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Au sommaire de La Lettre de Malango N° 106 :
Mayotte : « Le département, c’est 100% ou rien » pour le député
Mayotte : la campagne officielle débute ce lundi
Mayotte : le préfet évoque « des régularisations » de sans-papiers
Mayotte : la procédure de révision de l’état civil simplifiée
LDEOM : en quoi Mayotte est concernée?
Mayotte : Mini tournée pour le hip-hop mahorais
Mayotte-sur-l'Isle
Le référendum sur la départementalisation de Mayotte : sujet de toutes les angoisses aux Comores
Ravalomanana a démissionné
Incendie de deux navires dans le port de Zanzibar en Tanzanie
10.000 élèves désertent les écoles du Mozambique à cause des violences
Le Sénat donne son feu vert aux "zones franches d’activité" dans les DOM
Le Sénat adopte le projet de loi sur l’Outre-Mer
La Martinique sort du conflit social et doit s’atteler à sa reconstruction
Le Zimbabwe veut négocier avec l'UE une levée des sanctions

La lettre de Malango
106

Mardi 17 Mars 2009

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" La Lettre de Malango"

 

MAYOTTE

Statut de Mayotte

 

Mayotte : « Le département, c’est 100% ou rien » pour le député

 
Mardi 17 Mars 2009
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Le député de Mayotte, Abdoulatifu Aly, a fait le point sur sa campagne menée en solo en faveur du « oui » au statut de département, lundi 16 mars. Il a égratigné l’ensemble de la classe politique mahoraise, affirmant être le seul « vrai départementaliste ».

Pour Abdoulatifu Aly, « c’est une fois qu’on est département, que le processus de développement économique et social est progressif ».
Le Conseil général mis en cause
Lors de sa conférence de presse, Abdoulatifou Aly a mis en cause la Conseil général. Selon lui, « pendant toute la campagne officieuse en faveur du ‘oui’, les moyens du Conseil général ont été utilisés » pour financer les meetings. « C’est la première chose » dont a parlé la commission de contrôle des opérations électorales récemment constituée à Mayotte, chargée de veiller à la « sincérité » du scrutin, a assuré le député.

«Au corps à corps. » C’est ainsi, assure le député de Mayotte, que sa campagne pour le oui lors de la consultation du 29 mars sera menée. Au cours d’une conférence de presse organisée lundi 16 mars dans les locaux de sa permanence parlementaire, à Mamoudzou, Abdoulatifu Aly (Force de l’alternance - Modem) a expliqué pourquoi il avait décidé de faire cavalier seul, renonçant à intégrer le Comité de campagne pour le « oui » qui rassemble la quasi-totalité des partis de l’île – toutes les formations politiques locales se sont prononcées en faveur de la départementalisation de Mayotte.

Le député a d’abord regretté que le Comité de campagne n’ait pas été formé par les élus qui constituaient, auparavant, le Comité pour la départementalisation, « qui avaient travaillé ensemble pendant six mois » et qui était présidé par le sénateur, Ibrahim Soibahaddine Ramadani (UMP). Selon M. Aly, « les élus du Conseil général s’étaient engagés à ce que le comité reste le même. C’est publié au Journal officiel. Si j’étais eux, je me cacherais sous terre ». Il a également contesté la nomination à la présidence de ce comité de Martial Henry, vieux militant de la départementalisation qui fut pendant longtemps le bras droit de Younoussa Bamana au Conseil général, mais sans aucun mandat politique depuis 2001. « On a dit qu’on le mettait là parce que ce n’était pas un politique. Or, c’est une campagne politique. Moi, je revendique le politique. »

Autre point d’achoppement, le député s’est dit favorable au « vrai département », accusant les membres du Comité de campagne de ne pas être aussi intransigeants que lui : « Je ne suis pas comme toute cette clique qui dit : ‘on prendra ce qu’on voudra nous donner’. Le département, il n’est pas progressif ou adapté. C’est une fois qu’on est département, que le processus de développement économique et social est progressif. Moi je suis un vrai départementaliste. Les autres le sont peut-être au quart ou à la moitié. Pour moi, c’est 100% ou rien. »

Il a également critiqué l’acceptation, par les élus du Conseil général participant aux discussions du Groupe de travail de haut niveau (GTHN) entre la France et les Comores, de l’idée de « communauté d’archipel » proposée pour organiser les relations entre Mayotte et les Comores indépendantes. « Moi, les Mahorais m’ont élu pour justement faire le contraire : une séparation définitive d’avec les Comores » a-t-il clamé. « Je n’étais pas, lors des accords de 2000 [qui ont octroyé à Mayotte le statut de collectivité départementale, ndlr], de ceux qui disaient que la coopération régionale est une priorité. Je continue à combattre tout ce qui veut nous rapprocher de la région, et des Comores. Tant qu’on ne sera pas département, qu’on ne vienne pas nous parler de ça. D’ailleurs, le mot de communauté a été utilisé pour la première fois par De Gaulle à l’égard des colonies françaises. La communauté a été l’antichambre de l’indépendance, ce que nous ne voulons surtout pas à Mayotte. »

« Sans tambour ni trompette », Abdoulatifu Aly a l’intention de convaincre « en allant au devant des gens, dans des discussions à bâtons rompus et un véritable échange, pas en venant asséner des vérités », et en ouvrant le dialogue avec les partisans du « non ». Une campagne conduite « sous la bannière » de Force de l’alternance, sa formation politique locale, et du Modem, le parti de François Bayrou dont il membre à l‘Assemblée nationale. « C’est la première fois à Mayotte que le Modem fait officiellement campagne », s’est-il félicité avant d’annoncer, pas peu fier, la visite de Jean Lassalle, député Modem des Pyrénées Atlantiques, qui accompagnera le week-end prochain son collègue mahorais dans une série de réunions publiques.

LG



MAYOTTE

Statut de Mayotte

 

Mayotte : la campagne officielle débute ce lundi

 
Lundi 16 Mars 2009
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La campagne officielle en vue de la consultation du 29 mars sur le statut de département d’outremer débute ce lundi 16 mars à Mayotte, et se terminera le vendredi 27 mars à minuit.

La campagne officielle en vue de la consultation du 29 mars sur le statut de département d‘outremer, d’une durée de près de deux semaines, débute lundi 16 mars ; elle se terminera vendredi 27 mars à minuit. Durant cette période, l’administration (et notamment le préfet) est soumise au devoir de réserve, et les cinq partis politiques - MDM, Modem, UMP, PS et Nema - officiellement habilités par la Commission de contrôle des opérations électorales pour faire campagne, auront en tout quatre heures d’antenne - deux sur Radio Mayotte et deux sur Télé Mayotte - pour avancer leurs arguments. Tous sont favorables au « oui ».

Comme d’habitude, la veille du scrutin, le samedi 28 mars, sera un jour neutralisé : aucun meeting ni intervention radio ou télé ne sera toléré.

Le 29 mars, les 130 bureaux de vote disséminés dans l’île ouvriront à 8 heures et fermeront à 18 heures. Les résultats devraient être dévoilés dans la soirée.

71.122 électeurs sont appelés à se prononcer sur le statut de département et région d’outremer. Ils devront répondre à la question suivante : « Approuvez-vous la transformation de Mayotte en une collectivité unique appelée département régie par l'article 73 de la Constitution et exerçant les compétences dévolues aux départements et Régions d'outre-mer ? »

RC

MAYOTTE

Immigration clandestine

 

Mayotte : le préfet évoque « des régularisations » de sans-papiers

 
Lundi 16 Mars 2009
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Dans un article publié par Le Figaro le 13 mars, le préfet de Mayotte, Denis Robin, évoque pour la première fois la possibilité de « procéder à des régularisations » de sans-papiers.

Denis Robin, préfet de Mayotte (archive)

A l’approche de la consultation des Mahorais sur le statut de département d’outremer, le préfet de Mayotte vient de lancer un pavé dans la mare. Dans un article publié le 13 mars par le quotidien français Le Figaro, intitulé « Enquête sur le futur 101ème département » , Denis Robin estime qu‘on « ne peut pas renvoyer 50.000 personnes ni en régulariser 50.000. Il faudra procéder à des régularisations concertées avec la population ».

C’est la première fois qu’une autorité administrative évoque la possibilité de régulariser un certain nombre de sans-papiers vivant à Mayotte. Si une telle opération avait été effectuée en 2004, elle concernait un faible nombre de personnes issues du même secteur d‘activité - il s’agissait de pêcheurs. Depuis, il n’en est plus question. La majorité de la classe politique mahoraise y est fermement opposée et ce terme - régularisation - ne fait pas partie du vocabulaire du gouvernement français.

Des associations, dont le collectif Migrants Mayotte, estiment que bon nombre de Comoriens en situation irrégulière sur le territoire répondent aux critères de régularisation, notamment parce qu’ils vivent sur l’île depuis plus de dix ans ou parce qu’ils y ont passé toute leur scolarité. Elles dénoncent « la machine à fabriquer des sans-papiers » que représente la préfecture.

Sur une population de 186.000 habitants selon le dernier recensement de l‘Insee, l’on estime à environ un tiers le nombre de personnes vivant en situation irrégulière sur le territoire.

RC

MAYOTTE

Immigration clandestine

 

Mayotte : la procédure de révision de l’état civil simplifiée

 
Mardi 17 Mars 2009
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Dans le cadre du projet de loi pour le développement de l’outre-mer (LODEOM), le Sénat a adopté jeudi 12 mars dans la soirée un amendement du gouvernement visant « à simplifier la procédure de l’attribution d’un état civil aux Mahorais et à fluidifier le traitement des demandes ».

Pour René Dosières qui a participé à plusieurs missions parlementaires à Mayotte, la départementalisation est «impensable si l'on n'a pas préalablement établi un état civil fiable ».

L'amendement, sous-amendé par la commission des Finances du Sénat, permet aux Mahorais de se choisir un prénom et un nom parmi les vocables par lesquels ils s'identifient traditionnellement. Il réduit la durée des périodes exigées pour la reconstitution à la demande des intéressés des actes de naissance et de mariage. Ce texte fixe également au 31 décembre 2010 la date limite pour les Mahorais d'obtenir un état civil de droit commun.

Cet amendement a été qualifié de « très important » par le secrétaire d'Etat à l'Outremer, Yves Jégo. « Jusqu'au 31 décembre 2008, les personnes de statut civil de droit local saisissaient la CREC et exprimaient devant elle leurs choix de nom et de prénoms, dans les conditions définies par l'ordonnance. Cette possibilité a été supprimée au 31 décembre 2008, date butoir introduite par amendement parlementaire dans la loi du 21 février 2007 portant dispositions statutaires et institutionnelles relatives à l'outre-mer. Par le présent amendement, il est donc proposé de confier à la CREC le choix du nom patronymique, ce qui se ferait, bien entendu, après un dialogue avec la personne concernée : nous n'entendons évidemment pas imposer des noms patronymiques sans que les intéressés aient eu leur mot à dire ! », a expliqué aux sénateurs M. Jégo.

Considéré par le gouvernement comme par nombre de parlementaires français comme urgent, le dossier de l'état civil est l'un des enjeux du processus de la départementalisation de l'île. En novembre 2008, le député socialiste René Dosières avait estimé la départementalisation « impensable si l'on n'a pas préalablement établi un état civil fiable ».

Selon les autorités, l'état civil n'est valablement établi que pour environ la moitié de la population à Mayotte. Entamé en 2001 lorsque fut créée la CREC (Commission de révision de l'état civil), une structure spécifique à Mayotte, ce processus devait permettre de reconstituer les actes d'état civil des Mahorais antérieurs à 2001. Il devait également assurer la transition entre l'état civil de droit local et celui de droit commun.

Mais l'Etat n'a jamais fourni les moyens nécessaires à une révision rapide. Alors que la mission de la CREC était censée prendre fin en 2006, fin 2007, une seule magistrate était chargée de traiter 14.000 dossiers en attente.

Le gouvernement lui-même le reconnaît : la CREC « n'a répondu que partiellement à cette préoccupation en raison de divers dysfonctionnements et procéduraux », a indiqué le secrétaire d'Etat à l'Outremer, Yves Jégo. Le Pacte pour la départementalisation prévoit un gros travail dans ce domaine. « Pour accélérer [le processus], l'Etat s'engage à simplifier la procédure et à mettre en œuvre une opération générale de recensement dans chaque commune », annonce la résume du Pacte, envoyé à tous les électeurs de Mayotte.

RC (avec AFP)


Lire l'intégralité des débats au Sénat

MAYOTTE

Développement

 

LDEOM : en quoi Mayotte est concernée?

 
Mercredi 18 Mars 2009
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Vendredi dernier, le Sénat a voté la loi pour le développement économique de l'outre mer (LDEOM). Toutes les mesures contenues dans cette loi ne s'appliqueront pas à Mayotte. Etat des lieux rapide.

Tout ce qui concerne l'habitat et la défiscalisation sera applicable à Mayotte. La défiscalisation va devenir plus « sociale » en privilégiant les logement destinés à la location et en freinant la défiscalisation « patrimoniale », c'est à dire l'immobilier uniquement destiné à augmenter son patrimoine. Tout en préservant et favorisant ce dispositif, le Gouvernement a souhaité « le moraliser, afin d'éviter que les contribuables les plus aisés puissent s'exonérer totalement de leur impôt sur le revenu » et tient à éviter les « effets d'aubaine ». Un des côtés pervers de la défiscalisation « Girardin » a été la flambée du prix des terrains. Yves Jego l'a rappelé à plusieurs reprises « à la Réunion, par exemple, le prix du mètre carré en 2000 était de 66 euros, il est aujourd’hui à plus de 150 euros. Cela est vrai partout. On a doublé le prix du foncier, ça veut dire que les gens ne vont plus pouvoir se loger ».

Le Sénat a réintroduit la défiscalisation pour la réhabilitation des logements et a rendu cette mesure plus souple en abaissant l’ancienneté des logements de 40 ans à 20 ans.

En revanche, les « zones franches globales d’activité (ZFGA)» n'existeront pas à Mayotte et donc la mesure consistant à exonérer 80% de la taxe foncière sur les propriétés non bâties pour les exploitants agricoles ne s'appliquera pas non plus. De nombreuses entreprises mahoraises attendent une telle mesure qui les aiderait dans leur développement. Certaines d'entre elles ont d'ailleurs déjà préféré expatrier leur siège à la Réunion quand leur activité ne requiert pas une présence physique à Mayotte.

De même, les mesures concernant le droit du travail et les salaires ne seront pas applicables à Mayotte.

A Mayotte, comme dans les autres DOM et TOM, les aides au fret, permettant de compenser l’éloignement géographique par rapport à l’Union européenne devraient aider à faire baisser les prix à la consommation.

Le professionnels du tourisme tirent leur épingle du jeu puisque la subvention accordée pour la rénovation des hôtels va passer de 5 000 € par chambre à 7 500 €, y compris à Mayotte.

Les particuliers seront plus concernés par deux mesures qui touchent « au domaine de l'état et à la propriété foncière ». En premier lieu, la nouvelle loi permettra en effet de « prendre des dispositions relatives aux modalités d'expulsion, sous le contrôle du juge administratif, des personnes occupant irrégulièrement des terrains relevant du domaine public ou privé de l'État, des collectivités territoriales et de leurs établissements publics », et les mesures de « destruction des constructions illégales réalisées à l'occasion de cette occupation » pourraient se multiplier.

En second lieu, la LDEOM entend « étendre et adapter les dispositions législatives relatives à l'expropriation pour cause d'utilité publique » également à Mayotte. Compte tenu des énormes problèmes liés au foncier rencontrés à Mayotte dans les projets de construction d'écoles, de lycées et autres bâtiments d'usage collectif, cette disposition permettra aux pouvoirs publics d'exproprier les propriétaires des terrains lorsque l'intérêt général est en jeu. Une mesure qui pourrait aider à la modernisation de l'île, mais qui risque de se heurter à l'incompréhension des propriétaires à qui l'on demande depuis plusieurs années de se mettre en conformité avec la réglementation cadastrale.

E.T.

MAYOTTE

Culture

 

Mayotte : Mini tournée pour le hip-hop mahorais

 
Mercredi 18 Mars 2009
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Un plateau HIP HOP mobile va permettre aux artistes rap de l’île de se produire dans quatre régions de Mayotte.

Les jeunes artistes de la scène hip hop locale se produiront lors de cette tournée dans le sud à M’Zouazia, dans l’ouest à Sada, en petite Terre à Labattoir et à Mamoudzou à la salle de cinéma.

Cette tournée est organisée par la Direction de l’Ingénierie Culturelle du Conseil Général afin d’accompagner les groupes rap et hip hop de Mayotte.

En tête d’affiche, nous retrouverons Bo Houss, Djesh et El Mafio, suivis par les groupes Sage Po, 976 Kaira, Mwalim Klan et SecteurB.

Ce plateau hip-hop a pour but de donner toute sa place sur la scène musicale locale à la génération émergente de musiciens rap, ragga et dance hall.

En effet, la scène hip hop est très active à Mayotte, et surtout très créative.

Puisant leurs influences dans un répertoire très varié, ces artistes sont les portes-paroles de la musique urbaine, ce qui peut paraître surprenant à Mayotte. Mais au-delà de ce côté citadin, il s'agit plus d'un élément fédérateur d'une génération qui ne se reconnaît pas toujours dans une société où ils ont du mal à trouver leur place.

Un style à part entière, avec ses codes dont les artistes mahorais ont su s’affranchir afin de créer une identité qui leur est propre : leur musique porte autant les accents de la culture locale qu’internationale, quant aux textes, ils résonnent aussi bien en shimaoré qu’en français.

Ces «poètes de la génération sound system» dynamisent la scène musicale actuelle à travers des textes engagés, parfois virulents, qui reflètent les aspirations de la jeune génération.

Ces artistes, émissaires de la nouvelle génération 976, sont suivis par un public de jeunes mahorais de plus en plus important...et porteurs de la culture rap et hip hop à part entière.

Ces trois concerts auront lieu le 20 mars à M’ZOUAZIA, le 21 à SADA, le 22 à LABATTOIR à 20H. Entrée 5€.

Le 23 Mars au cinéma Alpa Joe à Mamoudzou à 20H. L'entrée sera libre

MAYOTTE

Diaspora

 

Mayotte-sur-l'Isle

 
Lundi 16 Mars 2009
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Parce que les ressortissants de Mayotte (les Mahorais), étudiants ou salariés, sont relativement nombreux à Périgueux (145) et en Dordogne (250), le chef-lieu a été choisi samedi pour accueillir le dernier meeting de la campagne d'avant référendum sur la départementalisation de l'île de l'Océan indien.

Rendez-vous historiqueVice-président de l'Association multiculturelle de la Dordogne (1), Mohamed Nourdine a été la cheville ouvrière de cette rencontre à l'amphithéâtre Jean-Moulin où étaient attendus Ahmed Attoumani Douchina, président du Conseil général de Mayotte, et Ibrahim Abou Bacar, 1er secrétaire du PS.Après l'indépendance des Comores en 1976 et le rapprochement avec la France souhaité par les Mahorais (« français avant les Niçois », entendit-on), les années ont passé et l'île est devenue « presqu'un département, mais
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COMORES

Statut de Mayotte

 

Le référendum sur la départementalisation de Mayotte : sujet de toutes les angoisses aux Comores

 
Mercredi 18 Mars 2009
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Le 29 mars, date du référendum sur la départementalisation de Mayotte, arrive à grands pas. Alors que jusqu’à maintenant l’Etat comorien semblait se borner à des « condamnations de pure forme », accuse le comité maoré. Oukacha Djaffar, un des membres fondateurs de ce comité, estime qu’en ce moment « le gouvernement devrait être à la pointe pour sensibiliser l’opinion internationale afin de [faire] fléchir la position française. Mais jusqu’ici rien n’est entrepris ».

Des tracts hostiles à la « France et aux intérêts français en territoire Comorien»
Des tracts apposés sur plusieurs murs à Moroni, appellent les Comoriens à s’unir pour « se dresser contre la colonisation de notre territoire » en faisant allusion au référendum que la France s’apprête à organiser à Mayotte, le 29 mars prochain. La véhémence des propos dans ce tract n’ont d’égal que l’agacement d’une partie très importante de la population comorienne face à ce qu’ils considèrent comme une « agression caractérisée contre leur pays ».
« Décrétons la guerre à la France et aux intérêts français en territoire comorien jusqu’à ce que celle-ci cesse d’empiéter sur notre souveraineté dans l’île comorienne de Mayotte », indique ce tract signé par un certain Kari Nkodo.
« Combien de fils et filles avons-nous perdu à cause de l’arrogance de cet impérialisme français qui n’a aucun pitié ni respect de ses engagements, qui n’écoute ni le cri du faible, ni l’appel au secours du vieux, ni le besoin de la veuve. Êtes-vous prêt à oublier les 6000 de nos compatriotes qui ont perdu leurs âmes entre Mayotte et les autres iles sœurs », interroge le tract. « Que la France sache que nous agirons et le moment venu nous taperons fort avec l’aide de tout le monde », prévient l’auteur du tract en guise de conclusion. C’est dans ce contexte qu’une mission du parti communiste français est attendue à Moroni le 18 mars prochain.

C'est dans ce contexte que des citoyens se mobilisent pour interpeller la population et les autorités sur la menace que fait peser ce référendum sur l’unité et l’intégrité territoriale des Comores. C’est sans doute dans cette démarche que s’inscrit la conférence débat animée la semaine dernière par le journaliste Kamal Eddine Saindou au foyer Bargum de Magudju à Moroni, mais aussi le « Hitma » (lecture du saint) lu quelque jours après par des jeunes contre l’occupation illégale de Mayotte par la France. Dans le même ordre d’idée un « Gungu » (une pratique traditionnelle infligée aux Comores en guise de punition à une personne ayant commis un acte immoral) a été organisé dans la capitale. La presse locale, elle, foisonne d’articles dénonçant avec vigueur ce référendum, considéré par beaucoup comme « une agression contre le peuple comorien ». Au sein de la population les points de vue semble unanime pour condamner cet acte de la France, l’ancien pays colonisateur des Comores, qui bénéficie encore de la sympathie d’une large majorité de Comoriens.

« La France est un pays que tous les Comoriens adorent, elle est une référence pour nous. Il est donc de son devoir de mériter cette prestation », pense Ahmed Hassani alias Medass, un artiste photographe comorien. Ce photographe ne croit pas que le gouvernement français et surtout le président Sarkozy, un homme en qui, il a « confiance » un homme « très cultivé, très attentionné et très sensible » ira jusqu’à prendre « le risque de bousculer l’ordre et l’équilibre du monde » en organisant ce référendum à Mayotte. « Il y a une évolution qui fait que chacun cherche à être correct envers son semblable, de respecter ce qu’il est. C’est la loi de la mondialisation qui a fraternisé l’humanité », ajoute Medass, qui se qualifie d’ « âme du monde de souche comorienne ».

« Ce référendum à Mayotte est un prétexte que la France veut utiliser pour parachever la balkanisation de notre archipel », soutient Cheikh Abdou, un étudiant à l’Université des Comores et président du mouvement « Mawatwania » -les patriotes-, une structure qui milite pour l’unité et l’intégrité de l’archipel des Comores. Confortés par le fait que « nous avons le droit avec nous », les Comoriens considèrent le référendum français à Mayotte comme illégal, un non sens juridique. « L’organisation de cette consultation à Mayotte par les autorités françaises est un entêtement qui n’a ni fondement ni base juridique », affirme Oukacha Djaffar. Pour lui les deux arguments (droits des peuples à disposer d’eux même et libre choix des mahorais à rester française) plusieurs fois avancés par les parlementaires et les autorités français pour justifier la présence française à Mayotte sont dénués de tout sens. « La population de Mayotte est une minorité du peuple comorien, pourquoi dans ce cas ne pas organiser un référendum en Corse ? », s’interroge-t-il.

« La France ne peut pas continuer comme ça à diviser tout un archipel. Cela ne favorisera pas l’harmonie de l’océan Indien et de l’archipel des Comores », prévient ce membre du comité Maoré.

« La France aurait mieux fait de maintenir le statut provisoire actuel qui permet de continuer des négociations entre les Comores et la France tout en facilitant le rapprochement des populations comme cela a été prévu dans le cadre du groupe de travail de haut niveau (Gthn). Malheureusement le Gthn n’a pas permis d’aboutir à une solution juste de la question de Mayotte et l’objectif recherché ne sera pas atteint », pense de son côté El-Had Saïd Omar directeur de publication du journal indépendant « la Gazette des Comores ». Ce journaliste craint que ce référendum « peut malheureusement aboutir à une suspension ou une rupture des relations diplomatiques sous la poussée d’une opinion publique toujours hostile à toute présence coloniale à Mayotte. Ce qui serait quand même dommage ».

Faissoili Abdou

MADAGASCAR

Mouvements sociaux, Syndicalisme

 

Ravalomanana a démissionné

 
Mardi 17 Mars 2009
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Le chef de l’Etat malgache, Marc Ravalomanana, a démissionné mardi et transféré ses pouvoirs à « un directoire militaire », rapporte APA..

Le palais présidentiel est aux mains des militaires partisans d'Andry Rajoelina

Cette structure aura la charge d’organiser les assises nationales dont le principe de l’organisation avait été obtenu par les médiateurs mais qui n’avaient pu se tenir faute de consensus.

Andry Rajoelina, le leader de l’opposition, et ses partisans avaient, plus tôt le matin, investi la présidence.

Au pouvoir depuis 2002, le président Ravalomanana se trouve en ce moment dans un lieu inconnu. Des sources diplomatiques indiquent cependant qu’il pourrait partir en exil, beaucoup de membres de sa famille ayant déjà pris les devant en quittant la Grande Ile.

La radio privée Anssiva a rapporté que l'ambassade des Etats-Unis a décidé d'assurer la sécurité et le confort du président à partir de maintenant.

Andry Rajoelina, avait lancé samedi 14 mars un nouvel ultimatum au président Ravalomamana, lui demandant de démissionner au plus tard dans l’après-midi.

Le maire déchu de la capitale malgache était sorti de sa cachette sous bonne escorte pour assister à une manifestation de ses partisans, dans la matinée, à la Place du 13 mai. Il s’était caché durant plusieurs jours dans un endroit tenu secret à cause d’une menace d’arrestation.

Sept ministres avaient déjà démissionné

Après la prise du palais présidentiel par des militaires, la démission mardi de sept des 24 ministres du gouvernement portait un nouveau coup au pouvoir du président Marc Ravalomanana.

Abdou Salame a démissionné de son poste de ministre de la Fonction publique, du travail et des lois sociales alors que Randriarimanana Harison Edmond a décidé de quitter son poste de ministre de l'Environnement, des forêts et du tourisme.

Le ministre de l'Agricutlure, de l'élevage et de la pêche, Ramanoelina Armand Panja, ainsi que le ministre de l'Eau, Rasolofoniaina Jean Donne, ont donné séparément leurs lettres de démission au président Ravalomanana.

Le ministre de la Santé et du planning familial, Paul Richard Ralainirina, et le vice-ministre de l'Enseignement supérieur et de la formation technique et professionnelle, Ying Vah Zafilahy, ainsi que la vice-ministre de la Santé et du planning familial, Marie Perline Rahantanirina, ont aussi quitté le gouvernement dirigé par M. Ravalomanana.

Le palais présidentiel pris par l'armée pro-opposition

Les militaires malgaches pro-opposition ont pris lundi soir le palais présidentiel situé au centre d'Antananarivo, délaissé par le président Marc Ravalomanana.

Des rafales et deux explosions de roquettes ont été entendues vers 19h00 (16h00 GMT) lundi. Deux chars ont été utilisés dans cette action des militaires contre le palais Ambohitsorohitra.

Les militaires pro-opposition ont fait usage de roquettes qui ont pourtant touché le bâtiment de la Banque centrale qui se trouve près du palais présidentiel, a affirmé un agent de police.

A Iavoloha, des milliers de supporters de Ravalomanana se sont rassemblés autour du palais présidentiel, bloquant toutes les routes vers et venant de l'entrée principale du palais pour empêcher d'éventuelles attaques.

Lundi après-midi, le chef de l'opposition, Andry Rajoelina, avait appelé les forces de l'ordre à arrêter le président Ravalomanana, qui avait refusé de démissionner, ce qu'exigeait l'opposition.

Lors d'une conférence de presse lundi, le colonel Ndriarijaona, le nouveau chef d'état-major des forces armées, a déclaré: "Si Andry Rajoelina peut résoudre le problème, nous sommes derrière lui. (...) 99% de ces forces sont derrière lui".

Christine Razanamahasoa, "ministre de la Justice du gouvernement de transition" mis en place par l'opposition, avait déclaré plus tôt lundi qu'elle avait ordonné aux procureurs d'arrêter le président Ravalomanana.

avec APA et Xinhua

ZANZIBAR

Faits divers

 

Incendie de deux navires dans le port de Zanzibar en Tanzanie

 
Lundi 16 Mars 2009
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Un navire de passagers et un navire de marchandises ont pris feu dans le port tanzanien de Zanzibar alors qu'ils subissaient des réparations mineures.

Dans le port de Stone Town, peu de bateaux disposent des moyens de secours élémentaires.

Des responsables du port ont imputé l'accident aux travaux de soudage dans une cale, ajoutant que le feu s'est propagé d'un navire à l'autre.

Les deux navires, Aziza I et Aziza II, de la compagnie maritime Mkunzini, ont été largement endommagés par les flammes avant que des pompiers ne parviennent à éteindre le feu.

Les pertes économiques pourraient dépasser 100 millions de shillings tanzaniens (80.000 dollars américains), a-t-on constaté.

La compagnie a commencé à connaître des difficultés financières après la mort de l'un de ses dirigeants il y a 3 ans, lequel a laissé derrière lui des dettes que l'entreprise ne parvient pas à éponger. Les deux navires incendiés, habituellement utilisés pour relier Zanzibar à la partie continentale de la Tanzanie,étaient amarrés au port depuis deux ans, a rapporté la presse locale.

(Xinhua)

MOZAMBIQUE

Education

 

10.000 élèves désertent les écoles du Mozambique à cause des violences

 
Mardi 17 Mars 2009
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Sur les 12.000 élèves des écoles primaires de la province de Nampula, dans le nord du Mozambique, 10.000 ont suspendu leurs études à cause de violences et de la faim dans la région, rapporte lundi la presse mozambicaine.

Selon l'agence de presse AIM, les violences, déclenchées par les désinformations sur les mesures visant à faire face à l'épidémie de choléra dans la région, ont fait au moins trois morts et des dizaines de blessés.

Le manque de nourriture, dû à la mauvaise récolte de la dernière saison, est un autre facteur conduisant les populations à quitter la région, avec leurs enfants.

Dans les localités de Novera et Corona et dans la ville de Quinga, 15 écoles ont fermé leur porte il y a une semaine pour manque d'élèves.

(Xinhua)



Outremer DOM TOM

Economie

 

Le Sénat donne son feu vert aux "zones franches d’activité" dans les DOM

 
Mardi 17 Mars 2009
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Le Sénat a donné mercredi son feu vert, dans le cadre du projet de loi sur l’outre-mer, à la création pour dix ans dans les quatre DOM de "zones franches d’activité" où les entreprises bénéficieront de notables avantages fiscaux.

Les avantages, abattements sur l’impôt sur les bénéfices, sur la taxe professionnelle et sur la taxe foncière sur les propriétés bâties sont modulés en fonction des activités et des territoires.

Ces zones franches (ZFA) sont destinées aux PME (moins de 250 salariés et 50 millions de CA) et les secteurs concernés (tourisme, agronutrition, énergie et environnement, recherche et développement, nouvelles technologies) visent à favoriser "le développement endogène" de chaque département.

Le gouvernement, qui estime que 27.000 entreprises sont éligibles aux ZFA, a musclé par amendements son dispositif "pour répondre à la situation de crise".

Il a étendu le champ des ZFA, porté le taux d’exonération de la taxe professionnelle de 50% à 80%, voire 100%, et assoupli la dégressivité des charges sociales. Les collectivités recevront la compensation de la perte de recettes. Les exonérations pourront intervenir dès 2009.

Le gouvernement a également fait adopter un amendement instituant une exonération partielle et temporaire de la taxe foncière sur les terres agricoles.

Les sénateurs ont également donné leur accord à un amendement du gouvernement à l’instauration d’un bonus exceptionnel de 1.500 euros maximum par an et par salarié que pourront verser les entreprises ultramarines.

"Afin de répondre à la crise, le président de la République souhaite donner aux entreprises ultramarines, dans le cadre des accords intervenus à la Guadeloupe, à la Martinique et, je l’espère bientôt à la Réunion et en Guyane, la possibilité d’accorder une augmentation de salaire sans acquitter les cotisations, hors CSG et CRDS, selon la formule du bonus exceptionnel" a expliqué le secrétaire d’Etat à l’Outre-mer, Yves Jégo.

"Cette mesure donnera une base solide aux accords salariaux", a-t-il ajouté.

Le versement de ce bonus devra faire l’objet d’un accord régional interprofessionnel conclu en 2009. "L’accord peut prévoir de moduler le montant de ce bonus exceptionnel selon les salariés", "en fonction de la taille de l’entreprise, du salaire, de la qualification, du niveau de classification, de l’ancienneté ou de la durée de présence dans l’entreprise du salarié" stipule l’amendement.

Les sénateurs ont par ailleurs approuvé le dispositif introduit par la commission des Finances fixant par décret en Conseil d’Etat le prix de produits ou de familles de produit de première nécessité dans les collectivités d’outremer en fonction de leurs spécificités. Le gouvernement a cependant obtenu que cette fixation ne soit pas obligatoire mais possible.

(AFP – 11 mars 2009)

Outremer DOM TOM

Politique

 

Le Sénat adopte le projet de loi sur l’Outre-Mer

 
Mardi 17 Mars 2009
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Le Sénat a adopté jeudi soir le projet de loi pour le développement économique de l’outre-mer qui prévoit des incitations fiscales pour les entreprises ultra-marines et en faveur du logement social.

L’UMP et l’Union Centriste ont voté pour. Le PS s’est abstenu. Seuls les communistes ont voté contre. Le RDSE (à majorité PRG) s’est partagé entre vote positif et abstention.

Les sénateurs ont rebaptisé le texte "projet de loi pour le développement économique des outre-mers" en votant un ultime amendement en ce sens du PS destiné à faire "reconnaître la diversité et la spécificité de chaque territoire d’outre-mer".

La plupart des élus, dans un climat consensuel, ont évoqué "la gravité" de la crise sociale qui a secoué les Antilles et exprimé leurs espoirs que les prochains Etats généraux annoncés par le président Sarkozy permettront les "changements structurels" attendus.

Malgré la crise, "le gouvernement n’a rien cédé au fond, prétextant des abus du système de défiscalisation il a décidé de réduire le coût des politiques publiques en direction de l’outremer", a déploré Odette Terrade (PCF)

"L’origine de ce texte était de faire des économies, il ne répond que très partiellement aux attentes" et "tout le monde sait qu’il va être remis en question par les Etats généraux" a déclaré Georges Patient (Guyane) au nom du PS qui a toutefois prôné l’abstention "en gage de bonne volonté".

Anne-marie Payet (Union Centriste, La Réunion) s’est félicité de "la possibilité donnée au gouvernement de règlementer les prix" inscrite dans le texte et "des avancées en matière de logement social".

Jean-Paul Virapoullé (UMP, La Réunion) s’est félicité de la "fraternité" qui a marqué ce débat estimant que la crise sociale "aura réveillé les consciences" et que le texte augure "un changement de cap". Pour Lucette Michaux-Chevry (UMP, Guadeloupe) "ce grand désordre n’aura pas été inutile".

L’ancien président polynésien Gaston Flosse (NI) qui s’est abstenu a déploré un projet qui représente "une régression".

Daniel Marsin (Guadeloupe, RDSE) s’est félicité des "avancées" introduites sur le texte comme de la reconnaissance des îles du sud de la Martinique comme territoire prioritaire.

"Le sénat s’est rassemblé autour de ce texte et nous avons rompu des tabous en changeant notre approche" a jugé le président de la Commission des Finances, Jean Arthuis (UC).

"Il s’est passé quelque chose, les évènements qui ont tellement secoués l’actualité sont venus apporter des exigences nouvelles mais aussi un espoir fort", a conclu le secrétaire d’Etat à l’Outre-mer, Yves Jégo.

Sur 444 amendements déposés sur ce texte, 44 ont été adoptés dont 27 du gouvernement, 19 des commissions permanentes du sénat, 19 de l’UMP, 11 du PS, 6 de l’UC, 6 du RDSE et 1 des non inscrits, a indiqué le président de séance, Guy Fischer (Rhône, PCF).

(AFP)

Outremer DOM TOM

Mouvements sociaux, Syndicalisme

 

La Martinique sort du conflit social et doit s’atteler à sa reconstruction

 
Mardi 17 Mars 2009
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La Martinique est officiellement sortie samedi d’un mouvement social historique avec la signature unanime d’un protocole d’accord global, mais elle doit maintenant s’atteler à sa reconstruction.

Au 38e jour de mobilisation menée par le "Collectif du 5 février", ce document signifie la levée du mot d’ordre d’une grève qui a paralysé l’économie et fragilisé nombre d’entreprises.

Le Collectif "se réserve le droit de repartir en grève si les accords signés ne sont pas respectés ou que les négociations entamées traînent en longueur", a précisé à l’AFP Michel Monrose, son président.

Le protocole de sortie de crise acte en effet la vingtaine d’accords déjà aboutis (salaires, prix, banques, assurances, etc.) mais liste aussi les sujets encore en négociation (agriculture, environnement, minimas sociaux, matériaux de construction, etc.).

Outre les différentes composantes du Collectif, les organisations patronales et socio-professionnelles, les collectivités territoriales (région, département, communes), les parlementaires et les représentants de l’Etat ont signé ce document inédit.

Dans la rue et sous les fenêtres de la préfecture où se déroulait cette réunion plénière empreinte de solennité, des milliers de manifestants arborant le T-shirt rouge du Collectif chantaient "Matinik lévé" (Martinique debout, en créole) entraînés par les tambours.

Entre 7.000 personnes (police) et 15.000 (organisateurs) ont fait le tour de la ville pour accompagner, comme cela en était devenu l’habitude, les membres du Collectif.

Juste avant que les parapheurs circulent, l’allocution de M. Morose a été chaudement applaudie par les dizaines de membres du Collectif présents dans la salle qui ont repris en choeur "Matinik lévé", tandis que les représentants du patronat qui leur faisait face se levaient à leur tour, la mine grave, à l’exception du président du Medef local, Patrick Lecurieux-Durival.

Ce dernier a expliqué à l’AFP qu’il "ne pouvait s’associer à un mouvement qui a détruit une bonne partie des capacités économiques" de l’île.

Pas moins de 800 dossiers de demande de chômage partiel ont été déposés et le Medef a pronostiqué au moins 10.000 suppressions d’emplois pour 2009, sous les effets conjugués de la crise mondiale et du mouvement.

Pour Alexandre Richol, président de la CGPME, "c’est l’aboutissement d’un mois de discussions et le début de beaucoup de chantiers".

"On ne peut plus voir l’entreprise comme une entité qui doit exclusivement dégager des profits mais aussi prendre en compte sa dimension sociale", a analysé M. Richol.

Le préfet Ange Mancini a souligné un "mouvement d’une ampleur sociétale sans précédent qui fait que rien ne sera plus comme avant".

"La Martinique s’est parlée autrement pour mieux préparer son avenir économique, social et cutlturel, dans le respect de toutes ses composantes et de sa diversité qui en font sa richesse", a insisté M. Mancini.

Il a salué "le sens des responsabilités qui a toujours prévalu ce qui a évité un drame et permis de gérer au mieux les conséquences du conflit pour la population".

Les cinq semaines ont été émaillé de deux poussées de violence (24-25 février et 6 mars) qui n’ont fait que des blessés légers. Et si la Martinique a été placée en "situation de crise majeure en matière sanitaire et sociale", la réponse d’urgence et les compromis trouvés avec le Collectif ont permis d’éviter toute catastrophe.

Le Secrétaire d’Etat chargé de l’Outre-Mer, Yves Jégo, s’est réjoui "de la perspective d’un retour à une activité normale dans les Antilles", après la signature du protocole.

(AFP)

ZIMBABWE

Diplomatie - Relations internationales

 

Le Zimbabwe veut négocier avec l'UE une levée des sanctions

 
Mardi 17 Mars 2009
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Le gouvernement zimbabwéen prévoit de dépêcher un groupe de ministres auprès de l'UE pour participer aux négociations visant à renouer les relations rompues par les sanctions illégales que l'UE a imposées à ce pays, a rapporté the Herald mardi.

Le groupe sera dirigé par le ministre des Affaires étrangères Simbarashe Mumbengegwi et comprendra le ministre des Finances Tendai Biti, la ministre de l'Intégration régionale et de la Coopération internationale Priscilla Misihairabwi-Mushonga, ainsi que celui de l'Industrie et du Commerce Welshman Ncube.

D'autres ministres participeront au processus à mesure que leur présence sera nécessaire. M. Mumbengegwi a confirmé lundi le projet de former une telle équipe sans pour autant faire d'autre commentaire.

"Nous en sommes toujours à la phase de préparation", a-t-il déclaré. Le Conseil des ministres du Zimbabwe a demandé à la SADC (Communauté de développement de l'Afrique australe) d'aider à normaliser le statut du Zimbabwe auprès du Fonds monétaire international, de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement.

Le Conseil a également noté qu'il sera difficile de mobiliser des ressources pour soutenir le redressement économique du Zimbabwe tant que les sanctions seront encore en vigueur. Il a invité les pays de la SADC à soutenir le Zimbabwe et à appeler à la levée des sanctions.

La mission du groupe est de normaliser les relations avec l'UE et d'appeler particulièrement à la levée des sanctions illégales. Des discussions formelles vont commencer au niveau ministériel, selon des sources biens informées.

L'UE a imposé unilatéralement des sanctions au Zimbabwe en 2002 pour avoir violé l'Accord de Cotonou. Une étude commandée par le ministère néerlandais des Affaires étrangères a d'ailleurs confirmé cette allégation.

Suite à cette décision, les pays membres de l'UE ont cessé leur aide au Zimbabwe, ce qui a affecté certains programmes en cours. Le Danemark a fermé son ambassade à Harare. Mais le prochain ambassadeur danois Thomas Schjerbeck a récemment indiqué aux journalistes, après avoir présenté ses pouvoirs au Président Mugabe, que Copenhagen suit de près la situation au Zimbabwe suite la formation du gouvernement d'union nationale.

(Xinhua)

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