Malango Actualité La lettre de Malango

Les archives de La Lettre de Malango

LA LETTRE DE MALANGO

Recevez chaque jour les titres de l'actualité de l'Océan Indien par courriel

Votre nom :
Votre adresse email :

Rechercher un article :

Les numéros en html :

Vendredi 12 Mars 2010
Lundi 8 Mars 2010
Mercredi 3 Mars 2010
Lundi 22 Février 2010
Jeudi 18 Février 2010
Mercredi 17 Février 2010
Mardi 16 Février 2010
Jeudi 11 Février 2010
Lundi 8 Février 2010
Mercredi 3 Février 2010
Vendredi 29 Janvier 2010
Mercredi 27 Janvier 2010
Lundi 25 Janvier 2010
Vendredi 22 Janvier 2010
Mercredi 20 Janvier 2010
Vendredi 15 Janvier 2010
Jeudi 14 Janvier 2010
Mardi 12 Janvier 2010
Dimanche 10 Janvier 2010
Lundi 14 Décembre 2009
Vendredi 11 Décembre 2009
Jeudi 10 Décembre 2009
Mercredi 9 Décembre 2009
Mardi 8 Décembre 2009
Lundi 7 Décembre 2009
Vendredi 4 Décembre 2009
Jeudi 3 Décembre 2009
Mercredi 2 Décembre 2009
Mardi 1 Décembre 2009
Jeudi 26 Novembre 2009
Mercredi 25 Novembre 2009
Mardi 24 Novembre 2009
Lundi 23 Novembre 2009
Vendredi 20 Novembre 2009
Jeudi 19 Novembre 2009
Mercredi 18 Novembre 2009
Mardi 17 Novembre 2009
Lundi 16 Novembre 2009
Vendredi 13 Novembre 2009
Jeudi 12 Novembre 2009
Mardi 10 Novembre 2009
Vendredi 6 Novembre 2009
Mercredi 4 Novembre 2009
Mardi 3 Novembre 2009
Vendredi 30 Octobre 2009
Jeudi 29 Octobre 2009
Mercredi 28 Octobre 2009
Mardi 27 Octobre 2009
Samedi 24 Octobre 2009
Mercredi 21 Octobre 2009
Mercredi 21 Octobre 2009
Mardi 20 Octobre 2009
Lundi 19 Octobre 2009
Mercredi 14 Octobre 2009
Mardi 13 Octobre 2009
Lundi 12 Octobre 2009
Vendredi 9 Octobre 2009
Mercredi 7 Octobre 2009
Mardi 6 Octobre 2009
Lundi 5 Octobre 2009
Jeudi 1 Octobre 2009
Jeudi 1 Octobre 2009
Mercredi 30 Septembre 2009
Mardi 29 Septembre 2009
Lundi 28 Septembre 2009
Vendredi 25 Septembre 2009
Mercredi 23 Septembre 2009
Mercredi 23 Septembre 2009
Mardi 22 Septembre 2009
Vendredi 18 Septembre 2009
Jeudi 17 Septembre 2009
Mercredi 16 Septembre 2009
Vendredi 22 Mai 2009
Vendredi 15 Mai 2009
Vendredi 8 Mai 2009
Vendredi 1 Mai 2009
Vendredi 24 Avril 2009
Vendredi 17 Avril 2009
Vendredi 10 Avril 2009
Mardi 31 Mars 2009
Vendredi 27 Mars 2009
Mardi 24 Mars 2009
Vendredi 20 Mars 2009
Mardi 17 Mars 2009
Vendredi 13 Mars 2009
Mardi 10 Mars 2009
Vendredi 6 Mars 2009
Mardi 3 Mars 2009
Vendredi 27 Février 2009
Mardi 24 Février 2009
Vendredi 20 Février 2009
Mardi 17 Février 2009
Vendredi 13 Février 2009
Mardi 10 Février 2009
Vendredi 6 Février 2009
Vendredi 30 Janvier 2009
Mardi 27 Janvier 2009
Vendredi 23 Janvier 2009
Mardi 20 Janvier 2009
Vendredi 16 Janvier 2009
Mardi 13 Janvier 2009
Vendredi 9 Janvier 2009
Mardi 6 Janvier 2009
Vendredi 26 Décembre 2008
Vendredi 19 Décembre 2008
Mardi 16 Décembre 2008
Vendredi 12 Décembre 2008
Mardi 9 Décembre 2008
Vendredi 5 Décembre 2008
Mardi 2 Décembre 2008
Vendredi 28 Novembre 2008
Mardi 25 Novembre 2008
Vendredi 21 Novembre 2008
Mardi 18 Novembre 2008
Vendredi 14 Novembre 2008
Mardi 11 Novembre 2008
Vendredi 7 Novembre 2008
Mardi 4 Novembre 2008
Vendredi 31 Octobre 2008
Mardi 28 Octobre 2008
Vendredi 24 Octobre 2008
Mardi 21 Octobre 2008
Vendredi 17 Octobre 2008
Mardi 14 Octobre 2008
Vendredi 10 Octobre 2008
Vendredi 22 Août 2008
Vendredi 11 Juillet 2008
Mardi 8 Juillet 2008
Vendredi 4 Juillet 2008
Mardi 1 Juillet 2008
Vendredi 27 Juin 2008
Vendredi 20 Juin 2008
Vendredi 13 Juin 2008
Vendredi 6 Juin 2008
Mardi 3 Juin 2008
Vendredi 30 Mai 2008
Lundi 26 Mai 2008
Samedi 24 Mai 2008
Jeudi 22 Mai 2008
Lundi 19 Mai 2008
Vendredi 16 Mai 2008
Mardi 13 Mai 2008
Vendredi 9 Mai 2008
Vendredi 2 Mai 2008
Vendredi 25 Avril 2008
Mercredi 23 Avril 2008
Vendredi 18 Avril 2008
Jeudi 17 Avril 2008
Mardi 15 Avril 2008
Jeudi 10 Avril 2008
Lundi 7 Avril 2008
Samedi 5 Avril 2008
Mercredi 2 Avril 2008
Lundi 31 Mars 2008
Lundi 31 Mars 2008
Vendredi 28 Mars 2008
Mercredi 26 Mars 2008
Lundi 24 Mars 2008
Vendredi 21 Mars 2008
Lundi 17 Mars 2008
Vendredi 14 Mars 2008
Jeudi 13 Mars 2008
Jeudi 13 Mars 2008
Lundi 10 Mars 2008
Jeudi 6 Mars 2008
Mardi 4 Mars 2008
Samedi 1 Mars 2008
Jeudi 28 Février 2008
Mercredi 27 Février 2008
Vendredi 22 Février 2008
Jeudi 21 Février 2008
Mardi 19 Février 2008
Mercredi 13 Février 2008
Lundi 11 Février 2008
Jeudi 7 Février 2008

Si vous ne souhaitez plus recevoir la Lettre de Malango : Désabonnement

En cas de problème de lecture, vous pouvez consulter la Lettre de Malango sur le site

Au sommaire de La Lettre de Malango N° 100 :
Référendum : qui osera dire « non » ?
Mayotte : en grève, les lycéens de Mamoudzou demandent plus de sécurité
Mayotte : enquête sur la diffusion d’un DVD d’images à caractère pornographique
SAMBI : « le projet Habitat un défi que nous devons et pouvons relever…»
Le président iranien en tournée dans la région
Un nouveau venu dans le paysage bancaire des Comores
Madagascar : les quatre Français expulsés accusés de trouble à l’ordre public
Madagascar : Rajoelina et Ravalomanana se sont rencontrés
Madagascar: nouvelle rencontre Ravalomanana-Rajoelina
Les forces de la SADC prêtes à intervenir à Madagascar
Campagne de sensibilisation pour protéger la faune et la flore de l’Ile Maurice
Vers un fichage obligatoire des cartes SIM aux Seychelles
Une touriste française tuée dans un attentat à la bombe au Caire

La lettre de Malango
100

Mardi 24 Février 2009

Vous êtes 17041 lecteurs à recevoir aujourd'hui
" La Lettre de Malango"

 

MAYOTTE

Statut de Mayotte

 

Référendum : qui osera dire « non » ?

 
Dimanche 22 Février 2009
Envoyer l'article par courriel Imprimer l'article
Envoyer Imprimer

Bel ensemble, belle unanimité! Partis politiques, syndicats, élus, la presse elle-même!, tous unis pour dire « oui ». Jusqu'au parti communiste local qui va jusqu'à renier le grand frère de métropole qui a « osé » rappeler que cette départementalisation était bien peu conforme aux préceptes qui animent ce mouvement, comme une grande partie de la gauche, Besancenot compris, auquel se réfère pourtant Assani Alidina.

Attention, cette photo peut heurter la sensibilité de certains...

Est-ce à dire que tous les mahorais vont voter « oui », comme un seul homme? Pas si sûr. Des doutes commencent à germer dans certains esprits. Notamment chez les jeunes qui se lassent d'être obligés d'endosser un costume taillé sur mesures par les générations précédentes et dans lequel ils se sentent un peu à l'étroit. C'est cela aussi la départementalisation : l'occidentalisation des mentalités et l'indépendance des esprits. Le conflit des générations est une invention occidentale. Rien d'étonnant, donc, à ce que la jeunesse mahoraise soit elle aussi touchée, aujourd'hui ou demain. Ce « combat de cinquante années » n'est pas forcément le leur. Au passage, on peut s'étonner du mot « combat » utilisé depuis des années pour qualifier ce qui n'est guère autre chose qu'un passage de l'union libre au mariage. Même s'il s'agit d'un mariage de raison, voire d'un mariage arrangé. Mais un mariage qui commence par un « combat ».

Une stratégie dangereuse

La classe politique mahoraise a adopté une stratégie dangereuse. Celle qui consiste à revendiquer un score proche des 100% de « oui », y compris Assani Alidina, secrétaire général du Parti communiste rénové de Mayotte qui « lance un défi que dans [sa] commune, il y ait 98% de oui » . Cette position signifie qu'en dessous de ces 98% de « oui », cette classe politique aura perdu son pari! Pourtant cela a été répété à plusieurs reprises : le « oui » l'emporte dès lors que la barre des 50% est passée, ne serait-ce que d'une voix.

En effet, sans adversaires - il n'y a pas de parti du « non » et les « nonistes » ne sont pas bien vus -, sans véritable débat, puisque tout le monde semble d'accord et que les contradicteurs ont bien du mal à faire entendre leur voix, on comprendra mal n'avoir pas réussi à faire le plein des voix.

On a bien tenté d'anticiper une éventuelle déception en faisant porter le chapeau d'avance aux profs (qui ont d'autres préoccupations que le statut de Mayotte, où ils savent n'être que de passage. On le leur reproche d'ailleurs assez souvent : est-il « normal » qu'ils participent au vote?, peut-on même entendre), ou aux « franco-comoriens », bref, à tout le monde sauf aux « franco-mahorais ». Le mot va agacer. En quoi « franco-mahorais » serait-il plus agaçant que « franco-comorien » ou « franco-malgache » ou « franco-métropolitain » ou... ? Il semblerait qu'il y ait plusieurs sortes de français à Mayotte. Inquiétante, cette manière de trier les habitants de Mayotte.

La politique de l'autruche

A plusieurs reprises, Yves Jégo a rappelé que les élus avaient pour mission d'expliquer « tous les aspects de la départementalisation, les bon côtés, comme les contraintes ». Finalement, il aura trouvé plus sûr d'envoyer le préfet dans les villages faire ce travail.

Effectivement, on peut avoir des craintes quant à la qualité de l'information transmise quand on entend la même sempiternelle réponse, d'où qu'elle vienne, à la même question, celle qui fait grincer les dents, qui se résume en un mot : « fiscalité ». Le (gros) mot est lâché. Et la réponse tombe, invariable : « arrêtez de faire peur aux mahorais ». On croit rêver!

Qu'est-ce qui fait le plus peur? Une explication sereine du type « eh bien oui, les mahorais participeront financièrement au développement de leur île, comme tous les français. Ça peut poser des problèmes, mais en tant que politiques responsables, on va trouver des solutions avec vous » ou cette référence à la peur? Il n'y a rien qui fasse plus peur que l'inconnu. Outre le fait que cette question ne donne guère l'impression d'effrayer les électeurs, en quoi cette participation logique et évidente de tous au fonctionnement de la collectivité devrait-elle faire peur? Même si l'on peut effectivement craindre pour les propriétaires terriens qui n'ont pas de revenus, car « les taxes foncières [] concernent tous les propriétaires », selon le pacte. Qu'adviendra-t-il de ceux qui n'ont pas de revenus pour s'en acquitter? Si l'on ne pose pas la question, on ne risque pas d'avoir de réponse et de trouver une solution pour ceux qui, peut-être, se verront contraints un jour de vendre une partie de leur bien. A qui? Les problèmes que traversent actuellement les Antilles, n'ont-ils pas leur racines dans ce genre de "détail"?

Cette réponse étonnante, on a pu l'entendre à plusieurs reprises sur les antennes de RFO, notamment, de la bouche de M. Aly Souf, répondant au journaliste de Mayotte Hebdo, qui en est resté coi - un journal qu'on ne peut pourtant pas soupçonner de faire partie des « nonistes » au regard de ses éditoriaux enflammés en faveur de la départementalisation. Certes, la question a été posée des dizaines de fois, mais avec cette réponse récurrente, elle risque de rester en suspens pendant encore longtemps. Et puis, n'est-elle pas la préoccupation première des électeurs : « combien ça va nous coûter »? N'est-ce pas une interrogation légitime? Les mahorais ne sont pas stupides. Ils ont compris il y a bien longtemps que l'on n'a rien sans rien. Que toute médaille a son revers. Ce choix qu'ils vont faire, c'est, ce devrait être, de mettre ce qu'ils jugent comme un avantage sur un plateau de la balance et les inconvénients (car il y en a, bien évidemment) sur l'autre et de faire leur choix, sans peur, mais sans illusions non plus. Et en toute connaissance de cause, sans zones d'ombres. On est loin du compte.

Qu'auraient pensé les français si M. Sarkozy avait répondu « arrêtez de faire peur aux français! » à une question, peut-être embarrassante, concernant son projet lors de sa campagne électorale? Pourtant, de telles questions n'ont pas manqué! C'est ce qu'on appelle le débat démocratique.

Et encore, n'est-on pas allé jusqu'au bout du sujet : et la TVA? (encore un gros mot?) Le pacte pour la départementalisation n'y fait jamais allusion directement, se contentant d'indiquer que « le passage à une fiscalité de droit commun était prévu pour le 1er janvier 2008. Cela n'a pas été possible et l'objectif a été repoussé au 1er janvier 2014 » Mayotte y coupera-t-elle? Peu probable. Dans quelles conditions sera-t-elle mise en place? A quels taux?

Encore bien des questions qui n'ont pas été abordées. Pourtant, l'alignement fiscal doit avoir lieu en 2014 et il serait intéressant, là aussi, d'avoir des réponses. Sans « peur », simplement pour savoir « où on met les pieds ». Être informés. Un minimum.

Dans les phrases toutes faites qu'on sert dès que l'on porte la moindre contradiction, la moindre objection, il y a le célèbre « respecter les mahorais », avec ses variantes « respectez le choix des mahorais », « n'insultez pas les élus ». Et si l'on respectait réellement la liberté de pensée et de parole, inscrite dans la constitution française, celle-là même où Mayotte a pris place explicitement depuis le 28 mars 2003? Il y aura six ans et un jour tout juste le jour du référendum.

Bien sûr, il n'existe aucune loi d'exception à Mayotte interdisant de s'exprimer. Il y a mieux : la pression sociale. Si vous ne voulez pas être mis au ban de la famille, du village, il vous faut hurler avec les loups.
Ceci dit, rien n'interdira à tout un chacun, dans l'intimité de l'isoloir, de faire son vrai choix, en tête à tête avec lui-même, ses convictions, sa réflexion.

Ce sont le dialogue et la confrontation des idées qui font avancer la société, pas la politique de l'autruche et de la peur.

Eric TRANNOIS



MAYOTTE

Education

 

Mayotte : en grève, les lycéens de Mamoudzou demandent plus de sécurité

 
Mardi 24 Février 2009
Envoyer l'article par courriel Imprimer l'article
Envoyer Imprimer

Une partie des élèves du lycée de Mamoudzou ont manifesté lundi 23 février contre l’insécurité qui règne selon eux à l’intérieur et aux abords de l’enceinte scolaire.

En fin de semaine, ce sont les élèves du lycée professionnel de Chirongui qui étaient en grève pour protester contre la vétusté des locaux et le manque de moyens.

Environ 500 élèves du principal lycée de Mayotte, qui en compte 1.800, ont manifesté lundi 23 février afin de demander « plus de sécurité » aux abords de leur établissement, situé en plein cœur de Mamoudzou, le chef-lieu. « Récemment, il y a eu des bagarres, un crime à l’extérieur du lycée et un viol à l’intérieur. Il y a trop d’insécurité. Nous ne nous sentons pas assez protégés », a expliqué l’un des leaders du mouvement.

Il y a quelques jours, une élève aurait été violée au sein de l’établissement - sa famille ainsi que le proviseur affirment avoir déposé une plainte.

Le 23 janvier, une jeune femme de 18 ans (élève au lycée professionnel de Kaweni), avait été mortellement agressée par son ex-compagnon, alors qu’elle se trouvait dans le square Papaye, lieu de rendez-vous de nombreux lycéens situé à deux minutes de l’établissement.

Les élèves affirment en outre que de nombreuses bagarres ont lieu à la sortie du lycée.

Après avoir débrayé dans les classes, les manifestants ont rencontré le proviseur du lycée et le vice-recteur, qui ont appelé à la responsabilité des élèves lorsqu’ils voient entrer des « intrus » à l’intérieur de l’établissement. Le premier a assuré sur Radio Mayotte que le dialogue existe entre l’administration et les étudiants.

Les manifestants se sont ensuite dirigés vers le Conseil général, où ils ont été reçus par des collaborateurs du président, Ahmed Attoumani Douchina.

Les délégués des élèves doivent se réunir mardi 24 février pour étudier la suite à donner au mouvement. Les élèves devaient reprendre les cours ce mardi.

RC


MAYOTTE

Justice

 

Mayotte : enquête sur la diffusion d’un DVD d’images à caractère pornographique

 
Lundi 23 Février 2009
Envoyer l'article par courriel Imprimer l'article
Envoyer Imprimer

Cinq mois après la mise en examen de trois hommes pour atteintes sexuelles sur plusieurs mineures, l’un d‘entre eux, Daniel Mielcarek, fait de nouveau parler de lui à Mayotte, via un DVD d’images à caractère pornographique qui circule, notamment parmi les jeunes.

Ce DVD qui circule de main en main à Mayotte depuis plusieurs semaines, compte environ un millier d’images : essentiellement des portraits de jeunes filles, mais aussi un petit nombre d’images pornographiques (10 à 15) et de photos où des filles apparaissent dénudées (30 à 40), mettant en scène des filles dont certaines semblent être mineures et Daniel Mielcarek, un enseignant proche de la soixantaine déjà connu pour ce type d‘affaire.

En tout, 80 personnes apparaissent sur le DVD, indique le vice-procureur de la République, Thomas Michaud, dont une minorité est concernée par les images pornographiques. Ce sont des adolescentes également photographiées mais habillées qui ont alerté la justice, gênées de voir leur portrait côtoyer des clichés obscènes. Elles disent subir les railleries aujourd’hui, de la part de ceux qui ont vu le DVD.

En septembre 2008, des images à caractère pornographique d’une jeune fille, circulant sur les téléphones portables d’élèves du collège de Mgombani, à Mamoudzou, avaient alerté les enquêteurs. Les investigations avaient permis d’identifier plusieurs adolescentes mineures de différents établissements scolaires, qui s’adonnaient de façon occasionnelle à la prostitution auprès d’adultes, parmi lesquels deux enseignants dont Daniel Mielcarek.

Après avoir travaillé au collège de Koungou, au nord de Mamoudzou, celui-ci avait au moment de l’enquête quitté Mayotte. Il a été interpellé pour une affaire similaire à Saint-Martin, dans les Antilles françaises. Les perquisitions à son domicile avaient abouti à la saisie d’images pornographiques mettant en scène des mineures.

Actuellement incarcéré à Basse-Terre pour une autre affaire de mœurs, Daniel Mielcarek peut difficilement être soupçonné d’avoir organisé la diffusion de ces images. Une seconde enquête a été ouverte pour découvrir qui a propagé ces clichés. La détention d’images pornographiques mettant en scène des mineurs est passible de 2 ans de prison et de 30.000 euros d’amende ; la diffusion de ces images peut être punie de 3 ans de prison et 45.000 euros d’amende ; et leur propagation sur Internet de 5 ans de prison et 75.000 euros d’amende.

LG

COMORES

Développement

 

SAMBI : « le projet Habitat un défi que nous devons et pouvons relever…»

 
Mardi 24 Février 2009
Envoyer l'article par courriel Imprimer l'article
Envoyer Imprimer

Le rideau est tombé ce matin sur les travaux du forum international sur l’habitat aux Comores ou « Baticom ».

Le président Sambi ne manque pas de montrer à ses visiteurs le banga qu'il a fait construire dans les jardins du palais présidentiel de Beit-Salam, symbole de l'importance que représente l'habitat dans son programme.

Pendant trois jours des experts nationaux et internationaux ont passés au crible les différents aspects de la mise d’une politique de lutte contre l’habitat indécent aux Comores. Quatre principaux thèmes ont été traités à cette occasion dont « le cadre légal », « l’habitat économique et le développement durable », la « stratégie du financement et accès au crédit » et la « mise en place d’une agence nationale pour l’habitat ». Ces travaux qui se tiennent à Moroni depuis le dimanche 22 février 2009, s’étaient assigné comme mission principale « l’identification des mécanismes à mettre en place pour la réalisation du projet habitat », a précisé le président de l’Union des Comores Ahmed Abdallah Sambi, dans son discours inaugural, hier dans la matinée.

A l’issue des travaux plusieurs propositions allant dans le sens de la mobilisation des ressources financières et humaines locales ont été avancées par les conférenciers. « Ces recommandations doivent permettre au gouvernement de démarrer le projet habitat », a déclaré Christian Soussou, un représentant du ministère de l’urbanisme et de l’habitat du Bénin, qui prenait part à cette rencontre.

En effet, « le projet Habitat »qui constitue un des engagements du président Sambi envers ses électeurs a pris du plomb dans l’aile et jusqu’à maintenant, on a enregistré peu d’avancées dans la mise en place effective de ce projet. Un retard que le chef de l’Etat, impute à « un manque d’expertise nationale dans ce domaine ». Certes. Mais il faut reconnaitre aussi qu’en initiant «son » projet, sans effectuer au préalable une étude poussée sur le sujet, le président Sambi avait tout simplement mis la charrue avant les bœufs.

Selon le chef de l’Etat le recours à l’expertise internationale à travers ce forum doit permettre de « tirer le maximum d’avantage de l’expérience des autres pays » et ainsi favoriser « le transfert des connaissances ». Evidemment, il y avait des experts venus de différents pays du monde comme la Syrie, la Jordanie, le Benin ou les Maldives et ils ont échangés leurs expériences avec leurs homologues comoriens.

Le ministre de l’Union en charge de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire qui a noté que « 65% des habitations dans l’archipel ont des murs en tôle, en feuille de cocotier ou en pisé et abritent 62% de la population globale», estime que ce premier forum sur l’habitat aux Comores constitue « un nouvel élan » pour le démarrage du projet Habitat. Cette rencontre doit servir de base « pour mesurer le chemin parcouru jusqu’ici, constater les échecs et tirer les leçons du passé», a-t-il affirmé. En fait, à en croire le président de l’union des chambres de commerce de l’industrie et de l’agriculture (Uccia), Ahmed Bazi, ce projet comporte « des enjeux socio-économique multiples » notamment celui de « lutter contre toute les précarités dans le pays », car « quand le bâtiment va, tout va », a-t-il indiqué.

« Nous sommes engagés derrières vous dans vos projets de développement », a rassuré pour sa part Bashar Kiwan président du groupe Comoro gulf Holding, la société qui a financé cette rencontre. « Le projet habitat est un défi que nous devons et pouvons relever », a conclu le chef de l’Etat Ahmed Abdallah Sambi.

Faissoili Abdou

COMORES

Diplomatie - Relations internationales

 

Le président iranien en tournée dans la région

 
Mardi 24 Février 2009
Envoyer l'article par courriel Imprimer l'article
Envoyer Imprimer

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad se rendra au Kenya mardi 24 février pour une visite d'Etat de deux jours, a annoncé dimanche le ministre kenyan des Affaires étrangères Moses Wetangula, ajoutant que la visite aidera à étendre la coopération bilatérale entre les deux pays. Il se rendra ensuite aux Comores pour une visite de 24 heures.

Le Président de la République Islamique d'Iran arrivera mercredi à Moroni, pour une visite de 24 heures. Des dizaines de personnalités iraniennes dont plusieurs Ministres font partie de la délégation, selon la présidence de l'Union des Comores.

"Le Kenya a de liens très étroits avec l'Iran. Ils représentent nos principaux marchés pour le thé et nous nous attendons à ce que cela soit complété à travers la signature de plusieurs accords bilatéraux au cours de la visite du président Ahmadinejad au Kenya qui débute mardi," a affirmé Wetangula aux journalistes dimanche.

Le président Ahmadinejad, qui effectuera sa première visite au Kenya, sera accompagnée d'une délégation de plus de 100 officiels et hommes d'affaires du secteur privé. Il se rendra aussi aux Comores et à Djibouti.

L'invitation au dirigeant iranien a été personnellement adressée par le président Mwai Kibaki lors des discussions bilatérales entre les deux dirigeants en marge de l'Assemblée générale des Nations Unies à New York en septembre dernier.

"Nous espérons signer un accord sur l'eau, la formation des capacités et le commerce. Nous signerons aussi des accords sur les services aériens bilatéraux, le tourisme, l'énergie et dans les domaines de la dispensation de la double taxation, entre autres," a indiqué le ministre.

"Nous avions eu des consultations très avancées avec l'Iran sur les exportations de boeuf et des produits de pêche," a indiqué Wetangula. La valeur des exportations kenyanes vers l'Iran s'élève à 55 millions de dollars américain d'après les derniers chiffres.

Des sources ont affirmé que les deux gouvernements ont indiqué des projets de mise sur pied d'une nouvelle compagnie de navigation entre le port iranien de Bandar Abbas et celui de Mombassa, la création d'un centre commercial iranien à Nairobi et l'ouverture d'une branche de la banque iranienne dans la capitale kenyane.

L'Iran exporte le pétrole industriel, les tapis, les produits chimiques vers le Kenya et importe principalement le thé de ce pays de l'Afrique de l'Est. Déjà, l'Iran a une industrie de montage de tracteurs pour l'Ouganda, et espère construire une autre de ce genre au Kenya. L'Iran a accepté de suspendre certaines mesures de standardisation des exportations qui retardaient et entravaient les exportations du thé kenyan dans une bureaucratie tatillonne.

(Xinhua)

COMORES

Economie

 

Un nouveau venu dans le paysage bancaire des Comores

 
Mardi 24 Février 2009
Envoyer l'article par courriel Imprimer l'article
Envoyer Imprimer

La banque fédérale du commerce (BFC) du consortium Comoro Gulf Holding a été inaugurée officiellement hier après midi par le chef de l’Etat comorien Ahmed Abdallah Sambi en présence du prince Al-Jaber Moubarak Al-Sabah du Koweit.

L’ouverture de la BFC, porte à trois le nombre de banques commerciales présentes dans l’archipel, après la Banque pour l’Industrie et le Commerce (BIC), une filiale de la BNP Paris Bas et l’Exim Bank, qui a commencé ces activités depuis l’année dernière. L’inauguration de cette nouvelle banque va permettre aux Comores de « combler le retard que nous avons accumulé pendant plus d’un quart de siècle », a indiqué, docteur Mohtar Ahmed. Rappelons que depuis 1975, la BIC était la seule banque d’escompte aux Comores.

Pour le président Sambi, l’ouverture de cette banque signifie que « nous avons retrouvé la confiance de nos partenaires ». « Une telle institution servira a appuyé l’économie de notre pays qui manque cruellement de ressources financières », a-t-il ajouté. « C’est une grande victoire pour la pays et l’économie comorienne. En l’espace de deux ans nous avons inauguré deux banques. Cela va nous ouvrir d’autres espace économique dans le monde », a déclaré Chamsoudine Ahmed, le président de l’organisation du patronat des Comores.

Au cours d’une séance de questions réponses avec les journalistes, Marwan Kheirddine, un des responsables de la BFC, a nié les informations faisant état du retrait de leur licence par la Banque Centrale des Comores. « Nous avons notre licence », a-t-il affirmé. La banque fédérale, qui a comme directeur général, le Libanais, Badih Abdallah, un expert en gestion comptable, a recruté 17 agents, tous de nationalité comorienne et dispose d’un fond de démarrage de 10 millions d’euros. « Dès demain matin nous allons commencer nos activités », a précisé Marwan Kheirddine.

Faissoili Abdou

MADAGASCAR

Justice

 

Madagascar : les quatre Français expulsés accusés de trouble à l’ordre public

 
Mardi 24 Février 2009
Envoyer l'article par courriel Imprimer l'article
Envoyer Imprimer

Dans son édition n°1255 de vendredi 20 février, la Lettre de l’océan Indien révèle l’identité des quatre Français expulsés de Madagascar le 6 février.

Il s’agit, selon la LOI, « du dirigeant de la société Assist Développement, Alain Moyon, et de son père ; de Patrice Neveu, qui est le gendre de Pascal Rakotomavo, un ancien premier ministre malgache et actuellement l’une des éminences grises du maire destitué d'Antananarivo, Andry Rajoelina ; et de Patrick Leloup, qui est un proche d'Alain Ramaroson, lequel est un ancien conseiller de Ravalomanana passé dans le camp de Rajoelina ».

Toujours selon la LOI, « Moyon était en conflit judiciaire avec Maminiaina Rasolondraibe, le patron de Funreco et avait des ennuis avec des Malgaches à propos de sa demande de concession sur l'île Nosy Hara et l'archipel des Mitsio. Par contre, il bénéficiait du soutien d'Heriniaina Rabemananjara, le fils de l'actuel premier ministre malgache. Neveu est un promoteur immobilier qui était intervenu récemment dans une émission de télévision de la chaîne française TF1, pour vanter le bas coût du m² de terrain à Nosy Be. Il a déjà été expulsé de Madagascar en 2002, alors qu'il résidait à Mahajanga avec son épouse de l'époque, Nathalie Barday. Quant à Patrick Leloup, c'est un ancien conseiller d'Alain Ramaroson. »

L’arrêté d’expulsion aurait été pris le 3 février par le ministère de l’Intérieur, avec la bénédiction de Marc Ravalomanana. Les quatre hommes seraient officiellement accusés d'atteinte à la sûreté de l'Etat et de trouble à l'ordre public. Selon plusieurs sources, ils auraient été expulsés en raison de leurs accointances avec le camp Rajoelina.

« Le ministère français des affaires étrangères semble vouloir minimiser ces expulsions en estimant qu'elles n'ont rien à voir avec le contexte politique actuel et qu'elles répondent simplement à des faits délictueux », précise la LOI.

 

MADAGASCAR

Mouvements sociaux, Syndicalisme

 

Madagascar : Rajoelina et Ravalomanana se sont rencontrés

 
Lundi 23 Février 2009
Envoyer l'article par courriel Imprimer l'article
Envoyer Imprimer

Le maire destitué d'Antananarivo, Andry Rajoelina, et le président Marc Ravalomanana se sont rencontrés samedi pour la première fois depuis que le conflit qui les oppose a dégénéré en crise politique majeure à Madagascar.

Andry Rajoelina lors de son meeting du 2 février à Antananarivo.

Cette première rencontre qui visait à "faciliter le dialogue futur" pour régler la crise s'est déroulée dans "le respect, la cordialité et le calme", a indiqué un bref communiqué du très influent Conseil des Eglises chrétiennes de Madagascar (FFKM), artisan de l'entrevue de 45 minutes qui s'est déroulée au siège de l'épiscopat à Antananarivo.

Selon le Conseil, qui regroupe quatre Eglises, catholique et protestantes, les deux hommes ont pris "cinq engagements" : l'arrêt des propos provocateurs dans les médias, l'arrêt de la diffusion de fausses nouvelles, l'arrêt des violences et des pillages, l'arrêt des meetings publics et la fin des "arrestations à caractère politique".

Selon un participant à la réunion s'exprimant sous couvert d'anonymat, des négociations politiques proprement dites pourraient débuter la semaine prochaine entre le camp présidentiel et celui du maire destitué, qui conteste la légitimité du chef de l'Etat et réclame sa destitution.

Plus tôt samedi, M. Rajoelina avait annoncé à ses partisans rassemblés dans la capitale qu'il allait rencontrer M. Ravalomanana. "Je n'ai pas peur de le rencontrer. Je vais apporter la voix du peuple", avait-il lancé à environ 10.000 de ses partisans rassemblés place du 13-Mai, au centre d'Antananarivo.

"Rien ne filtrera de nos discussions et je ferai un rapport au peuple", avait-il ajouté.

(AFP)

MADAGASCAR

Mouvements sociaux, Syndicalisme

 

Madagascar: nouvelle rencontre Ravalomanana-Rajoelina

 
Mardi 24 Février 2009
Envoyer l'article par courriel Imprimer l'article
Envoyer Imprimer

Le président malgache Marc Ravalomanana et le maire destitué d'Antananarivo, Andry Rajoelina, se sont entretenus lundi pour la seconde fois depuis le début d'une crise politique majeure à Madagascar, a-t-on appris de source officielle.

Le président malgache Marc Ravalomanana et le chef de l'opposition Andry Rajoelina ont tenu leur deuxième rencontre lundi après-midi à Antananarivo.

Aucun des deux protagonistes n'a fait de déclaration à l'issue de cette rencontre d'une durée d'environ une heure dans une salle polyvalente à la périphérie d'Antananarivo, a-t-on indiqué à l'AFP à la présidence.

A la sortie, seul Mgr Odon Razanakolona, président en exercice du Conseil chrétien des églises à Madagascar (FFKM - médiateur dans la crise), a déclaré que "les négociations continuent". "On ne peut rien dire de plus pour le moment", a-t-il ajouté, refusant de préciser la date d'une éventuelle nouvelle rencontre.

L'entourage de M. Rajoelina, contacté par l'AFP, s'est montré "très déçu". "Le président a minimisé la sortie de crise, il a parlé de l'organisation du sommet de l'Union Africaine (prévu à Madagascar en juillet), du MAP (Madagascar Action Plan, plan de développement national)", a déclaré un proche de l'opposant.

"On n'a pas abordé le vif du sujet", a précisé une autre source du même camp, qui réclame un échange "plus sérieux".

Les négociations devaient cependant se poursuivre mardi, selon ces sources.

Samedi, les deux adversaires de la Grande Ile de l'océan Indien s'étaient rencontrés pour la première fois depuis le début de la crise.

Cinq engagements avaient été pris pour "faciliter le dialogue futur": l'arrêt des propos provocateurs dans les médias, l'arrêt de la diffusion de fausses nouvelles, l'arrêt des violences et pillages, l'arrêt des rassemblements publics et la fin des "arrestations à caractère politique".

La rencontre avait eu lieu à l'épiscopat, où se déroulaient les négociations entre représentants des deux camps.

AFP

MADAGASCAR

Mouvements sociaux, Syndicalisme

 

Les forces de la SADC prêtes à intervenir à Madagascar

 
Mardi 24 Février 2009
Envoyer l'article par courriel Imprimer l'article
Envoyer Imprimer

La Brigade de réserve de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) est prête à intervenir en République démocratique du Congo (RDC) et à Madagascar afin de rétablir la paix et la stabilité dans les deux pays, a déclaré Mathendele Moses Dlamini, chef de la mission de la manœuvre militaire Mapex Dolphin Phase-1 de la SADC.

Mathendele Dlamini a également indiqué que les manœuvres militaire, qui sont menées à Cabo Ledo à Bengo, province située dans le nord de l'Angola, réunira les effectifs des forces armées et de la police des Etats membres de la SADC.

Il a ajouté que les forces de réserve de la SADC devraient agir en tant qu'élément important du maintien de la paix des Etats africains.

La Mapex Dolphin Phase-1 est un dispositif militaire intégré et conjoint qui vise à préparer la brigade de réserve de la SADC pour les opérations de maintien de la paix de manière multidimensionnelle, en accord avec le programme des forces de réserve de l'Union africaine.

La mission de la brigade de réserve consiste à observer et contrôler, à soutenir la paix, et à intervenir dans un Etat membre afin de rétablir la paix et la sécurité, à prévenir les conflits et les empêchant ainsi de s'empirer ou de se propager vers les Etats voisins, à apporter de l'aide humanitaire, et à organiser le désarmement post-conflit et la démobilisation.

Basé dans leurs pays respectifs, le personnel appartenant à la brigade de réserve ne devrait être envoyé que lorsque son intervention devient nécessaire.

Xinhua

MAURICE

Ecologie - Environnement et ressources naturelles

 

Campagne de sensibilisation pour protéger la faune et la flore de l’Ile Maurice

 
Lundi 23 Février 2009
Envoyer l'article par courriel Imprimer l'article
Envoyer Imprimer

L’Association américaine « Rare Pride » initie une campagne de sensibilisation en Ile Maurice sur la nécessité de sauvegarder la faune et la flore de l’Ile, a appris APA dimanche à Port Louis.

Face à la presse dimanche à Port Louis, la capitale, Mme Cathleen Cybele, chargée de l’éducation pour la sauvegarde auprès de la Fondation mauricienne de la faune et de le flore, a indiqué que l’Association « Rare Pride » avait déjà initié quelque 100 campagnes de sensibilisation à travers le monde, notamment en Afrique du Sud et aux Seychelles.

Elle a ajouté que la première campagne serait conduite, en collaboration avec la Fondation mauricienne de la faune et de la flore, la Haute Commission Britannique, la firme PricewaterhouseCoopers et les parcs nationaux et les services de sauvegarde de l’Ile Maurice.

La campagne baptisée « Sauvons nos lézards » devra commencer lundi prochain et concernera le lézard endémique «Phelsuma Ornata», plus connu sous le nom de lézard vert, a précisé Mme Cybele, ajoutant que la Fondation MWF ambitionne de toucher quelque 100,000 personnes.

Elle a souligné que la population locale devrait prendre conscience que les reptiles, qui sont le patrimoine national de l’Ile, ont un important rôle à jouer dans l’écosystème. Plusieurs d’entre eux sont situés dans les îlots de la côte est, notamment dans l’Ile Mariane, l’Ile aux Phare et l’Ile aux Fouquets.

L’intérieur des Iles est fermé au public mais les plages sont accessibles, a indiqué la conservatrice qui ajoute qu’elle a invité le public à ne pas laisser des ordures sur les plages afin de protéger l’environnement des reptiles.

Mme Cybele a également annoncé que Rare Pride, de concert avec la Fondation MWF, la Haute Commission Britannique, l’Initiative de Darwin et les parcs nationaux et les services de sauvegarde de l’Ile Maurice, allait organiser une série d’activités de sensibilisation au niveau national sur les reptiles, marquées notamment par des journées portes ouvertes avec des concours de dessins, des jeux et des expositions de photos.

APA

SEYCHELLES

Société

 

Vers un fichage obligatoire des cartes SIM aux Seychelles

 
Lundi 23 Février 2009
Envoyer l'article par courriel Imprimer l'article
Envoyer Imprimer

Les usagers des cartes prépayées de modules d’identification d’abonné (SIM) aux Seychelles seront bientôt contraints d’enregistrer leurs téléphones auprès des opérateurs de téléphonie mobiles, en vertu d’une nouvelle loi qui sera votée incessamment, a annoncé dimanche à Victoria le directeur général de la Communication du ministère de l’Information, de la Communication et de la Technologie, (DICT), M. George Ah-Thew.

M. Ah-Thew a déclaré dimanche que certains opérateurs avaient déjà offert à leurs clients l’option d’un enregistrement volontaire de leurs téléphones mobiles.

Il est maintenant indispensable d’adopter de telles réglementations, des individus se servant de plus en plus de leurs téléphones pour commettre des forfaits.

Le directeur général de la Communication a également souligné que la nouvelle loi devrait prévenir les personnes qui achètent de nouveaux kits de base prépayés que des renseignements personnels seraient collectés, notamment leurs noms et adresses.

Elles seront également tenues d’apporter leurs cartes d’identité avec elles, afin que les opérateurs puissent vérifier les informations données, a-t-il précisé.

Il a par ailleurs indiqué que toutes les données seraient gardées confidentiellement par les opérateurs.

Pour sa part, M. Jean Toussaint de la police seychelloise, a indiqué que depuis l’année dernière, le nombre d’appels malveillants et de SMS envoyés à partir de téléphones mobiles a considérablement augmenté.

Les nouvelles réglementations devraient aider à réduire le coût des recherches des détenteurs de téléphones non fichés.

M. Toussaint a par ailleurs souligné que les usagers qui refuseront d’enregistrer leurs téléphones, dans le délai imparti, se verront privés de leurs lignes téléphoniques.

De telles réglementations ont été déjà adoptées à l'Ile Maurice et en Afrique du Sud, a conclu l’agent de police.

avec APA

AFRIQUE

Faits divers

 

Une touriste française tuée dans un attentat à la bombe au Caire

 
Lundi 23 Février 2009
Envoyer l'article par courriel Imprimer l'article
Envoyer Imprimer

Au moins une touriste française a été tuée et 20 autres personnes blessées dans un attentat à la bombe survenu dimanche soir dans le quartier très fréquenté al-Hussein du Caire, a révélé le ministère égyptien de la Santé dans un communiqué.

Le quartier a été bouclé par les forces de l'ordre.

Une touriste française a succombé à ses blessures dans un hôpital suite à l'explosion qui s'est produite à 18h50, heure locale, sur une petite place située entre la mosquée al-Hussein et le marché Khan al-Khalili, deux lieux très fréquenté par les touristes.

Parmi les 20 blessés, dont un se trouve dans un état critique, 13 sont des touristes français, trois Saoudiens et quatre Egyptiens, indique le communiqué, ajoutant qu'ils ont immédiatement été transférés vers cinq hôpitaux voisins.

Selon le procureur général égyptien Abdel-Hegid Mahmoud, qui a inspecté le lieu de l'attentat, le corps de la Française sera remis à l'ambassade de France au Caire.

Une enquête a été ouverte. La police a bloqué le lieu de l'explosion et de hauts responsables de la sécurité se sont rendus sur place peu après l'explosion.

D'après la chaîne de télévision Nile TV citant des témoins, l'explosion est survenue après que deux suspects, qui s'étaient cachés dans un bâtiment avoisinant, eurent jeté deux bombes au milieu de la foule. Une bombe a explosé immédiatement alors que l'autre était désamorcée par la police.

L'Egypte est souvent le théâtre d'attentats contre les touristes étrangers, pays où le tourisme constitue la première source de devises étrangères et contribue à hauteur de 8,5% au PIB.

En avril 2005, deux touristes français avaient été tués et 18 autres blessés dans un attentat-suicide dans la même zone.

Le 24 avril 2006, trois bombes avaient explosé dans la station balnéaire de Dahab, au bord de la mer Rouge et avait fait au moins 23 morts et un grand nombre de blessés.

Le 23 juillet 2005, deux attentats à la voiture piégée et un attentat à la bombe avaient frappé des quartiers commerçants dans la station balnéaire de Charm el-Cheikh, également au bord de la mer Rouge, faisant au moins 64 morts et plus de 200 blessés, dont plusieurs étrangers.

avec Xinhua

A lire également sur Malango Actualité :

http://www.malango-actualite.com | Désabonnement