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La lettre de Malango
N°
103
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Vendredi 6 Mars 2009
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" La Lettre de Malango"
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MAYOTTE |
Politique |
Mayotte : l’opposition dénonce « les dérapages » de la majorité
Vendredi 6 Mars 2009 |
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Au cours d’une conférence de presse organisée jeudi 5 mars au Conseil général, les membres du groupe de l’opposition à l’Assemblée départementale ont lourdement accusé la majorité de mauvaise gouvernance. Le président renvoie la balle à l’ancienne majorité.
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Mustoihi Mari et Sarah Mouhoussoune jugent la gouvernance de Douchina « inquiétante ». |
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La fermeture du CNAM, « un scandale » |
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Les conseillers généraux ont voté lundi 2 mars une nouvelle subvention pour le Centre national des arts et métiers (CNAM), un organisme de formation implanté à Mayotte depuis trois ans, afin de le sauver de la faillite. Mais il semble que cette subvention que l’organisme attendait depuis des mois dans le cadre de son budget 2009 soit arrivée trop tard. « Cela servira à payer un beau cercueil au CNAM », a estimé M. Oili, pour qui ce retard de paiement - « un scandale » - est avant tout politique : « Ils ont sans cesse repoussé le dossier parce que c’est Mustoihi Mari le président du CNAM, et qu’ils ont voulu le lui faire payer », assure l’ancien président de la collectivité. « Faux » rétorque M. Douchina, qui évoque un dysfonctionnement au niveau de ses services. « J’avais donné la consigne de traiter ce dossier que je juge important, mais elle n’a pas été suivie », a-t-il expliqué jeudi soir. |
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C'est à un véritable procès de la gouvernance de l'actuelle majorité que ce sont livrés, jeudi 5 mars, les cinq membres du groupe de l'opposition de l'Assemblée départementale : Saïd Omar Oili, Jacques Martial Henry, Sarah Mouhoussoune, Mustoihi Mari et Ali Halifa. Près d'un an après l'élection à la tête de la collectivité, le 20 mars 2008, d'Ahmed Attoumani Douchina, porté par une alliance inédite UMP-MDM, l'opposition juge « les dérapages » trop nombreux, même si elle n'ose pas pour l'heure parler de « malversations ». « Nous avons organisé cette conférence de presse pour sensibiliser la population sur le fonctionnement du Conseil général », indique Jacques Martial Henry. Ce dernier regrette qu'un certain nombre de questions écrites posées par son groupe au président soient restées lettre morte depuis plusieurs mois. « Nous avons posé plusieurs questions quant à la composition du cabinet, à l'affectation de véhicules aux vice-présidents, à la cérémonie d'investiture du président, à la résidence de Kani-Kely… Mais le président n'a jamais pris la peine de nous répondre par écrit, alors que la loi le stipule. C'est un mépris de la minorité ; un mépris de la loi aussi ». « Nous nous interrogeons sur les droits de l'opposition dans cette maison », regrette pour sa part Saïd Omar Oili. Rencontré peu après cette conférence de presse, M. Douchina affirme leur avoir répondu sur toutes ces questions « de manière orale ». Les élus de l'opposition s'interrogent quant au coût de la cérémonie d'investiture du président, le 6 avril 2008. « On ne nous a toujours pas donné les détails de cette cérémonie ». De son côté, le président estime qu'il est dans son droit d'organiser des manifestations de ce type, et que « le niveau de dépenses est à une échelle de 1 à 5 comparé aux dépenses » de son prédécesseur, Saïd Omar Oili - le leader actuel de l'opposition. L'opposition note en outre que les vice-présidents ont des véhicules de fonction, « ce qui est contraire à la loi », affirme M. Oili, qui rappelle que seuls le président et les directeurs de services y ont droit. M. Douchina reconnaît qu'il outrepasse la loi, mais « je fais en sorte que chaque véhicule ait un chauffeur et reste au parking si l'élu n'en a pas besoin ». En outre, « j'ai délégué un pouvoir à chacun de mes vice-présidents, il est logique qu'ils soient véhiculés ». Selon lui, lorsque Oili était président (2004-2008), « c'était pire ; tous les vice-présidents avaient un véhicule, et en plus les abîmaient ». Autre grief de l'opposition : la résidence de Kani-Kely, « utilisée par le président alors qu'aucune délibération n'a été votée en ce sens ». Encore une fois, M. Douchina renvoie la balle à son prédécesseur : « C'est lui qui a fait faire des travaux pour la transformer en résidence. Moi, je ne fais qu'y passer. J'ai assez de maisons. Celle-ci sert de résidence pour des hôtes de passage », précise-t-il. Enfin, les élus de l'opposition dénoncent le récent vote des statuts du Comité département du tourisme de Mayotte (CDTM), dans lesquels « il est stipulé que le président touche une indemnité ». « Mais où a-t-on vu que le président d'une association loi 1901 peut toucher des indemnités ? C'est du jamais vu ! » s'étrangle M. Martial. Sur toutes ces questions, les cinq élus ont précisé ne pas vouloir saisir le tribunal administratif - « mais on ne sait jamais », a prévenu Mme Mouhoussoune. Ils ont en outre regretté le silence du préfet. « Avant, il retoquait de nombreux dossiers. Aujourd'hui, on ne l'entend plus. Pourtant, il a toujours la charge du contrôle de légalité », s'étonne M. Oili, qui rappelle que c'est l'ancien préfet qui avait refusé que les vice-présidents aient un véhicule. M. Martial va jusqu'à penser que Denis Robin « fait de la politique ». « Si le président n'était pas UMP, on l'aurait entendu depuis longtemps », juge-t-il. Plus globalement, l'opposition dénonce « le manque de vision » de la majorité et sa politique de favoritisme des cantons d'où viennent les élus de la majorité - « des consignes ont été passées pour qu'aucun projet ne sorte dans nos cantons » , disent-ils. Ils regrettent le manque d'investissements qui prépare « une grave crise » et notent que « le président répète sans cesse que la majorité n'a pas d'argent, mais en trouve pour des cérémonies ou l'éclairage des stades ». Ils attendent toujours, en outre, la publication du rapport Mensia, qui a audité les comptes de la collectivité en 2008. M. Douchina, qui avoue qu'il ne l'a pour l'heure pas eu dans sa totalité, s'est engagé à les faire connaître dans les prochains jours. RC
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MAYOTTE |
Politique |
Départementalisation de Mayotte : l’opposition réclame « un vrai débat »
Vendredi 6 Mars 2009 |
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En marge d’une conférence de presse dénonçant la « mauvaise gouvernance » de l’actuelle majorité à l’assemblée départementale, le groupe de l’opposition a regretté l’absence de débat dans la campagne sur la départementalisation.
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Le travail de RFO critiqué |
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L’émission « Kala wa dala » diffusée les mercredi et jeudi soir sur Télé Mayotte, qui propose un débat entre deux personnalités politiques, a été critiquée par des collaborateurs du groupe de l’opposition. « On n’apprend rien et tout le monde est d’accord pour voter oui. Il faudrait un vrai débat de techniciens », a proposé l’un d’eux. Depuis plusieurs semaines, les débats proposés par RFO ne sont guère productifs, les invités étant tous d’accord.
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«Ici, dès qu’on exprime un doute, dès qu’on essaye
de réfléchir, on est catalogué comme un partisan du « non » »,
a regretté Jacques Martial Henry, jeudi 5 mars, au cours d’une
conférence de presse. Selon le chef de file de l’opposition au
Conseil général, « la campagne actuelle »
organisée dans le cadre de la consultation du 29 mars « est
un échec » car « l’on ne pose pas les bonnes
questions ». « Tout le monde parle de la
fiscalité, mais personne n’explique vraiment ce qu’on va
payer », constate-t-il. Il pense en outre que le Comité de
campagne pour le « oui », qui réunit l’ensemble
des partis de l’île à l’exception du MDM-Force de l’alternance
du député Aly et que préside son propre père, Martial Henry, ne
remplit pas son rôle. « Il n’y a aucun débat. On dit
qu’il faut voter « oui », puis on s’en va »,
note-t-il.
Pour M. Oili, visiblement inspiré par le manifeste
des intellectuels antillais , « on parle du
prosaïque, mais pas du poétique » dans cette campagne, à
savoir « la religion, la culture, le bien-être ».
« Si on ne dit pas les choses aujourd’hui, dans dix ans,
on vivra ce que vit la Guadeloupe aujourd’hui, et je ne veux pas »,
a-t-il ajouté, en référence à la crise qui touche les Antilles
françaises depuis le mois de janvier.
Sarah Mouhoussoune regrette pour sa part que les dirigeants
politiques fassent sans cesse référence aux anciens, et jamais à
l’avenir. « On parle de nos ancêtres, mais on oublie la
jeunesse dans cette campagne », dit-elle, rappelant que
« 65% des Mahorais ont moins de 20 ans ». Elle
affirme que pour y remédier, elle a décidé d’organiser des
réunions publiques dans son canton, parallèlement au Comité de
campagne auquel l’opposition appartient.
Accusée par certains partisans du « oui » de
militer en faveur du « non », l’opposition a
tenu à préciser « que nous appelons à voter « oui »,
mais un « oui responsable ». Pas un « oui si »
ou un « oui mais » ; un « oui responsable » ».
Elle a appelé à « un vrai débat » durant les
prochaines semaines, « pourquoi pas avec des techniciens ».
RC
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MAYOTTE |
Justice |
Mayotte : quatre mois de prison avec sursis pour Mohamed Boinahery
Mercredi 4 Mars 2009 |
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Le secrétaire général de la Fédération départementale des syndicats des exploitants agricoles (FDSEA), Mohamed Boinahery, a été condamné mercredi 4 mars à quatre mois de prison avec sursis et à trois ans d’interdiction des droits civils et civiques pour emploi de « clandestin ».
L’affaire avait été
jugée le 14 janvier par le Tribunal de première instance
de Mamoudzou. Près de deux mois après, le président Mancini a
rendu son verdict : Mohamed Boinahery a été condamné mercredi 4
mars à quatre mois de prison assortis du sursis avec mise à
l’épreuve durant 24 mois, ainsi qu’à une peine d’interdiction
des droits civils et civiques durant trois ans ; il devra également
payer une amende de 2.500 euros. Il a été reconnu coupable
d’« emploi d’un salarié non muni
d’une autorisation de travail »
entre novembre 2007 et juillet 2008.
Le président n’a pas suivi les réquisitions du Parquet, qui
avait réclamé le 14 janvier une peine de prison ferme (quatre
mois). Le procureur, Alexandra Moreau, avait alors dénoncé la
« gravité des faits », amplifiée selon elle « car
vous assumez des responsabilités dans le domaine agricole » et
« parce que c’est la troisième
fois que vous comparaissez ».
Pas de prison donc pour l’agriculteur, qui y avait déjà
échappé en 2004 et 2007 alors qu’il était jugé pour des
affaires similaires. La peine est cependant lourde : le président a
revu à la hausse l’amende réclamée par le Parquet (Alexandra
Moreau avait demandé 1.500 euros) ; il a surtout déchu M. Boinahery
de ses droits civils et civiques pour une période de trois ans.
Selon son avocat, Me Mansour Kamarine, interrogé sur RFO, « on
n’a pas condamné uniquement les faits, on a condamné aussi le
leader syndical » dans cette affaire.
Outre ses responsabilités au niveau de la Fédération
départementale des syndicats des exploitants agricoles (FDSEA), dont
il est le secrétaire général, Mohamed Boinahery représente
Mayotte à l’Odeadom (Office de
développement de l'économie agricole des départements d'outremer),
à Paris. Il possède une exploitation dans le centre de l’île.
RC
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MAYOTTE |
Justice |
Mayotte : le présumé génocidaire rwandais jugé pour une affaire de « faux »
Mercredi 4 Mars 2009 |
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Le Rwandais recherché par la justice de son pays pour « crime contre l’humanité », Pascal Simbikangwa, alias Safari David, a été jugé par la justice française, mercredi 4 mars à Mamoudzou, pour une affaire plus anodine de faux papiers datant de 2006.
Il est accusé par la justice
rwandaise de « crime
contre l'humanité avec association et extermination »
et « crimes ordinaires »
- des actes qu’il aurait commis entre 1990 et 1994 lors du génocide
rwandais. Mais c’est pour une affaire plus anodine que Pascal
Simbikangwa a été jugé mercredi 4 mars par le Tribunal de première
instance de Mamoudzou. Le président Mancini a d’ailleurs tenu à
préciser, en introduction, « que seuls les faits liés à
cette affaire nous intéressent aujourd’hui ».
Les faits remontent à 2006. Dans son local situé à Kaweni,
celui qui se fait appeler « David » ou « Safari »
s’adonne alors - selon l’accusation - à un trafic de faux
documents. Il a tout l’attirail nécessaire : un ordinateur, un
scanner, une imprimante, des feuilles blanches… Accusé d’avoir
« falsifié, délivré et procuré » un certain nombre de
documents administratifs, celui qui est arrivé à Mayotte en février
2005 après avoir passé quelques années en Grande-Comore et à
Anjouan nie. « Je n’ai jamais falsifié de documents. Je
prêtais mon ordinateur à ceux qui en avaient besoin »,
affirme-t-il à la barre.
Ce n’est pas l’avis du Parquet. Dénoncé par un certain
« Hibou » qui affirme, lors de son interpellation, être
son rabatteur, « Safari » aurait fait de ce trafic un
gagne-pain - la carte d’identité coûtait 300 euros, indique un
rapport de police.
- Quels étaient vos moyens de subsistance ? demande le président. - Je donnais des cours de français et de mathématiques à six
élèves. Et ma nièce qui est à Mayotte m’aidait, répond-il. - Pourquoi M. Hibou vous a-t-il dénoncé alors ? Rebondit le
procureur. - Je ne sais pas. - Vous aviez un conflit avec lui ? - Non.
Quand le président l’interroge sur le fait que rien n’avait
été enregistré sur son ordinateur - preuve selon le Parquet que
l’on a des choses à cacher -, le prévenu répond : « Cet
ordinateur avait trois semaines. Je n’avais pas eu le temps
d’enregistrer beaucoup de choses ». Selon un expert, la
machine était surtout utilisée pour de travaux graphiques et
photographiques et était régulièrement restaurée.
« Il n’y a rien dans ce dossier », déplore
l’avocate du Rwandais, Me Pascale Lebel. « Mon client n’est
pas un faussaire. J’appelle ça de la débrouille »,
continue-t-elle, avant de demander une peine inférieure ou égale
« aux cinq semaines que mon client a passé en détention
provisoire ».
Le procureur, Yves Dupas, requiert de son côté une peine de deux
ans de prison dont six mois avec sursis et une interdiction du
territoire français de 10 ans. « Ce sont des faits graves qui
portent atteinte à l’Etat mais aussi aux plus faibles, qui n’ont
pas de carte d’identité », estime-t-il, jugeant qu’un
« faisceau d’éléments nous permettent de reconnaître la
culpabilité » de M. Simbikangwa.
Le délibéré sera rendu public le 22 avril. En attendant, Pascal
Simbikangwa est retourné dans sa cellule de la maison d’arrêt
de Majicavo, où il croupit depuis son
arrestation , le 28 octobre dernier, pour une deuxième
affaire de faux.
RC
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COMORES |
Politique |
La classe politique comorienne se met autour de la table
Mercredi 4 Mars 2009 |
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Ce qui paraissait improbable, il y a quelques jours, est devenu une réalité. Les formations politiques de l’opposition ainsi que les pouvoirs insulaires des îles autonomes de la Grande-Comore et Mohéli qui menaçaient de boycotter l’appel au dialogue inter-comorien initié par la communauté internationale ont cédé.
Un changement d’attitude qui s’expliquerait par une décision
de la cour constitutionnelle annulant les décrets du président de l’Union convoquant le corps électoral pour le référendum sur la
révision constitutionnelle du 22 mars prochain ainsi que celui
relatif à la mise en place de la commission électorale pour « vice
de procédure ». Cela constitue « une garantie même
si nous n’avons pas totalement confiance au pouvoir», explique
Hamada Madi Boléro, un représentant de la délégation mohélienne
regroupé au sein de la coordination mohélienne pour l’unité
nationale (Comuna). Ainsi ce sont plus d’une centaine de personnes
représentants de la classe politique, de la société civile, des
différentes institutions du pays et des experts internationaux qui
se réunissent au palais du peuple à Moroni du 3 au 7 mars afin de
« ré-analyser les structures de fonctionnement du nouvel
ensemble comorien » mise en place en 2001 afin de « dépasser
les faiblesses et les blocages », a déclaré l’envoyé
spécial de l’Union africaine, Francisco Madeira.
Durant quatre jours les participants vont plancher dans le cadre
de groupe de travail, sur des questions relatives au fonctionnement
des institutions, la gouvernance et les textes constitutionnelles
notamment l’avant projet de révision de la constitution proposé
par le gouvernement. Dans ces assises où chacun va faire valoir ses
positions, le président Sambi, appelle « à une concertation à
la comorienne pour mener à bien les réformes dont notre pays a
besoin », a-t-il souligné dans son message lu à l’assistance
par le vice président Idi Nadhoim. En fait, une première étape est
franchie avec la réunion sur la même table de négociations des
différents protagonistes. La deuxième, celle de la réussite du
dialogue, dépendra désormais du comportement des uns et des autres.
Pour nous à Mohéli, nous explique Hamada Madi Boléro, l’échec
du dialogue, serait que Mohéli n’ait pas son tour le 26 mai 2010.
« Nous avons signé un contrat. J’espère que la sagesse fera
que le terme du mandat soit respecté », a-t-il encore ajouté.
Faisoilli Abdou
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COMORES |
Politique |
Comores : la Cour constitutionnelle invalide le décret convoquant le référendum
Mercredi 4 Mars 2009 |
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La Cour constitutionnelle comorienne a annulé lundi 2 mars un décret du président de l'Union des Comores Ahmed Abdallah Sambi qui convoquait un référendum prévu le 22 mars sur une réforme constitutionnelle controversée, selon l'arrêt de la cour dont l'AFP a obtenu une copie.
La Cour constitutionnelle a jugé le décret présidentiel
"illégal pour vice de procédure". Le projet de réforme
constitutionnelle proposait de réduire les pouvoirs des présidents
des trois îles de l'archipel (Grande-Comore, Anjouan, Mohéli) pour
en faire des gouverneurs et d'allonger d'un an le mandat du président
fédéral, actuellement de quatre ans.
Le projet érigeait également l'islam en religion d'Etat et
donnait au président de l'Union le pouvoir de dissoudre l'Assemblée.
Cette réforme constitutionnelle va être au cœur des travaux qui
ont commencé mardi à Moroni d'une conférence inter-comorienne,
sous l'égide de l'Union africaine (UA), réunissant toutes les
tendances politiques (gouvernement fédéral, opposition,
gouvernement des îles) et la société civile.
L'opposition, qui avait annoncé son intention de boycotter ces
assises et lié sa participation au report du référendum, assistait
à l'ouverture des débats mardi. "Nous allons tenir compte
des recommandations qui seront issues de ces assises", a pour sa
part indiqué le président Sambi dans un message lu par le
vice-président de l'Union des Comores, Idi Nadhoim.La présidence de
l'Union doit revenir en 2010 à l'île de Mohéli au terme du mandat
de M. Sambi, un Anjouanais, qui avait succédé au Grand-Comorien
Azali Assoumani en 2006.
(AFP)
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MADAGASCAR |
Mouvements sociaux, Syndicalisme |
Madagascar : deux morts dans la dispersion d'une manifestation d'opposants
Vendredi 6 Mars 2009 |
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Deux personnes ont été tuées par balles mercredi 4 mars dans le centre de Madagascar lors de la dispersion par les forces de l'ordre d'une manifestation de l'opposition dans la ville d'Ambositra, a annoncé jeudi la gendarmerie nationale.
"Il y a eu deux morts par balles à Ambositra (environ 200 km
au sud de la capitale Antananarivo)" lors de la dispersion par
les forces de l'ordre mercredi à la mi-journée d'une manifestation,
a indiqué à l'AFP le capitaine Lala Rakotonirina, en charge de la
communication de la gendarmerie nationale.
"Il y a eu trois blessés parmi les forces de l'ordre et six
blessés chez les manifestants", a-t-il ajouté.
Les forces de l'ordre sont intervenues mercredi après trois jours
de manifestations devant la résidence du chef de région.
Le leader de l'opposition et maire destitué d'Antananarivo, Andry
Rajoelina, a décrété samedi une grève générale, peu suivie
jusqu'à présent dans le pays.
Au total, une centaine de personnes sont mortes à Madagascar
depuis le 26 janvier dans les violences qui ont émaillé la crise
politique née du conflit entre le président malgache Marc
Ravalomanana et Andry Rajoelina, qui s'est autoproclamé en charge
des affaires du pays.
(AFP)
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MADAGASCAR |
Economie |
Madagascar : la crise politique frappe le tourisme
Vendredi 6 Mars 2009 |
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Le tourisme, deuxième source de devises étrangères de Madagascar, a été touché par la crise politique qui dure depuis plus de deux mois, avec des effets socio-économiques déjà perceptibles.
Conséquence immédiate, les annulations des réservations se
confirment, amenant la fermeture provisoire de certains
établissements hôteliers.
Un communiqué récemment publié par l'Office national du
tourisme (ONTM) a fait état d'un taux d'annulation proche de 100%
pour le premier trimestre 2009 et d'un taux d'occupation inférieur à
10% au niveau des hôteliers, contre 30% à 40% enregistré pendant
la même période en 2008.
Au niveau des tour-opérateurs, une mise en stand by des
confirmations de circuit a été observée, jetant ainsi une ombre
sur la perspective de toute l'année.
Devant les violences qui ont touché le pays depuis le 26 janvier,
l'Association des tour-opérateurs français (CETO),
qui regroupe plus de 70 tour-opérateurs français, a recommandé le
7 février la suspension des départs pour Madagascar, avant de
prolonger la suspension à plusieurs reprises pour la porter jusqu'au
dimanche 8 mars prochain.
Sur le plan de l'emploi, dont le tourisme est un important secteur
pourvoyeur, la Fédération des hôteliers et restaurateurs de
Madagascar (FHORM) a fait état d'un chômage technique d'au moins
50% des effectifs toutes filières confondues.
En outre, des dégâts collatéraux seraient visibles sur les
activités des transporteurs routiers, des artisans, des agriculteurs
et des pêcheurs, dont les bénéfices sont liés au développement
du tourisme local, selon la même source.
A moyen terme, tant que l'instabilité est perceptible, le
changement de destination se profilera pour les touristes ayant
projeté de visiter Madagascar pour l'année 2009, a indiqué un
opérateur économique spécialisé en tourisme, surnommé "B.A.".
« Pour amener Madagascar sur une voie de développement
viable, il faut refuser l'incertitude, l'instabilité et la
déstabilisation de la Grande Ile », a souligné cet
opérateur.
Depuis le déclenchement de la crise due à la fermeture de la
télévision de l'opposition par les autorités à la mi-décembre
dernier, le bras de fer entre le président Marc
Ravalomanana et le maire déchu de la capitale, Andry
Rajoelina, s'est durci pour dégénérer en violences, faisant
plus de 300 morts et blessés jusqu'ici avec Xinhua
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MADAGASCAR |
Mouvements sociaux, Syndicalisme |
Madagascar : les forces de l'ordre empêchent un meeting de l'opposition
Mercredi 4 Mars 2009 |
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Les forces de l'ordre ont empêché mercredi matin la tenue d'un rassemblement des partisans de l'opposant Andry Rajoelina à Antananarivo, où se sont déroulées quelques échauffourées à la mi-journée, a constaté un journaliste de l'AFP.
Tous les accès à l'avenue de l'Indépendance, principale place
du centre de la capitale malgache étaient fermés depuis mercredi
matin à la circulation.
Des manifestants amassés aux extrémités de l'avenue ont été
dispersés à coup de grenades lacrymogènes.
Réfugiés sur les collines alentours, des groupes de jeunes ont
lancé des pierres sur les forces de l'ordre qui ont répondu par des
tirs de sommation.
Selon plusieurs témoins contactés par l'AFP, des affrontements
similaires entre forces de l'ordre et sympathisants de M. Rajoelina
ont eu lieu sur plusieurs autres axes de la capitale.
L'interdiction du rassemblement du camp de M. Rajoelina par les
forces de l'ordre est une première depuis le début de la crise
ouverte débutée mi-décembre entre le président malgache et le
maire destitué d'Antananarivo qui s'est imposé en quelques mois
comme son principal opposant.
Le président Marc Ravalomanana, s'exprimant mercredi matin sur
Radio Mada (proche du pouvoir), a déclaré qu'il avait "décidé
de rétablir l'ordre".
"Les forces de l'ordre vont prendre leurs responsabilités,
les magistrats vont faire appliquer la loi", a-t-il ajouté.
Plusieurs quartiers de la capitale ne captaient plus mercredi
matin plusieurs radios d'opposition, dont Viva, appartenant à M.
Rajoelina.
Andry Rajoelina a lancé samedi une grève générale, peu suivie
jusqu'à présent, et comptait réunir mercredi les employés du
secteur privé sur la place du 13-Mai, située sur l'avenue de
l'Indépendance.
Hormis le centre-ville et plusieurs points de friction entre
forces de l'ordre et manifestants, l'activité était quasi-normale
dans le reste de la capitale, selon des témoins interrogés par
l'AFP.
(AFP)
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REUNION |
Mouvements sociaux, Syndicalisme |
Au tour de La Réunion de manifester contre la vie chère
Vendredi 6 Mars 2009 |
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L'accord signé quelques heures plus tôt en Guadeloupe, après 44 jours de grève générale, n'a pas dissuadé jeudi les Réunionnais de manifester à leur tour contre la vie chère.
L'appel à la mobilisation générale lancé par le Collectif des
organisations syndicales, politiques et associatives de La Réunion
(COSPAR) a été entendu et suivi par une grande partie de la
population. Selon les premières estimations de la préfecture, ils
étaient au moins 15.000 dans les rues. Une nouvelle journée est
prévue le 10 mars.
A Saint-Denis, les rues étaient noires de monde. Dès 7h, les
manifestants se sont retrouvés sur le site de l'ancienne gare
routière, devant le front de mer. Trois heures plus tard au moment
de s'élancer pour rejoindre la préfecture, l'objectif des 10.000
manifestants semblait largement atteint. Un chiffre confirmé par une
première estimation des forces de l'ordre. De même, à Saint-Pierre
(sud), on recensait plus de 5.000 manifestants.
De quoi réjouir les représentants du COSPAR. "Notre
objectif est largement rempli", s'est félicité Jean-Hugues
Ratenon, président de l'association Agir pou nout tout (Agir pour
nous tous) et porte-parole du collectif regroupant 39 organisations.
"On retrouve La Réunion unie, unitaire et solidaire. Cette
manifestation appartient aux Réunionnais. C'est l'aboutissement
d'une longue préparation. Le gouvernement doit écouter le peuple".
A côté de cette forte affluence, peu d'opérations coup de poing
étaient à signaler. A noter toutefois, le blocage de l'entrée Est
de Saint-Denis et de l'enceinte portuaire du chef-lieu, alors que les
transports en commun étaient arrêtés et que les commerces avaient
baissé rideau. Aucun débordement n'a été signalé.
En tête du cortège à Saint-Denis, sur fond de musique séga, le
collectif a déroulé une grande banderole: "Chômage,
précarité, pauvreté, bas salaires... Arète ek sa!" (Arrêtez
avec ça). Fait rare à La Réunion, toutes les composantes de la
société étaient présentes: salariés de la Fonction publique, du
privé, étudiants, chômeurs et retraités. Quelques personnalités
politiques se sont montrées tels Pierre Vergès, président
communiste de la région ou Didier Robert, député-maire UMP du
Tampon.
En fin de matinée, la foule s'est rassemblée devant la
préfecture et une délégation du COSPAR a été reçue par le
préfet Pierre-Henri Maccioni. Ce dernier s'est vu remettre une
plateforme de 62 revendications qui seront négociées dans les jours
à venir avec les représentants de l'Etat et du patronat. Les
principales portent sur une hausse de 200 euros des bas salaires et
petites retraites et à une baisse de 20% des prix des produits de
grande consommation.
"On va s'appuyer sur la victoire aux Antilles pour satisfaire
le plus grand nombre de nos revendications, a certifié Ivan Hoareau,
syndicaliste de la CGTR au COSPAR, ajoutant: "Si on continue
ici, c'est aussi pour aider les copains antillais". Ainsi, un
autre appel à la grève a été lancé pour le mardi 10 mars.
Le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer Yves Jégo a souligné que
"le préfet va engager très vite des discussions", mais
"les réponses que nous apportons à la Guadeloupe, les réponses
sociales de réorganisation de l'économie (...) s'appliquent de la
même manière à la Réunion et dans tous les départements
d'Outre-mer".
"C'est une politique globale qui a été annoncée par le
président de la République, un plan global de 600 millions d'euros
qui se décline partout", a ajouté Yves Jego. "Il faut
maintenant que les acteurs se mettent autour d'une table, le pire
serait qu'on bloque l'économie de la Réunion".
(AP)
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Outremer DOM TOM |
Economie |
Crise dans l’outremer : Yves Jégo chiffre la réponse de l’Etat à 847,9 millions
Mercredi 4 Mars 2009 |
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Le secrétaire d’Etat à l’Outre-mer, Yves Jégo, a chiffré mardi 3 mars à 847,9 millions d’euros l’effort financier de l’Etat en réponse à la crise sociale outremer.
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M. Jégo (ici lors de sa visite à Mayotte en mai 2008) a chiffré à près de 850 millions l’effort supplémentaire de l’Etat pour tout l’outremer. |
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Les chantiers pour Mayotte |
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Lors de la présentation du plan de réponse à la crise dans l’outremer, mardi, Yves Jégo a évoqué les chantiers de la relance, territoire par territoire. Le nombre de chantiers se chiffre à sept pour Mayotte, pour un coût total de 15,4 millions d’euros : mise aux normes de groupes scolaires, assainissement, équipements touristiques (aménagement de plages et pontons), accroissement des moyens pour le logement, réhabilitation des routes nationales 1 et 2 et enfin travaux à la maison d’arrêt de Majicavo. Une conférence de presse est programmée vendredi à la préfecture pour plus de détails. |
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Dans un document intitulé « Les réponses de l’Etat à
la crise dans les départements d’outremer », rendu
public mardi 3 mars à Paris, le secrétaire d’Etat à l’Outremer,
Yves Jégo, a indiqué que ce plan d’action coûterait 847,9
millions d’euros. « Cet effort supplémentaire pour
l’année 2009 vient s’ajouter au 16,7 milliards d’euros déjà
inscrits au profit de l’Outremer dans le budget de l’Etat »,
indique ce document, qui rappelle qu’en 2008, « l’effort
de la nation était de 15 milliards ».
Parmi les figures phare de ce plan, la mise en place du RSTA
(Revenu supplémentaire temporaire d’activité), outil de l’Etat
pour aider à résoudre la question des bas salaires en attendant
l‘application du RSA, coûtera à lui seul 280 millions d‘euros.
Les sommes présentées dans ce document additionnent des mesures
annoncées ces dernières semaines par l’exécutif, notamment 150
millions d’euros promis par le président Nicolas Sarkozy, et des
« mesures confirmées », déjà inscrites au plan
de relance ou dans le projet de loi d’orientation pour le
développement de l’Outre-mer (LODEOM). On y trouve : la
revalorisation de l’allocation logement (34 millions) ; une prime
pour 242.000 familles de 200 euros en avril (48 millions) ; la mesure
exceptionnelle de soutien aux personnes âgées démunies et/ou aux
personnes handicapées (12 millions)…
Parmi les mesures d’aménagement des programmes existants, Yves
Jégo a entre autres annoncé 40 millions pour le Service militaire
adapté (doublement du nombre de volontaires en trois ans) et 150
millions pour la revalorisation des actions pour les entreprises et
l’emploi prévues dans la LODEOM…
Les « améliorations » proposées à cette
LODEOM seront soumises à la discussion parlementaire en commission
au Sénat, qui est en cours, et à l’examen du projet en séance
publique à partir du 10 mars.
M. Jégo a en outre évoqué les différents chantiers, territoire
par territoire, de la relance de l’outremer. Il y en a 16 pour la
Guadeloupe (30 millions d‘euros), 13 pour la Martinique (27
millions), 15 pour la Guyane (40 millions), 12 pour la Réunion (26
millions), 4 pour St-Pierre et Miquelon (10 millions), 7 pour Mayotte
(lire ci-contre), etc…
Le secrétaire d’Etat a dévoilé par ailleurs les détails d’un
plan d’urgence pour les PME des Antilles, qui consiste notamment en
un renforcement des dispositifs existants et une relance du crédit à
court terme.
RC (avec AFP)
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AFRIQUE DU SUD |
Culture |
Triomf, une poignante histoire sud-africaine racontée par un réalisateur zimbabwéen à la conquête de l’Etalon de Yennega
Mercredi 4 Mars 2009 |
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A l’opposé de la joie qui anime les populations noires sud-africaines à la veille de la première élection post-apartheid, se développe une situation implosive dans une famille d’Afrikaners.
C’est l’histoire décrite par le
film Triomf du réalisateur Zimbabwéen Michaêl Raeburn, candidat
officiel au Grand prix du Festival panafricain du cinéma de
Ouagadougou (Fespaco), projeté le film lundi soir à Ouagadougou.
Adapté d’un roman éponyme de
l’écrivain Marlene van Niekerk, Triomf décrit l’animosité
universelle de l’homme face à l’ignorance et aux lendemains peu
enchanteurs.
Il raconte les turbulences de la vie
d’une famille blanche, habitant le quartier Triomf, une cité
reconstruite pour les plus dignes, sur les centres d’un ghetto
détruit, à la veille de l’élection multiraciale qui allait voir
la victoire de Nelson Mandela [ La suite sur le site ... ] |
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REUNION |
Mouvements sociaux, Syndicalisme |
Le préfet annonce des mesures, mot d'ordre de grève maintenu
Vendredi 6 Mars 2009 |
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Le préfet de la Réunion Pierre-Henry Maccioni a annoncé jeudi au collectif une première série de mesures, dont "une baisse de prix de la bouteille de gaz dès jeudi prochain et une baisse du prix des carburants fin mars-début avril",sans en préciser les montants.
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Le préfet de la Réunion Pierre-Henry Maccioni a annoncé une première série de mesures. (archive) |
Cette mesure répond, a-t-il rappelé, à l'une des revendications
"immédiates" du Cospar qui demandait une baisse de 5
euros, soit 25%, du prix de la bouteille de gaz ainsi qu'une baisse
de l'essence.
Concernant la principale revendication du collectif, à savoir une
hausse de 200 euros nets des bas salaires, le préfet a annoncé une
participation de l'Etat à hauteur de 100 euros, comme aux Antilles,
et qu'il exonérerait totalement de charges sociales la part qui
serait versée par les entreprises.
"Notre mobilisation a réussi. Il faut maintenir plus que
jamais la mobilisation après les mesures annoncées par le préfet
qui prouvent la légitimité de nos revendications" a déclaré
à l'AFP Ivan Hoareau, secrétaire général de la CGTR, à l'issue
de la rencontre.
Le collectif a lancé un mot d'ordre de grève reconductible pour
mardi.
"Dès demain nous allons mener des opérations coup de poing
partout dans l'île", a dit pour sa part Jean-Hugues Ratenon, un
des porte-parole du collectif devant une foule de plusieurs centaines
de personnes rassemblées à proximité de la préfecture. Il n'a pas
précisé à quoi correspondraient ces opérations qui pourraient
"viser la grande distribution et les importateurs", selon
un membre du collectif.
Le préfet a également indiqué avoir pris des contacts avec la
grande distribution pour étudier la baisse des prix des produits de
première nécessité tout en soulignant que cette question ne dépend
pas de lui, mais qu'il jouerait un "rôle d'arbitre et de
facilitateur".
Il s'est par ailleurs engagé à discuter avec les bailleurs
sociaux une baisse de loyers, autre mesure figurant parmi les
revendications du collectif.
Par ailleurs, les forces de l'ordre ont évacué un barrage
installé par des jeunes à l'entrée de la Route du littoral, l'un
des principaux axes de la Réunion, alors qu'une grande surface a dû
fermer après une manifestation, a-t-on appris auprès de la
préfecture.
Le barrage, installé par des jeunes encagoulés, a entraîné un
important embouteillage sur les quatre voies situés à l'entrée de
Saint-Denis, contraignant les automobilistes dont beaucoup avaient
participé à la manifestation de la matinée, à emprunter une route
de montagne pour sortir ou entrer de la ville.
Des grenades lacrymogènes ont été tirées par les policiers
pour évacuer des jeunes qui leur ont répondu par des jets de
pierres.
Des membres du Collectif réunionnais Cospar avaient tenté de les
convaincre de lever le barrage, mais sans être entendus, selon l'un
de ses porte-parole, Jean-Hugues Ratenon.
Un groupe de personnes a en outre tenté d'envahir un magasin
Carrefour situé à la périphérie de Saint-Denis, entraînant sa
fermeture alors que des clients se trouvaient à l'intérieur du
magasin.
Après le départ des manifestants, le magasin a pu rouvrir ses
portes et les clients ont pu quitter les lieux, selon un témoin sur
place. M. Ratenon a déclaré n'être "pas au courant" de
ce mouvement.
(AFP)
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AFRIQUE |
Justice |
Mandat d’arrêt à l’encontre du Président soudanais Omar Al Bashir
Vendredi 6 Mars 2009 |
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La Chambre préliminaire de la Cour pénale internationale (CPI) a délivré un mandat d’arrêt à l’encontre du Président soudanais Omar Al Bashir pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité ce mercredi 4 mars.
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Le Président soudanais Omar Al Bashir. (archive) |
Il est soupçonné d’être pénalement
responsable, « en tant que coauteur indirect ou qu’auteur
indirect, d’attaques intentionnellement dirigées contre une
importante partie de la population civile du Darfour, de meurtres,
d’actes d’extermination, de viol, de torture, ainsi que de
transfert forcé d’un grand nombre de civils et de pillage de leurs
biens ». C’est le premier mandat d’arrêt jamais
délivré par la CPI à l’encontre d’un chef d’État en
exercice.
C'est également le troisième responsable soudanais
à faire l’objet d’un mandat d’arrêt de la CPI, après Ahmed
Harun et Ali Kushayb [ La suite sur le site ... ] |
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