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Au sommaire de La Lettre de Malango N° 105 :
Mayotte : une Commission de contrôle des opérations électorales pour assurer « la sincérité » du scrutin
Mayotte : la préfecture condamnée pour « voie de fait » après l’expulsion d’un mineur isolé
Mayotte : l’intersyndicale appelle à voter « oui » le 29 mars
SE CGT Mayotte appelle à la grève et au boycott des grandes surfaces le 19 mars
Le domicile d’une femme d’affaire comorienne victime d’un spectaculaire cambriolage
Madagascar : une crise qui s'enlise dangereusement
Maurice fête ses 41 ans d'indépendance dans la sobriété
Un gendarme mobile blessé par un tir de carabine à La Réunion
200 tonnes de produits alimentaires périmés détruits à Zanzibar
Une importante délégation du secteur privé français attendue samedi à Djibouti
Un français, membre d'une ONG enlevé au Darfour

La lettre de Malango
105

Vendredi 13 Mars 2009

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MAYOTTE

Politique

 

Mayotte : une Commission de contrôle des opérations électorales pour assurer « la sincérité » du scrutin

 
Vendredi 13 Mars 2009
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Une Commission de contrôle des opérations électorales a été constituée à Mayotte en vue de la consultation du 29 mars sur le statut de département d’outremer.

Les trois membres de la Commission (de gauche à droite) : Alain Mancini, Jean Courtial et Mohamed El-Had Soumaïla.

Composée de trois membres - Jean Courtial, conseiller d’Etat, Alain Mancini, magistrat au Tribunal de première instance de Mamoudzou, et Mohamed El-Had Soumaïla, fonctionnaire à la préfecture de Mayotte -, la Commission de contrôle des opérations électorales a été mise en place cette semaine, à l’occasion de la venue de M. Courtial à Mayotte. Son rôle s’apparente à celui de la Cour Constitutionnelle lors d’un référendum organisé à l’échelle nationale, « sauf que là, c’est une consultation », a précisé M. Courtial.

« La consultation du 29 mars présente un caractère exceptionnel, mais qui est prévu par la loi du 21 février 2007 [articles L563 à L566, ndlr]», a indiqué ce dernier au cours d’une conférence de presse, jeudi 12 mars. En effet, « pour ce type de consultation liée à un changement de statut, le législateur a prévu une procédure minutieuse afin de garantir la sincérité et la régularité du scrutin ».

L’objectif de cette commission est « que quel que soit le résultat, il ne puisse être mis en doute », a précisé M. Courtial, « en Métropole comme au niveau international ». « Cela peut en effet avoir une importance politique », a-t-il poursuivi, se référant implicitement au refus des autorités comoriennes de reconnaître ce scrutin, mais aussi au fait qu’après la consultation, le président de la République et le Parlement auront leur mot à dire. Dans ce contexte, « la crédibilité du scrutin » est indispensable, a-t-il indiqué.

Pour ce faire, la Commission a pour mission d’organiser le scrutin, matériellement et juridiquement. A ce titre, elle vient d’habiliter cinq partis politiques qui pourront intervenir officiellement durant la campagne (du 16 au 27 mars) : le MDM (Mouvement départementaliste mahorais), le Modem, l’UMP, le Parti socialiste et le Nema (Nouvel élan pour Mayotte). « Pour être habilité, il fallait que le parti présente trois personnes étant : soit un parlementaire, soit un conseiller général, soit un maire », a révélé M. Courtial. Outre le financement de leurs affiches et professions de foi, ces cinq partis bénéficieront chacun de 24 minutes d’antenne à la radio, et de 24 minutes d’antenne à la télévision - soit un total de 4 heures.

Aucun parti ne s’étant prononcé en faveur du « non », la Commission s’est résolue à n’habiliter que des partis pour le « oui ». « Mais si des groupes défendent le ‘non’, ils auront un temps d’antenne car RFO doit respecter un certain équilibre », a noté Jean Courtial.

L’autre mission de la Commission sera, d’ici au 29 mars, « de veiller au bon déroulement de la campagne électorale » et « au bon déroulement du scrutin », le 29. Afin d’être présent dans les bureaux de vote - il y en aura 130 -, la Commission devrait nommer « au moins un délégué par commune » ; et ses trois membres parcouront l’île le 29. « On espère que les choses se passeront convenablement », a déclaré le conseiller d’Etat, qui dit « ne pas craindre » des débordement mais « les envisager », sans toutefois préciser lesquels.

Enfin, dernière prérogative : la Commission aura la charge de proclamer le résultat du vote, le 29 mars au soir. S’il y a des recours par contre, elle ne sera pas habilité à les étudier. « Le Conseil d’Etat tranchera. »

RC



MAYOTTE

Justice

 

Mayotte : la préfecture condamnée pour « voie de fait » après l’expulsion d’un mineur isolé

 
Jeudi 12 Mars 2009
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La préfecture de Mayotte a été condamnée par le Tribunal de première instance de Mamoudzou, mercredi 11 mars, pour voie de fait. Elle a été reconnue coupable d’avoir expulsé un mineur isolé et d’avoir falsifié son âge. Une pratique courante, affirment les associations, condamnée pour la première fois par un tribunal civil.

Une condamnation mais pas d’astreinte
Si les responsables associatifs se disent satisfaits de ce jugement, ils regrettent que la présidente du tribunal n’ait pas imposé d’astreinte à la préfecture pour l’obliger à organiser au plus vite le retour du jeune Ousseni. Si celle-ci n’est pas en mesure de lui refuser l’entrée sur le territoire, elle n’est pas non plus dans l’obligation de le faire revenir. Dans des cas similaires dans le passé, la préfecture n’avait rien fait…

C'est une première : s'il était arrivé que la préfecture de Mayotte soit, dans le cadre de la lutte contre l'immigration clandestine, sanctionnée par le Tribunal administratif de Mamoudzou, jamais elle ne l'avait été par le Tribunal de première instance (TPI). Et pour cause : jamais la justice civile n'avait été saisie d'une telle affaire. C'est désormais le cas : la préfecture a été condamnée par le TPI mercredi 11 mars, pour avoir falsifié l'âge d'un jeune mineur considéré comme étant en situation irrégulière, dans le but de le reconduire à la frontière ; et pour lui avoir refusé son retour.

Selon la juge des référés, Thérèse Rix-Geay, l'APRF (arrêté préfectoral de reconduite à la frontière) touchant le jeune Ousseni B. pris le 13 février 2009, « est constitutif d'une voie de fait ». De même, le refus du préfet d'autoriser son retour à Mayotte malgré le retrait de l'APRF constitue une deuxième « voie de fait ». La présidente enjoint donc le préfet, dans son jugement, « de ne pas s'opposer au retour » du garçon, sans pour autant lui imposer une astreinte (lire ci-contre).

L'affaire remonte au 13 février. Ce jour-là, Ousseni, 14 ans, se rend au collège de Kaweni, où il est scolarisé en classe de 5ème. Né à Anjouan, il séjourne sur le territoire mahorais depuis l'âge de 5 ans et y a fait toute sa scolarité. Il vit avec son père, Comorien en situation régulière à Mayotte, et ses frères et sœurs - sa mère, en situation irrégulière, est également à Mayotte.

Lors de son arrestation à 7h45, Ousseni affirme qu'il est mineur - son extrait d'acte de naissance qui précise qu'il est né en 1994 et son carnet de scolarité le prouvent. A 10 heures, le principal du collège envoie un fax à la Police aux frontières (PAF) indiquant qu'il est scolarisé et n'est pas majeur. Prévenu sur le tard, son père, Abdou, tente de le retrouver mais se fait balader du commissariat à la préfecture, et de la préfecture au Centre de rétention administrative (CRA). Il n'aura pas le temps de faire sortir son enfant, qui sera reconduit à la frontière vers 12 heures. Depuis, Ousseni est à Anjouan, « livré à lui-même » selon son avocate, Me Fatima Ousseni, et « le préfet refuse de le laisser revenir ».

Car les ennuis du garçon ne s'arrêtent pas là. Son père et l'association Cimade ont tenté de le faire revenir. Mais alors que la préfecture a, dans un premier temps, reconnu sa faute dans un courrier et accepté son retour, elle s'est ensuite rétractée, prétextant que l'extrait d'acte de naissance du jeune garçon serait un faux. Une allégation critiquée par l'avocate - elle a stigmatisé à l'audience du 9 mars « la volonté du préfet de tronquer la réalité » et s'est interrogée sur la mise en avant tardive (le 27 février) d'un tel argument - et rejetée par la présidente : « L'état de faux n'est pas avéré », conclut-elle.

Au-delà de cette dernière péripétie, c'est une pratique qualifiée de « récurrente » par les militants associatifs que ce jugement met à mal. En effet, il ressort de la procédure que la PAF a changé l'âge du jeune garçon. Sur son APRF, il est inscrit comme étant né en 1990, et non en 1994, « alors qu'aucune vérification n'a été faite », dénonce Me Ousseni. Rendu majeur par cette falsification, il a ainsi pu être reconduit à la frontière - or selon la législation, un mineur isolé ne peut être refoulé du territoire.

Ce type de pratique n'est pas nouveau, affirment plusieurs associations dont la Cimade, qui intervient au CRA, et le Réseau Education sans frontières de l'île de Mayotte (Resfim). Le proviseur du lycée de Kahani, certains médias et des autorités indépendantes dont la Défenseure des enfants l'ont également dénoncée ces dernières années.

« Jusqu'à quand ? », s'est interrogé Fatima Ousseni lors du procès. « Jusqu'à quand ces pratiques vont-elles être maintenues ? Jusqu'à quand le préfet va-t-il considérer qu'il est au-dessus de la réglementation ? Certes, des chiffres doivent être atteints, mais les chiffres n'ont jamais justifié le déni de la loi. »

RC

MAYOTTE

Politique

 

Mayotte : l’intersyndicale appelle à voter « oui » le 29 mars

 
Vendredi 13 Mars 2009
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L’intersyndicale constituée des trois confédérations mahoraises (UTFO, Cisma-CFDT et CGT-Ma) a appelé mercredi 11 mars à voter en faveur du « oui » lors de la consultation du 29 mars.

Pour Salim Nahouda (CGT-Ma), le « oui » doit l’emporter le 29 mars.

Au cours d’une conférence de presse tenue dans les locaux de la CGT-Ma, à Kaweni, mercredi 11 mars (1), les trois confédérations syndicales locales (CGT-Ma, UTFO et Cisma-CFDT) ont appelé les Mahorais à se prononcer « publiquement en faveur du ‘oui’ le 29 mars prochain », lors de la consultation sur le statut de département d’outremer.

Selon le secrétaire général de la Cisma, Boinali Saïd Toumbou, interrogé sur RFO, la départementalisation améliorera les conditions de travail et les libertés syndicales, ainsi que les prestations sociales. Pour Salim Nahouda, secrétaire général de la CGT-Ma, « depuis vingt ans, les syndicats se battent pour cela », et il n’est pas question qu’ils se prononcent contre la départementalisation.

Cette prise de position des trois confédérations locales n’est pas surprenante : depuis plusieurs années, elles appellent à une application des règles de droit commun, notamment en matière de droit du travail, un domaine encore régi par la spécialité législative.

Dans le même temps, le syndicat majoritaire chez les enseignants du premier degré de l’Education nationale, le SE-CGT-Ma, s’est publiquement prononcé contre une prise de position quant à la consultation. Dans un communiqué envoyé aux médias mercredi 11 mars, le Syndicat des enseignants rappelle que « ses luttes et ses revendications » touchent à « l’application à Mayotte du droit commun », mais que le conseil syndical extraordinaire « a décidé de ne pas prendre position ».

« Le SE CGT Mayotte veut en effet éviter toute polémique au sein de l’organisation » et « ne donnera aucune consigne de vote ». Le syndicat, qui avait joué un rôle essentiel dans la défaite de Mansour Kamardine aux élections législatives de 2007, tient à « éviter toute politisation du syndicat, et ce, malgré les sollicitations de certaines personnalités ».

RC

(1) Conférence de presse à laquelle Malango n’a pas été invité.

MAYOTTE

Mouvements sociaux, Syndicalisme

 

SE CGT Mayotte appelle à la grève et au boycott des grandes surfaces le 19 mars

 
Vendredi 13 Mars 2009
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Répondant à l'appel à la grève générale lancée à l'échelon national, le syndicat enseignant SE CGT Mayotte appelle ses adhérents à participer au mouvement de protestation.

Le 29 janvier dernier, près de 400 personnes manifestaient à Mamoudzou dans le cadre de la journée de grève générale public-privé organisée dans l’ensemble de la France.

Déçus par les annonces de Nicolas Sarkozy dans son allocution «Face à la crise», pas plus convaincus par celles du sommet social du 18 février, les huit principaux syndicats nationaux appellent à remettre le couvert le 19 mars.

En métropole, les sept fédérations de l'Éducation «entendent s'inscrire pleinement dans la journée d'action du 19 mars et appellent les personnels à en assurer la réussite, notamment en préparant grèves et manifestations».

La Ville de Paris a demandé aux parents de ne pas envoyer leurs enfants en classe ce jour-là, malgré l'application du Service minimum d'accueil (SMA) dans les écoles.

Le principal syndicat enseignant de Mayotte va donc s'associer à ce mouvement et rappelle qu'il reste « opposé à toute mesure tendant à éloigner le système éducatif de Mayotte du droit commun ou à généraliser les discriminations entre les enseignants du 1er degré ».

Les revendications

A l'échelon national, les mots d'ordre reposent sur la défense de l'emploi privé et public, la lutte contre la précarité et les déréglementations économiques et sociales, le maintien du pouvoir d'achat des salariés, des chômeurs et des retraités et la réduction des inégalités,

SE CGT Mayotte, quant à lui, rappelle ses propres revendications, plus spécifiques à la situation locale. « L’indexation des salaires des instituteurs » reste la préoccupation première avec « l’intégration des instituteurs titulaires et la titularisation des instituteurs contractuels dans le corps des Professeurs des Ecoles ».

Le syndicat enseignant réclame également « la suspension du projet de recrutement d’enseignants du 1er degré pour Mayotte par voie d’inéat non compensé », c'est-à-dire que les arrivées d'enseignants de l'extérieur ne seraient pas compensées par les départs d'enseignants actuellement en poste à Mayotte vers d'autres académies.

Enfin, il demande « la mise en place d’un plan de construction, de rénovation et d’équipements des écoles ».

SE CGT Mayotte se dit également solidaire avec « les réunionnais actuellement en lutte pour le pouvoir d’achat ».

Sur ce même thème de la défense du pouvoir d'achat, le syndicat propose une action originale pour Mayotte en demandant aux instituteurs qu'ils « boycottent des grandes surfaces le 19 mars » pour protester contre les « prix exorbitants pratiqués dans les grandes surfaces de Mayotte ».

E.T.

COMORES

Faits divers

 

Le domicile d’une femme d’affaire comorienne victime d’un spectaculaire cambriolage

 
Jeudi 12 Mars 2009
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Une affaire digne d’un scénario Hollywoodien pour des faits qui remontent au 18 février dernier.

Ce jour là des individus se sont infiltrés dans le domicile de madame Soilha Said Mdahoma, dans le quartier « Cap 2000 » à Moroni, se sont emparés de deux coffres forts, l’une contenant de l’or estimé à plus de 15 kilos par le propriétaire et l’autre contenant une masse de paperasse. D’autres objets de valeurs (trois poste de télévision et des nappes de table) ont été aussi dérobés.

La gendarmerie ayant été avisé de cette affaire le deuxième jour et la police le troisième jour, n’ont pas pu beaucoup avancer sur l’enquête. C’est devant cette situation qu’un membre de la famille de la victime, un civil, s’est décidé de mener « une enquête parallèle ». Avec, le flair d’un détective, celui-ci n’a pas mis beaucoup de temps à identifier une piste qui a permis la saisie d’une partie des objets volés, et l’interpellation de quatre suspects qui sont maintenant aux mains de la police à Moroni et de la gendarmerie à Anjouan.

Cet « enquêteur » a été cruellement tabassé par les malfaiteurs à Anjouan. Son état sanitaire a nécessité son évacuation à Mayotte où il serait en réanimation. Des armes à feu auraient été trouvées sur les suspects arrêtés à Anjouan, ce qui fait penser qu'on a affaire à une bande organisée de malfaiteurs.

Parmi les personnes interpellées on note la présence d’une jeune femme, considérée par la police comme « un receleur ». Une boite contenant une quantité importante d’or a été trouvé sur elle et un sac contenant 150 nappes de tables. «  Elle nous a dit que ces objets lui ont été confié par ces individus », explique le commissaire Nassuf.

Ces derniers temps, les affaires de vol semblent se répandre dans l’archipel, il y a quelques jours un magasin a été aussi cambriolé dans le quartier « sans fil » à Moroni. Les voleurs ont vidé tous les objets qui s’y trouvaient.

Faissoili Abdou

MADAGASCAR

Mouvements sociaux, Syndicalisme

 

Madagascar : une crise qui s'enlise dangereusement

 
Vendredi 13 Mars 2009
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Alors qu'on attendait beaucoup de cette semaine pour voir une sortie de crise s'engager, les choses n'ont fait que s'envenimer avec l'entrée en scène de l'armée, jusqu'à présent restée sur sa réserve. D'annonce en contre-annonce, la situation devient de plus en plus confuse, sans que l'on voit un embryon de solution s'amorcer. Résumé des événements de la semaine écoulée.

Le mois dernier, dans les rues d'Antananarivo, déferlaient des milliers de manifestants à l'appel d'Andry Rajoelina, ancien maire de la capitale destitué par le président Ravalomanana.

Annulation des assises nationales à Madagascar

Les assises nationales de sortie de la crise malgache, prévues entre le 12 et 14 mars à Antananarivo, ont été annulées, a rapporté mercredi la RFI, citant la Conseil des Eglises chrétiennes de Madagascar (FFKM), artisan de la réunion élargie.

Lundi, le président du FFKM, Odon Razanakolona, a annoncé la tenue d'une réunion élargie de trois jours à partir de jeudi prochain, qui s'étendrq à quelque 90 représentants venant de tous bords de la société, réunis dans l'espoir de trouver une issue à la crise.

Pourtant, l'opposition a annoncé qu'elle boycotte cette réunion élargie, largement considéré comme étant un événement majeur pour faire sortir de l'enlisement.

"Seule la démission du président Ravalomanana peut mettre fin à la crise politique actuelle", a martelé un porte-parole de l'opposition.

Annulation de l'ancien ultimatum de 72 heures

Le nouveau chef d'état-major de l'armée malgache, le colonel André Ndriarijaona, a annulé mercredi l'ultimatum lancé par son prédécesseur Edmond Rasolofomahandry, a rapporté le site internet local Sobika.

Mardi, le général Rasolofomahandry a lancé un ultimatum de 72 heures aux responsables politiques des deux parties pour mettre fin à la crise politique à Madagascar, faute de quoi les forces armées les forces armées feront "fonctionner les affaires nationales".

Le colonel Ndriarijaona, désigné mardi par ses pairs mutins comme leur nouveau chef d'état-major, a remplacé le chef de l'armée, le général Edmond Rasolofomahandry, nommé par le président Marc Ravalomanana.

Le ministère des finances sous contrôle de l'opposition

L'opposition malgache a pris le contrôle du siège du ministère des Finances et du Budget jeudi vers midi avec le soutien des forces armées, selon la radio privée Antsive.

Benja Razafimahaleo, "ministre des Finances et du Budget" nommé par le chef de l'opposition Andry Rajoelina en février dernier, a été installé à son poste, selon la radio.

Cet événement est intervenu après la prise de fonction du nouveau chef de l'état-major général de l'armée malgache qui remplace le général de brigade Edmond Rasolomahandry, nommé il y a un mois par le président Marc Ravalomanana.

Le chef de l'état-major général, le colonel André Ndriarijaona, désigné mardi par les militaires mutins de l'armée malgache, a pris ses fonctions lors d'une brève cérémonie au quartier général de l'état-major.

Le chef du gouvernement malgache rencontre le Premier ministre auto-désigné

Le Premier ministre du gouvernement de transition, Monja Roindefo Zafitsimivalo, a été reçu jeudi, en début de soirée, au Palais de Mahazoarivo, par Charles Rabemananjara, Premier ministre du gouvernement actuel.

Une rencontre plus significative que symbolique, qui a suscité beaucoup de commentaires, non seulement dans le camp présidentiel, mais surtout au sein de la classe politique malgache.

A la sortie du bureau du Premier ministre, les deux hommes ont pris des photos et se sont serrés les mains, devant un parterre de journalistes.

Ils ne se sont pas adressés à la presse à l'issue de ce tête à tête qui a duré près d'une vingtaine de minutes.

Toutefois, d'après le communiqué de la Haute Autorité de la Transition, la rencontre s'est déroulée cordialement et dans le respect mutuel.

Le communiqué précise aussi que les raisons de la « visite ont donc trait à la passation de service dans les règles et dans la sérénité et ce, dans les meilleurs délais ». Aucune date n'a été retenue à cet effet.

Monja Roindefo était accompagné par de nombreux éléments du Capsat (Corps des personnels et des services administratifs et techniques) lors de sa rencontre avec le Premier ministre titulaire, le général Charles Rabemananjara.

L'Archevêque d'Antananarivo cible d'un attentat

D'après l'agence de presse APA, l'archevêque du diocèse d'Antananarivo également président en exercice du Conseil des églises chrétiennes, Odon Razanakolona, aurait été la cible d'un attentat.

Selon des témoins, trois individus ont lancé un cocktail Molotov au domicile de ce prélat sans faire de victime ou de dégât matériel.

Alertés, des éléments du camp Capsat (Corps des personnels et des services administratifs et techniques) et de la région militaire numéro Un sont arrivés sur les lieux quelques minutes seulement après l'attentat. Les riverains ont également porté secours à l'Archevêque.

Le président sénégalais propose ses bons offices

Le 7 mars dernier, le président sénégalais Abdoulaye Wade avait été invité par le chef de l'opposition malgache, Andry Rajoelina, maire déchu d'Antananarivo, à s'impliquer personnellement dans la recherche d'une solution à la crise que traverse actuellement la Grand Ile.

Il s'agissait de la deuxième invitation reçue par le président Wade depuis le déclenchement de la crise à Madagascar en décembre dernier. A la mi-février, il avait été sollicité pour offrir une médiation entre le président malgache Marc Ravalomanana et le chef de l'opposition Andry Rajoelina.

Abdoulaye Wade a préféré inviter les deux protagonistes à se déplacer en terrain neutre, à Dakar, pour des « négociations » de paix, a annoncé le gouvernement sénégalais ce 11 mars à Dakar.

« La situation actuelle rend toute médiation sur place (à Madagascar) délicate, le Président de la République invite les deux parties à venir à Dakar pour procéder à des négociations pouvant aboutir sur une paix durable », affirme un communiqué du gouvernement sénégalais transmis à la presse sénégalaise.

E.T. avec la presse en ligne


MAURICE

Histoire - Patrimoine

 

Maurice fête ses 41 ans d'indépendance dans la sobriété

 
Vendredi 13 Mars 2009
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L'île Maurice a fêté jeudi ses 41 ans d'indépendance et 17 ans d'accession au statut de République dans la sobriété sur fond de crise économique.

Les célébrations se sont faites en toute simplicité, selon le ministre mauricien de l'Education et de la Culture, Vasant Bunwaree.

Seuls les artistes locaux participaient aux célébrations cette année.

D'une économie dépendant presque uniquement de la culture de la canne à sucre en 1968, l'île Maurice a opéré une transformation remarquable en diversifiant son économie qui repose aujourd'hui principalement sur le tourisme et les services. Ce succès est grandement dû à la continuité politique en dépit des différents gouvernement qui se sont succédés.

Le présent gouvernement est dirigé par Navin Ramgoolam, fils de Sir Sewoosagar Ramgoolam, premier chef du gouvernement après l'indépendance. Il dirige une coalition de trois partis.

(Xinhua)

REUNION

Mouvements sociaux, Syndicalisme

 

Un gendarme mobile blessé par un tir de carabine à La Réunion

 
Jeudi 12 Mars 2009
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Un gendarme mobile a été blessé par un tir de carabine à Saint-Denis de la Réunion, dans la nuit de mardi à mercredi au cours de laquelle des affrontements ont opposé forces de l'ordre et casseurs en plusieurs endroits de l'île, a-t-on appris auprès de la préfecture.

Le gendarme mobile patrouillait dans le quartier populaire du Chaudron à Saint-Denis, près d'une grande surface, lorsqu'il a été atteint par un tir de carabine. Blessé à la hanche et au bras, il a été hospitalisé, a indiqué la préfecture.

Une opération a été immédiatement lancée pour retrouver l'auteur du tir après que les forces de l'ordre eurent sécurisé le quartier d'où est parti le coup de feu.

Le calme était revenu mercredi matin dans le quartier où les commerces étaient ouverts et les habitants vaquaient normalement à leurs occupations, a constaté un correspondant de l'AFP.

Après la deuxième journée de grève du collectif contre la vie chère, la nuit de mardi à mercredi a été marquée par des affrontements entre forces de l'ordre et casseurs à Saint-Denis et au Port (ouest de l'île, à 15 km de Saint-Denis).

Le Chaudron, situé à la périphérie de Saint-Denis, avait été dans la journée de mardi le théâtre de saccages et d'affrontements entre gendarmes mobiles et des casseurs qui avaient commencé à piller une grande surface. L'intervention rapide des forces de l'ordre avait permis de sécuriser le magasin.

Dans la nuit, des jeunes ont continué à harceler les patrouilles de gendarmes et policiers. Les locaux d'une assurance ont été dévastés. Les casseurs ont tenté également de s'en prendre à une pharmacie et à un établissement de restauration rapide, entraînant une intervention policière.

En 1991, de violentes émeutes avaient éclaté dans ce quartier, faisant neuf morts.

Par ailleurs, dans la nuit de mardi à mercredi, des affrontements entre forces de l'ordre et des casseurs ont aussi eu lieu sur la commune du Port, avec des tentatives de pillage, selon la préfecture.

Selon le dernier bilan de la préfecture mercredi, 20 membres des forces de l'ordre ont été blessés et 22 personnes interpellées depuis le début des violences qui ont fait suite à une manifestation du collectif Cospar, mardi. Le Collectif a lancé un appel au calme et doit reprendre les négociations sur les prix et les salaires mercredi à la préfecture.

Au total, le bilan fait état de 14 voitures incendiées, dont six au Port, trois magasins pillés ou dégradés à Saint-Denis et plusieurs vitrines cassées.

(AFP)

ZANZIBAR

Consommation

 

200 tonnes de produits alimentaires périmés détruits à Zanzibar

 
Vendredi 13 Mars 2009
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Les autorités de Zanzibar ont détruit environ 200 tonnes de produits alimentaires impropres à la consommation humaine.

Sur le marché de Stone Town, la capitale de Zanzibar, la sécurité alimentaire est rarement une priorité.

Burham Othman Simai, directeur du Bureau pour les produits alimentaires, pharmaceutiques et cosmétiques de Zanzibar, a précisé que les produits alimentaires détruits sont du riz, de la farine de blé et des dattes périmés et  retrouvés sur l'île d'Unguja, l'île principale de l'archipel qui en compte trois.

Son bureau s'apprête également à ordonner la destruction de  dix autres tonnes de produits alimentaires périmés sur l'île de Pemba, selon des informations parvenues mercredi à Dar es Salaam.

C'est la première fois que des produits alimentaires périmés  seront détruits à Pemba. Les produits visés sont du beurre, des  biscuits, de l'huile de cuisine et des jus de fruit.

La destruction des produits alimentaires et cosmétiques  périmés découle de l'application d'une loi datant de 2006 qui vise à protéger la santé de la population, a expliqué M. Simai.

Il a indiqué que les produits alimentaires périmés ont été  retrouvés lors d'une opération spéciale menée sur l'île, et que  les commerçants indélicats ont été arrêtés ou sanctionnés par la  suspension de leur licence.

(avec Xinhua)

AFRIQUE

Economie

 

Une importante délégation du secteur privé français attendue samedi à Djibouti

 
Vendredi 13 Mars 2009
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Le Président de la Chambre de Commerce de Djibouti, M Said Omar et l’Ambassadeur de France M Dominique Decherf ont tenu jeudi un point de presse commun pour annoncer l’organisation d’un forum économique de deux jours auquel participeront de représentants de haut niveau d’une vingtaine de grandes entreprises françaises.

Ce forum, dont les travaux vont débuter samedi prochain au Kempeski, permettra au secteur privé de l’Hexagone de prospecter voire d’investir dans des opportunités qu’offre le marché djiboutien.

Michel Roussin, ancien ministre de la coopération et actuel numéro deux du Mouvement des Entreprises de France (MEDEF), le syndicat du patronat français, participera à ce forum.

Djibouti importe de France prés de 50 millions d’euro de marchandises.

Malgré la présence de la France sur les plans militaire et politique en république de Djibouti, le secteur privé français est resté à la traîne en matière d’investissement.

C’est notamment pour combler cette lacune et rattraper son retard face au secteur public arabe qui y a réalisé de lourds investissements à l’instar de Dubaï World Ports que l’ initiative de ce Forum économique a vu le jour.

(APA)

AFRIQUE

Terrorisme - Piraterie - Sécurité

 

Un français, membre d'une ONG enlevé au Darfour

 
Vendredi 13 Mars 2009
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Le ministère français des Affaires étrangères et européennes a confirmé l’enlèvement mercredi soir d’un membre français d’une ONG dans la localité de Saraf Omra, au nord du Darfour, au Soudan.

Deux autres représentants expatriés de cette ONG ont également été enlevés, ainsi que deux employés soudanais qui ont été libérés.

Dans la soirée de jeudi, les ravisseurs ont demandé une rançon. Cet enlèvement survient alors que, la veille, l'ONU s'inquiétait de la sécurité du personnel humanitaire dans la région.

A la suite du mandat d'arrêt délivré le 4 mars par la Cour pénale internationale (CPI) contre le président soudanais, Omar el-Béchir, pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité au Darfour, Khartoum a, en représailles, procédé la semaine dernière à l'expulsion de treize ONG internationales travaillant dans cette zone de l'ouest du Soudan en proie à la guerre civile. Les sections française et hollandaise de MSF avaient d'ailleurs été expulsées, mais pas celle de la Belgique.

« C'est la première fois, à ma connaissance, que des humanitaires internationaux sont enlevés au Darfour », a déclaré le porte-parole de la force de maintien de la paix ONU-Union africaine au Darfour (Minuad), précisant que celle-ci était disposée à « offrir son aide dans la mesure de ses capacités ».

De son côté, Khartoum a affirmé travailler à la libération des trois étrangers. « Ils ont parlé avec leurs collègues au téléphone. Ils vont bien », a déclaré Hassabo Mohammed Abdel Rahmane, chef de la Commission soudanaise des affaires humanitaires.

Du côté des autorités françaises, Bernard Kouchner a "mobilisé le Centre de crise du ministère des Affaires étrangères et européennes. Le Centre de crise est en contact avec la famille et, comme l'ambassade de France à Khartoum, avec les différents interlocuteurs concernés".


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