministres font partie de la délégation, selon la présidence de l'Union des Comores. |
"Le Kenya a de liens très étroits avec l'Iran. Ils
représentent nos principaux marchés pour le thé et nous nous
attendons à ce que cela soit complété à travers la signature de
plusieurs accords bilatéraux au cours de la visite du président
Ahmadinejad au Kenya qui débute mardi," a affirmé
Wetangula aux journalistes dimanche.
Le président Ahmadinejad, qui effectuera sa première visite au
Kenya, sera accompagnée d'une délégation de plus de 100 officiels
et hommes d'affaires du secteur privé. Il se rendra aussi aux
Comores et à Djibouti.
L'invitation au dirigeant iranien a été personnellement adressée
par le président Mwai Kibaki lors des discussions bilatérales entre
les deux dirigeants en marge de l'Assemblée générale des Nations
Unies à New York en septembre dernier.
"Nous espérons signer un accord sur l'eau, la formation
des capacités et le commerce. Nous signerons aussi des accords sur
les services aériens bilatéraux, le tourisme, l'énergie et dans
les domaines de la dispensation de la double taxation, entre autres,"
a indiqué le ministre.
"Nous avions eu des consultations très avancées avec
l'Iran sur les exportations de boeuf et des produits de pêche,"
a indiqué Wetangula. La valeur des exportations kenyanes vers l'Iran
s'élève à 55 millions de dollars américain d'après les derniers
chiffres.
Des sources ont affirmé que les deux gouvernements ont indiqué
des projets de mise sur pied d'une nouvelle compagnie de navigation
entre le port iranien de Bandar Abbas et celui de Mombassa, la
création d'un centre commercial iranien à Nairobi et l'ouverture
d'une branche de la banque iranienne dans la capitale kenyane.
L'Iran exporte le pétrole industriel, les tapis, les produits
chimiques vers le Kenya et importe principalement le thé de ce pays
de l'Afrique de l'Est. Déjà, l'Iran a une industrie de montage de
tracteurs pour l'Ouganda, et espère construire une autre de ce genre
au Kenya. L'Iran a accepté de suspendre certaines mesures de
standardisation des exportations qui retardaient et entravaient les
exportations du thé kenyan dans une bureaucratie tatillonne.
(Xinhua)
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COMORES |
Economie |
Un nouveau venu dans le paysage bancaire des Comores
Mardi 24 Février 2009 |
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La banque fédérale du commerce (BFC) du consortium Comoro Gulf Holding a été inaugurée officiellement hier après midi par le chef de l’Etat comorien Ahmed Abdallah Sambi en présence du prince Al-Jaber Moubarak Al-Sabah du Koweit.
L’ouverture de la BFC, porte à trois le nombre de banques
commerciales présentes dans l’archipel, après la Banque pour
l’Industrie et le Commerce (BIC), une filiale de la BNP Paris Bas
et l’Exim Bank, qui a commencé ces activités depuis l’année
dernière. L’inauguration de cette nouvelle banque va permettre
aux Comores de « combler le retard que nous avons accumulé
pendant plus d’un quart de siècle », a indiqué, docteur
Mohtar Ahmed. Rappelons que depuis 1975, la BIC était la seule
banque d’escompte aux Comores.
Pour le président Sambi, l’ouverture de cette banque signifie
que « nous avons retrouvé la confiance de nos
partenaires ». « Une telle institution servira a
appuyé l’économie de notre pays qui manque cruellement de
ressources financières », a-t-il ajouté. « C’est
une grande victoire pour la pays et l’économie comorienne. En
l’espace de deux ans nous avons inauguré deux banques. Cela va
nous ouvrir d’autres espace économique dans le monde »,
a déclaré Chamsoudine Ahmed, le président de l’organisation du
patronat des Comores.
Au cours d’une séance de questions réponses avec les
journalistes, Marwan Kheirddine, un des responsables de la BFC, a nié
les informations faisant état du retrait de leur licence par la
Banque Centrale des Comores. « Nous avons notre licence »,
a-t-il affirmé. La banque fédérale, qui a comme directeur général,
le Libanais, Badih Abdallah, un expert en gestion comptable, a
recruté 17 agents, tous de nationalité comorienne et dispose d’un
fond de démarrage de 10 millions d’euros. « Dès demain
matin nous allons commencer nos activités », a précisé
Marwan Kheirddine.
Faissoili Abdou
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MADAGASCAR |
Justice |
Madagascar : les quatre Français expulsés accusés de trouble à l’ordre public
Mardi 24 Février 2009 |
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Dans son édition n°1255 de vendredi 20 février, la Lettre de l’océan Indien révèle l’identité des quatre Français expulsés de Madagascar le 6 février. Il s’agit, selon la LOI, « du dirigeant de la société Assist
Développement, Alain Moyon, et de son père ; de Patrice Neveu, qui est
le gendre de Pascal Rakotomavo, un ancien premier ministre malgache et
actuellement l’une des éminences grises du maire destitué
d'Antananarivo, Andry Rajoelina ; et de Patrick Leloup, qui est un
proche d'Alain Ramaroson, lequel est un ancien conseiller de
Ravalomanana passé dans le camp de Rajoelina ».
Toujours selon la LOI, « Moyon était en conflit judiciaire avec
Maminiaina Rasolondraibe, le patron de Funreco et avait des ennuis avec
des Malgaches à propos de sa demande de concession sur l'île Nosy Hara
et l'archipel des Mitsio. Par contre, il bénéficiait du soutien
d'Heriniaina Rabemananjara, le fils de l'actuel premier ministre
malgache. Neveu est un promoteur immobilier qui était intervenu
récemment dans une émission de télévision de la chaîne française TF1,
pour vanter le bas coût du m² de terrain à Nosy Be. Il a déjà été
expulsé de Madagascar en 2002, alors qu'il résidait à Mahajanga avec
son épouse de l'époque, Nathalie Barday. Quant à Patrick Leloup, c'est
un ancien conseiller d'Alain Ramaroson. »
L’arrêté d’expulsion aurait été pris le 3 février par le ministère
de l’Intérieur, avec la bénédiction de Marc Ravalomanana. Les quatre
hommes seraient officiellement accusés d'atteinte à la sûreté de l'Etat
et de trouble à l'ordre public. Selon plusieurs sources, ils auraient
été expulsés en raison de leurs accointances avec le camp Rajoelina.
« Le ministère français des affaires étrangères semble vouloir
minimiser ces expulsions en estimant qu'elles n'ont rien à voir avec le
contexte politique actuel et qu'elles répondent simplement à des faits
délictueux », précise la LOI. |
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MADAGASCAR |
Mouvements sociaux, Syndicalisme |
Madagascar : Rajoelina et Ravalomanana se sont rencontrés
Lundi 23 Février 2009 |
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Le maire destitué d'Antananarivo, Andry Rajoelina, et le président Marc Ravalomanana se sont rencontrés samedi pour la première fois depuis que le conflit qui les oppose a dégénéré en crise politique majeure à Madagascar.
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Andry Rajoelina lors de son meeting du 2 février à Antananarivo. |
Cette première rencontre qui visait à "faciliter le
dialogue futur" pour régler la crise s'est déroulée dans "le
respect, la cordialité et le calme", a indiqué un bref
communiqué du très influent Conseil des Eglises chrétiennes de
Madagascar (FFKM), artisan de l'entrevue de 45 minutes qui s'est
déroulée au siège de l'épiscopat à Antananarivo.
Selon le Conseil, qui regroupe quatre Eglises, catholique et
protestantes, les deux hommes ont pris "cinq engagements" :
l'arrêt des propos provocateurs dans les médias, l'arrêt de la
diffusion de fausses nouvelles, l'arrêt des violences et des
pillages, l'arrêt des meetings publics et la fin des "arrestations
à caractère politique".
Selon un participant à la réunion s'exprimant sous couvert
d'anonymat, des négociations politiques proprement dites pourraient
débuter la semaine prochaine entre le camp présidentiel et celui du
maire destitué, qui conteste la légitimité du chef de l'Etat et
réclame sa destitution.
Plus tôt samedi, M. Rajoelina avait annoncé à ses partisans
rassemblés dans la capitale qu'il allait rencontrer M. Ravalomanana.
"Je n'ai pas peur de le rencontrer. Je vais apporter la voix du
peuple", avait-il lancé à environ 10.000 de ses partisans
rassemblés place du 13-Mai, au centre d'Antananarivo.
"Rien ne filtrera de nos discussions et je ferai un rapport
au peuple", avait-il ajouté.
(AFP)
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MADAGASCAR |
Mouvements sociaux, Syndicalisme |
Madagascar: nouvelle rencontre Ravalomanana-Rajoelina
Mardi 24 Février 2009 |
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Le président malgache Marc Ravalomanana et le maire destitué d'Antananarivo, Andry Rajoelina, se sont entretenus lundi pour la seconde fois depuis le début d'une crise politique majeure à Madagascar, a-t-on appris de source officielle.
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Le président malgache Marc Ravalomanana et le chef de l'opposition Andry Rajoelina ont tenu leur deuxième rencontre lundi après-midi à Antananarivo. |
Aucun des deux protagonistes n'a fait de déclaration à l'issue de cette rencontre d'une durée d'environ une heure dans une salle polyvalente à la périphérie d'Antananarivo, a-t-on indiqué à l'AFP à la présidence. A la sortie, seul Mgr Odon Razanakolona, président en exercice du Conseil chrétien des églises à Madagascar (FFKM - médiateur dans la crise), a déclaré que "les négociations continuent". "On ne peut rien dire de plus pour le moment", a-t-il ajouté, refusant de préciser la date d'une éventuelle nouvelle rencontre. L'entourage de M. Rajoelina, contacté par l'AFP, s'est montré "très déçu". "Le président a minimisé la sortie de crise, il a parlé de l'organisation du sommet de l'Union Africaine (prévu à Madagascar en juillet), du MAP (Madagascar Action Plan, plan de développement national)", a déclaré un proche de l'opposant. "On n'a pas abordé le vif du sujet", a précisé une autre source du même camp, qui réclame un échange "plus sérieux". Les négociations devaient cependant se poursuivre mardi, selon ces sources. Samedi, les deux adversaires de la Grande Ile de l'océan Indien s'étaient rencontrés pour la première fois depuis le début de la crise. Cinq engagements avaient été pris pour "faciliter le dialogue futur": l'arrêt des propos provocateurs dans les médias, l'arrêt de la diffusion de fausses nouvelles, l'arrêt des violences et pillages, l'arrêt des rassemblements publics et la fin des "arrestations à caractère politique". La rencontre avait eu lieu à l'épiscopat, où se déroulaient les négociations entre représentants des deux camps. AFP
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MADAGASCAR |
Mouvements sociaux, Syndicalisme |
Les forces de la SADC prêtes à intervenir à Madagascar
Mardi 24 Février 2009 |
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La Brigade de réserve de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) est prête à intervenir en République démocratique du Congo (RDC) et à Madagascar afin de rétablir la paix et la stabilité dans les deux pays, a déclaré Mathendele Moses Dlamini, chef de la mission de la manœuvre militaire Mapex Dolphin Phase-1 de la SADC.
Mathendele Dlamini a également indiqué que les manœuvres
militaire, qui sont menées à Cabo Ledo à Bengo, province située
dans le nord de l'Angola, réunira les effectifs des forces armées
et de la police des Etats membres de la SADC.
Il a ajouté que les forces de réserve de la SADC devraient agir
en tant qu'élément important du maintien de la paix des Etats
africains.
La Mapex Dolphin Phase-1 est un dispositif militaire intégré et
conjoint qui vise à préparer la brigade de réserve de la SADC pour
les opérations de maintien de la paix de manière
multidimensionnelle, en accord avec le programme des forces de
réserve de l'Union africaine.
La mission de la brigade de réserve consiste à observer et
contrôler, à soutenir la paix, et à intervenir dans un Etat membre
afin de rétablir la paix et la sécurité, à prévenir les conflits
et les empêchant ainsi de s'empirer ou de se propager vers les
Etats voisins, à apporter de l'aide humanitaire, et à organiser le
désarmement post-conflit et la démobilisation.
Basé dans leurs pays respectifs, le
personnel appartenant à la brigade de réserve ne devrait être
envoyé que lorsque son intervention devient nécessaire.
Xinhua
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MAURICE |
Ecologie - Environnement et ressources naturelles |
Campagne de sensibilisation pour protéger la faune et la flore de l’Ile Maurice
Lundi 23 Février 2009 |
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L’Association américaine « Rare Pride » initie une campagne de sensibilisation en Ile Maurice sur la nécessité de sauvegarder la faune et la flore de l’Ile, a appris APA dimanche à Port Louis. Face à la presse dimanche à Port
Louis, la capitale, Mme Cathleen Cybele, chargée de l’éducation
pour la sauvegarde auprès de la Fondation mauricienne de la faune et
de le flore, a indiqué que l’Association « Rare Pride » avait
déjà initié quelque 100 campagnes de sensibilisation à travers le
monde, notamment en Afrique du Sud et aux Seychelles.
Elle a ajouté que la première
campagne serait conduite, en collaboration avec la Fondation
mauricienne de la faune et de la flore, la Haute Commission
Britannique, la firme PricewaterhouseCoopers et les parcs nationaux
et les services de sauvegarde de l’Ile Maurice.
La campagne baptisée « Sauvons nos
lézards » devra commencer lundi prochain et concernera le lézard
endémique «Phelsuma Ornata», plus connu sous le nom de lézard
vert, a précisé Mme Cybele, ajoutant que la Fondation MWF
ambitionne de toucher quelque 100,000 personnes.
Elle a souligné que la population
locale devrait prendre conscience que les reptiles, qui sont le
patrimoine national de l’Ile, ont un important rôle à jouer dans
l’écosystème. Plusieurs d’entre eux sont situés dans les îlots
de la côte est, notamment dans l’Ile Mariane, l’Ile aux Phare et
l’Ile aux Fouquets.
L’intérieur des Iles est fermé au
public mais les plages sont accessibles, a indiqué la conservatrice
qui ajoute qu’elle a invité le public à ne pas laisser des
ordures sur les plages afin de protéger l’environnement des
reptiles.
Mme Cybele a également annoncé que
Rare Pride, de concert avec la Fondation MWF, la Haute Commission
Britannique, l’Initiative de Darwin et les parcs nationaux et les
services de sauvegarde de l’Ile Maurice, allait organiser une série
d’activités de sensibilisation au niveau national sur les
reptiles, marquées notamment par des journées portes ouvertes avec
des concours de dessins, des jeux et des expositions de photos.
APA
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SEYCHELLES |
Société |
Vers un fichage obligatoire des cartes SIM aux Seychelles
Lundi 23 Février 2009 |
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Les usagers des cartes prépayées de
modules d’identification d’abonné (SIM) aux Seychelles seront
bientôt contraints d’enregistrer leurs téléphones auprès des
opérateurs de téléphonie mobiles, en vertu d’une nouvelle loi
qui sera votée incessamment, a annoncé dimanche à Victoria le
directeur général de la Communication du ministère de
l’Information, de la Communication et de la Technologie, (DICT), M.
George Ah-Thew.
M. Ah-Thew a déclaré dimanche que
certains opérateurs avaient déjà offert à leurs clients l’option
d’un enregistrement volontaire de leurs téléphones mobiles.
Il est maintenant indispensable d’adopter de telles réglementations, des individus se
servant de plus en plus de leurs téléphones pour commettre des
forfaits.
Le directeur général de la
Communication a également souligné que la nouvelle loi devrait
prévenir les personnes qui achètent de nouveaux kits de base
prépayés que des renseignements personnels seraient collectés, notamment
leurs noms et adresses.
Elles seront également tenues
d’apporter leurs cartes d’identité avec elles, afin que les
opérateurs puissent vérifier les informations données, a-t-il précisé.
Il a par ailleurs indiqué que toutes
les données seraient gardées confidentiellement par les opérateurs.
Pour sa part, M. Jean Toussaint de la
police seychelloise, a indiqué que depuis l’année dernière, le
nombre d’appels malveillants et de SMS envoyés à partir de
téléphones mobiles a considérablement augmenté.
Les nouvelles réglementations
devraient aider à réduire le coût des recherches des détenteurs
de téléphones non fichés.
M. Toussaint a par ailleurs souligné
que les usagers qui refuseront d’enregistrer leurs téléphones,
dans le délai imparti, se verront privés de leurs lignes
téléphoniques.
De telles réglementations ont été
déjà adoptées à l'Ile Maurice et en Afrique du Sud, a conclu l’agent
de police. avec APA
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AFRIQUE |
Faits divers |
Une touriste française tuée dans un attentat à la bombe au Caire
Lundi 23 Février 2009 |
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Au moins une touriste française a été tuée et 20 autres personnes blessées dans un attentat à la bombe survenu dimanche soir dans le quartier très fréquenté al-Hussein du Caire, a révélé le ministère égyptien de la Santé dans un communiqué.
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Le quartier a été bouclé par les forces de l'ordre. |
Une touriste française a succombé à ses blessures dans un hôpital suite à l'explosion qui s'est produite à 18h50, heure locale, sur une petite place située entre la mosquée al-Hussein et le marché Khan al-Khalili, deux lieux très fréquenté par les touristes. Parmi les 20 blessés, dont un se trouve dans un état critique, 13 sont des touristes français, trois Saoudiens et quatre Egyptiens, indique le communiqué, ajoutant qu'ils ont immédiatement été transférés vers cinq hôpitaux voisins. Selon le procureur général égyptien Abdel-Hegid Mahmoud, qui a inspecté le lieu de l'attentat, le corps de la Française sera remis à l'ambassade de France au Caire. Une enquête a été ouverte. La police a bloqué le lieu de l'explosion et de hauts responsables de la sécurité se sont rendus sur place peu après l'explosion. D'après la chaîne de télévision Nile TV citant des témoins, l'explosion est survenue après que deux suspects, qui s'étaient cachés dans un bâtiment avoisinant, eurent jeté deux bombes au milieu de la foule. Une bombe a explosé immédiatement alors que l'autre était désamorcée par la police. L'Egypte est souvent le théâtre d'attentats contre les touristes étrangers, pays où le tourisme constitue la première source de devises étrangères et contribue à hauteur de 8,5% au PIB. En avril 2005, deux touristes français avaient été tués et 18 autres blessés dans un attentat-suicide dans la même zone. Le 24 avril 2006, trois bombes avaient explosé dans la station balnéaire de Dahab, au bord de la mer Rouge et avait fait au moins 23 morts et un grand nombre de blessés. Le 23 juillet 2005, deux attentats à la voiture piégée et un attentat à la bombe avaient frappé des quartiers commerçants dans la station balnéaire de Charm el-Cheikh, également au bord de la mer Rouge, faisant au moins 64 morts et plus de 200 blessés, dont plusieurs étrangers.
avec Xinhua
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