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Au sommaire de La Lettre de Malango N° 101 :
Mayotte : Le référendum du 29 mars pourrait-il être reporté?
Mayotte : le siège du Comité du tourisme inauguré en grandes pompes
Mayotte : bientôt un nouveau magistrat pour la CREC
Mayotte : « A 15 ans, une fille n’est pas assez mûre »
Mayotte : le préfet boucle sa tournée d’information sur le Pacte pour la départementalisation
Départementalisation de Mayotte : les étudiants de la Réunion disent « oui »
Conférence autour du film 'Envoyés très spéciaux'
Le Président iranien en visite officielle aux Comores
Comores/Mayotte : OCHA inquiète de la situation des quatre îles de l'archipel des Comores
Madagascar : les négociations piétinent
Un envoyé de l'ONU pour une médiation à Madagascar
En visite au Kenya et à Djibouti, le président iranien s'en prend à l'"exploitation" occidentale

La lettre de Malango
101

Vendredi 27 Février 2009

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" La Lettre de Malango"

 

MAYOTTE

Statut de Mayotte

 

Mayotte : Le référendum du 29 mars pourrait-il être reporté?

 
Vendredi 27 Février 2009
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C'est du moins ce que sous-entend et préconise l'ancien premier ministre Edouard Balladur dans les colonnes du Figaro.

Edouard Balladur interrogé par Le Figaro.

Le quotidien a invité Edouard Balladur à s'exprimer sur les problèmes que traverse l'outre mer français actuellement alors qu'il va remettre au chef de l'État deux projets de loi-cadre reprenant les propositions du comité sur les collectivités territoriales.

A la question de savoir si la crise aux Antilles pourrait être résolue par une modification constitutionnelle, l'ancien premier ministre dit qu'il « est probable qu'à cette occasion la question de l'avenir du statut des départements et des régions d'outre-mer sera posée ».

Il reprend un voeu d'Yves Jégo de « réfléchir aux institutions de l'outre-mer français, dans le respect, bien entendu, du principe d'égalité ».

Mais surtout, il souhaiterait qu'« en attendant que se tiennent ces États généraux, [...] toute décision modifiant le statut actuel dans telle ou telle Région de l'outre-mer soit suspendue. » précisant, concernant Mayotte qu'il « pense au statut de Mayotte, dont la modification pourrait peut-être être reportée ».

Il s'en explique en avançant que « chacun pourrait le comprendre, jusqu'à ce qu'on y voie plus clair sur l'ensemble des institutions d'outre-mer ».

Il n'est cependant pas insensible aux problèmes que cela poserait : « je sais que cela pose le problème du respect du calendrier déjà fixé ».

Mais, rien n'est fait, « Le comité ne s'est pas prononcé sur ces questions et s'est borné à proposer qu'une Assemblée unique se substitue aux conseils régionaux et aux conseils généraux qui régissent le même territoire ». Une mesure qui apparaît déjà dans le projet de départementalisation de Mayotte qui ne disposerait effectivement que d'une seule assemblée, si le oui l'emporte.

Il est évident que si ce référendum devait être reporté, cela ne pourrait qu'exaspérer, à savoir dans quelles proportions, une population qui attend cette ultime consultation « depuis 50 ans ». Il semble peu probable que le gouvernement prenne ainsi le risque d'embraser le futur cinquième département d'outre-mer qui s'est fait très discret dans le conflit qui oppose les DOM au gouvernement depuis plus d'un mois.

E.T.

D'après Le Figaro



MAYOTTE

Tourisme

 

Mayotte : le siège du Comité du tourisme inauguré en grandes pompes

 
Vendredi 27 Février 2009
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Le siège du Comité du tourisme de Mayotte (CTM) a été inauguré jeudi 26 février, en présence de nombreux élus de la collectivité, du préfet, et de Miss Mayotte.

Miss Mayotte était de la fête.
Les petits commerçants mécontents
Les petits commerçants du marché de Mamoudzou sont intervenus en ouverture de l’inauguration, afin de plaider leur cause. Des dizaines de vendeurs et vendeuses ont investi le parvis où avait lieu l’inauguration et ont réclamé le micro. « Cela fait 20 ans qu’on nous promet un marché. On nous avait dit qu’on l’aurait quand Cora (une grande surface implantée au début des années 2000) arriverait. Aujourd’hui, nous n’avons toujours pas de marché », a dénoncé M. Maharoufou. Après avoir reçu l’assurance par les élus qu’il seraient entendus la semaine prochaine, les commerçants sont repartis.

Cela faisait des mois que cette inauguration était attendue. Depuis quelques semaines déjà, les agents du Comité du tourisme de Mayotte avaient investi les lieux, après avoir déménagé de leur petit local situé rue de la Pompe. Qualifié par l’ensemble des intervenants de « splendide », le nouveau bâtiment à l’architecture arabe fait face au lagon, encerclé par la barge et le futur marché (lire ci-contre).

Après avoir souhaité la bonne année à l’assistance, légèrement surprise, Ahamada Madi Chanfi, 2ème vice-président du Conseil général et président du CTM, a à nouveau certifié, malgré l’absence manifeste de projets concrets, que le tourisme figure parmi les priorités de la collectivité départementale. « Cette inauguration est l’occasion de montrer toute l’importance que la collectivité accorde aujourd’hui à ce secteur économique », a-t-il proclamé. « Le tourisme, c’est l’affaire de tous », a-t-il ajouté. « Nous devons compter sur l’adhésion de la population mahoraise (…) et surtout de l’Etat. Car l’île possède de nombreux atouts. Aujourd’hui, Mayotte est connue de tous, il nous reste à acquérir les conditions d’accueil dignes de notre renommée ». L’objectif est de « jouer la carte de la complémentarité avec les autres pays de la région comme le Kenya, les Seychelles, Maurice ou Madagascar ». Dénonçant les tarifs prohibitifs pratiqués par les compagnies aériennes, il a en outre demandé à ce qu’un ponton dédié aux croisiéristes soit enfin construit.

En réponse, le 1er vice-président du Conseil général, M’hamadi Abdou, a annoncé la prochaine construction de ce ponton, qui sera situé à côté du bâtiment du CTM. Réaffirmant lui aussi l’importance accordée à ce secteur, il n’a pas caché que la dotation de l’association avait été revue à la baisse en 2009 - « mais cette situation n’altère en rien notre volonté » de développer le tourisme, a-t-il rectifié. M’hamadi Abdou a plaidé pour « un tourisme rural », l’ouverture de pistes de randonnées, l’augmentation du nombre de chambres d’hôtes, la valorisation de produits du terroir, l‘importance de la formation… Il a également appelé à la réalisation d’un schéma de développement du tourisme indépendant du PADD (Plan d’aménagement durable de Mayotte).

Le PADD justement, devrait enfin être validé par le gouvernement. Le préfet, Denis Robin, a profité de cette inauguration pour annoncer que ce document avait été validé par le Conseil d’Etat mercredi 25 février, après plus d’un an d’étude. Qualifié d’essentiel pour le développement touristique, le PADD prévoit un certain nombre d’aménagements en la matière ; il réserve notamment neufs sites pour des projets touristiques.

A noter que pour cette occasion, les élus se sont montrés - une fois n’est pas coutume - assidus. Onze conseillers généraux étaient présents, ainsi que des maires. Dans le même temps, l’Association des consommateurs de Mayotte (Ascoma) appelait à une réunion sur la cherté de la vie quelques mètres plus haut, au Conseil général. Aucun élu n’était présent…

RC

MAYOTTE

Statut de Mayotte

 

Mayotte : bientôt un nouveau magistrat pour la CREC

 
Mercredi 25 Février 2009
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Une mission du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) s’est rendue à Mayotte du 23 au 25 février, où elle a rencontré la plupart des magistrats de l’île. Il s’agissait de faire un état des lieux, notamment au niveau de la CREC.

Lors d’une conférence de presse organisée peu avant leur départ vers la Réunion, mercredi 25 février, les cinq membres de la mission du CSM ont annoncé la nomination d’un nouveau magistrat à la tête de la Commission de révision de l’état-civil (CREC) et son installation début mars. « Le décret de nomination a été signé », a annoncé Francis Brun-Buisson, chef de la délégation. Selon lui, cette nomination devrait permettre de relancer l’activité de la CREC, lourdement handicapée depuis plusieurs mois et le départ de l‘ancienne magistrate. « Il y a urgence » a-t-il reconnu, alors que près de 16.000 dossiers sont en attente de traitement, et que certains parlementaires français ont fait de la fiabilisation de l’état-civil un préalable à la départementalisation.

A la question de savoir si un seul magistrat suffisait à une telle tâche, les membres du CSM ont estimé que oui. « Il n’y a pas qu’un magistrat. Il y a des greffiers, des rapporteurs… Ce n’est pas seulement une affaire d’effectif, mais aussi de procédure et d’organisation du travail », ont indiqué les magistrats.

Ils ont par ailleurs fait état d’un bilan plutôt positif de leur visite. Selon eux, la justice fonctionne assez bien dans l’île : « Les délais ne sont pas trop longs. Globalement, le tribunal fait face à ses obligations », ont-il indiqué.

Ils ont également noté le « dynamisme » des magistrats en poste, plus intéressés selon eux par les problématiques locales que par leur avenir personnel.

Au sujet de la justice cadiale, « les choses sont réglées. Elle joue un rôle moins important depuis quelques années et je n’ai pas l’impression que le processus en cours est remis en cause », a déclaré M. Brun-Buisson. Le Pacte pour la départementalisation prévoit la disparition de la justice cadiale. Les membres du CSM ont cependant estimé que les cadis pourraient conserver « un rôle d’arbitres et de conciliateurs » important dans l’avenir.

Nommés pour quatre ans, les membres du CSM ont pour attributions la nomination des magistrats et l’étude du respect de la discipline et de la déontologie de la profession. Ils peuvent également donner leur avis au président de la République sur des questions touchant au fonctionnement et à l’indépendance de la justice.

RC


MAYOTTE

Justice

 

Mayotte : « A 15 ans, une fille n’est pas assez mûre »

 
Mercredi 25 Février 2009
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Le tribunal de première instance de Mamoudzou a jugé mercredi 25 février deux affaires d’atteintes sexuelles sur des mineures de 15 ans ; toutes deux cependant bien distinctes.

A.A. n’est pas venu à la barre. Accusé d’agression sexuelle sur une mineure de 15 ans, cet homme de 60 ans n’a pas eu à s’expliquer sur les raisons qui l’ont poussé, en mars 2005, à inviter dans sa chambre une jeune fille de 12 ans qui se rendait à l’école coranique, et à lui pratiquer un gouroua - une relation sexuelle sans pénétration très pratiquée, notamment par les adolescents, dans l‘archipel des Comores. La victime, elle, était là, avec sa mère et en présence de son avocate, Fatima Ousseni.

Selon cette dernière, sa cliente « a longtemps souffert » de cette agression « sans en parler », avant de raconter l‘histoire à un membre de sa famille. Aujourd’hui encore, « elle fait des cauchemars et ne veux plus en parler ». « Elle a détesté ce qu’il a fait, mais n’a pas de haine », affirme Me Ousseni.

D’après le procureur, Thomas Michaud, A.A. a expliqué aux enquêteurs qu’il était dans son droit, « en référence à des valeurs archaïques de la société mahoraise selon lui. Mais je ne crois pas que la société mahoraise ait jamais protégé ce genre d’abus, ni aucune autre société », ajoute-t-il, avant de regretter que ces faits « inadmissibles » reviennent régulièrement devant le tribunal.

Sa requête - 3 ans de prison avec un sursis de 2 ans avec mise à l’épreuve - a été partiellement suivie. Le président, Alain Mancini, a infligé à l’absent 3 ans de prison assortis d’un sursis de 30 mois avec mise à l’épreuve durant 3 ans.

La deuxième affaire est plus complexe. En 2005, R.A., qui a aujourd’hui 40 ans, a eu une liaison avec O.A., 14 ans à l’époque, durant trois mois. « Une liaison amoureuse », indique-t-il à la barre, malgré le fait qu’ils soient de la même famille.

Un temps, R.A. a même envisagé de l’épouser.

- C’était réciproque ? Répondait-elle à vos feux ? lui demande le président.
- Je lui ai posé la question et lui ai demandé de réfléchir. Une semaine après, elle a dit qu’elle était d’accord, répond R.A.
- Puis vous êtes passés à des choses plus directes : vous l’avez embrassée…
- Oui.
- Et vous avez pratiqué un gouroua…
- Oui.
- Vous savez que c’est interdit ?
- Oui, c’est interdit.
- Pourquoi vous l’avez fait alors ?

Réponse évasive…

Selon le prévenu, il n’a jamais forcé la jeune fille pour lui faire accepter « à trois reprises » un gouroua ; et il ne l‘a jamais payée, même si une fois, il lui a donné 10 euros pour faire des photos. Il ne l’a pas obligée non plus, assure-t-il, à regarder un film pornographique dans sa chambre. « C’est elle qui a mis la cassette dans la télé », dit-il à la barre.

Son avocat, Mansour Kamardine, rappelle que « c’est lui [A.A] qui a appelé la famille pour demander la main de leur fille », ce qui a alerté ses parents, qui ont porté plainte. Il ajoute qu’il n’y a jamais eu pénétration et que la victime, qui n’a pas voulu porter plainte, a reconnu ne jamais avoir été forcée. « Oui, il a commis une faute, mais il faut l’appréhender à la mesure des faits », a-t-il conclu, demandant la clémence au président.

Thomas Michaud n’a pas nié de son côté la complexité de l’affaire, qu’il a comparée à l’histoire de « Lolita », le best-seller de Vladimir Nabokof qui raconte la relation ambiguë entre un homme d‘âge mûr et une jeune adolescente. « Nous ne sommes pas dans le cas précédent où la jeune fille a été forcée. Mais je rappelle que la société estime qu’avant 15 ans, une fille n’est pas assez mûre pour accepter en toute connaissance de cause une relation sexuelle. L’amour que monsieur décrit, je ne suis pas certain que la jeune fille le ressentait. L’histoire que je lis dans cette affaire, ce n’est pas Le Rouge et le Noir, mais c’est plutôt Lolita. » Et de demander six mois de prison assorti d’un sursis simple. Le président en a donné la moitié.

RC

MAYOTTE

Statut de Mayotte

 

Mayotte : le préfet boucle sa tournée d’information sur le Pacte pour la départementalisation

 
Mercredi 25 Février 2009
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Le préfet de Mayotte a bouclé mercredi 25 février à Pamandzi sa tournée d’information sur le Pacte pour la départementalisation, entamée le 28 janvier à Chirongui.

Un mois après avoir débuté à Chirongui sa tournée d’information sur la Pacte pour la départementalisation, dans la perspective de la consultation des Mahorais le 29 mars prochain, le préfet Denis Robin a bouclé la boucle mercredi 25 février, dans la commune de Pamandzi, en Petite Terre.

« C’est avec entrain, mais aussi un peu de tristesse » que le préfet s’est présenté devant près de 200 personnes, à l’AJP de Pamandzi, pour cette dernière. Il a ensuite repris le texte qu’il a lu depuis un mois dans l’ensemble des communes de Mayotte, expliquant les bouleversements qu’implique le Pacte et réaffirmant sa neutralité.

Auparavant, la mairesse de Pamandzi avait lancé un appel à la jeunesse de sa commune pour « ne pas se laisser influencer » par certaines personnes - sous-entendu : les enseignants, indexés depuis quelques semaines- et pour respecter le choix « de ceux qui ont combattu depuis 50 ans » pour faire de Mayotte un département. Elle a lourdement insisté sur la lutte des anciens : Younoussa Bamana, Zena Mdere, Boueni Mtiti, Marcel Henry…

Elle a également pointé du doigt ceux qui s’opposent à la départementalisation : « Mayotte, on l’aime ou on la quitte », a-t-elle lancé, paraphrasant la célèbre citation de Nicolas Sarkozy : « La France, on l’aime ou on la quitte ».

RC

MAYOTTE

Statut de Mayotte

 

Départementalisation de Mayotte : les étudiants de la Réunion disent « oui »

 
Mercredi 25 Février 2009
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Dans une lettre ouverte adressée aux ambassadeurs de l’Union des Comores, un collectif d’étudiants mahorais à la Réunion confirment leur « pleine adhésion » à la départementalisation de l’île.

«Nous étudiants maorés à la Réunion, à l’occasion de la départementalisation de Mayotte, vous confirmons notre pleine adhésion au maintien de Mayotte au sein de la République française », expliquent dans leur lettre ouverte les étudiants signataires.

« Nous comptons poursuivre ce combat que nos aînés ont mené avec force et conviction pour qu’enfin Mayotte soit érigée en département français et demeurée définitivement au sein de la République. Nos aînés ont confirmé librement sans aucune contrainte le choix de rester français et ce à plusieurs occasions. Le 29 mars 2009, les Maorés seront de nouveau consultés afin de s’exprimer sur la départementalisation de leur île. Nous, collectif des étudiants maorés à la Réunion, appelons la population de Mayotte à se mobiliser et à voter MASSIVEMENT en faveur de ce statut de département et région d’outremer », poursuivent-ils, avant d’« inciter » les ambassadeurs comoriens « à considérer et à prendre avec beaucoup d’estime la volonté et la détermination des Maorés d’envisager son destin au sein de la France » et à « à retirer de votre constitution l’inclusion de l’île de Mayotte dans votre Union et d’enlever de votre drapeau, la quatrième étoile symbolisant notre île ».


MAYOTTE

Culture

 

Conférence autour du film 'Envoyés très spéciaux'

 
Vendredi 27 Février 2009
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A l'occasion de la sortie de la comédie satirique "Envoyés très spéciaux" de F. Auburtin à Mayotte, le Service Culturel organise une conférence qui se déroulera après la projection du film et qui traitera de l'information en temps de guerre et de la violence dans le monde.

Cette conférence-débat aura lieu le Mardi 3 Mars à 20h à la salle de cinéma Alpa Joe après la projection du film programmée à 18h30.

Le film "Envoyés très spéciaux" relate dans une comédie satyrique les tribulations de deux "journalistes" de guerre, Gérard Lanvin et Gérard Jugnot, engagés dans une prise d'otages bidon.

"R2I, célèbre radio d'info, envoie en Irak son meilleur duo de reporters : Frank, journaliste, et Poussin, ingénieur du son. Très vite, c'est par millions que les auditeurs suivent leurs récits très documentés, reflétant "à chaud" l'intensité des combats et la difficile survie de la population.

Le jour où Frank et Poussin sont victimes d'une prise d'otages, un mouvement de solidarité d'une rare ampleur s'organise pour obtenir leur libération : autour du slogan "un euro pour nos otages", la France se mobilise en masse.

Mais le gros souci pour Frank et Poussin, nos deux envoyés très spéciaux, ce n'est pas vraiment la prise d'otages : leur vrai problème, c'est plutôt qu'ils n'ont jamais mis les pieds en Irak, et que les récits haletants qui ont fait leur notoriété, c'est depuis Barbes qu'ils les enregistrent..."

COMORES

Diplomatie - Relations internationales

 

Le Président iranien en visite officielle aux Comores

 
Vendredi 27 Février 2009
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Il était 16 heures quand l’avion présidentiel iranien aborda l’aéroport international de Hahaya. Une foule nombreuse derrière le président Sambi, les membres de son gouvernement et plusieurs autres hautes autorités du pays, était venue acclamer et lui dire son amitié et sa fraternité au président iranien et sa délégation composée notamment de ministres et d’industriels.

Le long de la route reliant la capitale à l’aéroport international l’ambiance était à la fête. Des gens étaient au bord de la route saluant le cortège présidentiel, qui peu après l’arrivée de la délégation iranienne s’est dirigé vers le palais du peuple à Moroni où était organisé un grand rassemblement populaire.

Ce fut l’occasion pour les deux présidents de s’adresser à la population venue nombreuse pour accueillir cet hôte de marque. Le président Sambi, le premier a avoir pris la parole, s’est d’abord livré à une véritable leçon d’Histoire-Géographie destinée à éclaircir d’avantage l’histoire des deux pays aussi bien aux Comoriens qu’aux hôtes iraniens. Il a rappelé les liens séculaires qui unissent les deux pays. L’Iran, avec l’arrivée des Chiraziens à partir du Xème siècle, a contribué au peuplement de l’archipel des Comores, notamment à Ndzouani qui conserve quelques vestiges de cette époque. Il a également signalé la présence de certains mots du vocabulaire de la langue Farsi dans la langue comorienne.

Le président Sambi a conclu son message en demandant à son homologue iranien « une aide sur deux domaines essentielles : le savoir et l’argent. Pas sous forme de charité ou d’aumône, mais en investissant surtout dans les domaines touristique, la pêche ou encore l’industrie automobile et l’énergie, comme ça, les deux parties seront gagnants ». Il a même proposé « l’installation de citernes de stockage d’hydrocarbures dans l’archipel pour faire de ce pays non producteur de pétrole un vendeur de pétrole ». Une idée que semble partager les deux parties. En effet, en fin 2008, un article de la revue « Afrique-Asie » avait déjà fait état d’une proposition du ministre iranien des affaires étrangères allant dans le même sens.

Rappelons que cette visite du président Mahamoud Ahmadinejad aux Comores fait suite au voyage qu’avait effectué son homologue comorien fin 2007. Une visite que le président iranien a qualifiée de «positive et fructueuse » dans un discours. En effet selon Mahamoud Soilih, un diplomate comorien, «  des conventions étaient signés lors de ce voyage officiel du président Sambi en Iran » et l’arrivée de la délégation iranienne « permettra de consolider les initiatives et éventuellement d'apporter un soutien aux programmes lancés par le président Sambi », a-t-il poursuivi. « Le peuple iranien est prêt à fournir son assistance à tous les pays musulmans déshérités de l’Afrique et surtout les Comores », a assuré, Ahmadinejad, dans un discours aux relents révolutionnaires et qui ressemblait à un réquisitoire contre l’occident, coupable « d’avoir pillé l’Afrique et n’avoir plus donné la chance aux Africains de profiter de leurs richesses ». Il a affirmé que si les « pays musulmans et déshérités se [tiennent] la main dans la main, ils n’auront plus besoin de l’Occident ». « Nous sommes au début d’une coopération bilatérale et mes collaborateurs ainsi que vos représentants sont dans la salle d’à côté où ils finalisent les documents à signer entre nos deux pays », a dévoilé le président iranien. « Nous sommes fiers de savoir que le peuple comorien, en s’appuyant sur ses croyances, est résolu à développer son pays », a-t-il ajouté dans un discours aux relents tiers-mondistes affirmant que « le reste de la colonisation sera dépassé et chassé du continent africain ».

Au cours de cette cérémonie au palais du peuple marquée par les applaudissements qui hachaient les discours et les cris d’Allah Akbar lancé par la foule, le président Mahamoud Ahmadinejad a été élevé de la dignité « du grand croissant de l’ordre du croissant vert des Comores » par le président Sambi.

Faissoili Abdou

COMORES

Statut de Mayotte

 

Comores/Mayotte : OCHA inquiète de la situation des quatre îles de l'archipel des Comores

 
Vendredi 27 Février 2009
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OCHA, le Bureau pour la coordination des affaires humanitaires de l'ONU, exprime son inquiétude quant aux deux référendums organisés aux Comores et à Mayotte et de la coïncidence des dates.

Dans un papier d'analyse publié par IRIN, l'agence onusienne dresse un portrait dépassionné de la situation qui prévaut dans l'archipel.

D'un côté, « les Comores se trouvent aujourd'hui confrontées à une situation inextricable à l'heure où elles tentent de réformer un système de gouvernance qui absorbe quatre cinquièmes de leur PIB, car elles risquent ce faisant de raviver les tentations sécessionnistes que la Constitution avait été conçue pour prévenir ».

Elle note que « la situation est d'autant plus complexe que la France a décidé de tenir un autre référendum sept jours plus tard, le 29 mars, sur l'île controversée de Mayotte, pour faire approuver la départementalisation de celle-ci ».

Pour Ocha, « la proximité temporelle des deux votes devrait faire monter la température politique sur les quatre îles ».

Revenant sur la structure politique issue des accords de Fomboni en 2001, elle explique que « les îles de l'archipel sont chacune dotées de leur propre assemblée, d'un président et d'un grand nombre d'autres prérogatives, qui absorbent environ 80 pour cent du budget annuel du gouvernement central ».

« Pour un pays de 800 000 habitants, avoir quatre présidents, quatre gouvernements, quatre Assemblées et 36 ministères n'est pas réaliste... nous devons être plus modestes », a dit à IRIN Abdourahim Said Bacar, porte-parole du gouvernement de l'Union.

D'autant que cette Constitution de 2001 n'a « pas empêché Mohamed Bacar de faire main basse sur Anjouan » et que « l'Union africaine a dû intervenir manu militari pour rétablir la démocratie ».

D'un autre côté, Ocha remarque que « Mayotte, la quatrième île de l'archipel, perçue comme partie intégrante des Comores par de nombreux Comoriens et comme un élément de la Cinquième République par la France, constitue une diversion inopportune pour Ahmed Abdallah Sambi, président de l'Union, à l'heure où il s'efforce de réduire les dépenses de l'Etat et de débloquer des fonds pour le développement ».

Les projets de référendum proposés prévoient, entre autres mesures, de concentrer les pouvoirs au profit du gouvernement de l'Union, et de réduire les pouvoirs des gouvernements autonomes de chaque île, et les frais qu'ils engendrent, en rétrogradant les présidents des îles au rang de gouverneurs, et les ministres et parlementaires aux rangs de commissaires et conseillers.

Ocha fait aussi le triste constat que « les Comores se classent au 134e rang sur 177 à l'indice de développement humain des Nations Unies, et les revenus de la population comorienne diminuent en termes réels depuis 20 ans ; ils avaient atteint 633 dollars par habitant, en moyenne, en 2004 ».

Des tensions de plus en plus vives

« Il a été proposé de prolonger le mandat du gouvernement actuel de l'Union de quatre à cinq ans, ce qui a provoqué la colère d'une majorité d'opposants à la réforme constitutionnelle, et alimenté les soupçons de l'opposition, selon laquelle il s'agirait là d'un premier pas franchi par le président Sambi en vue de l'établissement d'un pouvoir dictatorial et d'un régime illimité.

Aucun représentant de Mohéli n'a encore occupé la présidence tournante de l'Union prévue par la Constitution de 2001, et l'île n'apprécierait pas d'être privée de son mandat prévu en 2010 si le résultat du référendum faisait pencher la balance en faveur de la réforme.

M. Said Bacar, le porte-parole de l'Union, a noté que Mohamed Abdoulwahab, président de la Grande Comore, et Mohamed Ali Said, président de Mohéli, étaient également opposés au référendum, car ils risquaient d'être rétrogradés au poste de gouverneurs.

Le gouvernement de l'Union s'attend quant à lui à ce que soit approuvée, à l'issue du référendum, l'instauration d'une nouvelle bureaucratie politique, allégée, mais selon des sources diplomatiques, deux scénarios sont possibles : l'acceptation et l'approbation de la nouvelle Constitution par toutes les parties ; ou le rejet par les partis d'opposition, à la suite duquel leurs partisans seront mobilisés et descendront dans la rue, et en réaction, le président Sambi déclarera l'Etat d'urgence pour contenir les troubles civils.

Les partis d'opposition ont d'ailleurs appelé au boycott du référendum, bien que, selon M. Said Bacar, la Constitution actuelle permette au président de l'Union de le tenir. M. Said Bacar a dit avoir entendu parler de « réunions secrètes convoquées pour rechercher des mercenaires ; comme vous pouvez l'imaginer, c'est ridicule », compte tenu de « notre triste passé ».

La question de Mayotte

L'agence onusienne fait également une analyse de la situation géo-politique de Mayotte en estimant que « les Comores revêtaient une importance stratégique pour la France en raison de leur localisation, à l'entrée nord du Canal du Mozambique, à mi-chemin entre le Mozambique et Madagascar, et restent importantes aujourd'hui encore, selon Chris Ayangafac, chercheur principal à l'Institut d'études de sécurité, une cellule de réflexion africaine ».

« La côte est de l'Afrique fait l'objet d'un intérêt de plus en plus marqué en partie parce que l'on cherche à contrer la présence croissante de l'Iran dans cette zone et aux Comores, et que la présence accrue de la France permet de la contrebalancer », a-t-il expliqué.

Pour M. Ayangafac, le référendum organisé par la France à Mayotte est un « rejet de diverses déclarations internationales », et sa « revendication sur Mayotte est un développement de la colonisation ».

« L'accession de Mayotte au statut de département français, si les citoyens l'approuvaient à la majorité absolue, comme bon nombre s'y attendent, permettrait aux insulaires d'acquérir certains avantages, notamment de percevoir des pensions, des allocations chômage et un salaire mensuel minimum de 400 dollars ».

L'agence insiste sur la différence de niveau de vie entre les îles de l'archipel : « les Mahorais jouissent d'un niveau de vie 10 fois supérieur aux Comoriens, ainsi que d'un accès à l'éducation et aux services médicaux pour tous, selon le ministère ».

Pour M. Ayangafac, le référendum de Mayotte « est légal, mais pas légitime. Il n'est pas légitime car il bafoue [la résolution] 1514 [(XV), des Nations Unies] ». L'Assemblée générale des Nations Unies a adopté la résolution 1514 (XV) en 1960, alors qu'une vague de décolonisation commençait à déferler sur le monde.

Ocha rappelle les objectifs de cette résolution qui stipule que « toute tentative visant à détruire partiellement ou totalement l'unité nationale et l'intégrité territoriale d'un pays est incompatible avec les buts et les principes de la Charte des Nations Unies ».

Pour l'agence, « la France a fait fi des revendications des Comores en les mettant devant le fait accompli ». « La possibilité d'une départementalisation de Mayotte doit être soumise à l'approbation des Mahorais, en vertu de la Constitution française... Il ne s'agit pas d'un référendum, mais d'une consultation populaire », selon les déclarations du ministère de l'Intérieur.

Le ministère français de l'intérieur insiste sur un aspect de cette consultation qui est souvent source de confusion : « La consultation populaire de mars 2009 n'est pas un nouveau vote permettant de déterminer si Mayotte devrait ou non appartenir à la France ; l'appartenance de Mayotte à la République française a été garantie dans la Constitution lorsque Mayotte a été incluse dans la liste des "collectivités d'outre-mer" françaises, en vertu de l'Acte constitutionnel du 28 mars 2003 ».

« Le ministère a exprimé un certain étonnement face à l'indignation du gouvernement comorien au sujet du référendum de Mayotte : en septembre 2007, le président français Nicolas Sarkozy et le président Sambi avaient en effet formé un groupe de travail de haut niveau (GTHN) chargé de « chercher un moyen consensuel, calme et constructif d'encadrer et de développer des relations centrées sur le développement entre Mayotte et l'Union des Comores ».

Ce partenariat, a expliqué le ministère, avait pour avantages, entre autres, de permettre le développement de la coopération économique et commerciale entre les îles, et notamment «le ravitaillement de Mayotte en produits frais aux Comores plutôt qu'en Europe», l'apport d'une aide éducative, et la signature de deux accords sur la santé.

« Etant donné que la revendication de souveraineté de Moroni [capitale des Comores] sur Mayotte est unanimement soutenue par la classe politique dans son ensemble, les autorités comoriennes ne peuvent pas y renoncer. Toutefois, la détermination des Mahorais à n'être pas comoriens étant tout aussi inflexible, toute décision en ce sens serait matériellement impossible, quel que soit le souhait du gouvernement français », selon le ministère.

La rupture récente, par les Comores, du statu quo accepté consistant à reporter la « question comorienne de Mayotte » à plus tard dans l'agenda de l'Union africaine, constitue, de l'avis du ministère, « un pas en arrière, difficile à comprendre ».

avec IRIN

MADAGASCAR

Mouvements sociaux, Syndicalisme

 

Madagascar : les négociations piétinent

 
Vendredi 27 Février 2009
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Après le quatrième tour de négociations, mercredi à Antananarivo, entre le camp du président Marc Ravalomana et l'opposition conduite par Andry Rajoelina, le Conseil des Eglises chrétiennes de Madagascar (FFKM), orgnisation influente dans le pays, a annoncé qu'il ne joue plus le rôle de médiateur.

M. Rajoelina a déclaré pour sa part qu'il ne voulait pas un  cinquème entretien avec le président, qui devrait se tenir jeudi,  tandis que Ravalomanana a promis, selon le FFKM, de continuer les  négociations jeudi.

Lors d'une conférence de presse tenue mercredi soir, Odon  Razanakolona, président du FFKM, a déploré que les pourparlers  n'avaient pas abouti, depuis la première entrevue entre  Ravalomanana et Rajoelin samedi dernier.

Le président Ravalomanana, qui était en dehors de la captiale,  était absent des négociations de mercredi.

Selon le président du FFKm, le représentant des Nations Unies à Madagascar Xavier Leus poursuivra les efforts de médiation.  

Dans une déclaration, le FFKM a aussi appel les forces armées à intervenir pour protéger les personnes et leurs propriétés.  

Au cours de négociations de mercredi, qui ont duré 90 minustes, a révélé Razanakolona, M. Rajoelina, maire destitué, a demandé au  gouvernement de renvoyer Guy Rivo Andrianarisoa, chef de la  délégation spéciale nommée par le gouvernement au début de ce mois pour remplacer Rajoelina en charge des affaires quotidien de la  capitale.  

Rajoelina, a été élu maire d'Antananarivo à la fin de 2007.  

Lors de la réunion, Rajoelina a également demandé trois  minutes d'accès à la télévision nationale pour expliquer son but.  

S'exprimant devant la presse, peu après la fin des  négociations de mercredi, Rajoelina a déclaré qu'il n'irait à la  cinquième négociation, prévue pour jeudi, en disant qu'il a  respecté l'accord conclu entre les deux parties lors de leur  première réunion, samedi dernier, sur la suspension des activités  antigouvernementaux et de la provocation par ses médias.  

Les négociations ont été parrainées par le FFKM suite aux  efforts de médiation de l'ONU, de l'Union africaine (UA) et de la  Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC).  

Créé en 1980, le FFKM est une organisation des églises,  regroupant l'Eglise catholique, l'Eglise de Jésus-Christ à  Madagascar, l'Eglise Episcopale Malgache (anglicane) et l'Eglise  Luthérienne Malgache.  

En tant qu'un pieux chrétien, le président Ravalomanana est  l'un des leaders de l'Eglise de Jésus Christ à Madagascar tandis  que Rajoelina est membre de l'Eglise catholique, qui préside le  Conseil chrétien.

Xinhua

MADAGASCAR

Mouvements sociaux, Syndicalisme

 

Un envoyé de l'ONU pour une médiation à Madagascar

 
Vendredi 27 Février 2009
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L'envoyé spécial des Nations Unies Haile Menkerios a rencontré séparément le président malgache Marc Ravalomanana et son rival politique Andry Rajoelina jeudi à Antananarivo, peu après son arrivée dans la Grande Ile.

M. Rajoelina, maire destitué d'Antananarivo, a déclaré lors  d'une conférence de presse après sa rencontre avec Menkerios, que ce dernier a demandé au président Ravalomanana de mettre en place  un gouvernement de transition et d'organiser une élection  nationale anticipée.

Exprimant son appréciation sur la position de l'ONU dans ses  efforts de médiation, Rajoelina a toutefois indiqué qu'il ne voulait pas parler avec Ravalomanana en raison du non-respect par  ce dernier de l'accord qu'ils avaient fait conclu le 21 février,  lors de leur premier entretien face à face.  

Rajoelina a également demandé aux forces armées de ne pas ouvrir le feu sur ses partisans qui devraient manifester samedi.

Selon un communiqué du ministère malgache des Affaires  étrangères publié jeudi, l'opposition a demandé la médiation de  l'ONU dans la crise politique à Madagascar.

Le ministre malgache des Affaires étrangères, Marcel Ranjeva,  qui est actuellement à Johannesburg en Afrique du Sud, pour le  sommet de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC), a rencontré mercredi le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki- moon.

M. Ban a décidé d'envoyer à Madagascar Haile Menkerios après que Ranjeva l'ait informé de la décision du président du Conseil des églises chrétiennes de Madagascar (FFKM), Odon Razanakolona,  annoncée mercredi soir, de renoncer à sa médiation entre  Ravalomanana et Rajoelina.

Pourtant, dans une déclaration publiée jeudi à Antananarivo,  suite à la réunion de Menkerios avec Ravalomanana et Rajoelina,  les dirigeants du FFKM ont déclaré que le conseil continue sa  médiation pour trouver une solution pacifique à l'impasse  politique actuelle.

Les dirigeants des Eglises ont exhorté Rajoelina à reprendre  les négociations avec le président Ravalomanana et à ne pas se  livrer, de nouveau, aux manifestations de rue.

Selon une radio privée Antsiva qui appartient à Rajoelina, ce dernier, avec le soutien de 29 autres partis politiques, a appelé  tous les fonctionnaires publics et les travailleurs de la capitale à observer une grève générale samedi.

Jeudi vers midi, les forces de l'ordre ont dispersé un  rassemblement de quelque 1.500 supporteurs de Rajoelina en dehors  d'un stade municipal du centre-ville.

Source : Xinhua

KENYA

Diplomatie - Relations internationales

 

En visite au Kenya et à Djibouti, le président iranien s'en prend à l'"exploitation" occidentale

 
Vendredi 27 Février 2009
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En visite au Kenya, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a exhorté mercredi les Africains à rejeter l'exploitation par l'Occident des richesses en matières premières du continent.

En visite à Mombasa, sur la côte kenyane, le président iranien s'est vu offrir une maquette de dhow swahili, modèle de boutre qu'on rencontre sur la côte Est de l'Afrique.

"Les pays occidentaux ont opprimé depuis des années les États africains, ils ont exploité les ressources naturelles du continent", a lancé le visiteur iranien qui a été acclamé par des milliers de musulmans au cri de "Allah u Akbar" (Dieu est grand) dans le stade de Mombasa, deuxième ville du Kenya.

L'Iran est l'un des premiers importateurs de thé du Kenya, l'une des principales sources de devises de ce pays par ailleurs.

La République islamique participe au Kenya à plusieurs importants projets de modernisation dans les secteurs de l'énergie et des infrastructures.

Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a invité mercredi les pays africains à ignorer les critiques adressées à son pays et à saisir les occasions disponibles pour renforcer leurs relations politiques et diplomatiques avec Téhéran.

En s'entretenant avec le Premier ministre kenyan, Raila Odinga, à Nairobi mercredi, le chef de l'État iranien a déclaré qu'il était possible de combler le fossé entre les pays en développement et les pays développés, si les premiers ignoraient les stéréotypes les empêchant de coopérer avec l'Iran.

Il a estimé que les pays en développement avaient un fort potentiel, qui, s'il était utilisé, pourrait leur permettre de relever les défis qui se posent à eux en matière de développement.

Le président Ahmadinejad a déclaré que les pays du Tiers-Monde pouvaient surmonter ces obstacles en renforçant leur coopération et en mettant en commun leurs ressources.

"Nous devons par exemple, renforcer la coopération entre le Kenya et l'Iran dans tous les domaines de l'entreprise humaine car c'est à travers ces échanges que nous pourrons nous aider mutuellement à nous développer", a déclaré le président iranien.

L'Iran a des relations difficiles avec les États-Unis, qui lui a imposé des sanctions pour ses tentatives d'installer des infrastructures nucléaires. Téhéran insiste sur le fait que son programme nucléaire a des objectifs pacifiques, mais les États-Unis refusent d'y croire.

Le président iranien a encouragé les citoyens des deux pays à profiter des opportunités disponibles dans les domaines du commerce, du tourisme et des progrès technologiques pour développer leurs économies.

Il a indiqué que le Kenya et l'Iran avaient signé plusieurs accords de coopération qui profiteraient à leurs deux peuples, en ajoutant qu'aucun effort ne devait être ménagé pour les réaliser.

Pour sa part, le Premier ministre kenyan a mis l'accent sur les relations entre son pays et l'Iran, en déclarant que les deux nations avaient des idées similaires sur les questions internationales.

M. Odinga a donné en exemple la question palestinienne, en soulignant que le Kenya et l'Iran étaient favorables à la création d'un Etat palestinien, a indiqué le service de presse du Premier ministre dans un communiqué transmis à la presse mercredi.

Le Premier ministre a ajouté que le Kenya soutenait également l'Iran dans sa quête de progrès technologique, y compris son programme nucléaire. Ce point pourrait irriter les Etats-Unis, le Kenya étant par ailleurs considéré comme un proche allié des États-Unis dans sa lutte contre le terrorisme dans le monde.

Après le Kenya, Ahmadinejad a gagné dans le courant de la journée les Comores via Djibouti pour une courte visite d'une demi-journée.

Au cours de son étape djiboutienne, il a notamment déclaré « que ce sont les puissances étrangères qui causent les tensions dans nos régions ». Il y a également signé une série d'accords de coopération entre l'Iran et Djibouti.

Le président Ahmadinejad est arrivé à Moroni à 16 heures (heure locale) en provenance de Nairobi pour une visite de moins de vingt- quatre heures.

Il est accompagné d'une délégation forte d'une centaine de personnes.

Le chef de l’Etat iranien a été accueilli à sa descente d’avion par le président Ahmed Abdallah M. Sambi et les vice-présidents Idi Nadhoim et Ikililou Dhoinine.

Après des entretiens avec le président Sambi au palais de Beit-Salam, M. Ahmadinejad donnera une conférence de presse avant de reprendre l’avion dans la nuit.

D'autre part, le président iranien a annoncé lundi dernier, 23 février, son entée en lice aux prochaines élections présidentielles. "Dr Mahmoud Ahmadinejad est le 10e candidat aux élections présidentielles de juin", avait alors déclaré le conseiller du président iranien, Mojtaba Samareh Hashemi.

E.T. avec les presses locales

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