|
La lettre de Malango
N°
104
|
|
Mardi 10 Mars 2009
|
|
Vous êtes
17185 lecteurs à recevoir aujourd'hui
" La Lettre de Malango"
|
| |
|
|
|
MAYOTTE |
Economie |
Mayotte : 15 millions pour relancer l’économie
Vendredi 6 Mars 2009 |
|
|
L’Etat français a débloqué 15 millions d’euros pour Mayotte dans le cadre du Fonds exceptionnel d‘investissement, soit 20% du total alloué à l’outremer, a annoncé vendredi 6 mars la préfecture de Mayotte.
|
44 millions pour la dette et le Contrat de projet |
|
|
Outre les 15 millions du Fonds exceptionnel d‘investissement (FEI), le gouvernement a débloqué cette année 21,6 millions pour le remboursement de sa dette envers le Conseil général et 22 millions dans le cadre du Contrat de projet 2008-2014 - contre 27 millions en 2008. Le remboursement de la dette concerne essentiellement le financement de la construction du 2ème quai du port de Longoni. Les chiffres quant à la valeur exacte de cette dette restent flous : elle serait de 19 millions pour la préfecture ; de 63 millions pour l’ancien président du Conseil général, Saïd Omar Oili.
|
|
Afin de répondre à la crise financière et
économique, le gouvernement a décidé d’allouer 75 millions
d’euros aux territoires ultramarins, dans le cadre du Fonds
exceptionnel d’investissement (FEI). Près de 20% de cette somme -
15,4 millions d’euros - reviendront à Mayotte, a annoncé vendredi
6 mars au cours d’une conférence de presse le secrétaire général
de la préfecture, Christophe Peyrel. « C’est très bien »,
s’est-il félicité, d’autant que « près de 75% des
projets que nous avons soumis au ministère ont été acceptés ».
M. Peyrel également tenu à préciser que ces 15 millions
représentent « un supplément » aux programmes déjà
engagés, notamment dans le cadre du Contrat
de projet 2008-2014 signé l’année
dernière entre l’Etat et le
Conseil général.
Cette somme qui est aujourd’hui effectivement
débloquée, permettra de financer sept chantiers : la mise aux
normes de groupes scolaires dans l‘ensemble de l‘île et plus
particulièrement à Mamoudzou, pour un coût de 3,7 millions ;
l‘assainissement notamment à Koungou, Kaweni et au Baobab, pour un
coût de 2,2 millions ; l’aménagement d’équipements
touristiques (plages de Bandrélé, Sohoa, Moya et Tanaraki et ponton
d’Hagnoundrou) pour une somme de 2,7 millions ; le logement, avec
le financement d’une RHI (Résorption de l’habitat insalubre) à
Chiconi, pour 1,3 million ; la réhabilitation des routes nationales
1 et 2 pour 5 millions ; et le financement de travaux à la maison
d’arrêt de Majicavo.
Ces financements publics ont pour objectif « de
relancer l’économie de Mayotte dès cette année », a
indiqué M. Peyrel. Ils sont donc soumis à certaines conditions :
« La première est que les collectivités locales doivent
participer au minimum à hauteur de 25% du financement. La deuxième
est que les travaux doivent démarrer en 2009 et être achevés en
2010. La troisième est que les entreprises locales doivent en
bénéficier ».
Le gouvernement n’a pas prévu de mesures
favorisant le « pouvoir d’achat », comme aux Antilles
et à La Réunion. « Nous faisons les choses étape par
étape », a expliqué M. Peyrel. « Le gouvernement estime
que le défi principal de Mayotte est l’évolution statutaire »
et le respect de la feuile de route. « D’autre part, il ne
faut pas oublier l’évolution du SMIG, qui rattrape le SMIC
national de façon substantielle [il représentait 60% du Smic
national en 2007, et devrait être équivalent à 80% au 1er
juillet 2009, ndlr], ainsi que le processus d’intégration des
fonctionnaires mahorais dans la Fonction publique ».
« On ne peut pas dire que les revenus mahorais
soient négligés », pense M. Peyrel. Par ailleurs,
l’Observatoire des prix, dont la dernière réunion date de six
mois, devrait être relancé à la demande du préfet. « Il
devra dresser un indice des prix avant la fin de cette année »,
a indiqué le secrétaire général.
RC
|
|
MAYOTTE |
Economie |
Mayotte : la SIM n’est plus en redressement financier
Lundi 9 Mars 2009 |
|
|
La Société immobilière de Mayotte (SIM) n’est plus en redressement financier, a annoncé vendredi 6 mars le secrétaire général de la préfecture, Christophe Peyrel, en marge d’une conférence de presse consacrée au plan de relance.
|
|
La "case SIM", standard de l'habitat social à Mayotte. |
|
88 LATS en 2009 |
|
|
|
88 logements en accession très sociale (LATS) devraient être livrés cette année, a indiqué M. Peyrel - le premier l’a été fin 2008 en présence du préfet. Ce « produit » destiné aux plus pauvres succède à la case « SIM », un modèle de maison simple et spartiate qui a fonctionné durant plus de vingt ans et a donné à des milliers de familles un logement en dur. |
|
«La SIM sort tout juste d’un plan de
redressement. La fin de ce plan a été actée à l’unanimité lors
du dernier Conseil d’administration en février », a déclaré
Christophe Peyrel, secrétaire général de la préfecture de Mayotte
et membre du CA de la Société immobilière de Mayotte, lors d’une
conférence de presse consacrée au plan de relance de l‘économie
locale.
M. Peyrel en a profité pour rendre hommage au principal artisan
de ce renouveau, le directeur général de la société, Mahamoud
Azihary. Il s’est réjoui d’une telle décision. « Désormais,
la SIM pourra recommencer à construire des logements sociaux. Le CA
a fixé comme objectif la construction de 300 logements sociaux par
an pour ces deux prochaines années. » Le Plan
d’aménagement et de développement durable (PADD)
de Mayotte estime à 500 le nombre de logements sociaux à construire
dans les dix prochaines années, afin de répondre à la demande.
Depuis le début de ses difficultés, la SIM n’en a construit
que très peu - en 25 ans, elle en avait construit plus de 17.000 -,
ce qui a eu pour effet de paralyser le développement du logement
dans l‘île. Il s’agit en effet du principal opérateur dans ce
domaine.
La SIM avait été placée en redressement en 2004, après une
grave crise politico-financière qui avait failli l’achever, suite
à un rapport sans concession de l‘Inspection générale des
finances. Utilisée pendant des années par les hommes politiques à
des fins clientélistes, mêlée à un certain nombre d’affaires
judiciaires, cette société d’économie mixte se trouvait alors en
situation de quasi-faillite. Elle n’avait dû son salut que grâce
à la mobilisation de ses agents et à la reprise en main par le
président de l’époque, Bacar Ali Boto (1er
vice-président du Conseil général entre 2004 et 2008).
La SIM a été fondée après la séparation de Mayotte avec les
autres îles de l’archipel, afin de « moderniser »
le logement, qui était alors en grande majorité précaire.
RC
Pour en savoir plus, lire : « La case SIM n’est plus,
vive la case SIM ? », Kashkazi n°62, avril 2007
(www.kashkazi.com) |
|
MAYOTTE |
Société |
Mayotte : « La nécessité de faire corps a dépolitisé la femme mahoraise »
Lundi 9 Mars 2009 |
|
|
Zena Mdere, Zaina Méresse, Boueni M’titi et leurs congénères étaient au centre des débats organisés à Mamoudzou à l’occasion de la Journée de la femme, les 7 et 8 mars.
|
|
Zena Mdere, figure emblématique à Mayotte. |
Dimanche 8 mars dans la salle de cinéma du Conseil général,
deux jeunes docteurs en sciences humaines ont adopté une démarche
universitaire pour tenter de décortiquer le phénomène
« d’idéalisation, voire de mythification, qui se dessine
autour » de ces femmes « mises à l’honneur,
célébrées, exaltées » : les « chatouilleuses ».
Pourquoi les hommes les ont-ils laissées investir l’espace public
à la fin des années 60 au lieu de les « renvoyer derrière
leurs fourneaux » ? Comment leur mouvement a-t-il pu
cohabiter avec la vision traditionaliste du rôle de la femme sans
que cela ne choque personne à l’époque ? Pourquoi ces
femmes, qui avaient érigé la chatouille en arme de dissuasion, se
sont-elles finalement effacées de la scène politique ?
Idaya Chakrina, titulaire d’un doctorat en Lettres et chargée
de mission au Conseil général, a observé que l’une des
principales motivations de leur soulèvement était la menace
d’éclatement des cellules familiales provoquée par le départ
vers Moroni, la nouvelle capitale, de leurs époux fonctionnaires ou
domestiques du personnel colonial. Ainsi, ce serait parce qu’elles
étaient fragilisées dans leur rôle traditionnel d’épouses et de
mères de famille qu’elles auraient quitté l’espace au sein
duquel elles étaient traditionnellement confinées : l’espace
privé. « Une sorte d’instinct de conservation »,
note Idaya Chakrina.
Ce faisant, leurs meneuses sont, à l’instar de la première
d’entre elles, Zena M’dere, devenues des femmes « à
part, dans une sphère autre. On ne parle plus de leur rôle
quotidien, qui lui n’est pas encensé. Il y a une mythification de
ces femmes leaders. C’est ainsi que la vie politique est restée
figée sur ce passé. Pourquoi ? Parce qu’on n’a pas trouvé
de femmes leaders qui vaillent celles du passé par leur fougue et
leur engagement ? Ou parce que tant que le processus de
départementalisation ne sera pas terminé, on ne pourra pas tourner
la page ? »
Enseignant en collège et auteur d’une thèse en Linguistique,
Mlaïli Condro a quant à lui rappelé que la matrilinéarité
(transmission de la filiation et des biens par les femmes), si elle
constitue un contre-pouvoir face à l’autorité absolue de l’homme,
concerne la sphère privée à laquelle la femme est assignée. Elle
a peu d’influence sur les « lieux de socialisation où se
construit l’homme politique par un exercice répété de la
parole » : la place publique et la mosquée, dont sont
exclues les femmes. Citant l’auteur comorien Sultan Chouzour, il a
expliqué que « les rencontres quotidiennes à la mosquée
sont un puissant facteur de cohésion sociale. Il s’y développe
des amitiés, des réseaux de solidarité et de clientélisme. La
politique n’a pas de place dans le calme du foyer familial. Pour la
femme mahoraise, jouer un vrai rôle politique passe par l’accès à
ces lieux où l’on acquiert des compétences discursives et de
gestion des affaires communes ».
A la fin des années 60 et au début des années 70, les femmes
ont investi ces espaces en manifestant, notamment en 1966 devant la
résidence du président du Conseil de gouvernement comorien, Said
Mohamed Cheikh. Cependant, « ce qui prive le combat des
femmes de sa dimension politique complète », c’est,
selon Mlaïli Condro, « la nature idéologique de la lutte
qui imposait de faire corps ». Les leaders politiques de
Mayotte « redoutaient avant tout la division. En orientant
la lutte politique vers l’extérieur, on a enfermé les femmes dans
un nous fusionnel et indistinct. La nécessité de faire corps a
dépolitisé la femme mahoraise ».
LG
|
|
MAYOTTE |
Médias, Information |
Mayotte : quand les collaborateurs du président du Conseil général sélectionnent les journalistes…
Mercredi 11 Mars 2009 |
|
|
C‘est devenu une habitude du côté du Conseil général de Mayotte, et Malango n’est pas le seul à en pâtir : une fois de plus, les responsables de la communication au sein du cabinet du président du Conseil général ont sélectionné les journalistes lors d’une invitation à une conférence de presse.
Lundi après-midi, Ahmed Attoumani Douchina, le président du Conseil général, a donné une conférence de presse pour répondre aux accusations de l'opposition dont nous avons fait état la semaine dernière. Les lecteurs de Malango, et ceux d'autres médias comme l'hebdomadaire gratuit Haraka Info, ne pourront cependant pas en connaître le contenu. En effet, ces deux médias qui comptent un lectorat non négligeable, n'ont pas été prévenus de la tenue d'une telle réunion, et l'ont appris après coup, par d'autres canaux. Faut-il rappeler qu'une conférence de presse est, par définition, ouverte à l'ensemble des journalistes ? Faut-il préciser que le président du Conseil général et son administration doivent des comptes à la population - surtout lorsque l'opposition émet de telles critiques, fondées ou pas ? A vrai dire, ce n'est pas nouveau. Récemment, ces mêmes médias (et d'autres encore) n'ont pas été informés par les services compétents de la tenue d'une session plénière de l'assemblée départementale - session ouverte au public et bien entendu aux journalistes -, début mars. Leurs lecteurs n'ont donc pas pu, une fois de plus, savoir ce qu'il s'y est dit et surtout voté. Les exemples de ce type sont légion depuis l'élection à la tête de la collectivité de M. Douchina, le 20 mars 2008. L'auteur de ces lignes lui en avait d'ailleurs fait part, lors d'une courte entrevue, il y a quelques mois. Le président du Conseil général n'est cependant pas à mettre en cause personnellement : il nous a d'ailleurs très simplement répondu lorsque nous sommes allés le voir après la conférence de presse de l'opposition, jeudi dernier. La responsabilité de cette rétention d'information est à mettre sur le compte de certains de ses proches collaborateurs travaillant dans son cabinet, qui visiblement ne sont pas favorables à une communication transparente, privilégiant ce qui s'apparente à un clientélisme médiatique. Cette situation inadmissible car répétée et injuste, qui s'inscrit dans le contexte particulier de Mayotte où ceux qui ne s'ancrent pas dans la ligne dictée par l'intelligentsia sont stigmatisés, n'est plus tolérable. Voilà pourquoi nous avons pris la décision, parallèlement à une plainte écrite auprès de M. Douchina, de l'évoquer sur ce site et d'appeler publiquement le président et ses collaborateurs à faire en sorte de respecter la liberté et l'indépendance des journalistes. Rémi Carayol
|
|
COMORES |
Médias, Information |
Signature d’une convention de financement entre l’Union européenne et l’Union des Comores
Mercredi 11 Mars 2009 |
|
|
Signature samedi dernier de deux conventions de financement d’un montant total de 1,673 milliards de francs comoriens (3,4 millions d’euros) entre le gouvernement comorien et l’Union européenne. Ce financement de l’Union
européenne intervient dans le « cadre des actions
transversales au titre du 10e FED », a souligné,Mohamed
Ali Soilih, le Ministre des finances de l’Union des Comores. Le 10e
fond européen de développement (FED) s’étale de 2008 à 2013.
Les deux domaines concernés sont « l’appui
à la planification et à la coordination du développement »
et la « Facilité de Coopération Technique ».
« Le projet d’appui à la planification
et à la coordination du développement, sera mis en œuvre par le
Commissariat Général au Plan, pour le renforcement de ses capacités
et de celles des services des ministères en charge de la
planification pour un montant de 935 millions de francs comoriens ».
L’autre intitulée « Facilité de Coopération
Technique », est un « fond de réserves pour des
études de faisabilité, des appuis techniques, des séminaires de
formation et de sensibilisation, des audits et évaluations d’actions
identifiées pour un montant de 738 millions de Francs comoriens »
a encore expliqué le ministre dans son allocution.
Les deux projets seront mis en œuvre pour une durée
de 72 mois.
Faissoili Abdou
|
|
MADAGASCAR |
Mouvements sociaux, Syndicalisme |
Madagascar : regain de violence, l'armée se divise
Mercredi 11 Mars 2009 |
|
|
La situation dans la capitale malgache, Antananarivo, a mal tourné mardi avec un regain de violences et les remous des forces armées, qui détonnent avec l'appel à la trêve proposée avant les assises nationales de trois jours qui auront lieu à partir de jeudi prochain.
Depuis la mutinerie
qui a éclaté dimanche soir dans un camp militaire près
d'Antananarivo, les forces de l'ordre s'étant déployées dans la
capitale depuis le 4 mars ne sont plus présentes sur la Place du 13
mai, haut lieu de la contestation de l'opposition, laissant entrevoir
un regain de violence.
Les partisans du président Marc
Ravalomanana et ceux du maire déchu d'Antananarivo, Andry
Rajoelina, se sont violemment affrontés dans l'après-midi à
Isoraka, près de l'ambassade de France à Madagascar, où a trouvé
refuge M. Rajoelina depuis la semaine dernière, selon des sources
concordantes.
Au moins 15 blessés ont été enregistrés dans ces
affrontements, a rapporté la chaîne privée TV-plus.
A Paris, une source diplomatique du ministère
français des Affaires étrangères a affirmé que le maire déchu
d'Antananarivo avait quitté l'ambassade de France à Madagascar.
Les scènes similaires se sont déroulées dans
différents quartiers de la capitale, dont Tsaralalana, Analakely et
Mahamasina.
Par ailleurs, à Ampasampito, la résidence de Guy
Rivo Randrianarisoa, président de la Délégation spéciale (PDS)
ayant remplacé la marie d'Antananarivo début février, a été
incendiée par des manifestants, ont rapporté les médias locaux.
Sur le front militaire, c'était un climat
véritablement insurrectionnel, à commencer par la démission sous
contrainte du ministre de la Défense, le vice-amiral Mamy
Ranaivoniarivo. Celui- ci vient d'assumer ce portefeuille des mains
de Cécile Manorohanta, qui a démissionné deux jours après après
la fusillade sanglante du 7 février.
Tôt le matin, une centaine de soldats du camp
mutiné ont investi le ministère de la Défense, retenant le
ministre pendant une heure jusqu'à ce qu'il accepte, sous la menace
d'armes, de lire publiquement sa lettre de démission, a-t-on appris
de plusieurs souces concordantes.
Quelques heures après la démission du ministre,
l'armée a fixé un ultimatum de 72 heures pour que Ravalomanana et
Rajoelina s'entendent sur une solution politique faute de quoi elle
"prendra ses responsabilités" et fera "fonctionner
les affaires nationales".
Presqu'en même temps, le président Marc
Ravalomanana est sorti de son silence. Dans son allocution télévisée
à la nation, il a reconnu "avoir fait des erreurs" et
s'est dit "prêt à écouter", appelant au respect de la
Constitution et au dialogue à l'approche de la réunion élargie
prévues entre les 12 et 14 mars prochain, qui sera "un
événement majeur pour le pays".
Ces appels à l'apaisement semblent être incapables
de calmer les remous au sein de l'armée.
Le chef de la mutinerie, le colonel Noël
Rakotonandrasana, qui prend la tête du Corps d'armée des personnels
et des services administratif et technique (CAPSAT) s'étant insurgé
dimanche soir, a annoncé qu'il avait démis de ses fonctions le chef
de l'état- major Edmond Rasolomahandry, selon RFI.
Les actes de déstabilisation de l'armée ont
assombré la perspective des prochaines d'assises nationales qui
découlent des efforts de médiation de l'ONU et du Conseil des
Eglises chrétiennes de Madagascar (FFKM), organisation influente à
Madagascar.
Ces assises, sous l'égide du FFKM, s'étendront à
quelque 90 représentants venant de tous bords de la société,
réunis dans l'espoir de trouver une issue à la crise politique qui
règne sur la grande île depuis près de deux mois.
(avec Xinhua)
|
|
MADAGASCAR |
Mouvements sociaux, Syndicalisme |
Madagascar : Andry Rajoelina sous protection onusienne
Mercredi 11 Mars 2009 |
|
|
L'envoyé spécial de l'ONU à Madagascar, Tiébilé Dramé, a affirmé lundi que le chef de file de l'opposition, Andry Rajoelina, qui a engagé un bras de fer avec le président Marc Ravalomanana depuis décembre dernier, a été placé sous la protection onusienne dans une résidence diplomatique.
|
|
Photo d'archives de Mamy Ranaivoniarivo, ministre de la défense prise le 17 février 2009. |
"Dans le cadre des efforts pour résoudre la crise malgache, préserver la paix et la stabilité, les Nations Unies ont décidé de placer M. Rajoelina sous leur protection dans une résidence diplomatique", a fait savoir M. Dramé, ancien chef de la diplomatie malienne, arrivé le 4 mars à Antananarivo pour faciliter la médiation entre les deux adversaires. Il s'est exprimé ainsi lors d'une conférence de presse conjointe, tenue dans lundi après-midi en présence du président du Conseil des Eglises chrétiennes de Madagascar (FFKM), Odon Razanakolona, ainsi que des représantants du corp diplomatique. L'envoyé onusien a indiqué qu'Andry Rajoelina, maire déchu d'Antananarivo, avait exprimé à plusieurs représentants de la communauté internationale ses inquiétudes sur sa sécurité. Samedi dernier, M. Rajoelina a déclaré qu'il s'est caché en lieu sûr et qu'il pouvait plus s'exposer au public pour continuer à conduire les manifestations, afin de se protéger d'une arrestation par les autorités. Les forces de l'ordre ont interdit depuis mercredi dernier l'organisation de tout rassemblement dans la capitale, théâtre de la contestation de l'opposition depuis le début de la crise.
Le ministre malgache de la Défense annonce sa démission puis se rétracte Le ministre malgache de la Défense, le vice-amiral Mamy Ranaivoniarivo, a annoncé mardi matin sa démission avant de se rétracter dans l'après-midi, sur les antennes d'une radio proche du pouvoir. Il a dit avoir fait l'annonce de sa démission sous la menace des militaires mutins du Camp Capsat, dont le mouvement s'élargit, qui s'étaient introduits dans son ministère, l'obligeant à quitter les lieux précipitamment. Des affrontements entre les deux camps, ont eu lieu ce jour à la Place du 13 mai, faisant un mort du côté des pro-Ravalomanana et deux blessés graves parmi les partisans d'Andry Rajoelina. L'intervention rapide des militaires a permis d'éviter le pire. De leur côté, l'état-major général de l'armée, le patron de la gendarmerie et de le directeur général de la police, ont lancé un ultimatum de 72 heures aux politiciens pour qu'ils trouvent une issue à la crise. Les mutins, forts du soutien de plusieurs chefs de corps d'armée, ont nommé un nouveau chef d'état-major général des armées, en la personne du colonel André Ndrianarijaona. Le président Marc Ravalomanana a de son côté tenté de calmer la situation en se disant, dans un discours, prêt à dialoguer et écouter l'opposition. Une conférence réunissant pouvoir et opposition est d'ailleurs prévue jeudi dans la capitale, sous l'égide de la communauté internationale et de l'église. Par ailleurs, les partisans du maire déchu de la capitale, Andry Rajoelina, ont incendié le domicile de Guy Rivo Randrianarisoa, président de la Délégation spéciale mise en place par le pouvoir pour faire fonctionner la municipalité. Guy Rivo Randrianarisoa a quitté Madagascar en fin d'après-midi pour l'Ile Maurice, a appris APA. Les deux camps protagonistes à Madagascar se rencontrent le 12 mars sur la crise Les camps des deux protagonistes de la crise malgache, Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina, se retrouvent jeudi prochain dans un hôtel d'Antananarivo pour trouver une solution négociée à la crise, sous l'égide des Nations Unies, de l'Union africaine, et du Conseil des églises chrétiennes. Cette rencontre qui prend fin samedi, est déjà considérée comme celle de la dernière chance, d'autant plus que la tension est remontée d'un cran avec la mutinerie d'une partie de l'armée, qui a décidé de ne plus répondre aux ordres de la hiérarchie. André Rajoelina, qu'on n'a pas vu en public depuis plusieurs jours, se trouve sous la protection des Nations Unies, dans une résidence diplomatique, a déclaré à la presse M. Tiébilé Dramé, représentant de l'ONU dans la médiation de la crise malgache. APA apprendra plus tard qu'il s'agit de l'ambassade de France. Plusieurs centaines de militaires avaient investi, vendredi dernier, le quartier d'Ambatobe, où se trouve la résidence de M. Rajoelina, avec pour mission d'arrêter l'ancien maire. Mais les gardes de ce dernier avaient riposté par des rafales de tirs, obligeant les militaires à se replier. Le représentant spécial des Nations Unies avait cependant obtenu de Marc Ravalomanana, qu'Andry Rajoelina puisse se déplacer librement à l'intérieur du pays sans être inquiété. Ultimatum de l'armée, le président reconnaît des "erreurs" L'armée malgache a fixé mardi un ultimatum de 72 heures aux "décideurs politiques" du pays pour mettre fin à la crise majeure opposant le maire destitué d'Antananarivo Andry Rajoelina au président Marc Ravalomanana qui a admis des "erreurs" dans ce dossier. Signe de la tension à Antananarivo, des centaines de partisans du régime ont manifesté devant l'ambassade de France contre la protection accordée par Paris à M. Rajoelina, avant d'être dispersés par les forces de sécurité. S'exprimant à la télévision nationale, le chef d'état-major de l'armée, le général Edmond Rasolofomahandry, a fixé aux politiques un ultimatum de "72 heures" pour mettre fin à la crise. "Nous (...) invitons les décideurs politiques, toutes les forces politiques, la société civile, et les représentants des diverses forces vives dans le pays, a se réunir immédiatement et a se mettre d'accord pour apporter une solution dans un délai de 72 heures afin de faire sortir le pays de la crise", a déclaré le général, disant s'exprimer au nom de l'ensemble des forces armées (armée, gendarmerie, police) évaluées à environ 25.000 hommes. "Si jamais une solution n'est pas trouvée après ces 72 heures, alors nous, les forces armées, nous allons prendre nos responsabilités pour faire fonctionner les affaires nationales, pour préserver les intérêts supérieurs de la Nation et l'unité nationale", a-t-il averti. Peu après, M. Ravalomanana est également intervenu à la télévision en reconnaissant "avoir fait des erreurs". "Cette crise politique doit cesser et je suis prêt à écouter; je suis humain et j'ai fait des erreurs (...) les assises nationales seront un événement majeur pour le pays", a-t-il insisté dans un apparent geste d'ouverture. Ces assises pour trouver une issue à la crise sont prévues de jeudi à samedi. Ils dénonçaient le fait qu'il ait trouvé refuge à la résidence de l'ambassadeur de France depuis vendredi soir, "à la demande de la communauté internationale et du médiateur de l'ONU, et en accord avec le président" Ravalomanana, selon une source diplomatique. M. Rajoelina vivait caché depuis une tentative d'arrestation jeudi soir. Selon Paris, il a quitté la résidence. Désormais, il "est sous la protection des Nations unies. C'est aux Nations unies de communiquer", a annoncé mardi le ministère français des Affaires étrangères, en se refusant à plus d'indications sur le lieu où il se trouvait. Face aux "troubles civils croissants", les Etats-Unis ont autorisé leur personnel non essentiel à quitter le pays et émis un nouvel avertissement aux voyageurs. Au moins une centaine de personnes sont mortes depuis le 26 janvier dans les violences qui ont émaillé ce conflit. avec APA, Xinhua et AFP
|
|
MADAGASCAR |
Economie |
Madagascar : les hôteliers redoutent l'avenir sur la tenue du prochain sommet de l'UA
Mercredi 11 Mars 2009 |
|
|
Les hôteliers malgaches craignent que l'actuelle crise politique du pays ne jette une ombre sur la perspective de la tenue du 13e Sommet de l'Union africaine (UA) sur la grande île en juillet prochain, un événement censé leur procurer un grand nombre de visiteurs, a rapporté dimanche le journal "L'Express" sur son site internet.
Une dizaine d'hôteliers ont répondu à l'appel du
gouvernement de multiplier le nombre de chambres notamment dans la
capitale en préparation du sommet, en contractant des
prêts auprès des banques afin de pouvoir réaliser des projets de
construction, d'extension et de rénovation.
En contrepartie, ces propriétaires pourront
bénéficier d'une détaxation des matériels importés et d'un
remboursement de la taxe à valeur ajoutée (TVA).
Avec la crise qui perdure encore, à quatre mois de
la tenue du sommet panafricain, les opérateurs ont commencé à
s'inquiéter sur le remboursement de ces prêts face à l'éventualité de voir
annuler le sommet.
"Nous avons tout misé sur ce sommet. C'est
une occasion pour le pays d'accueillir un grand nombre d'invités,
c'est pourquoi nous avons concrétisé notre projet d'extension",
a déclaré une gérante d'un hôtel au centre ville.
"En cas d'annulation du projet, nous aurons
une grosse difficulté pour rembourser les prêts car déjà, la
crise a fortement frappé notre trésorerie", a-t-elle
avancé.
En outre, le remboursement de la TVA par l'Etat
reste aussi incertain.
"La situation empire, beaucoup craignent que
l'Etat ne puisse honorer ses engagements", a-t-elle
poursuivi.
Selon des professionnels du tourisme, il faudrait
4.000 chambres pour abriter le sommet du continent africain.
|
|
MAURICE |
Economie |
Une firme indienne construit une usine de ciment en Ile Maurice
Mercredi 11 Mars 2009 |
|
|
La firme indienne ‘Binani Group of Companies of India’ est en train de construire une cimenterie d’un coût de 20 millions de dollars dans la zone portuaire de la capitale mauricienne, Port Louis, a annoncé lundi le directeur du groupe.
Selon Rajesh Bagri, les travaux de construction dureront entre 18
et 24 mois pour que le projet soit pleinement opérationnel et
produire annuellement un million de tonnes de ciment.
La firme indienne envisage de faire de l’Ile Maurice le centre
d’approvisionnement de la région en ciment, notamment pour les
pays de la Communauté de développement de l’Afrique Australe
(SADC) et ceux du Marché commun de l’Afrique de l’est et de
l’Afrique Australe (COMESA), a-t-il indiqué
Il a expliqué qu’il avait eu des discussions avec le
gouvernement mauricien pour obtenir des moratoires sur le loyer, les
frais portuaires et une exonération fiscale sur une longue période,
toutes choses qui devraient réduire le coût du projet.
Il a déclaré à ce propos que le gouvernement avait déjà
accordé à la firme, une superficie de 4 hectares, ajoutant que
l’unité de production de ciment serait totalement autonome et
qu’elle allait produire sa propre énergie l’électrique pour
faire fonctionner l’usine.
(APA)
|
|
MAURICE |
Météo, Climat, Catastrophes naturelles |
Maurice invitée à mettre en place une agence de gestion des catastrophes
Mercredi 11 Mars 2009 |
|
|
L’Ile Maurice doit mettre en place, d’urgence, une agence nationale de gestion des catastrophes, ont recommandé lundi les participants d’un forum sur les catastrophes naturelles à Port-Louis.
Environ 80 participants provenant des organisations
de la société civile, des services de télécommunications et du
gouvernement ont pris part au forum de deux jours qui a débuté
lundi à Port Louis.
La rencontre est organisée par le Commonwealth
Telecommunications Organisation (CTO) et l’Autorité des
technologies de l’information et de la communication.
Le directeur du programme de développement des
affaires de CTO, Bashir Patel, a déclaré qu’une agence nationale
de gestion des catastrophes coordonnera les différents services
d’intervention d’urgence, y compris la police, les services de
lutte contre l’incendie, le service de météorologie et les
ministères en charge des catastrophes naturelles.
Il a également noté l’importance pour l’Ile
Maurice d’adhérer à la Convention de Tampere, qui permettra à
Port-Louis de bénéficier de l’aide d’autres pays de la région
en matière d’équipements de télécommunications.
La convention prévoit également la libre
circulation internationale des experts en cas de catastrophe
naturelle, a t-il ajouté.
(APA)
|
|
MAURICE |
Droits de l'homme |
La Cour européenne des droits de l’homme examine la demande d’indemnisation des Chagos
Lundi 9 Mars 2009 |
|
|
Le leader du Groupe réfugiés Chagos (GRC), Olivier Bancoult, a annoncé samedi que la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a accepté d’instruire l’affaire après le rejet formulé par les tribunaux britanniques, a appris APA samedi dans la capitale mauricienne, Port-Louis.
|
|
Il y a 4 mois, le mercredi 22 octobre 2008, Olivier Bancoult, qui se bat depuis des années pour que les Chagos reviennent aux chagossiens, brandissait devant la presse le jugement d'une décision de la justice anglaise qui avait décidé que les Chagossiens n'étaient pas autorisés à retourner dans leur patrie, contredisant un précédent jugement. |
Cette décision de la Cour européenne fait suite à une étude
préliminaire d’une demande d’indemnisation que son organisation
réclame du gouvernement britannique,
M. Bancoult a déclaré que l’indemnisation concerne le
préjudice moral causé à son peuple, indiquant que l’information
lui a été donnée par Richard Clifford, avocat britannique du CRG
et par l’avocat mauricien à Londres, Robin Mardemootoo.
M. Bancoult a également noté que bien qu’il existe de nombreux
cas en suspens à la CEDH, les juges ont décidé d’entendre
l’affaire du CRG sur le fond puisque la plupart de ceux qui sont
nés dans l’archipel des Chagos ont atteint un âge avancé.
M. Bancoult a ajouté que le GRC avait demandé depuis 2004 à la
CEDH de contraindre le gouvernement britannique à indemniser les
Chagossiens pour toutes les misères morales et les injustices que
son peuple a eu à endurer.
La CEDH a néanmoins préféré attendre que le premier jugement
des tribunaux britanniques concernant le cas tombe. Comme le CRG a
perdu sa cause en Grande-Bretagne, la CEDH a décidé d’instruire
l’affaire sur une base humanitaire, a t-il souligné.
La Haute Cour de justice de Londres avait cassé en 2006 un décret
de la reine Elizabeth II qui leur interdisait le retour sur
l’archipel des Chagos.
Groupe ethnique créole, originaire de l’archipel des Chagos
dans l’océan Indien, les Chagossiens ont été expulsés de
l’archipel des Chagos à Maurice et aux Seychelles, en 1965 par le
gouvernement colonial britannique pour construire l'immense base
aérienne américaine de Diego
Garcia.
Ce déplacement de population, effectué dans des conditions très
contestables, a permis à l'Ile Maurice d'accéder à son
indépendance, en la monnayant avec les anglais en échange des
Chagos. L'île principale, Diego Garcia, a été louée aux
américains pour en faire une base militaire. Diego Garcia fait
partie du dispositif militaire américain dans sa guerre contre
l'Irak. On soupçonne également cette base d'avoir accueilli des
prisonniers en transit pour le camp de Guatanamo.
E.T. avec Xinhua
|
|
TANZANIE |
Agriculture - Elevage - Pêche |
Tanzanie : campagne contre la pêche illégale dans la ZEE
Lundi 9 Mars 2009 |
|
|
La Tanzanie a pris des mesures dans la lutte contre la pêche illégale au large de ses côtes dans l'océan Indien en faisant payer aux chalutiers attrapés une amende de 16 millions de dollars américains chacun ou en confisquant les bateaux de pêche.
Ces mesures ont été annoncées par le ministère tanzanien du
Développement de l'élevage et de la pêche au moment où le pays
lance une opération spéciale de six jours le long de ses côtes
afin d'interdire la pêche non enregistrée ou non annoncée dans la
Zone économique exclusive (ZEE) du pays.
"Nous en avons assez de la pêche illégale faite par des
pays étrangers", a expliqué le ministre de l'Elevage et de la
Pêche, John Magufuli, lors du lancement de la campagne, "Ils
ont volé nos ressources maritimes au cours des 50 dernières années.
Voilà la raison pour laquelle le secteur de la pêche en Tanzanie
contribue seulement avec 1,6% au PIB".
La pêche dans le lac Victoria apporte à la Tanzanie un revenu
annuel de 186 millions de dollars tandis que la pêche côtière dans
l'océan Indien produit seulement 742.500 dollars par an, selon le
ministre.
L'Afrique du Sud, le Mozambique et le Kenya participent aussi à
l'actuelle campagne de patrouille maritime visant à lutter contre la
pêche illégale dans leurs ZEE.
(Xinhua)
|
|
KENYA |
Ecologie - Environnement et ressources naturelles |
L’Afrique de l’Est organise un forum sur ses ressources pétrolières
Mercredi 11 Mars 2009 |
|
|
Le président kenyan, Mwai Kibaki, devrait ouvrir mercredi à Mombasa, au Kenya, la 4è conférence de l’Afrique de l’Est sur le pétrole, une rencontre organisée par le secrétariat de l’EAC en collaboration avec les ministères kenyan de la Communauté de l’Afrique australe et de l’Energie.
Selon une déclaration de la Communauté de l’Afrique de l’Est,
à Arusha, quelque 600 délégués de l’EAC, de l’Ethiopie, du
Soudan, de la RD Congo, de la Zambie, du Malawi, du Mozambique et de
la Somalie, sont attendus à cette conférence sur le thème de la
valorisation de l’exploration et l’exploitation du pétrole et du
gaz pour le développement économique et social.
La 4e Conférence de l’Afrique de l’Est sur le pétrole sera
marquée par les présentations des pays, notamment sur leurs
activités respectives d’exploration, avec un point particulier sur
le potentiel pétrolier, les découvertes, l’utilisation, les
régimes juridiques et fiscaux et l’état de la délivrance des
licences.
Les présentations porteront aussi sur les nouvelles opportunités
d’exploration, les technologies et réalisations en évolution dans
la recherche de nouveaux gisements pour compléter les gisements
actuels.
Par ailleurs, une séance d’exposition et d’affichage se
tiendra en marge de la conférence, occasion pour un certain nombre
de compagnies pétrolières et de prestataires d’exposer le
potentiel de la région et autres opportunités d’investissement.
Les organisateurs ont déclaré que des excursions pré-conférence
se dérouleront au Kenya et au Rwanda alors que les visites
post-conférence sont prévues pour se tenir au Burundi, en Tanzanie,
au Kenya et en Ouganda.
La 4e Conférence de l’Afrique de l’Est sur le Pétrole se
tient à un moment où l’effondrement des prix du pétrole a eu un
impact global sur le financement des explorations de plusieurs
compagnies à travers le monde. (APA)
|
|
KENYA |
Faits divers |
Le Kenya sollicite l’aide du FBI pour éclaircir le meurtre de deux activistes
Mercredi 11 Mars 2009 |
|
|
Le gouvernement kenyan a sollicité l’aide du FBI, la police fédérale des Etats-Unis pour faire la lumière sur le récent meurtre de deux membres d’organisations de la société civile qui protestaient contre les exécutions sommaires dans le pays par les forces de police.
Le Premier ministre Raila Odinga a déclaré lundi,
au cours d’une conférence à Nairobi que deux agents du FBI
avaient été mis à la disposition de la police locale pour apporter
leur expertise dans l’éclaircissement des circonstances dans
lesquelles les deux militants des droits de l’homme avaient trouvé
la mort.
M. Odinga a déclaré qu’il avait adressé une
lettre au ministre de la Sécurité intérieure, George Saitoti, lui
ordonnant d’intégrer les deux limiers américains dans l’équipe
d’enquêteurs, alors que l’opinion publique nationale, très
sceptique pense que ces meurtres, exécutés sang de froid, ont été
commis avec la complicité de la police.
“Les Etats-Unis ont répondu à notre demande pour
qu’une agence indépendante fasse la lumière sur ces assassinats,
dans la mesure ou l’Etat kenyan a été pointé du doigt et sa
crédibilité mise à rude épreuve, au sujet des exécutions
sommaires”, a déclaré Raila Odinga devant une vingtaine
d’organisations de la société civile qu’il recevait à son
bureau.
Les deux victimes, dont l’un était étudiant et
membre de la Fondation Oscar, une ONG de défense des droits de
l’homme ont été abattus jeudi dernier près de l’Université de
Nairobi dans des circonstances non encore très élucidées.
Les étudiants de diverses universités de la
capitale, Nairobi envisagent d’organiser des manifestations mardi
prochain pour dénoncer le meurtre de leurs camarades.
(APA)
|
|
Outremer DOM TOM |
Politique |
Le Sénat examine le projet de loi sur l'Outre-mer en pleine crise sociale
Mercredi 11 Mars 2009 |
|
|
Le Sénat examine à partir de mardi, en pleine crise sociale aux Antilles et à la Réunion, le projet de loi pour le développement de l'outre-mer (Lodeom), qui s'appuie essentiellement sur l'exonération de charges en faveur des entreprises ultramarines.
Les événements antillais et la crise financière ont contraint
le gouvernement et les parlementaires à adapter un texte présenté
en conseil des ministres en juillet dernier.
Le projet porté par la ministre de l'Intérieur Michèle
Alliot-Marie et le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer Yves Jégo
comprend plus d'une trentaine d'articles.
Il prévoit notamment la mise en place de zones franches
d'activités, pour 10 ans, offrant aux PME, selon les secteurs et
zones, des exonérations de 50 à 80% de la taxe professionnelle, de
l'impôt sur les bénéfices ou de la taxe foncière sur le bâti.
Il réforme le système de défiscalisation, instauré par la loi
Girardin de 2003. Il en fait notamment profiter les activités de
recherche et de développement.
Il met en place de nouvelles aides économiques pour les
importations et exportations face aux surcoûts liés à
l'éloignement et à l'insularité ou pour la rénovation d'hôtels.
Le texte propose enfin que l'Etat gère directement la "dotation
de continuité territoriale" allouée actuellement aux régions
et destinée notamment aux aides pour les billets d'avion.
La commission des Finances du Sénat a commencé à toiletter le
texte. Elle a rajouté un article "soutien au pouvoir d'achat"
qui prévoit la fixation par décret en conseil d'Etat du prix de 100
produits de première nécessité dans les DOM, possible réponse aux
mouvements actuels contre "la vie chère".
Elle a augmenté le plafond d'aide à la rénovation d'hôtels et
"mieux encadré la défiscalisation". Chaque projet de
défiscalisation sera notifié aux collectivités territoriales
ultramarines qui formuleront leur avis. Les sanctions contre les
entreprises défiscalisées qui ne respectent pas leurs engagements
seront garanties.
Depuis la révision constitutionnelle de juillet, c'est désormais
le texte amendé en commission qui est discuté en séance.
Le gouvernement a déposé 26 amendements. Le champ des zones
franches va être étendu, la réforme des exonérations de charges
sociales modifiée et le plan de relance du logement va soutenir
davantage le logement intermédiaire.
Il propose de porter de 50% à 80 voire 100% l'exonération de
taxe professionnelle, d'exonérer de taxes foncières les terres
agricoles et d'assouplir la dégressivité des charges sociales.
Le Premier ministre François Fillon a annoncé l'injection de 150
millions d'euros supplémentaires dans la Lodeom, dont la moitié
consacrée aux exonérations de charges patronales.
Les sénateurs socialistes qui ont déposé une centaine
d'amendements jugent le texte "insuffisant" et "décevant".
Ils demandent le retour à la loi Girardin "un moindre mal"
sur le volet exonérations de charges.
Ils vont demander de subordonner les exonérations à l'ouverture
de négociations salariales dans les entreprises, d'étendre les
bénéfices des zones franches au petit commerce. Ils veulent aussi
taxer les "superprofits" de Total et les jeux de hasard.
418 amendements ont été à ce jour déposés. 354 jugés
recevables seront examinés en séance. La discussion du projet est
prévue jusqu'à jeudi mais pourrait se prolonger vendredi.
(AFP)
Pour en savoir plus, lire l’interview d’Yves
Jégo dans France Soir :
http://www.francesoir.fr/enquete/2009/03/10/outre-mer-ce-n-est-pas-une-crise-sociale-c-est-une-crise-de-societe-yves-jego.html
|
|
A lire également sur Malango Actualité :
- MADAGASCAR : Madagascar : anarchie et insécurité toujours dans la capitale : Trois jours après le coup de semonce de l'Etat, le calme n'est toujours pas de retour vendredi dans la capitale malgache, Antananarivo, dont l'anarchie et l'insécurité continuent à s'emparer.
- MOZAMBIQUE : Le PAM cherche 5,5 millions de dollars pour les Mozambicains frappés par la famine : Le Programme alimentaire mondial [PAM] au Mozambique fait face à un besoin urgent de 5,5 millions de dollars pour nourrir 100.000 personnes dans la province de Tete située dans le nord-ouest du pays, a annoncé vendredi à APA le porte-parole du PAM, Peter Transburg.
- AFRIQUE DU SUD : Les autorités sud africaines accordent le droit de vote aux sud africains expatriés : La Cour constitutionnelle de Johannesburg a décidé jeudi de permettre à certains Sud Africains vivant à l'étranger, de voter pour les élections de 2009.
- KENYA : Kenya : deux défenseurs des Droits de l'Homme assassinés : Deux défenseurs des droits de l’homme kényans ont été assassinés dans la soirée du jeudi 5 mars, selon l'ONU.
- ZIMBABWE : Le 13e sommet du COMESA se tiendra en juin au Zimbabwe : Le Marché commun de l'Afrique orientale et australe (COMESA) tiendra son 13ème sommet annuel des chefs d'Etat et de gouvernement en juin prochain au Zimbabwe, rapporte vendredi l'agence zimbabwéenne New Ziana.
- MADAGASCAR : Madagascar : l'opposant Andry Rajoelina caché « en lieu sûr » : L'opposant malgache Andry Rajoelina, menacé d'arrestation, a déclaré samedi à l'AFP qu'il était désormais caché en lieu sûr, et a appelé à un élargissement du dialogue pour sortir l'île de la crise.
- MADAGASCAR : Des soldats malgaches refusent d'obéir aux ordres de l'armée : Des soldats d'un camp militaire au district de Soanierana, à six km d'Antananaviro, ont affirmé dimanche qu'ils n'obéiraient plus aux ordres de l'armée de réprimer la manifestation antigouvernementale.
- ZIMBABWE : Un lobby canadien exige un embargo de l’ONU sur les diamants zimbabwéens : Le groupe de pression Partnership Africa Canada (PAC), basé au Canada, a demandé lundi au Conseil de Sécurité des Nations Unies d’imposer un embargo sur le commerce des diamants en provenance du Zimbabwe, avec l’argument qu’ils sont utilisés pour freiner la marche de ce pays d’Afrique australe vers la démocratie.
- ZIMBABWE : Tsvangirai, de retour au Zimbabwe, dément tout acte suspect dans son accident : Le Premier ministre zimbabwéen, Morgan Tsvangirai a déclaré lundi qu’il ne soupçonnait aucun acte indélicat dans l’accident mortel de voiture qui a coûté la vie à son épouse, Susan, la semaine dernière.
- KENYA : Ouverture à Nairobi de la conférence des ministres de la défense d’Afrique de l’Est : Une conférence de deux jours du Conseil des ministres de la Défense de la région de l’Afrique de l’est s’est ouverte lundi dans la capitale kenyane, Nairobi par l’appel lancé par le vice-président kenyan, Kalonzo Musyoka aux pays africains en vue de chercher les voies et moyens de résoudre leurs problèmes.
- MOZAMBIQUE : Le Mozambique va construire de nouveaux réservoirs de carburant pour la sous-région : La société pétrolière publique mozambicaine, PETROMOC, a annoncé son projet de construction de nouveaux réservoirs de stockage de carburant d’une capacité de 1,5 million de mètres cubes dans la province sud du pays, destinée à l’exportation vers la sous-région d’Afrique australe.
- AFRIQUE : Ouganda : 11 morts dans l'accident d'un avion-cargo : L'Autorité de l'aviation civile de l'Ouganda a annoncé lundi que quatre membres d'équipage et sept passagers d'un avion-cargo ont péri, lorsque leur appareil s'est abîmé près de l'aéroport international Entebbe, situé à 40 km au sud de la capitale de Kampala et au bord du lac Victoria.
- ZIMBABWE : Zimbabwe : l'épidémie de choléra ralentit : L'épidémie de choléra qui sévit au Zimbabwe depuis plusieurs mois a donné des signes de ralentissement, a déclaré l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
|