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Au sommaire de La Lettre de Malango N° 104 :
Mayotte : 15 millions pour relancer l’économie
Mayotte : la SIM n’est plus en redressement financier
Mayotte : « La nécessité de faire corps a dépolitisé la femme mahoraise »
Mayotte : quand les collaborateurs du président du Conseil général sélectionnent les journalistes…
Signature d’une convention de financement entre l’Union européenne et l’Union des Comores
Madagascar : regain de violence, l'armée se divise
Madagascar : Andry Rajoelina sous protection onusienne
Madagascar : les hôteliers redoutent l'avenir sur la tenue du prochain sommet de l'UA
Une firme indienne construit une usine de ciment en Ile Maurice
Maurice invitée à mettre en place une agence de gestion des catastrophes
La Cour européenne des droits de l’homme examine la demande d’indemnisation des Chagos
Tanzanie : campagne contre la pêche illégale dans la ZEE
L’Afrique de l’Est organise un forum sur ses ressources pétrolières
Le Kenya sollicite l’aide du FBI pour éclaircir le meurtre de deux activistes
Le Sénat examine le projet de loi sur l'Outre-mer en pleine crise sociale

La lettre de Malango
104

Mardi 10 Mars 2009

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MAYOTTE

Economie

 

Mayotte : 15 millions pour relancer l’économie

 
Vendredi 6 Mars 2009
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L’Etat français a débloqué 15 millions d’euros pour Mayotte dans le cadre du Fonds exceptionnel d‘investissement, soit 20% du total alloué à l’outremer, a annoncé vendredi 6 mars la préfecture de Mayotte.

44 millions pour la dette et le Contrat de projet
Outre les 15 millions du Fonds exceptionnel d‘investissement (FEI), le gouvernement a débloqué cette année 21,6 millions pour le remboursement de sa dette envers le Conseil général et 22 millions dans le cadre du Contrat de projet 2008-2014 - contre 27 millions en 2008. Le remboursement de la dette concerne essentiellement le financement de la construction du 2ème quai du port de Longoni. Les chiffres quant à la valeur exacte de cette dette restent flous : elle serait de 19 millions pour la préfecture ; de 63 millions pour l’ancien président du Conseil général, Saïd Omar Oili.

Afin de répondre à la crise financière et économique, le gouvernement a décidé d’allouer 75 millions d’euros aux territoires ultramarins, dans le cadre du Fonds exceptionnel d’investissement (FEI). Près de 20% de cette somme - 15,4 millions d’euros - reviendront à Mayotte, a annoncé vendredi 6 mars au cours d’une conférence de presse le secrétaire général de la préfecture, Christophe Peyrel. « C’est très bien », s’est-il félicité, d’autant que « près de 75% des projets que nous avons soumis au ministère ont été acceptés ». M. Peyrel également tenu à préciser que ces 15 millions représentent « un supplément » aux programmes déjà engagés, notamment dans le cadre du Contrat de projet 2008-2014 signé l’année dernière entre l’Etat et le Conseil général.

Cette somme qui est aujourd’hui effectivement débloquée, permettra de financer sept chantiers : la mise aux normes de groupes scolaires dans l‘ensemble de l‘île et plus particulièrement à Mamoudzou, pour un coût de 3,7 millions ; l‘assainissement notamment à Koungou, Kaweni et au Baobab, pour un coût de 2,2 millions ; l’aménagement d’équipements touristiques (plages de Bandrélé, Sohoa, Moya et Tanaraki et ponton d’Hagnoundrou) pour une somme de 2,7 millions ; le logement, avec le financement d’une RHI (Résorption de l’habitat insalubre) à Chiconi, pour 1,3 million ; la réhabilitation des routes nationales 1 et 2 pour 5 millions ; et le financement de travaux à la maison d’arrêt de Majicavo.

Ces financements publics ont pour objectif « de relancer l’économie de Mayotte dès cette année », a indiqué M. Peyrel. Ils sont donc soumis à certaines conditions : « La première est que les collectivités locales doivent participer au minimum à hauteur de 25% du financement. La deuxième est que les travaux doivent démarrer en 2009 et être achevés en 2010. La troisième est que les entreprises locales doivent en bénéficier ».

Le gouvernement n’a pas prévu de mesures favorisant le « pouvoir d’achat », comme aux Antilles et à La Réunion. « Nous faisons les choses étape par étape », a expliqué M. Peyrel. « Le gouvernement estime que le défi principal de Mayotte est l’évolution statutaire » et le respect de la feuile de route. « D’autre part, il ne faut pas oublier l’évolution du SMIG, qui rattrape le SMIC national de façon substantielle [il représentait 60% du Smic national en 2007, et devrait être équivalent à 80% au 1er juillet 2009, ndlr], ainsi que le processus d’intégration des fonctionnaires mahorais dans la Fonction publique ».

« On ne peut pas dire que les revenus mahorais soient négligés », pense M. Peyrel. Par ailleurs, l’Observatoire des prix, dont la dernière réunion date de six mois, devrait être relancé à la demande du préfet. « Il devra dresser un indice des prix avant la fin de cette année », a indiqué le secrétaire général.

RC



MAYOTTE

Economie

 

Mayotte : la SIM n’est plus en redressement financier

 
Lundi 9 Mars 2009
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La Société immobilière de Mayotte (SIM) n’est plus en redressement financier, a annoncé vendredi 6 mars le secrétaire général de la préfecture, Christophe Peyrel, en marge d’une conférence de presse consacrée au plan de relance.

La "case SIM", standard de l'habitat social à Mayotte.
88 LATS en 2009
88 logements en accession très sociale (LATS) devraient être livrés cette année, a indiqué M. Peyrel - le premier l’a été fin 2008 en présence du préfet. Ce « produit » destiné aux plus pauvres succède à la case « SIM », un modèle de maison simple et spartiate qui a fonctionné durant plus de vingt ans et a donné à des milliers de familles un logement en dur.

«La SIM sort tout juste d’un plan de redressement. La fin de ce plan a été actée à l’unanimité lors du dernier Conseil d’administration en février », a déclaré Christophe Peyrel, secrétaire général de la préfecture de Mayotte et membre du CA de la Société immobilière de Mayotte, lors d’une conférence de presse consacrée au plan de relance de l‘économie locale.

M. Peyrel en a profité pour rendre hommage au principal artisan de ce renouveau, le directeur général de la société, Mahamoud Azihary. Il s’est réjoui d’une telle décision. « Désormais, la SIM pourra recommencer à construire des logements sociaux. Le CA a fixé comme objectif la construction de 300 logements sociaux par an pour ces deux prochaines années. » Le Plan d’aménagement et de développement durable (PADD) de Mayotte estime à 500 le nombre de logements sociaux à construire dans les dix prochaines années, afin de répondre à la demande.

Depuis le début de ses difficultés, la SIM n’en a construit que très peu - en 25 ans, elle en avait construit plus de 17.000 -, ce qui a eu pour effet de paralyser le développement du logement dans l‘île. Il s’agit en effet du principal opérateur dans ce domaine.

La SIM avait été placée en redressement en 2004, après une grave crise politico-financière qui avait failli l’achever, suite à un rapport sans concession de l‘Inspection générale des finances. Utilisée pendant des années par les hommes politiques à des fins clientélistes, mêlée à un certain nombre d’affaires judiciaires, cette société d’économie mixte se trouvait alors en situation de quasi-faillite. Elle n’avait dû son salut que grâce à la mobilisation de ses agents et à la reprise en main par le président de l’époque, Bacar Ali Boto (1er vice-président du Conseil général entre 2004 et 2008).

La SIM a été fondée après la séparation de Mayotte avec les autres îles de l’archipel, afin de « moderniser » le logement, qui était alors en grande majorité précaire.

RC


Pour en savoir plus, lire : « La case SIM n’est plus, vive la case SIM ? », Kashkazi n°62, avril 2007 (www.kashkazi.com)

MAYOTTE

Société

 

Mayotte : « La nécessité de faire corps a dépolitisé la femme mahoraise »

 
Lundi 9 Mars 2009
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Zena Mdere, Zaina Méresse, Boueni M’titi et leurs congénères étaient au centre des débats organisés à Mamoudzou à l’occasion de la Journée de la femme, les 7 et 8 mars.

Zena Mdere, figure emblématique à Mayotte.

Dimanche 8 mars dans la salle de cinéma du Conseil général, deux jeunes docteurs en sciences humaines ont adopté une démarche universitaire pour tenter de décortiquer le phénomène « d’idéalisation, voire de mythification, qui se dessine autour » de ces femmes « mises à l’honneur, célébrées, exaltées » : les « chatouilleuses ». Pourquoi les hommes les ont-ils laissées investir l’espace public à la fin des années 60 au lieu de les « renvoyer derrière leurs fourneaux » ? Comment leur mouvement a-t-il pu cohabiter avec la vision traditionaliste du rôle de la femme sans que cela ne choque personne à l’époque ? Pourquoi ces femmes, qui avaient érigé la chatouille en arme de dissuasion, se sont-elles finalement effacées de la scène politique ?

Idaya Chakrina, titulaire d’un doctorat en Lettres et chargée de mission au Conseil général, a observé que l’une des principales motivations de leur soulèvement était la menace d’éclatement des cellules familiales provoquée par le départ vers Moroni, la nouvelle capitale, de leurs époux fonctionnaires ou domestiques du personnel colonial. Ainsi, ce serait parce qu’elles étaient fragilisées dans leur rôle traditionnel d’épouses et de mères de famille qu’elles auraient quitté l’espace au sein duquel elles étaient traditionnellement confinées : l’espace privé. « Une sorte d’instinct de conservation », note Idaya Chakrina.

Ce faisant, leurs meneuses sont, à l’instar de la première d’entre elles, Zena M’dere, devenues des femmes « à part, dans une sphère autre. On ne parle plus de leur rôle quotidien, qui lui n’est pas encensé. Il y a une mythification de ces femmes leaders. C’est ainsi que la vie politique est restée figée sur ce passé. Pourquoi ? Parce qu’on n’a pas trouvé de femmes leaders qui vaillent celles du passé par leur fougue et leur engagement ? Ou parce que tant que le processus de départementalisation ne sera pas terminé, on ne pourra pas tourner la page ? »

Enseignant en collège et auteur d’une thèse en Linguistique, Mlaïli Condro a quant à lui rappelé que la matrilinéarité (transmission de la filiation et des biens par les femmes), si elle constitue un contre-pouvoir face à l’autorité absolue de l’homme, concerne la sphère privée à laquelle la femme est assignée. Elle a peu d’influence sur les « lieux de socialisation où se construit l’homme politique par un exercice répété de la parole » : la place publique et la mosquée, dont sont exclues les femmes. Citant l’auteur comorien Sultan Chouzour, il a expliqué que « les rencontres quotidiennes à la mosquée sont un puissant facteur de cohésion sociale. Il s’y développe des amitiés, des réseaux de solidarité et de clientélisme. La politique n’a pas de place dans le calme du foyer familial. Pour la femme mahoraise, jouer un vrai rôle politique passe par l’accès à ces lieux où l’on acquiert des compétences discursives et de gestion des affaires communes ».

A la fin des années 60 et au début des années 70, les femmes ont investi ces espaces en manifestant, notamment en 1966 devant la résidence du président du Conseil de gouvernement comorien, Said Mohamed Cheikh. Cependant, « ce qui prive le combat des femmes de sa dimension politique complète », c’est, selon Mlaïli Condro, « la nature idéologique de la lutte qui imposait de faire corps ». Les leaders politiques de Mayotte « redoutaient avant tout la division. En orientant la lutte politique vers l’extérieur, on a enfermé les femmes dans un nous fusionnel et indistinct. La nécessité de faire corps a dépolitisé la femme mahoraise ».

LG

MAYOTTE

Médias, Information

 

Mayotte : quand les collaborateurs du président du Conseil général sélectionnent les journalistes…

 
Mercredi 11 Mars 2009
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C‘est devenu une habitude du côté du Conseil général de Mayotte, et Malango n’est pas le seul à en pâtir : une fois de plus, les responsables de la communication au sein du cabinet du président du Conseil général ont sélectionné les journalistes lors d’une invitation à une conférence de presse.

Lundi après-midi, Ahmed Attoumani Douchina, le président du Conseil général, a donné une conférence de presse pour répondre aux accusations de l'opposition dont nous avons fait état la semaine dernière. Les lecteurs de Malango, et ceux d'autres médias comme l'hebdomadaire gratuit Haraka Info, ne pourront cependant pas en connaître le contenu. En effet, ces deux médias qui comptent un lectorat non négligeable, n'ont pas été prévenus de la tenue d'une telle réunion, et l'ont appris après coup, par d'autres canaux.

Faut-il rappeler qu'une conférence de presse est, par définition, ouverte à l'ensemble des journalistes ? Faut-il préciser que le président du Conseil général et son administration doivent des comptes à la population - surtout lorsque l'opposition émet de telles critiques, fondées ou pas ?

A vrai dire, ce n'est pas nouveau. Récemment, ces mêmes médias (et d'autres encore) n'ont pas été informés par les services compétents de la tenue d'une session plénière de l'assemblée départementale - session ouverte au public et bien entendu aux journalistes -, début mars. Leurs lecteurs n'ont donc pas pu, une fois de plus, savoir ce qu'il s'y est dit et surtout voté.

Les exemples de ce type sont légion depuis l'élection à la tête de la collectivité de M. Douchina, le 20 mars 2008. L'auteur de ces lignes lui en avait d'ailleurs fait part, lors d'une courte entrevue, il y a quelques mois. Le président du Conseil général n'est cependant pas à mettre en cause personnellement : il nous a d'ailleurs très simplement répondu lorsque nous sommes allés le voir après la conférence de presse de l'opposition, jeudi dernier.

La responsabilité de cette rétention d'information est à mettre sur le compte de certains de ses proches collaborateurs travaillant dans son cabinet, qui visiblement ne sont pas favorables à une communication transparente, privilégiant ce qui s'apparente à un clientélisme médiatique.

Cette situation inadmissible car répétée et injuste, qui s'inscrit dans le contexte particulier de Mayotte où ceux qui ne s'ancrent pas dans la ligne dictée par l'intelligentsia sont stigmatisés, n'est plus tolérable. Voilà pourquoi nous avons pris la décision, parallèlement à une plainte écrite auprès de M. Douchina, de l'évoquer sur ce site et d'appeler publiquement le président et ses collaborateurs à faire en sorte de respecter la liberté et l'indépendance des journalistes.

Rémi Carayol

COMORES

Médias, Information

 

Signature d’une convention de financement entre l’Union européenne et l’Union des Comores

 
Mercredi 11 Mars 2009
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Signature samedi dernier de deux conventions de financement d’un montant total de 1,673 milliards de francs comoriens (3,4 millions d’euros) entre le gouvernement comorien et l’Union européenne.

Ce financement de l’Union européenne intervient dans le « cadre des actions transversales au titre du 10e FED », a souligné,Mohamed Ali Soilih, le Ministre des finances de l’Union des Comores. Le 10e fond européen de développement (FED) s’étale de 2008 à 2013.

Les deux domaines concernés sont « l’appui à la planification et à la coordination du développement » et la « Facilité de Coopération Technique ».

« Le projet d’appui à la planification et à la coordination du développement, sera mis en œuvre par le Commissariat Général au Plan, pour le renforcement de ses capacités et de celles des services des ministères en charge de la planification pour un montant de 935 millions de francs comoriens ». L’autre intitulée « Facilité de Coopération Technique », est un « fond de réserves pour des études de faisabilité, des appuis techniques, des séminaires de formation et de sensibilisation, des audits et évaluations d’actions identifiées pour un montant de 738 millions de Francs comoriens » a encore expliqué le ministre dans son allocution.

Les deux projets seront mis en œuvre pour une durée de 72 mois.

Faissoili Abdou


MADAGASCAR

Mouvements sociaux, Syndicalisme

 

Madagascar : regain de violence, l'armée se divise

 
Mercredi 11 Mars 2009
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La situation dans la capitale malgache, Antananarivo, a mal tourné mardi avec un regain de violences et les remous des forces armées, qui détonnent avec l'appel à la trêve proposée avant les assises nationales de trois jours qui auront lieu à partir de jeudi prochain.

Depuis la mutinerie qui a éclaté dimanche soir dans un camp militaire près d'Antananarivo, les forces de l'ordre s'étant déployées dans la capitale depuis le 4 mars ne sont plus présentes sur la Place du 13 mai, haut lieu de la contestation de l'opposition, laissant entrevoir un regain de violence.

Les partisans du président Marc Ravalomanana et ceux du maire déchu d'Antananarivo, Andry Rajoelina, se sont violemment affrontés dans l'après-midi à Isoraka, près de l'ambassade de France à Madagascar, où a trouvé refuge M. Rajoelina depuis la semaine dernière, selon des sources concordantes.

Au moins 15 blessés ont été enregistrés dans ces affrontements, a rapporté la chaîne privée TV-plus.

A Paris, une source diplomatique du ministère français des Affaires étrangères a affirmé que le maire déchu d'Antananarivo avait quitté l'ambassade de France à Madagascar.

Les scènes similaires se sont déroulées dans différents quartiers de la capitale, dont Tsaralalana, Analakely et Mahamasina.

Par ailleurs, à Ampasampito, la résidence de Guy Rivo Randrianarisoa, président de la Délégation spéciale (PDS) ayant remplacé la marie d'Antananarivo début février, a été incendiée par des manifestants, ont rapporté les médias locaux.

Sur le front militaire, c'était un climat véritablement insurrectionnel, à commencer par la démission sous contrainte du ministre de la Défense, le vice-amiral Mamy Ranaivoniarivo. Celui- ci vient d'assumer ce portefeuille des mains de Cécile Manorohanta, qui a démissionné deux jours après après la fusillade sanglante du 7 février.

Tôt le matin, une centaine de soldats du camp mutiné ont investi le ministère de la Défense, retenant le ministre pendant une heure jusqu'à ce qu'il accepte, sous la menace d'armes, de lire publiquement sa lettre de démission, a-t-on appris de plusieurs souces concordantes.

Quelques heures après la démission du ministre, l'armée a fixé un ultimatum de 72 heures pour que Ravalomanana et Rajoelina s'entendent sur une solution politique faute de quoi elle "prendra ses responsabilités" et fera "fonctionner les affaires nationales".

Presqu'en même temps, le président Marc Ravalomanana est sorti de son silence. Dans son allocution télévisée à la nation, il a reconnu "avoir fait des erreurs" et s'est dit "prêt à écouter", appelant au respect de la Constitution et au dialogue à l'approche de la réunion élargie prévues entre les 12 et 14 mars prochain, qui sera "un événement majeur pour le pays".

Ces appels à l'apaisement semblent être incapables de calmer les remous au sein de l'armée.

Le chef de la mutinerie, le colonel Noël Rakotonandrasana, qui prend la tête du Corps d'armée des personnels et des services administratif et technique (CAPSAT) s'étant insurgé dimanche soir, a annoncé qu'il avait démis de ses fonctions le chef de l'état- major Edmond Rasolomahandry, selon RFI.

Les actes de déstabilisation de l'armée ont assombré la perspective des prochaines d'assises nationales qui découlent des efforts de médiation de l'ONU et du Conseil des Eglises chrétiennes de Madagascar (FFKM), organisation influente à Madagascar.

Ces assises, sous l'égide du FFKM, s'étendront à quelque 90 représentants venant de tous bords de la société, réunis dans l'espoir de trouver une issue à la crise politique qui règne sur la grande île depuis près de deux mois.

(avec Xinhua)

MADAGASCAR

Mouvements sociaux, Syndicalisme

 

Madagascar : Andry Rajoelina sous protection onusienne

 
Mercredi 11 Mars 2009
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L'envoyé spécial de l'ONU à Madagascar, Tiébilé Dramé, a affirmé lundi que le chef de file de l'opposition, Andry Rajoelina, qui a engagé un bras de fer avec le président Marc Ravalomanana depuis décembre dernier, a été placé sous la protection onusienne dans une résidence diplomatique.

Photo d'archives de Mamy Ranaivoniarivo, ministre de la défense prise le 17 février 2009.

"Dans le cadre des efforts pour résoudre la crise malgache, préserver la paix et la stabilité, les Nations Unies ont décidé de placer M. Rajoelina sous leur protection dans une résidence diplomatique", a fait savoir M. Dramé, ancien chef de la diplomatie malienne, arrivé le 4 mars à Antananarivo pour faciliter la médiation entre les deux adversaires.

Il s'est exprimé ainsi lors d'une conférence de presse conjointe, tenue dans lundi après-midi en présence du président du Conseil des Eglises chrétiennes de Madagascar (FFKM), Odon Razanakolona, ainsi que des représantants du corp diplomatique.

L'envoyé onusien a indiqué qu'Andry Rajoelina, maire déchu d'Antananarivo, avait exprimé à plusieurs représentants de la communauté internationale ses inquiétudes sur sa sécurité.

Samedi dernier, M. Rajoelina a déclaré qu'il s'est caché en lieu sûr et qu'il pouvait plus s'exposer au public pour continuer à conduire les manifestations, afin de se protéger d'une arrestation par les autorités.

Les forces de l'ordre ont interdit depuis mercredi dernier l'organisation de tout rassemblement dans la capitale, théâtre de la contestation de l'opposition depuis le début de la crise.

Le ministre malgache de la Défense annonce sa démission puis se rétracte

Le ministre malgache de la Défense, le vice-amiral Mamy Ranaivoniarivo, a annoncé mardi matin sa démission avant de se rétracter dans l'après-midi, sur les antennes d'une radio proche du pouvoir.

Il a dit avoir fait l'annonce de sa démission sous la menace des militaires mutins du Camp Capsat, dont le mouvement s'élargit, qui s'étaient introduits dans son ministère, l'obligeant à quitter les lieux précipitamment.

Des affrontements entre les deux camps, ont eu lieu ce jour à la Place du 13 mai, faisant un mort du côté des pro-Ravalomanana et deux blessés graves parmi les partisans d'Andry Rajoelina. L'intervention rapide des militaires a permis d'éviter le pire.

De leur côté, l'état-major général de l'armée, le patron de la gendarmerie et de le directeur général de la police, ont lancé un ultimatum de 72 heures aux politiciens pour qu'ils trouvent une issue à la crise.

Les mutins, forts du soutien de plusieurs chefs de corps d'armée, ont nommé un nouveau chef d'état-major général des armées, en la personne du colonel André Ndrianarijaona.

Le président Marc Ravalomanana a de son côté tenté de calmer la situation en se disant, dans un discours, prêt à dialoguer et écouter l'opposition. Une conférence réunissant pouvoir et opposition est d'ailleurs prévue jeudi dans la capitale, sous l'égide de la communauté internationale et de l'église.

Par ailleurs, les partisans du maire déchu de la capitale, Andry Rajoelina, ont incendié le domicile de Guy Rivo Randrianarisoa, président de la Délégation spéciale mise en place par le pouvoir pour faire fonctionner la municipalité.

Guy Rivo Randrianarisoa a quitté Madagascar en fin d'après-midi pour l'Ile Maurice, a appris APA.

Les deux camps protagonistes à Madagascar se rencontrent le 12 mars sur la crise

Les camps des deux protagonistes de la crise malgache, Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina, se retrouvent jeudi prochain dans un hôtel d'Antananarivo pour trouver une solution négociée à la crise, sous l'égide des Nations Unies, de l'Union africaine, et du Conseil des églises chrétiennes.

Cette rencontre qui prend fin samedi, est déjà considérée comme celle de la dernière chance, d'autant plus que la tension est remontée d'un cran avec la mutinerie d'une partie de l'armée, qui a décidé de ne plus répondre aux ordres de la hiérarchie.

André Rajoelina, qu'on n'a pas vu en public depuis plusieurs jours, se trouve sous la protection des Nations Unies, dans une résidence diplomatique, a déclaré à la presse M. Tiébilé Dramé, représentant de l'ONU dans la médiation de la crise malgache. APA apprendra plus tard qu'il s'agit de l'ambassade de France.

Plusieurs centaines de militaires avaient investi, vendredi dernier, le quartier d'Ambatobe, où se trouve la résidence de M. Rajoelina, avec pour mission d'arrêter l'ancien maire. Mais les gardes de ce dernier avaient riposté par des rafales de tirs, obligeant les militaires à se replier.

Le représentant spécial des Nations Unies avait cependant obtenu de Marc Ravalomanana, qu'Andry Rajoelina puisse se déplacer librement à l'intérieur du pays sans être inquiété.

Ultimatum de l'armée, le président reconnaît des "erreurs"

L'armée malgache a fixé mardi un ultimatum de 72 heures aux "décideurs politiques" du pays pour mettre fin à la crise majeure opposant le maire destitué d'Antananarivo Andry Rajoelina au président Marc Ravalomanana qui a admis des "erreurs" dans ce dossier.

Signe de la tension à Antananarivo, des centaines de partisans du régime ont manifesté devant l'ambassade de France contre la protection accordée par Paris à M. Rajoelina, avant d'être dispersés par les forces de sécurité.

S'exprimant à la télévision nationale, le chef d'état-major de l'armée, le général Edmond Rasolofomahandry, a fixé aux politiques un ultimatum de "72 heures" pour mettre fin à la crise.

"Nous (...) invitons les décideurs politiques, toutes les forces politiques, la société civile, et les représentants des diverses forces vives dans le pays, a se réunir immédiatement et a se mettre d'accord pour apporter une solution dans un délai de 72 heures afin de faire sortir le pays de la crise", a déclaré le général, disant s'exprimer au nom de l'ensemble des forces armées (armée, gendarmerie, police) évaluées à environ 25.000 hommes.

"Si jamais une solution n'est pas trouvée après ces 72 heures, alors nous, les forces armées, nous allons prendre nos responsabilités pour faire fonctionner les affaires nationales, pour préserver les intérêts supérieurs de la Nation et l'unité nationale", a-t-il averti.

Peu après, M. Ravalomanana est également intervenu à la télévision en reconnaissant "avoir fait des erreurs".

"Cette crise politique doit cesser et je suis prêt à écouter; je suis humain et j'ai fait des erreurs (...) les assises nationales seront un événement majeur pour le pays", a-t-il insisté dans un apparent geste d'ouverture.

Ces assises pour trouver une issue à la crise sont prévues de jeudi à samedi.

Ils dénonçaient le fait qu'il ait trouvé refuge à la résidence de l'ambassadeur de France depuis vendredi soir, "à la demande de la communauté internationale et du médiateur de l'ONU, et en accord avec le président" Ravalomanana, selon une source diplomatique.

M. Rajoelina vivait caché depuis une tentative d'arrestation jeudi soir.

Selon Paris, il a quitté la résidence. Désormais, il "est sous la protection des Nations unies. C'est aux Nations unies de communiquer", a annoncé mardi le ministère français des Affaires étrangères, en se refusant à plus d'indications sur le lieu où il se trouvait.

Face aux "troubles civils croissants", les Etats-Unis ont autorisé leur personnel non essentiel à quitter le pays et émis un nouvel avertissement aux voyageurs.

Au moins une centaine de personnes sont mortes depuis le 26 janvier dans les violences qui ont émaillé ce conflit.

avec APA, Xinhua et AFP

MADAGASCAR

Economie

 

Madagascar : les hôteliers redoutent l'avenir sur la tenue du prochain sommet de l'UA

 
Mercredi 11 Mars 2009
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Les hôteliers malgaches craignent que l'actuelle crise politique du pays ne jette une ombre sur la perspective de la tenue du 13e Sommet de l'Union africaine (UA) sur la grande île en juillet prochain, un événement censé leur procurer un grand nombre de visiteurs, a rapporté dimanche le journal "L'Express" sur son site internet.

Une dizaine d'hôteliers ont répondu à l'appel du gouvernement de multiplier le nombre de chambres notamment dans la capitale en préparation du sommet, en contractant des prêts auprès des banques afin de pouvoir réaliser des projets de construction, d'extension et de rénovation.

En contrepartie, ces propriétaires pourront bénéficier d'une détaxation des matériels importés et d'un remboursement de la taxe à valeur ajoutée (TVA).

Avec la crise qui perdure encore, à quatre mois de la tenue du sommet panafricain, les opérateurs ont commencé à s'inquiéter sur le remboursement de ces prêts face à l'éventualité de voir annuler le sommet.

"Nous avons tout misé sur ce sommet. C'est une occasion pour le pays d'accueillir un grand nombre d'invités, c'est pourquoi nous avons concrétisé notre projet d'extension", a déclaré une gérante d'un hôtel au centre ville.

"En cas d'annulation du projet, nous aurons une grosse difficulté pour rembourser les prêts car déjà, la crise a fortement frappé notre trésorerie", a-t-elle avancé.

En outre, le remboursement de la TVA par l'Etat reste aussi incertain.

"La situation empire, beaucoup craignent que l'Etat ne puisse honorer ses engagements", a-t-elle poursuivi.

Selon des professionnels du tourisme, il faudrait 4.000 chambres pour abriter le sommet du continent africain.

MAURICE

Economie

 

Une firme indienne construit une usine de ciment en Ile Maurice

 
Mercredi 11 Mars 2009
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La firme indienne ‘Binani Group of Companies of India’ est en train de construire une cimenterie d’un coût de 20 millions de dollars dans la zone portuaire de la capitale mauricienne, Port Louis, a annoncé lundi le directeur du groupe.

Selon Rajesh Bagri, les travaux de construction dureront entre 18 et 24 mois pour que le projet soit pleinement opérationnel et produire annuellement un million de tonnes de ciment.

La firme indienne envisage de faire de l’Ile Maurice le centre d’approvisionnement de la région en ciment, notamment pour les pays de la Communauté de développement de l’Afrique Australe (SADC) et ceux du Marché commun de l’Afrique de l’est et de l’Afrique Australe (COMESA), a-t-il indiqué

Il a expliqué qu’il avait eu des discussions avec le gouvernement mauricien pour obtenir des moratoires sur le loyer, les frais portuaires et une exonération fiscale sur une longue période, toutes choses qui devraient réduire le coût du projet.

Il a déclaré à ce propos que le gouvernement avait déjà accordé à la firme, une superficie de 4 hectares, ajoutant que l’unité de production de ciment serait totalement autonome et qu’elle allait produire sa propre énergie l’électrique pour faire fonctionner l’usine.

(APA)

MAURICE

Météo, Climat, Catastrophes naturelles

 

Maurice invitée à mettre en place une agence de gestion des catastrophes

 
Mercredi 11 Mars 2009
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L’Ile Maurice doit mettre en place, d’urgence, une agence nationale de gestion des catastrophes, ont recommandé lundi les participants d’un forum sur les catastrophes naturelles à Port-Louis.

Environ 80 participants provenant des organisations de la société civile, des services de télécommunications et du gouvernement ont pris part au forum de deux jours qui a débuté lundi à Port Louis.

La rencontre est organisée par le Commonwealth Telecommunications Organisation (CTO) et l’Autorité des technologies de l’information et de la communication.

Le directeur du programme de développement des affaires de CTO, Bashir Patel, a déclaré qu’une agence nationale de gestion des catastrophes coordonnera les différents services d’intervention d’urgence, y compris la police, les services de lutte contre l’incendie, le service de météorologie et les ministères en charge des catastrophes naturelles.

Il a également noté l’importance pour l’Ile Maurice d’adhérer à la Convention de Tampere, qui permettra à Port-Louis de bénéficier de l’aide d’autres pays de la région en matière d’équipements de télécommunications.

La convention prévoit également la libre circulation internationale des experts en cas de catastrophe naturelle, a t-il ajouté.

(APA)

MAURICE

Droits de l'homme

 

La Cour européenne des droits de l’homme examine la demande d’indemnisation des Chagos

 
Lundi 9 Mars 2009
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Le leader du Groupe réfugiés Chagos (GRC), Olivier Bancoult, a annoncé samedi que la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a accepté d’instruire l’affaire après le rejet formulé par les tribunaux britanniques, a appris APA samedi dans la capitale mauricienne, Port-Louis.

Il y a 4 mois, le mercredi 22 octobre 2008, Olivier Bancoult, qui se bat depuis des années pour que les Chagos reviennent aux chagossiens, brandissait devant la presse le jugement d'une décision de la justice anglaise qui avait décidé que les Chagossiens n'étaient pas autorisés à retourner dans leur patrie, contredisant un précédent jugement.

Cette décision de la Cour européenne fait suite à une étude préliminaire d’une demande d’indemnisation que son organisation réclame du gouvernement britannique,

M. Bancoult a déclaré que l’indemnisation concerne le préjudice moral causé à son peuple, indiquant que l’information lui a été donnée par Richard Clifford, avocat britannique du CRG et par l’avocat mauricien à Londres, Robin Mardemootoo.

M. Bancoult a également noté que bien qu’il existe de nombreux cas en suspens à la CEDH, les juges ont décidé d’entendre l’affaire du CRG sur le fond puisque la plupart de ceux qui sont nés dans l’archipel des Chagos ont atteint un âge avancé.

M. Bancoult a ajouté que le GRC avait demandé depuis 2004 à la CEDH de contraindre le gouvernement britannique à indemniser les Chagossiens pour toutes les misères morales et les injustices que son peuple a eu à endurer.

La CEDH a néanmoins préféré attendre que le premier jugement des tribunaux britanniques concernant le cas tombe. Comme le CRG a perdu sa cause en Grande-Bretagne, la CEDH a décidé d’instruire l’affaire sur une base humanitaire, a t-il souligné.

La Haute Cour de justice de Londres avait cassé en 2006 un décret de la reine Elizabeth II qui leur interdisait le retour sur l’archipel des Chagos.

Groupe ethnique créole, originaire de l’archipel des Chagos dans l’océan Indien, les Chagossiens ont été expulsés de l’archipel des Chagos à Maurice et aux Seychelles, en 1965 par le gouvernement colonial britannique pour construire l'immense base aérienne américaine de Diego Garcia.

Ce déplacement de population, effectué dans des conditions très contestables, a permis à l'Ile Maurice d'accéder à son indépendance, en la monnayant avec les anglais en échange des Chagos. L'île principale, Diego Garcia, a été louée aux américains pour en faire une base militaire. Diego Garcia fait partie du dispositif militaire américain dans sa guerre contre l'Irak. On soupçonne également cette base d'avoir accueilli des prisonniers en transit pour le camp de Guatanamo.

E.T. avec Xinhua


TANZANIE

Agriculture - Elevage - Pêche

 

Tanzanie : campagne contre la pêche illégale dans la ZEE

 
Lundi 9 Mars 2009
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La Tanzanie a pris des mesures dans la lutte contre la pêche illégale au large de ses côtes dans l'océan Indien en faisant payer aux chalutiers attrapés une amende de 16 millions de dollars américains chacun ou en confisquant les bateaux de pêche.

Ces mesures ont été annoncées par le ministère tanzanien du Développement de l'élevage et de la pêche au moment où le pays lance une opération spéciale de six jours le long de ses côtes afin d'interdire la pêche non enregistrée ou non annoncée dans la Zone économique exclusive (ZEE) du pays.

"Nous en avons assez de la pêche illégale faite par des pays étrangers", a expliqué le ministre de l'Elevage et de la Pêche, John Magufuli, lors du lancement de la campagne, "Ils ont volé nos ressources maritimes au cours des 50 dernières années. Voilà la raison pour laquelle le secteur de la pêche en Tanzanie contribue seulement avec 1,6% au PIB".

La pêche dans le lac Victoria apporte à la Tanzanie un revenu annuel de 186 millions de dollars tandis que la pêche côtière dans l'océan Indien produit seulement 742.500 dollars par an, selon le ministre.

L'Afrique du Sud, le Mozambique et le Kenya participent aussi à l'actuelle campagne de patrouille maritime visant à lutter contre la pêche illégale dans leurs ZEE.

(Xinhua)

KENYA

Ecologie - Environnement et ressources naturelles

 

L’Afrique de l’Est organise un forum sur ses ressources pétrolières

 
Mercredi 11 Mars 2009
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Le président kenyan, Mwai Kibaki, devrait ouvrir mercredi à Mombasa, au Kenya, la 4è conférence de l’Afrique de l’Est sur le pétrole, une rencontre organisée par le secrétariat de l’EAC en collaboration avec les ministères kenyan de la Communauté de l’Afrique australe et de l’Energie.

Selon une déclaration de la Communauté de l’Afrique de l’Est, à Arusha, quelque 600 délégués de l’EAC, de l’Ethiopie, du Soudan, de la RD Congo, de la Zambie, du Malawi, du Mozambique et de la Somalie, sont attendus à cette conférence sur le thème de la valorisation de l’exploration et l’exploitation du pétrole et du gaz pour le développement économique et social.

La 4e Conférence de l’Afrique de l’Est sur le pétrole sera marquée par les présentations des pays, notamment sur leurs activités respectives d’exploration, avec un point particulier sur le potentiel pétrolier, les découvertes, l’utilisation, les régimes juridiques et fiscaux et l’état de la délivrance des licences.

Les présentations porteront aussi sur les nouvelles opportunités d’exploration, les technologies et réalisations en évolution dans la recherche de nouveaux gisements pour compléter les gisements actuels.

Par ailleurs, une séance d’exposition et d’affichage se tiendra en marge de la conférence, occasion pour un certain nombre de compagnies pétrolières et de prestataires d’exposer le potentiel de la région et autres opportunités d’investissement.

Les organisateurs ont déclaré que des excursions pré-conférence se dérouleront au Kenya et au Rwanda alors que les visites post-conférence sont prévues pour se tenir au Burundi, en Tanzanie, au Kenya et en Ouganda.

La 4e Conférence de l’Afrique de l’Est sur le Pétrole se tient à un moment où l’effondrement des prix du pétrole a eu un impact global sur le financement des explorations de plusieurs compagnies à travers le monde.

(APA)

KENYA

Faits divers

 

Le Kenya sollicite l’aide du FBI pour éclaircir le meurtre de deux activistes

 
Mercredi 11 Mars 2009
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Le gouvernement kenyan a sollicité l’aide du FBI, la police fédérale des Etats-Unis pour faire la lumière sur le récent meurtre de deux membres d’organisations de la société civile qui protestaient contre les exécutions sommaires dans le pays par les forces de police.

Le Premier ministre Raila Odinga a déclaré lundi, au cours d’une conférence à Nairobi que deux agents du FBI avaient été mis à la disposition de la police locale pour apporter leur expertise dans l’éclaircissement des circonstances dans lesquelles les deux militants des droits de l’homme avaient trouvé la mort.

M. Odinga a déclaré qu’il avait adressé une lettre au ministre de la Sécurité intérieure, George Saitoti, lui ordonnant d’intégrer les deux limiers américains dans l’équipe d’enquêteurs, alors que l’opinion publique nationale, très sceptique pense que ces meurtres, exécutés sang de froid, ont été commis avec la complicité de la police.

“Les Etats-Unis ont répondu à notre demande pour qu’une agence indépendante fasse la lumière sur ces assassinats, dans la mesure ou l’Etat kenyan a été pointé du doigt et sa crédibilité mise à rude épreuve, au sujet des exécutions sommaires”, a déclaré Raila Odinga devant une vingtaine d’organisations de la société civile qu’il recevait à son bureau.

Les deux victimes, dont l’un était étudiant et membre de la Fondation Oscar, une ONG de défense des droits de l’homme ont été abattus jeudi dernier près de l’Université de Nairobi dans des circonstances non encore très élucidées.

Les étudiants de diverses universités de la capitale, Nairobi envisagent d’organiser des manifestations mardi prochain pour dénoncer le meurtre de leurs camarades.

(APA)

Outremer DOM TOM

Politique

 

Le Sénat examine le projet de loi sur l'Outre-mer en pleine crise sociale

 
Mercredi 11 Mars 2009
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Le Sénat examine à partir de mardi, en pleine crise sociale aux Antilles et à la Réunion, le projet de loi pour le développement de l'outre-mer (Lodeom), qui s'appuie essentiellement sur l'exonération de charges en faveur des entreprises ultramarines.

Les événements antillais et la crise financière ont contraint le gouvernement et les parlementaires à adapter un texte présenté en conseil des ministres en juillet dernier.

Le projet porté par la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie et le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer Yves Jégo comprend plus d'une trentaine d'articles.

Il prévoit notamment la mise en place de zones franches d'activités, pour 10 ans, offrant aux PME, selon les secteurs et zones, des exonérations de 50 à 80% de la taxe professionnelle, de l'impôt sur les bénéfices ou de la taxe foncière sur le bâti.

Il réforme le système de défiscalisation, instauré par la loi Girardin de 2003. Il en fait notamment profiter les activités de recherche et de développement.

Il met en place de nouvelles aides économiques pour les importations et exportations face aux surcoûts liés à l'éloignement et à l'insularité ou pour la rénovation d'hôtels. Le texte propose enfin que l'Etat gère directement la "dotation de continuité territoriale" allouée actuellement aux régions et destinée notamment aux aides pour les billets d'avion.

La commission des Finances du Sénat a commencé à toiletter le texte. Elle a rajouté un article "soutien au pouvoir d'achat" qui prévoit la fixation par décret en conseil d'Etat du prix de 100 produits de première nécessité dans les DOM, possible réponse aux mouvements actuels contre "la vie chère".

Elle a augmenté le plafond d'aide à la rénovation d'hôtels et "mieux encadré la défiscalisation". Chaque projet de défiscalisation sera notifié aux collectivités territoriales ultramarines qui formuleront leur avis. Les sanctions contre les entreprises défiscalisées qui ne respectent pas leurs engagements seront garanties.

Depuis la révision constitutionnelle de juillet, c'est désormais le texte amendé en commission qui est discuté en séance.

Le gouvernement a déposé 26 amendements. Le champ des zones franches va être étendu, la réforme des exonérations de charges sociales modifiée et le plan de relance du logement va soutenir davantage le logement intermédiaire.

Il propose de porter de 50% à 80 voire 100% l'exonération de taxe professionnelle, d'exonérer de taxes foncières les terres agricoles et d'assouplir la dégressivité des charges sociales.

Le Premier ministre François Fillon a annoncé l'injection de 150 millions d'euros supplémentaires dans la Lodeom, dont la moitié consacrée aux exonérations de charges patronales.

Les sénateurs socialistes qui ont déposé une centaine d'amendements jugent le texte "insuffisant" et "décevant". Ils demandent le retour à la loi Girardin "un moindre mal" sur le volet exonérations de charges.

Ils vont demander de subordonner les exonérations à l'ouverture de négociations salariales dans les entreprises, d'étendre les bénéfices des zones franches au petit commerce. Ils veulent aussi taxer les "superprofits" de Total et les jeux de hasard.

418 amendements ont été à ce jour déposés. 354 jugés recevables seront examinés en séance. La discussion du projet est prévue jusqu'à jeudi mais pourrait se prolonger vendredi.

(AFP)


Pour en savoir plus, lire l’interview d’Yves Jégo dans France Soir : http://www.francesoir.fr/enquete/2009/03/10/outre-mer-ce-n-est-pas-une-crise-sociale-c-est-une-crise-de-societe-yves-jego.html

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