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La lettre de Malango
N°
102
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Mardi 3 Mars 2009
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" La Lettre de Malango"
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MAYOTTE |
Mouvements sociaux, Syndicalisme |
Vie chère : une plateforme se crée
Mercredi 4 Mars 2009 |
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Une dizaine de syndicalistes et responsables d’association se sont réunis jeudi dernier afin de dresser une liste de revendications, à l’instar des mouvements antillais.
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L'hémicycle du Conseil Général où s'est déroulée la réunion. (archive) |
«D’après ce que je sais, ça a commencé
comme nous [en Guadeloupe et Martinique]. Ils étaient d’abord dix,
puis vingt, puis cent…» Rifay Saïd Hamidouni, président de
l’Association des consommateurs de Mayotte (Ascoma) est conscient
qu’un mouvement d’ampleur se prépare.
Et que Mayotte en est justement à la phase de
préparation. Mais elle a bel et bien débuté, jeudi en fin
d’après-midi, dans l’hémicycle Bamana du conseil général. Là,
pendant que le Tout Mayotte se pressait à l’inauguration
des nouveaux bâtiments du Comité de Tourisme, une dizaine de
syndicalistes et responsables d’associations ont préféré jeter
les bases d’un mouvement social s’inspirant de ce qui se passe
dans les Antilles.
«Ce qui est réclamé dans les DOM est encore
plus criant ici» a estimé Djaroudi Ali, le vice-président de
l’Ascoma. «C’est à Mayotte que nous avons les revenus les
plus faibles, par rapport au Smig, aux prestations sociales… Et
c’est aussi à Mayotte que les produits sont les plus chers de la
nation !» Le président de l’association des Usagers de la
route avait cité à titre d’exemple le cas d’une voiture vendue
neuve au prix de 10 000 euros en métropole, alors que cette même
voiture revient à 17 000 euros à Mayotte. «Il y a les frais de
douanes, c’est vrai, mais ça n’explique pas un tel écart !»
«Il y a des ententes, mais aussi des groupes dominants qui
prennent le pouvoir. Il faut faire venir de la concurrence»
pense Djaroudi Ali.
«Si des gens font des marges scandaleuses sur
notre dos, ça devra s’arrêter !» s’est indigné M Elanrif,
le responsable de la CFDT-CG. «Lorsque nous avons manifesté
contre la vie chère, le secrétaire d’Etat à l’Outre-mer nous a
répondu qu’il allait y avoir des contrôles, en demandant à la
préfecture de trouver des solutions. Nous [l’Ascoma] avons été
choisis pour présider l’observatoire des prix. On a proposé des
travaux à faire, mais on s’est vite aperçus qu’il n’y avait
aucune volonté de faire baisser les prix. Et que nous présidions un
organe d’observation, qui n’a aucun pouvoir de décision» a
témoigné M. Hamidouni. «En Guadeloupe, en Martinique, ils se
sont réveillés pour dire stop. Ma proposition, c’est que chacun
détermine les grandes bases d’une plateforme de revendications.
(…) Jusqu’à présent, nous n’avons pas été habitué aux
revendications, ou alors, on le faisait chacun dans notre coin. Mais
on n’a jamais agi groupé» a-t-il rappelé.
Les revendications pleuvent assez rapidement : le
réseau routier, l’indexation des salaires, le rehaussement des
retraites, une meilleure prise en charge des enfants et personnes
handicapés… D’ici une quinzaine de jours, les syndicats et
associations présents jeudi dernier - plus celles et ceux qui
voudront se joindre au mouvement – se retrouveront pour établir
une liste détaillée de toutes ces revendications. «Si nous
sommes tous d’accord sur le principe, il faut maintenant choisir ce
que nous allons faire, comment nous allons le faire, et même quand
nous allons le faire» a affirmé Rivo Rakotondravelo, le
secrétaire général de la Se-CGT. Concernant la date, les personnes
présentes se sont toutes accordées à dire qu’il serait difficile
de mobiliser avant le 29 mars, date de la consultation sur l’avenir
institutionnel de l’île. Si le mouvement voit le jour, ce qui
semble probable vu la détermination de ce premier groupe, ce sera
donc après. Sur le mouvement en lui-même, le secrétaire général
de la CFDT-CG s’est montré assez convaincant : «Nous sommes là
pour faire en sorte d’être entendus, ce qui passe déjà par
l’adhésion de la population la plus large possible». Comment
s’y prendre ? Ces responsables associatifs et syndicaux sont assez
confiants : tous pensent que la population souhaite mener un combat
de ce type, qu’une situation d’exaspération générale est bien
présente à Mayotte. Et les élus ? «Par rapport aux Antilles où
les élus étaient très actifs et associés au mouvement, ici ce
serait regrettable de nous associer à eux» a estimé M.
Rakotondravelo. «Ces gens vont être d’accord avec nous, ici,
sur place. Mais dès qu’ils ont un officiel face à eux, ils
acceptent ce qu’on leur propose ! S’ils veulent nous soutenir,
ils nous soutiennent, mais ils ne doivent pas prendre notre place»
a conseillé le responsable syndical. Son collègue de la CFDT-CG est
allé dans le même sens : «En Guyane, on sait que Christine
Taubira sera de nouveau élue… Victorin Lurel reviendra aussi…
Mais quid de nos élus ? Ils savent que c’est peut-être leur
dernier mandat, alors ils ne vont pas trop se mouiller !» Syndicats et associations se sont ainsi quittés afin de préparer la
prochaine réunion, avec un seul mot d’ordre : «d’ici là,
nous devons rester unis !»
N.B.
Haraka Info
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MAYOTTE |
Culture |
Mayotte fête la Journée internationale de la Femme
Mercredi 4 Mars 2009 |
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Les 7 et 8 mars prochains, Mayotte participera elle aussi à la Journée Internationale de la Femme, une manifestation officialisée par les Nations Unies en 1977.
Cette célébration trouve son origine dans les manifestations de
femmes au début du XXe siècle en Europe et aux États-Unis,
réclamant de meilleures conditions de travail et le droit de vote
pour les femmes.
A Mayotte, c'est tout naturellement à Bouéni (qui
signifie femme dans la langue locale) que débutera la fête avec des
conférences sur des thèmes comme « le combat de la femme
au quotidien » ou « inciter les femmes à dénoncer
les abus ». Seront également abordés des thèmes plus
pratiques comme « prise de la parole en public »
ou « état des lieux de la délinquance juvénile des femmes
dans la commune de Bouéni et à Mayotte ».
Dimanche, c'est Mamoudzou qui prendra le relai avec
un débat sur la condition féminine (la violence faite aux femmes,
l’égalité des chances, diplôme égal salaire égal), la liberté
de la femme par le travail, grossesse précoce et MST, délinquance
juvénile féminine (fugues, alcool, tabac et autres dérives).
L’engagement politique de la femme
Thème de la Conférence du 8 Mars à 10 h au Conseil Général.
Intervenants: Idaya Chakrina docteur es lettres et Condro Mlaili
docteur es linguistique
« Il est marquant de voir à quel point la société
mahoraise, qui défend le respect et la perpétuation de traditions
tendant à reléguer la femme dans son rôle d’épouse et de mère
au foyer, sait se détourner de ses principes culturels lorsque les
circonstances l’exigent.
C’est ainsi que cette même société accepte la présence
féminine dans un milieu généralement considéré ailleurs comme un
milieu d’hommes, soit, le contexte politique.
Loin de faire « tache » sur le tableau de ceux qui s’engagent
à suivre des idéaux sociaux, politiques ou idéologiques, la femme
mahoraise se voit accorder au contraire, sur la place publique, dans
la rue, toute la place nécessaire qui lui permettra d’exprimer
avec force, avec détermination, ce pourquoi elle quitte son rôle
d’individu soumis ( ?), son foyer, à la seule fin de participer au
combat pour la justice, l’égalité sociale et l’amélioration
des conditions de vie pour tous.
Il s’agira ici d’examiner les raisons de ce qui ressemble à
un engagement, une promesse faite au reste de la population pour un
avenir meilleur et acceptable.
Dans ce contexte-là, le saluva que porte la femme au cours de son
engagement, dans sa lutte, finit par représenter cette force qui
doit émaner d’elle et qui la caractérise tout entière.
La femme mahoraise est toujours là pour aider au changement, pour
se faire porte-parole de la population. Mais quelle place
occupe-t-elle véritablement ? Constitue-t-elle le pilier d’un
mouvement sociopolitique ou est-elle simplement, pour les hommes qui
demeurent quelque peu en retrait par rapport à elles, un moyen pour
eux d’asseoir leurs propres ambitions ou rêves politiques ? »
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COMORES |
Politique |
Comores : la conférence sur la réforme constitutionnelle est annulée
Mercredi 4 Mars 2009 |
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La conférence inter-comorienne sur la réforme de la constitution, dont l’ouverture était prévue ce mardi à Moroni, n’a finalement pas eu lieu, après le refus in extrémis de l’opposition de prendre part aux travaux. Cette attitude des partis de l’opposition est dictée par la décision
du gouvernement comorien de maintenir le référendum constitutionnel à
la date du 22 mars prochain.
« L’opposition conditionne sa participation au report ou à la
suspension du calendrier du référendum », avait déclaré l’émissaire
spécial de l’Union Africaine, José Francisco Madeira.
L’opposition comorienne avait initialement accepté l’offre de la
communauté internationale de participer à la conférence
constitutionnelle après avoir reçu la garantie que la date du scrutin
référendaire allait être suspendu.
« Si le pouvoir s’entête à tenir le référendum le 22 mars, nous ne
voyons pas alors la nécessité d’engager un dialogue », a déclaré à APA
l’ancien ministre Houmed Msaidié, secrétaire général de la Convention
pour le Renouveau des Comores (CRC), parti de l’ex-président Azali
Assoumani.
Le gouvernement comorien dit, pour sa part, que la constitution
donne au chef de l’Etat le pouvoir d’élaborer un avant-projet de
constitution et de le soumettre directement au suffrage de la
population comorienne.
« Nous n’avions aucune obligation de nous concerter avec
l’opposition. Cette conférence a été convoquée à sa demande. Si,
maintenant, elle ne souhaite pas y prendre part, le président tirera
les conclusions nécessaires », a indiqué le ministre de l’Education et
porte-parole du gouvernement, Kamal-Edinne Afraitane.
Le président Ahmed Abdallah Sambi entend apporter de profondes modifications à la constitution actuelle des Comores pour alléger
l’architecture institutionnelle du pays, jugée « trop coûteuse ».
Pour des raisons « également économiques », il veut également
harmoniser les élections (présidentielle et législatives) et, pour
cela, il cherche à prolonger d’une année son mandat qui s’expire
normalement en mai 2010.
C’est ce dernier article qui fait surtout polémique dans l’archipel.
La constitution en vigueur dispose que la présidence est tournante
entre les îles pour une durée de quatre ans. La classe politique de
Mohéli, l’île à laquelle doit échoir le prochain tour, ainsi que
certains partis politiques nationaux, n’entendent pas accéder au
souhait du chef de l’Etat.
(APA)
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COMORES |
Culture |
"Les grands défis de la politique étrangère des Comores"
Mercredi 4 Mars 2009 |
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C'est le titre d'un ouvrage qui vient d'être publié à un moment où la question est particulièrement d'actualité.
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SOUEF Mohamed El-Amine |
Depuis leur indépendance, les Comores font l’objet d’une
attention particulière de certaines puissances, de par leur position
stratégique. Les pays du Golfe y font des investissements non
négligeables et le président Iranien vient d'y être reçu pour une
visite officielle.
Souef Mohamed El-Amine, l'auteur de cet ouvrage, constate
qu' « aujourd’hui, la globalisation des échanges,
l’irruption de la société civile dans le jeu politique et les
défis économiques et politiques auxquels tous les petits Etats
insulaires sont confrontés dictent une redéfinition de la politique
étrangère ». Et de poser la question : « quels seront
les marges de manœuvres de l’ Etat [comorien] face à ces défis
? »
Une telle étude sur la politique étrangère des Comores ne peut
faire l'impasse sur le contentieux qui oppose le pays à la France à
propos de Mayotte. L'auteur rappelle que « outre Mayotte, sont
également tributaires des Comores un nombre d’îles et d’îlots
au pourtour de l’archipel ».
Souef Mohamed El-Amine s'interroge sur « le rôle de la
communauté internationale par rapport à ces questions pour ce jeune
Etat dont une partie de son territoire est amputée ? »
Dans cet ouvrage, l’auteur analyse globalement cet ensemble
d’enjeux de politique étrangère, lié en partie à la
mondialisation. Il essaie de mettre en exergue les grands défis
d’ordre géopolitique et stratégique en vue de définir de
nouveaux axes fondamentaux de cette politique.
Il évoque notamment la question des frontières maritimes, le
poids de la diaspora et la coopération tout en dégageant des
perspectives par rapport à la question de Mayotte sans raccourcis ni
caricatures.
SOUEF Mohamed El-Amine est diplomate de formation et de carrière.
Il a été ministre des Affaires étrangères et de la Coopération,
député à l’Assemblée de l’Union, ambassadeur en Egypte avant
de devenir représentant permanent des Comores auprès des Nations
Unies. Il est l’auteur de « Les Comores en mouvement »,
publié aux éditions De La Lune en 2008.
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MADAGASCAR |
Mouvements sociaux, Syndicalisme |
Madagascar : l'émissaire de l'UA veut un gouvernement "ouvert à l'opposition"
Mercredi 4 Mars 2009 |
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L'émissaire de l'Union africaine (UA) à Madagascar, Amara Essy, a préconisé mardi la mise en place d'un "gouvernement ouvert à l'opposition" dans ce pays, déplorant les positions "très figées" des protagonistes de la crise politique en cours. "Il serait souhaitable qu'il y ait des réformes politiques dans ce
pays, notamment la mise en place d'un gouvernement ouvert à
l'opposition", a déclaré à l'AFP à Abidjan le diplomate ivoirien,
évoquant le contenu d'un rapport remis au président de la Commission de
l'UA Jean Ping après sa mission d'évaluation menée en février à
Madagascar.
Selon lui, "l'UA a un rôle particulier à jouer pour éviter le chaos" dans la Grande Ile de l'océan Indien.
"Les positions sont très figées pour le moment entre le président
malgache Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina (maire destitué
d'Antananarivo, chef de l'opposition) sur les moyens d'aboutir à une
solution rapide et pacifique à la crise", a-t-il déploré.
"Cela est inquiétant, ceux qui négocient n'avancent pas parce qu'ils
n'ont pas de directives précises", a ajouté l'ancien ministre ivoirien
des Affaires étrangères.
M. Rajoelina, engagé dans un bras de fer avec le chef de l'Etat,
avait appelé samedi à une grève générale nationaleau terme d'une
semaine marquée par l'impasse de premières discussions directes entre
les deux hommes. Cet appel a été peu suivi lundi.
Dans son rapport, M. Essy a également préconisé une visite de Jean
Ping à Madagascar pour "parler dans les yeux" aux protagonistes de la
crise.
Un déplacement à Madagascar du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, président en exercice de l'UA, a également été proposé.
"Il faut les amener à la raison parce que tant qu'il n'y aura pas de
déclic entre les protagonistes, les négociations ne vont pas avancer",
a estimé le diplomate.
"Si les deux parties s'accordent pour des réformes dans le cadre de
la constitution, je crois que les choses peuvent aller très vite",
a-t-il ajouté, appelant à "éviter la répétition du passé".
"Toutes les solutions de sortie de crise dans le passé avaient été
des mesures extraconstitutionnelles. Il faut éviter cela", a insisté
l'émissaire.
Lundi, l'UA a annoncé une visite dans les prochains jours à
Madagascar de son commissaire à la Paix et à la Sécurité, Ramtane
Lamamra, pour discuter avec le camp présidentiel et l'opposition d'une
"solution pacifique" à la crise.
(AFP)
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MADAGASCAR |
Mouvements sociaux, Syndicalisme |
Une délégation de l'Union Africaine pour évaluer la situation à Madagascar
Mercredi 4 Mars 2009 |
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L’Union africaine (UA) a décidé lundi de dépêcher une délégation à Madagascar pour évaluer la situation dans ce pays qui reste un sujet de préoccupation pour la Commission de l’UA.
La Commission a déclaré à
Addis-Abeba que le Président de la Commission, Jean Ping, continue
de suivre de près l’évolution de la situation à Madagascar.
« Dans ce contexte, il a eu des
conversations téléphoniques le 27 février 2009 avec le président,
M. Marc Ravalomanana et (son rival) Andry Rajoelina sur les moyens de
parvenir à un règlement rapide et pacifique de la crise à
Madagascar», a déclaré l’UA dans un communiqué.
Dans l’attente de sa prochaine visite
à Madagascar, le Président de la Commission a décidé d’envoyer
le Commissaire à la paix et la sécurité, l’Ambassadeur Ramtane
Lamamra, à Antananarivo, dans les prochains jours.
En conséquence, la délégation qui
doit être dirigée par l’Ambassadeur Lamamra, tiendra des
consultations avec les parties malgaches à la recherche d’une
solution pacifique et négociée à la crise dans le cadre du suivi
de la récente visite de M. Amara Essy, au début du mois de février.
"Le président de la Commission, a
une fois de plus lancé un appel pressant aux parties malgaches à
faire preuve de retenue et à s’abstenir de toute action qui
pourrait compliquer davantage la situation et la poursuite d’un
règlement pacifique négocié», ajoute le communiqué de l’UA.
Il est rappelé que le sommet de l’UA
tenu en janvier à Addis-Abeba a décidé d’organiser le prochain
sommet à Madagascar.
Toutefois, la violence actuelle risque
d’affecter la préparation du pays à accueillir le Sommet de juin
2009.
APA
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MADAGASCAR |
Mouvements sociaux, Syndicalisme |
Madagascar : Les manifestations de Fianarantsoa ont fait quatre morts
Lundi 2 Mars 2009 |
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Trois personnes blessées lors des manifestations de Fianarantsoa (400 kilomètres au sud d’Antananarivo), vendredi dernier, ont succombé à leurs blessures, portant à quatre le nombre de morts, a appris APA dimanche de source médicale. Le personnel médical a également indiqué que d’autres patients sont encore, dans un état critique.
De peur d’une vengeance populaire, une dizaine de
gendarmes et policiers, accusés d’être les auteurs des tirs meurtriers,
ont été priés de quitter la ville de Fianarantsoa et de se réfugier
actuellement, dans d’autres localités.
Leurs familles ont déjà quitté la ville ou se cachent chez des connaissances.
Par ailleurs, le secrétaire général des Nations Unies,
Ban Ki-moon, a décidé d’envoyer un autre émissaire, en la personne de
Tiebilé Dramé, ancien ministre des Affaires étrangères du Mali.
Il sera dans la Grande Ile dès cette semaine pour
prêter main forte au Conseil des églises chrétiennes (Ffkm) dans sa
mission de médiation, selon Hailé Menkerios, un autre émissaire des
Nations Unies .
Toutefois, cet assistant de Ban Ki-Moon, chargé des
Affaires politiques a pu convaincre le président du Conseil des églises
chrétiennes, Monseigneur Odon Razanakolona, de retourner à la table des
négociations, mais avec des conditions bien précises.
Parallèlement, Andry Rajoelina, le maire déchu de la
capitale malgache, a de nouveau lancé un appel à Fianarantsoa, à ses
partisans pour une grève générale à partir de lundi. (APA)
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MAURICE |
Politique |
Le leader du Mouvement socialiste mauricien remporte l’élection partielle
Lundi 2 Mars 2009 |
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Le leader du Mouvement socialiste mauricien, Pravin Jugnauth, a remporté l’élection partielle tenue dans la circonscription de Moka-Quartier Militaire, à 20 km de la capitale Port Louis, a-t-on appris de source officielle. Le directeur du scrutin, Gaitree Jugessur-Manna, a
annoncé lundi que les trois quarts des électeurs inscrits ont voté
dimanche et que Pravind Jugnauth a récolté 55% des votes.
M. Jugnauth a déclaré que sa victoire démontre la maturité de la population qui a voté massivement pour la vérité et la décence.
L’organisation de cette élection fait suite à la
décision de la Cour suprême de Maurice d’annuler la victoire de son
oncle, Ashok Jugnauth lors des élections générales de mai 2005 durant
lesquelles il été accusé d’avoir corrompu des électeurs avant le
scrutin.
Il avait été accusé d’avoir donné du travail à
certaines personnes pour qu’elles votent pour lui lorsqu’il était
ministre de l’Emploi. (APA)
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TANZANIE |
Transports |
Air Ouganda augmente ses vols à destination de la Tanzanie
Mercredi 4 Mars 2009 |
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La compagnie aérienne nationale Air Ouganda va augmenter ses vols directs, à partir de mardi, pour ralier Entebbe à Dar es-Salaam, en Tanzanie.
Un communiqué publié lundi par la
responsable des ventes et du marketing, Jennifer Musiime, indique que
la mesure qui prendra effet le 3 mars, vise à satisfaire une demande
accrue des clients.
"Nous avons constaté une croissance
régulière du nombre de passagers voyageant sur cette ligne. Grâce
à cela et aux réactions de nos voyageurs réguliers, il est
nécessaire d’avoir plus de vols directs qui ne vont pas passer par
Kilimanjaro (nord de la Tanzanie) comme c’est le cas actuellement
", a t-elle expliqué.
"Nous avions toujours réfléchi
sur l’idée d’un vol direct à destination de Dar es-Salaam, mais
à l’époque, le marché n’était pas encore prêt pour ce
service», a-t-elle déclaré, ajoutant que les vols à destination
de Kilimandjaro ont été suspendus depuis samedi en raison de ce
nouveau développement.
Toutefois, note-elle, Zanzibar
continuera à être servi les lundis et vendredis par des vols en
provenance d’Entebbe pour les vacanciers, mais les quatre vols
hebdomadaires vont désormais rallier Entebbe à Dar es-Salaam sans
escale.
APA
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AFRIQUE |
Economie |
Vers une monnaie unique en Afrique
Mercredi 4 Mars 2009 |
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Le commissaire de l'Union africaine (UA), Maxwell Mkwezalamba, a exprimé, mardi à Nairobi, son optimiste pour l’adoption d’une monnaie unique pour l'Afrique en 2028.
S'exprimant en marge du premier Congrès
des économistes africains qui se tient à Nairobi, il a déclaré
qu'il existe déjà, une volonté politique d'adopter une monnaie
commune de la part des pays africains.
Il a également rappelé que les pays
avaient déjà signé et ratifié le Traité d'Abuja en 1991. Cet
accord est relatif au consensus pour la mise en place d'institutions,
telle que la Banque centrale africaine, qui serait basée à Abuja,
la capitale fédérale nigériane.
« Cela montre qu'il existe une volonté
politique de la part des plus hautes autorités», a-t-il fait
observer. Il a par ailleurs souligné, la nécessité d'accélérer
l'adoption de la monnaie unique qui, selon lui, est la condition
essentielle à la réalisation du processus d'intégration.
Mkwezalamba a déclaré qu'il est
impératif que les décisions prises lors du congrès soient
rapportées aux personnes impliquées, telles que les gouverneurs des
banques centrales qui, a-t-il noté, seront essentiels dans la mise
en œuvre des politiques devant mener vers la mise en oeuvre de
l'adoption d'une monnaie unique. APA
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