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Au sommaire de La Lettre de Malango N° 107 :
Mayotte : six mois de prison requis contre « les fraudeurs » de la DE
Mayotte : la grève nationale très peu suivie
Référendum : le vote par procuration facilité pour les mahorais de métropole
Madagascar : pour Paris, 24 mois « c'est trop long »
« La départementalisation de Mayotte est un processus dangereux »
L'ex-maire d'Antananarivo devient président malgache
La troïka de la SADC en conclave jeudi pour discuter de Madagascar
Convention de soutien au secteur du tourisme outre mer
Accord de promotion des entreprises de l’Ile Maurice avec L’AFD
L'Ile Maurice accueille un forum africain sur la gouvernance de l’Internet
Maurice met en place une cellule de crise à propos de la crise malgache
Tanzanie : Jakaya Kikwete présente le programme de l’Afrique, en prélude au G20
Le Kenya émet une alerte après la mort de 25 personnes atteintes du choléra
Sarkozy en visite en RDC le 26 mars
Au Cameroun, les propos du pape sur le préservatif divisent
Réunion sur la coopération des Etats insulaires au Cap Vert
La Haute Cour constitutionnelle de Madagascar entérine la prise du pouvoir par Rajoelina
Piraterie en Somalie : Ban Ki-moon préconise la poursuite des opérations militaires
Mugabe va dévoiler son nouveau plan de développement pour le Zimbabwe

La lettre de Malango
107

Vendredi 20 Mars 2009

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" La Lettre de Malango"

 

MAYOTTE

Justice

 

Mayotte : six mois de prison requis contre « les fraudeurs » de la DE

 
Jeudi 19 Mars 2009
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Le Parquet a requis mercredi 18 mars une peine de six mois de prison avec sursis contre douze agents de la direction de l’Equipement accusés d’avoir, en 2006 et 2007, détourné des milliers de litres de gasoil. Le jugement de cette affaire qui avait fait grand bruit en 2008 a été renvoyé au 15 avril.

Les bâtiments de la D.E. à M'tsapéré. (archive)

A en croire le procureur de la République, Thomas Michaud, c’est une affaire plutôt banale qu’a eu à juger le Tribunal de première instance (TPI) de Mamoudzou, mercredi 18 mars. « A Mayotte, il y a d’énormes problèmes de détournement de carburant ou de matériaux, pas seulement à la direction de l’Equipement, mais aussi à la Colas, à la SMTPC [des entreprises privés du BTP, ndlr] ou au STM [Service de transports maritimes, ndlr]. On le sait car des enquêtes sont en cours », a affirmé en introduction de son réquisitoire le représentant du Parquet.

Banale, mais exemplaire, comme l’a regretté l’avocat de la défense, maître Thani Mohamed, qui a craint que ses clients ne soient condamnés « pour l’exemple » alors que la fraude est quasi généralisée. Il s’agit en effet du premier procès d’envergure de cette pratique qui a récemment été dénoncée à la Colas.

L’affaire remonte aux années 2006 et 2007. Non pas que la fraude date de cette période - « elle existait depuis bien avant », a assuré le procureur. Mais « c’est suite à une série de mesures prises par la direction que celle-ci a pu démontrer la fraude et trouver les responsables », a-t-il poursuivi.

Après avoir installé, suite à des soupçons, un système de cartes à puce et de badge permettant de calculer la consommation de ses camions et chauffeurs, la DE avait dans un premier temps averti ses agents. Puis elle avait porté plainte contre douze d’entre eux qui avaient, selon le Parquet, continué à détourner du gasoil. Et pas des petites quantités, à en croire les chiffres de la DE : entre 5.000 et 9.000 litres en deux ans pour chacun d’entre eux. Selon la DE, certains véhicules consommaient jusqu’à 300 litres aux 100 kilomètres, quand le constructeur fixe à 50 litres la consommation maximum.

L’enquête a démontré que certains des chauffeurs revendaient le gasoil sur la route.

A la barre, les douze nient tous l’un après l’autre. Ceux qui avaient reconnu les faits lors de leur interrogatoire au commissariat, affirment l’avoir fait suite à des pressions physiques et morales. « J’ai été frappé, affamé par la police. J’ai avoué car j’étais fatigué », dit A.L.M., qui a déposé une plainte pour violences policières deux mois après son audition - un mois avant cette audience. « La fatigue vous fait être très précis », rétorque le président, Michel Sastre, qui relate ses aveux.

« J’aurais avoué que j’étais le tueur du préfet de Corse tellement j’étais à bout se souffle », affirme un autre. « Ce sont les violences des policiers et de l’interprète qui m’ont fait dire ces choses », poursuit un troisième. C’en est trop pour M. Michaud : « Les prévenus peuvent dire ce qu’ils veulent. Ils ont le droit de dire qu’il neige dehors actuellement. Mais il faut qu’ils comprennent qu’on n’est pas obligés de les croire », lance-t-il, irrité.

Tous, en tout cas, nient, et avancent les mêmes arguments : ce n’est pas eux, mais ils avaient remarqué que l’essence, dans la nuit, disparaissait du réservoir de leur camion ; ils en avaient même informé leur supérieur. Certains soupçonnent les gardiens, mais, relève le procureur, « deux sociétés de gardiennage ont été utilisées durant cette période ». « Si les gardiens avaient volé », dit-il, « pourquoi ce ne sont pas tous les chauffeurs qui ont été visés ? » « Le lieu était particulièrement surveillé », note pour sa part Michel Sastre.

D’autres avancent des arguments plus techniques (surconsommation liée au surplace sur les chantiers, nettoyage des cuves), jugés peu crédibles par le président. Les magistrats et les prévenus vont jusqu’à débattre sur le nombre de kilomètres qui sépare Koungou de Mtsamboro…

Pas de quoi ravir le procureur, qui dénoncera dans son réquisitoire « le manque de courage des prévenus », qui « n’assument pas leurs actes » et « inventent des histoires à dormir debout ». M. Michaud a requis une peine de six mois de prison avec sursis et l’interdiction pour chacun d’entre eux d’exercer dans la fonction publique - tous, sauf un, sont toujours salariés de la DE, rémunérés pour la plupart au Smig mahorais (environ 900 euros nets).

Maître Thani Mohamed a dénoncé pour sa part l’enquête de police, essentiellement basée sur celle de la DE, et a soulevé l’exception de nullité pour deux des prévenus - l’un n’aurait pas pu joindre son avocat dans les temps impartis, l’autre n’aurait pas pu se faire ausculter par un médecin lors de sa garde à vue. Pour les autres, il a demandé la relaxe.

Le jugement sera rendu le 15 avril.

RC



MAYOTTE

Mouvements sociaux, Syndicalisme

 

Mayotte : la grève nationale très peu suivie

 
Jeudi 19 Mars 2009
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Quelques dizaines de professeurs à Mamoudzou et d’instituteurs à Sohoa ont manifesté jeudi 19 mars à Mayotte « contre la vie chère et le démantèlement des services publics », dans le cadre de la grève générale organisée en France.

A l’appel du SNES-FSU, majoritaire dans le second degré de l’Education nationale, quelques dizaines d’enseignants ont manifesté dans les rues de Mamoudzou jeudi matin, dans le cadre de la grève générale « contre la vie chère et le démantèlement des services publics » organisée dans l‘ensemble du territoire français. Les manifestants ont bloqué le rond-point de la barge avant de clore leur marche, vers 10 heures. Ils n’ont pas rencontré de représentant de l’administration. Selon le responsable du SNES-FSU, M. Garcia, « entre 60 et 70% des enseignants ont fait grève ».

Dans le même temps, quelques dizaines d’enseignants du premier degré se sont retrouvés, à l’appel du SE-CGT-Ma, majoritaire, sur la plage de Sohoa, à l’ouest de l’île. Ils ont participé à un « voulé fraternel avec des produits locaux ». Le Syndicat des enseignants s’est dit « solidaire » de l’appel à la grève générale du 19 mars et « opposé à toute mesure tendant à éloigner le système éducatif de Mayotte du droit commun ou à généraliser les discriminations entre les enseignants du 1er degré ».

La faible mobilisation des salariés n’est pas surprenante. Outre le fait que les grèves nationales sont habituellement peu suivies à Mayotte, l’approche de la consultation des Mahorais sur le statut de département, le 29 mars, n’est pas propice aux mouvements sociaux. Les trois confédérations syndicales de l’île, qui se sont prononcées en faveur de la départementalisation, n’avaient d’ailleurs pas appelé à la grève ce 19 mars.

Une attitude dénoncée par le responsable du SNES-FSU, M. Garcia, jeudi matin. « C’est lamentable », a-t-il déclaré à la fin de la manifestation. « Je les ai contactés pour organiser le mouvement mais ils m’ont répondu qu’ils ne pouvaient pas avec la départementalisation. Si les responsables syndicaux considèrent que l’entrée de Mayotte dans la République française doit se faire au détriment du droit de grève, Mayotte n’ira pas bien », a-t-il asséné.

RC

MAYOTTE

Statut de Mayotte

 

Référendum : le vote par procuration facilité pour les mahorais de métropole

 
Mercredi 18 Mars 2009
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Les mahorais de métropole ont rencontré des difficultés pour faire établir les procurations leur permettant de se prononcer lors du prochain référendum du 29 mars.

Patrick Karam, délégué interministériel pour l'égalité des chances des Français d'outre-mer affirme avoir "été informé par les associations mahoraises de l'Hexagone que des demandes avaient été refusées par des officiers de police judiciaire ou de gendarmerie chargés de l'établissement des procurations qui ignoraient l'organisation d'un référendum à Mayotte".

Il indique en outre être intervenu auprès de Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur, de l'Outre-mer et des Collectivités territoriales, pour l'alerter sur les difficultés rencontrées par les Mahorais de métropole.

Selon lui, "la question est désormais réglée" grâce à un télégramme du ministère de l'Intérieur diffusé auprès des commissariats de police et des gendarmeries pour "faciliter les démarches des électeurs mahorais de métropole qui souhaiteraient faire établir une procuration pour ce scrutin conformément aux dispositions des articles L.71 et R.72 et suivants du code électoral".

Selon la préfecture de Mayotte, il y a 71.122 inscrits sur les listes électorales de la collectivité départementale arrêtées au 31 décembre 2008.

Selon les chiffres des associations dont dispose M. Karam, entre 40.000 et 70.000 Mahorais vivent en métropole.

Le vote par procuration est une démarche habituellement très simple mais encadrée par une règlementation très précise.

COMORES

Statut de Mayotte

 

« La départementalisation de Mayotte est un processus dangereux »

 
Jeudi 19 Mars 2009
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Une mission du parti communiste français (PCF), composée d’Eliane Assassi, sénatrice de Seine-Saint- Denis et de Jean- Louis le Moing, coordinateur de l’exécutif national du PCF, est en visite aux Comores depuis mercredi après midi. Au cours de cette visite, cette mission rencontrera les plus hautes autorités du pays ainsi que les différents mouvements politiques et de la société civile.

Quelques heures après son arrivée à l’aéroport la délégation a été reçue par le président de l’Assemblée de l’île autonome de la Grande-Comore et celui de l’Assemblée fédérale. Le deuxième jour, sera consacré au rendez-vous avec le ministre des relations extérieures et le président de l’Union Ahmed Abdallah Mohamed Sambi.

Par ce déplacement dans l’archipel des Comores, ces deux membres du Pcf, seule force organisée en France à se prononcer contre la départementalisation de Mayotte, viennent à la source pour mieux appréhender la situation avant la tenue du référendum du 29 mars prochain à Mayotte. « Il y a un travail de sensibilisation à faire », explique Jean Louis le Moing, qui affirme qu’au terme de leur mission, ils porteront les réactions recueillies ici, auprès des Français et aussi à la communauté comorienne résidant en France.

« Ce référendum n’a pas donné lieu à aucun débat, il n’y a pas eu de vote, il y a eu seulement une séance d’information du gouvernement », dénonce la sénatrice Eliane Assassi. Ce membre du palais du Luxembourg, parle ainsi « d’une dérive autoritaire » pour qualifier le geste du gouvernement français qui a fait en sorte que « personne n’a, aujourd’hui, les cartes en main pour jouer une partie ». Selon elle, la situation a été imposée aux Comoriens, aux Mahorais et aux Français.

« La départementalisation de Mayotte est un processus dangereux. Elle n’apportera rien aux Mahorais et va consacrer la partition de l’archipel et ouvrir ainsi un nouveau point chaud sur la planète », analyse Jean Louis le Moing.

« La départementalisation n’est pas la voie royale menant au développement », affirme ce membre du parti communiste français en citant comme preuve l’agitation sociale qui secoue actuellement les vieux départements français d’outre-mer, la Guadeloupe, la Martinique, la Réunion….

Cependant, ces deux membres de la délégation du parti communiste français ne se font guère d’illusion. « Le référendum aura lieu et compte tenu de la situation le « Oui » va rencontrer un succès », regrettent-ils. Pour autant, cela ne signifie nullement qu’on doit baisser les bras. « Le référendum est une étape dans le combat qui doit mener à la réunification de l’archipel », insistent-ils. Cette mission qui donnera une conférence de presse le vendredi dans la matinée à Moroni, s’envolera dans l’après-midi pour l’île de Mayotte, où elle y rencontrera les différentes autorités de l’île avant de s’envoler pour la France.

Faissoili Abdou

MADAGASCAR

Politique

 

Madagascar : pour Paris, 24 mois « c'est trop long »

 
Vendredi 20 Mars 2009
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Mercredi, le ministère français des affaires étrangères a souhaité que le peuple malgache soit consulté avant le délai annoncé par le nouveau pouvoir de 24 mois.

Lors du point presse quotidien du ministère français des affaires étrangères le porte-parole du ministre, Eric Chevallier, a rappelé que « depuis le début de cette crise, la France s’est conformée au principe d’impartialité, invitant les parties présentes au respect des institutions et à la recherche d’une solution négociée ».

Il a annoncé à la presse que « le délai annoncé de 24 mois pour l’organisation de nouvelles élections est trop long. Dans ce type de situation exceptionnelle, la communauté internationale souhaite que la démocratie puisse s’exprimer le plus rapidement possible ».

« Pour nous l’essentiel est que la transition se fasse de façon coordonnée et que l’on évite les violences envers qui que ce soit. Notre souhait est que Madagascar revienne rapidement à une vie constitutionnelle normale et que les autorités soient en mesure de répondre aux attentes de la population malgache », a-t-il ajouté.

Enfin, il a voulu rassurer la population malgache en affirmant que « la France, premier bailleur bilatéral de Madagascar, continuera naturellement d’aider la population malgache et poursuivra sa politique de coopération ».



MADAGASCAR

Politique

 

L'ex-maire d'Antananarivo devient président malgache

 
Vendredi 20 Mars 2009
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Le maire déchu d'Antananarivo Andry Rajoelina est devenu le président de Madagascar mercredi après une impasse de trois mois avec le président démissionnaire Marc Ravalomanana.

Il reste un problème à résoudre pour le nouvel homme fort de Madagascar : Andry Rajoelina n'a pas encore l'âge légal pour devenir chef de l'état selon la constitution malgache.

La Haute Cour Constitutionnelle (HCC) a également légalisé le gouvernement de transition mis en place par Rajoelina début février.

"La Haute Cour Constitutionnelle déclare que M. Andry Nirina Rajoelina assure les fonctions du président de la République pour une durée ne dépassant pas 24 mois", selon un décret signé par le président de la HCC, Jean Michel Rajaonarivony.

Célébrant sa victoire contre Ravalomanana lors d'un rassemblement massif, Rajoelina a condamné Ravalomanana, l'accusant de haute trahison, de détournement de fonds publics et de responsable de l'accroissement de la pauvreté dans le pays.

Le nouveau président prévoit son intronisation en tant que président de Madagascar samedi au plus grand stade de la capitale, suivie d'un bal populaire.

Parmi ses priorités, Rajoelina a dit qu'il donnerait la priorité au rétablissement de la paix et de la sécurité, à la réconciliation nationale et au développement économique de la quatrième plus grande île du monde.

Il a spécifiquement mentionné l'amélioration du tourisme, l'une des principales sources de devises pour Madagascar, l'un des pays les moins avancés du monde.

Rajoelina promet d'importer du riz et du comestible pour soulager la pénurie alimentaire qui règne dans le pays suite à des semaines de troubles sociaux et d'instabilité politique.

Exprimant sa gratitude aux forces armées, qui l'ont aidé à renverser le président Ravalomanana, M. Rajoelina déclaré que les forces armées vont obtenir et gérer leur propre budget dès maintenant, qui était administré par le gouvernement.

"Madagascar ne sera plus dirigé par un seul parti politique", a-t-il déclaré, ajoutant qu'il va concocter toutes les procédures légales pour libérer tous les prisonniers politiques sous le régime de son prédécesseur, Marc Ravalomanana.

Mardi, Ravalomanana a remis ses pouvoirs aux plus gradés de l'armée, qui ont ensuite transféré les pouvoirs à Rajoelina.

Rajoelina, propriétaire d'une radio et de télévision privées Viva, a déclaré à ses partisans que, contrairement à Ravalomanana qui a fermé Viva en décembre dernier, il ne mettra jamais la radio et la télévision nationale malgache sous son contrôle.

"Je promets que je ne vais pas contrôler les entreprises dans le pays", a-t-il déclaré.

"Je suis convaincu que Madagascar sera un modèle dans toute l'Afrique dans le cadre de la mise en oeuvre de la démocratie", a déclaré Rajoelina.

"Les hommes d'affaires venant des autres pays m'ont dit qu'ils sont prêts à investir leur argent à Madagascar", a déclaré Rajoelina.

Il a dit que le président Libyen Mouammar Kadhafi, qui est aussi le président de l'Union africaine (UA), l'a invité à lui rendre visite à Tripoli, capitale de Libye.

M. Rajoelina a aussi affirmé que les nouvelles autorités malgaches étaient prêtes à accueillir le Sommet de l'UA prévu en juillet à Madagascar.

Il a appelé tous les salariés de la nation à reprendre leur travail, et les étudiants à retourner à leur école jeudi.

(Xinhua)

MADAGASCAR

Diplomatie - Relations internationales

 

La troïka de la SADC en conclave jeudi pour discuter de Madagascar

 
Vendredi 20 Mars 2009
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La Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) qui regroupe 14 Etats membres, a convoqué pour ce jeudi au Swaziland, une rencontre de sa troïka pour discuter de la situation à Madagascar suite à la démission du président Marc Ravalomanana et son remplacement, pour deux ans, par Andry Rajoelina.

Le Secrétaire exécutif de la SADC, Tomaz Salamao, a déclaré que l’organisation sous régionale allait se réunir pour prendre position, suite à la consolidation du pouvoir d’Andry Rajoelina, intervenue mercredi, après son installation par l'armée de ce pays de l'océan Indien.

Nous déplorons cette situation, que nous considérons comme malheureuse et inacceptable. La constitution doit être respectée. Nous avons convoqué une réunion jeudi au Swaziland pour décider de la conduite à tenir”, a-t-il expliqué mercredi à APA, dans un entretien à Maputo, la capitale mozambicaine.

Selon la loi malgache, le chef de la Chambre haute du parlement devrait prendre le pouvoir après la démission de l’ex-président et organiser des élections dans les deux mois suivant la vacance du pouvoir dans ce pays insulaire de 20 millions d’habitants.

Au lieu de cela, c’est Rajoelina, qui a encore besoin de six ans pour atteindre l’âge légal requis pour diriger le pays, qui est porté à la tête du gouvernement de transition.

Rajoelina, qui prêtera serment samedi, a promis d’organiser des élections dans deux ans.

Nous sommes en phase et nous soutenons la position exprimée par l’Union Africaine (UA) de ne reconnaître aucun président qui arriverait au pouvoir sans passer par les urnes”, a fait savoir M. Salamao.

L’ancien président, Marc Ravalomanana, a rendu le tablier mardi, suite au soutien de l’armée à son rival qui avait organisé pendant plusieurs semaines des manifestations et des grèves contre le gouvernement. Ces protestations avaient été sévèrement réprimées par les forces de l’ordre, faisant beaucoup de morts.

Ces troubles considérés comme les plus graves sur l’Ile depuis plusieurs années, s’étaient soldés par 135 morts au moins et des pertes de l’ordre de 390 millions de dollars dans le secteur touristique, causant en outre de sérieuses inquiétudes aux entreprises étrangères opérant dans les secteurs des mines et de l’industrie pétrolière.

(APA)

La SADC (Communauté de développement de l'Afrique Australe) est composée de 9 États fondateurs l'Angola, le Botswana, le Lesotho, le Malawi, le Mozambique, le Swaziland, la Tanzanie, la Zambie et le Zimbabwe. Le total des états membres est passé à 14 avec les adhésions, entre 1990 et 2005, de la Namibie, de l'Afrique du Sud, de l'Ile Maurice, de la République démocratique du Congo, et de Madagascar.

Outremer DOM TOM

Tourisme

 

Convention de soutien au secteur du tourisme outre mer

 
Vendredi 20 Mars 2009
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Yves Jégo, Secrétaire d’Etat chargé de l’Outre-Mer, a signé le mercredi 18 mars 2009 une convention de soutien au secteur du tourisme avec le GIE Maison de la France.

Il a chargé le GIE Maison de la France de mettre en place et de réaliser une campagne internationale de promotion touristique visant à relancer et diversifier la fréquentation touristique de l’Outre-Mer français, sur le marché national et les grands marchés étrangers.

Au titre de cette convention, Yves Jégo a demandé à Maison de la France de réaliser trois actions de communication, qu’il avait annoncées lors des Assises du Tourisme Outre-Mer et au cours d’autres rencontres avec les professionnels.

La conception d’un site Internet de promotion de l’Outre-Mer français et de réservation en ligne, dont il avait déjà été question en novembre dernier, devrait être mis en ligne.

Un autre projet de communication, « la conception et la diffusion d’une brochure de promotion touristique sur l’ensemble des destinations ultramarines » devrait voir le jour ainsi qu'un « accompagnement d’offres promotionnelles proposées par les agents de voyage et les autres professionnels concernés, en particulier pour les voyages vers la Guadeloupe et la Martinique ».

Pour participer au financement de ces actions, qui s’étaleront sur une année pour un montant total d’au moins 2 millions d’euros, le Secrétariat d’Etat à l’Outre-Mer « versera au GIE Maison de la France une subvention d’un montant de 1 million d’euros ».

Yves Jégo affirme ainsi « apporte[r] une aide importante à la relance du secteur du tourisme, en particulier dans les Antilles ».

Il termine en affirmant que « à court terme, ces actions de communication contribueront à restaurer la confiance dans ces destinations et à accompagner les opérations de promotion susceptibles de les redynamiser rapidement ».

MAURICE

Economie

 

Accord de promotion des entreprises de l’Ile Maurice avec L’AFD

 
Vendredi 20 Mars 2009
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Enterprise Mauritius, un organisme public de soutien aux entreprises, a signé mercredi un accord avec l’Agence française pour le Développement international.

Cet accord est destiné à renforcer les capacités et les services des entreprises mauriciennes et internationaliser leurs opérations.

Le directeur général de l’Agence, M. Christophe Lecourtier a indiqué que l’Ile Maurice était le troisième pays africain à avoir signé une telle convention de partenariat, après l’Algérie et la Tunisie.

Selon M. Lecourtier, l’assistance technique prévue pas sa structure sera déclinée sous différentes formes, notamment l’organisation de rencontres sur les priorités des marchés où l’Ile Maurice peut exporter ses produits.

Un système d’assistance téléphonique sur les règlementations internationales sera également mis en place, ainsi qu’un centre d’appel qui devra s’occuper des appels d’offres et des opportunités d’affaires.

Enterprise Mauritius a été mise en place par le gouvernement, pour promouvoir l’expansion des marchés pour les entreprises mauriciennes et renforcer les capacités des entreprises locales.

(APA)

MAURICE

Sciences & Technologies

 

L'Ile Maurice accueille un forum africain sur la gouvernance de l’Internet

 
Vendredi 20 Mars 2009
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Un forum à l’initiative de l’Union des Télécommunications de l’Afrique consacré à la gouvernance de l’Internet, se déroule à Pailles, dans la banlieue de Port Louis.

Cette rencontre de trois jours qui réunit des décideurs et des régulateurs africains se déroule, avec un accent particulier sur les noms de domaines et les codes attribués aux pays.

S’exprimant lors de la cérémonie d’ouverture, le ministre mauricien de la Technologie de l’Information et de la Communication, M. Asraf Dulull a indiqué que le forum est une plateforme pour promouvoir la diffusion de l’information et la compréhension de la gouvernance de l’Internet.

Selon M. Dulull, un accent particulier sera axé sur la question du système du nom de domaine, qui permet aux internautes d’accéder aux pages web.

D’autres questions sont au programme, notamment la stabilité, la fiabilité, et la sécurité opérationnelles de l’Internet, souligne t-on.

Le forum est une initiative commune de l’Union des Télécommunications de l’Afrique et de l’Autorité de la Technologie de l’Information et de la Communication de l’Ile Maurice, en collaboration avec la Société Internet pour les noms et adresses attribués, le Centre d’Information Internet, et l’Association Africaine des noms de domaines de premier niveau.

(APA)

MAURICE

Diplomatie - Relations internationales

 

Maurice met en place une cellule de crise à propos de la crise malgache

 
Jeudi 19 Mars 2009
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Une cellule de crise a été instituée au ministère des Affaires étrangères en anticipation des scénarios qui peuvent se développer devant la dégradation de la situation à Madagascar, a déclaré mardi le ministre des Affaires étrangères, Arvin Boolell.

Arvin Boolell a également affirmé que Maurice condamne toute tentative de coup d'État et s'aligne sur la position de l'Union africaine, de l'Union européenne et de la SADC. «Nous continuons à dire qu'il faut qu'il y ait une médiation entre les parties concernées», dit-il. M. Boolell a expliqué que la cellule de crise comprendra des officiers de tous les ministères. Aucune demande de rapatriement n'a été enregistrée de la part des Mauriciens vivant à Madagascar, a fait comprendre le ministre.

L'organe de sécurité de l'Union africaine, qui s'est rencontré d'urgence lundi, a condamné toute tentative de coup d'État. «Si l'opposition veut s'emparer du pouvoir sans avoir rempli les obligations légales et constitutionnelles, ce sera un coup d'État et nous le condamnerons», a affirmé à la presse le président en exercice du Conseil de paix et de sécurité de l'UA, le Béninois Edouard Aho-Glélé. L'UA déplore la situation de crise dans le pays et condamne les «éléments et les actions» qui ont mené à cette situation.

(Xinhua)

TANZANIE

Diplomatie - Relations internationales

 

Tanzanie : Jakaya Kikwete présente le programme de l’Afrique, en prélude au G20

 
Jeudi 19 Mars 2009
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Le président tanzanien, Jakaya Kikwete, et d’autres dirigeants africains, ont rencontré mercredi le Premier ministre britannique, M. Gordon Brown, avec qui ils ont discuté du programme de l’Afrique, en prélude au sommet du G20 sur la crise financière mondiale prévu le 2 avril prochain.

Les travaux sur la participation de l’Afrique, à Lancaster House, à Londres, étaient précédés d’une session à huis clos des dirigeants africains, en présence des Présidents Ian Khama du Botswana et Ellen Johnson-Sirleaf du Liberia, du Premier ministre kenyan Raila Odinga et du ministre sud africain des Finances, Trevor Manuel.

Le président de la Banque africaine de développement, Donald Kaberuka, a présenté le document de la position de l’Afrique au groupe de discussions.

La rencontre se déroule en présence également de M. Jean Ping, président de la Commission de l’Union africaine, qui a fait un compte rendu des délibérations de la récente rencontre entre le Fonds Monétaire International (FMI) et les ministres africains des Finances à Dar es Salaam. M. Kikwete était invité aux travaux pré-G20, en sa qualité de président sortant de l’UA.

La Tanzanie et d’autres pays en développement ont vu leurs revenus d’exportation décroître, avec la baisse soudaine des prix des produits agricoles sur le marché mondial, suite à la crise économique en Occident.

Le sommet du G20 devra trouver un consensus sur les mesures pour coordonner les efforts afin d’atténuer l’impact de la crise financière et lutter contre le protectionnisme économique.

(APA)

KENYA

Santé

 

Le Kenya émet une alerte après la mort de 25 personnes atteintes du choléra

 
Jeudi 19 Mars 2009
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Le gouvernement kenyan a émis une alerte suite à l'éruption de choléra dans plusieurs régions du pays qui a déjà fait 25 morts. Quelque 551 autres personnes ont également dû recevoir un traitement.

Le choléra a déjà fait des milliers de morts en Afrique Australe, principalement au Zimbabwe. (archive)

M. Sharriff Shannaz, du ministère de la Santé publique, a appelé la population à observer les mesures d'hygiène de base telles que le lavage des mains avant et après manger et l'utilisation des toilettes pour éviter de contracter cette maladie très contagieuse.

"En raison des grandes difficultés d'approvisionnement en eau dans bon nombre de régions, des éruptions sporadiques de choléra sont susceptibles de se produire. Par conséquent, il est important d'observer les mesures d'hygiène de base afin d'éviter de contracter cette maladie mortelle", a souligné le docteur Shannaz.

Selon le journal Daily Nation, l'Organisation mondiale de la Santé a classé le Kenya parmi les pays confrontés à une grave crise sanitaire suite à l'épidémie de choléra.

(Xinhua)

AFRIQUE

Diplomatie - Relations internationales

 

Sarkozy en visite en RDC le 26 mars

 
Vendredi 20 Mars 2009
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Le président français Nicolas Sarkozy est attendu le 26 mars à Kinshasa pour une visite en République démocratique du Congo (RDC), durant laquelle il aura des entretiens avec les dirigeants congolais et prononcera un discours au parlement, a annoncé mercredi l'ambassadeur de France en RDC, Pierre Jacquemot.

Le diplomate français a précisé que l'arrivée à Kinshasa du président Sarkozy sur l'invitation de son homologue congolais Joseph Kabila, constitue un événement important pour son pays qui trouve une opportunité de resserrer les relations qui sont déjà excellentes entre Kinshasa et Paris notamment sur le plan politique, économique et diplomatique.

M. Sarkozy vient se prononcer pour la contribution de la France au plan de stabilisation et de reconstruction de l'Est de la RDC, a souligné M. Jacquemot, indiquant que la France a la même vision que le gouvernement congolais sur le schéma de cette reconstruction qui doit passer par le rétablissement d'une paix durable, la lutte contre la fraude, la réhabilitation des services publics, le rétablissement d'une justice transactionnelle, le rapatriement des réfugiés et le retour des déplacés.

Il a fait savoir que pour asseoir ce processus de stabilisation et de reconstruction de l'Est, la RDC doit saisir cette période d'embellie avec ses voisins pour relancer la Communauté économique des pays des Grands Lacs (CEPGEL) qui offre des opportunités pour développer les secteurs de l'agriculture, de l'énergie et de la communication.

"Nous sommes prêts, nous Français, nous Européens et nous membres de la Banque mondiale à contribuer à la reconstruction de l'Est. C'est un enjeu formidable pour la paix en RDC ou pour la paix en Afrique centrale où la RDC occupe une place imminente et prépondérante. Tout ce qui est bien pour la RDC, l'est aussi pour l'Afrique centrale", a-t-il dit.

(Xinhua)


Lors de son voyage au Sénégal, le 26 juillet 2007, Nicolas Sarkozy avait fait un discours très vivement critiqué par nombre de présidents et intellectuels africains, qui y ont vu une rhétorique paternaliste digne des plus "belles" années de la colonisation.

AFRIQUE

Société

 

Au Cameroun, les propos du pape sur le préservatif divisent

 
Vendredi 20 Mars 2009
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La récente sortie du pape Benoît XVI, estimant que «le problème du Sida ne peut pas être résolu par la distribution de préservatifs, et qu’au contraire, leur utilisation aggrave le problème», déchaîne actuellement les passions au Cameroun où il est en visite officielle et pastorale, a constaté APA sur place.

Pour le sociologue Marcellin Vounda Etoa, par ailleurs directeur des éditions Clé, «le chef de l’Eglise catholique est dans son rôle, puisqu’étant le gardien du temple et d’un idéal».

Cette position n’est pas partagée par la directrice de l’organisation non gouvernementale Care International, Anne Pierrot Bihina, dont l’organisme est très impliqué dans la lutte contre la pandémie au Cameroun.

Madame Bihina estime en effet que «la prévention du Sida via le condom rend les populations plus conscientes de leurs responsabilités».

«Mais le condom n’a pas apporté le changement de comportement souhaité», renchérit le président du Groupe de recherche et d’appui en communication participative pour le développement et le changement de comportement (GRACODE), Emérant Koulou Etoa.

Se référant aux premiers messages en la matière conçus par le Comité national de lutte contre le Sida (CNLS) qui, par ordre de priorité conseillaient l’abstinence, la fidélité et le condom, il affirme que la politique consistant à distribuer des préservatifs a abouti à un échec.

Plus critique encore, le leader du Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (MANIDEM, opposition), Anicet Ekanè, déclare que le pape «est complètement décalé».

«Il n’a pas compris que le monde vit et se transforme en dehors des normes édictées par l’Eglise catholique», a-t-il ajouté.

(APA)


67 % des personnes séropositives vivent en Afrique subsaharienne, soit 22 millions. L’Afrique subsaharienne demeure la région la plus touchée au monde, avec près de 25 millions de personnes vivant avec le VIH, dont 2 millions d’enfants âgés de moins de 15 ans. En 2006, près de 8 000 adultes et enfants sont décédés chaque jour du SIDA. En 2007, dans cette région, 1,5 million de personnes sont mortes du sida.

OCEAN INDIEN

Coopération régionale

 

Réunion sur la coopération des Etats insulaires au Cap Vert

 
Vendredi 20 Mars 2009
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La capitale cap-verdienne, Praia, abrite depuis mercredi la 2e réunion des ministres de la Santé des Etats insulaires en développement de la région africaine de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), pour examiner le profil sanitaire des pays participants, selon une source proche des autorités capverdiennes.

Lors de cette deuxième rencontre du genre, les responsables du secteur de la Santé du Cap-Vert, des Comores, de Maurice, de Sao Tomé et Principe et des îles Seychelles évalueront aussi les progrès enregistrés dans la mise en œuvre de la Déclaration des Seychelles, approuvée lors de la première réunion, organisée en octobre 2006.

Les participants à cette réunion qui durera deux jours, dont le directeur régional de l'OMS pour l'Afrique, Luis Sambo, discuteront sur les nouveaux développements concernant les maladies non transmissibles, les implications sanitaires des situations d'urgence et des premiers soins de santé.

La rencontre vise aussi à identifier les domaines à privilégier dans la coopération à développer entre les Etats participants.

Les Etats insulaires africains ont en commun leur petite dimension démographique, facteur qui exige une attention particulière de la communauté internationale, qui devrait leur donner la visibilité nécessaire afin qu'ils bénéficient de l'appui technique et de l'aide en ressources qui leur permettent un développement durable.

(Xinhua)


MADAGASCAR

Mouvements sociaux, Syndicalisme

 

La Haute Cour constitutionnelle de Madagascar entérine la prise du pouvoir par Rajoelina

 
Jeudi 19 Mars 2009
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La Haute cour constitutionnelle (HCC) de Madagascar a validé mercredi la prise du pouvoir par Andry Rajoelina, suite à la démission, mardi, du président Marc Ravalomanana.

Le nouveau président, pour une durée maximale de deux ans, a harangué ses partisans mercredi à la Place du 13 mai, laissant entendre que Jean Ping, le président de la Commission de l’Union africaine, l’a appelé pour lui dire que l’organisation panafricaine n’a pas renoncé à la tenue de son sommet à Madagascar, en juillet prochain. Il a également annoncé que le président en exercice de l’Union africaine, Mouammar Kadhafi, l’a invité à Tripoli pour discuter de la situation à Madagascar et du sommet de l’Union africaine
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AFRIQUE

Terrorisme - Piraterie - Sécurité

 

Piraterie en Somalie : Ban Ki-moon préconise la poursuite des opérations militaires

 
Vendredi 20 Mars 2009
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Dans un rapport publié mercredi sur la lutte contre la piraterie au large de la Somalie, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a recommandé la poursuite des opérations militaires nationales jusqu'à ce que la stabilité soit de retour à l'intérieur de la Somalie.

Ces opérations militaires permettent de garantir durablement la sécurité de la navigation internationale au large des côtes somaliennes, y compris la sécurité à long terme des convois maritimes du Programme alimentaire mondial (PAM) effectuant des livraisons en Somalie, affirme le Secrétaire général dans ce rapport. Il a souligné q'à long terme, la question des actes de piraterie et des vols à main armée au large des côtes somaliennes ne sera résolue que par une approche intégrée permettant de mettre un terme au conflit et de s'attaquer à l'absence de gouvernance et de moyens de subsistance pour ceux qui vivent en Somalie"
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ZIMBABWE

Economie

 

Mugabe va dévoiler son nouveau plan de développement pour le Zimbabwe

 
Vendredi 20 Mars 2009
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Le président zimbabwéen, Robert Mugabe, va lancer jeudi un nouveau plan de développement économique, à un moment où le gouvernement un vaste programme de redressement évalué à 5 milliards de dollars à chercher auprès des pays de la SADC et non africains.

Le Zimbabwe revoit à la baisse ses prévisions budgétaires
Le nouveau ministre des Finances du Zimbabwe, Tendai Biti, a considérablement réduit de 900 millions dollars américains les prévisions budgétaires de 2009 après une baisse prévue de 40% des recettes initialement projetées pour l’année, en janvier.
Qualifiant le nouveau budget de « confrontation avec la réalité », M. Biti a déclaré que les recettes de l’Etat ont été projetés à 1 milliard de dollars américains contre 1,7 milliard de dollars initialement prévu en janvier 2009 lorsque le budget initial a été présenté par de ministre des Finances par intérim, Patrick Chinamasa.
"C’est une perte de dépenses budgétisées de 43 pour cent", a dit M. Biti aux législateurs.
Les perspectives de baisse des recettes ont entraîné une réduction de 48 pour cent des dépenses publiques pour l’année qui passent de 1,9 milliard à 1 milliard de dollars américains.
M. Biti a été nommé ministre des Finances du Zimbabwe en février dans le cadre d’un gouvernement d’unité entre le président Robert Mugabe de la ZANU PF et le Mouvement pour le changement démocratique (MDC) de Morgan Tsvangirai.
Son défi est de relancer l’économie confrontée à un fort taux de chômage, une industrie paralysée et des services sociaux effondrés.
Le ministre a mis de côté 299 millions de dollars américains pour les salaires des fonctionnaires et 32 millions de dollars américains comme filet de sécurité pour les groupes vulnérables.
Il a par ailleurs noté que le gouvernement s’emploie à restaurer les relations internationales tendues après des années de violence politique et le chaos économique au cours de la dernière décennie du règne de Mugabe.
(APA)
Des sources fiables ont expliqué à APA que ce plan, dont le nom est ‘Short Term Emergency Recovery Programme (STERP, Programme d’urgence à court terme pour la relance) devrait permettre de booster l’économie d’ici à décembre 2009. “Le STERP est un programme d’urgence et de stabilisation à court terme, dont les objectifs majeurs sont le rétablissement des agrégats macro et microéconomiques, la relance de l’épargne locale, des investissements et de la croissance. Il vise également à mettre en place un programme capable d’insuffler les changements économique radicaux à moyen et long termes, dont le Zimbabwe a besoin pour faire repartir son économie sur des bases saines”, a indiqué une source du ministère des Finances
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