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La lettre de Malango
N°
107
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Vendredi 20 Mars 2009
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" La Lettre de Malango"
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MAYOTTE |
Justice |
Mayotte : six mois de prison requis contre « les fraudeurs » de la DE
Jeudi 19 Mars 2009 |
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Le Parquet a requis mercredi 18 mars une peine de six mois de prison avec sursis contre douze agents de la direction de l’Equipement accusés d’avoir, en 2006 et 2007, détourné des milliers de litres de gasoil. Le jugement de cette affaire qui avait fait grand bruit en 2008 a été renvoyé au 15 avril.
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Les bâtiments de la D.E. à M'tsapéré. (archive) |
A en croire le procureur de la République, Thomas
Michaud, c’est une affaire plutôt banale qu’a eu à juger le
Tribunal de première instance (TPI) de Mamoudzou, mercredi 18 mars.
« A Mayotte, il y a d’énormes problèmes de détournement de
carburant ou de matériaux, pas seulement à la direction de
l’Equipement, mais aussi à la Colas, à la SMTPC [des entreprises
privés du BTP, ndlr] ou au STM [Service de transports maritimes,
ndlr]. On le sait car des enquêtes sont en cours », a affirmé
en introduction de son réquisitoire le représentant du Parquet.
Banale, mais exemplaire, comme l’a regretté
l’avocat de la défense, maître Thani Mohamed, qui a craint que
ses clients ne soient condamnés « pour l’exemple »
alors que la fraude est quasi généralisée. Il s’agit en effet du
premier procès d’envergure de cette pratique qui a récemment été
dénoncée à la Colas.
L’affaire remonte aux années 2006 et 2007. Non
pas que la fraude date de cette période - « elle existait
depuis bien avant », a assuré le procureur. Mais « c’est
suite à une série de mesures prises par la direction que celle-ci a
pu démontrer la fraude et trouver les responsables », a-t-il
poursuivi.
Après avoir installé, suite à des soupçons, un
système de cartes à puce et de badge permettant de calculer la
consommation de ses camions et chauffeurs, la DE avait dans un
premier temps averti ses agents. Puis elle avait porté plainte
contre douze d’entre eux qui avaient, selon le Parquet, continué à
détourner du gasoil. Et pas des petites quantités, à en croire les
chiffres de la DE : entre 5.000 et 9.000 litres en deux ans pour
chacun d’entre eux. Selon la DE, certains véhicules consommaient
jusqu’à 300 litres aux 100 kilomètres, quand le constructeur fixe
à 50 litres la consommation maximum.
L’enquête a démontré que certains des
chauffeurs revendaient le gasoil sur la route.
A la barre, les douze nient tous l’un après
l’autre. Ceux qui avaient reconnu les faits lors de leur
interrogatoire au commissariat, affirment l’avoir fait suite à des
pressions physiques et morales. « J’ai été frappé, affamé
par la police. J’ai avoué car j’étais fatigué », dit
A.L.M., qui a déposé une plainte pour violences policières deux
mois après son audition - un mois avant cette audience. « La
fatigue vous fait être très précis », rétorque le
président, Michel Sastre, qui relate ses aveux.
« J’aurais avoué que j’étais le tueur
du préfet de Corse tellement j’étais à bout se souffle »,
affirme un autre. « Ce sont les violences des policiers et de
l’interprète qui m’ont fait dire ces choses », poursuit un
troisième. C’en est trop pour M. Michaud : « Les prévenus
peuvent dire ce qu’ils veulent. Ils ont le droit de dire qu’il
neige dehors actuellement. Mais il faut qu’ils comprennent qu’on
n’est pas obligés de les croire », lance-t-il, irrité.
Tous, en tout cas, nient, et avancent les mêmes
arguments : ce n’est pas eux, mais ils avaient remarqué que
l’essence, dans la nuit, disparaissait du réservoir de leur camion
; ils en avaient même informé leur supérieur. Certains soupçonnent
les gardiens, mais, relève le procureur, « deux sociétés de
gardiennage ont été utilisées durant cette période ». « Si
les gardiens avaient volé », dit-il, « pourquoi ce ne
sont pas tous les chauffeurs qui ont été visés ? » « Le
lieu était particulièrement surveillé », note pour sa part
Michel Sastre.
D’autres avancent des arguments plus techniques
(surconsommation liée au surplace sur les chantiers, nettoyage des
cuves), jugés peu crédibles par le président. Les magistrats et
les prévenus vont jusqu’à débattre sur le nombre de kilomètres
qui sépare Koungou de Mtsamboro…
Pas de quoi ravir le procureur, qui dénoncera
dans son réquisitoire « le manque de courage des prévenus »,
qui « n’assument pas leurs actes » et « inventent
des histoires à dormir debout ». M. Michaud a requis une peine
de six mois de prison avec sursis et l’interdiction pour chacun
d’entre eux d’exercer dans la fonction publique - tous, sauf un,
sont toujours salariés de la DE, rémunérés pour la plupart au
Smig mahorais (environ 900 euros nets).
Maître Thani Mohamed a dénoncé pour sa part
l’enquête de police, essentiellement basée sur celle de la DE, et
a soulevé l’exception de nullité pour deux des prévenus - l’un
n’aurait pas pu joindre son avocat dans les temps impartis, l’autre
n’aurait pas pu se faire ausculter par un médecin lors de sa garde
à vue. Pour les autres, il a demandé la relaxe.
Le jugement sera rendu le 15 avril.
RC
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MAYOTTE |
Mouvements sociaux, Syndicalisme |
Mayotte : la grève nationale très peu suivie
Jeudi 19 Mars 2009 |
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Quelques dizaines de professeurs à Mamoudzou et d’instituteurs à Sohoa ont manifesté jeudi 19 mars à Mayotte « contre la vie chère et le démantèlement des services publics », dans le cadre de la grève générale organisée en France.
A l’appel du SNES-FSU, majoritaire
dans le second degré de l’Education nationale, quelques dizaines
d’enseignants ont manifesté dans les rues de Mamoudzou jeudi
matin, dans le cadre de la grève générale « contre la vie
chère et le démantèlement des services publics » organisée
dans l‘ensemble du territoire français. Les manifestants ont
bloqué le rond-point de la barge avant de clore leur marche, vers 10
heures. Ils n’ont pas rencontré de représentant de
l’administration. Selon le responsable du SNES-FSU, M. Garcia,
« entre 60 et 70% des enseignants ont fait grève ».
Dans le même temps, quelques
dizaines d’enseignants du premier degré se sont retrouvés, à
l’appel du SE-CGT-Ma, majoritaire, sur la plage de Sohoa, à
l’ouest de l’île. Ils ont participé à un « voulé
fraternel avec des produits locaux ». Le Syndicat des
enseignants s’est dit « solidaire » de l’appel à la
grève générale du 19 mars et « opposé à toute mesure
tendant à éloigner le système éducatif de Mayotte du droit commun
ou à généraliser les discriminations entre les enseignants du 1er
degré ».
La faible mobilisation des salariés
n’est pas surprenante. Outre le fait que les grèves nationales
sont habituellement peu suivies à Mayotte, l’approche de la
consultation des Mahorais sur le statut de département, le 29 mars,
n’est pas propice aux mouvements sociaux. Les trois confédérations
syndicales de l’île, qui se sont prononcées en
faveur de la départementalisation, n’avaient d’ailleurs
pas appelé à la grève ce 19 mars.
Une attitude dénoncée par le
responsable du SNES-FSU, M. Garcia, jeudi matin. « C’est
lamentable », a-t-il déclaré à la fin de la manifestation.
« Je les ai contactés pour organiser le mouvement mais ils
m’ont répondu qu’ils ne pouvaient pas avec la
départementalisation. Si les responsables syndicaux considèrent que
l’entrée de Mayotte dans la République française doit se faire
au détriment du droit de grève, Mayotte n’ira pas bien »,
a-t-il asséné.
RC
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MAYOTTE |
Statut de Mayotte |
Référendum : le vote par procuration facilité pour les mahorais de métropole
Mercredi 18 Mars 2009 |
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Les mahorais de métropole ont rencontré des difficultés pour faire établir les procurations leur permettant de se prononcer lors du prochain référendum du 29 mars.
Patrick Karam, délégué interministériel pour
l'égalité des chances des Français d'outre-mer affirme avoir "été
informé par les associations mahoraises de l'Hexagone que des
demandes avaient été refusées par des officiers de police
judiciaire ou de gendarmerie chargés de l'établissement des
procurations qui ignoraient l'organisation d'un référendum
à Mayotte".
Il indique en outre être intervenu auprès de
Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur, de l'Outre-mer et
des Collectivités territoriales, pour l'alerter sur les difficultés
rencontrées par les Mahorais de métropole.
Selon lui, "la question est désormais
réglée" grâce à un télégramme du ministère de
l'Intérieur diffusé auprès des commissariats de police et des
gendarmeries pour "faciliter les démarches des électeurs
mahorais de métropole qui souhaiteraient faire établir une
procuration pour ce scrutin conformément aux dispositions des
articles L.71 et R.72 et suivants du code électoral".
Selon la préfecture de Mayotte, il y a 71.122
inscrits sur les listes électorales de la collectivité
départementale arrêtées au 31 décembre 2008.
Selon les chiffres des associations dont dispose M.
Karam, entre 40.000 et 70.000 Mahorais vivent en métropole.
Le vote
par procuration est une démarche habituellement très simple
mais encadrée par une règlementation très précise.
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COMORES |
Statut de Mayotte |
« La départementalisation de Mayotte est un processus dangereux »
Jeudi 19 Mars 2009 |
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Une mission du parti communiste français (PCF), composée d’Eliane Assassi, sénatrice de Seine-Saint- Denis et de Jean- Louis le Moing, coordinateur de l’exécutif national du PCF, est en visite aux Comores depuis mercredi après midi. Au cours de cette visite, cette mission rencontrera les plus hautes autorités du pays ainsi que les différents mouvements politiques et de la société civile.
Quelques heures après son arrivée à l’aéroport
la délégation a été reçue par le président de l’Assemblée de
l’île autonome de la Grande-Comore et celui de l’Assemblée
fédérale. Le deuxième jour, sera consacré au rendez-vous avec le
ministre des relations extérieures et le président de l’Union
Ahmed Abdallah Mohamed Sambi.
Par ce déplacement dans l’archipel des Comores,
ces deux membres du Pcf, seule force organisée en France à se
prononcer contre la départementalisation de Mayotte, viennent à la
source pour mieux appréhender la situation avant la tenue du
référendum du 29 mars prochain à Mayotte. « Il y a un
travail de sensibilisation à faire », explique Jean Louis
le Moing, qui affirme qu’au terme de leur mission, ils porteront
les réactions recueillies ici, auprès des Français et aussi à la
communauté comorienne résidant en France.
« Ce référendum n’a pas donné lieu à
aucun débat, il n’y a pas eu de vote, il y a eu seulement une
séance d’information du gouvernement », dénonce la
sénatrice Eliane Assassi. Ce membre du palais du Luxembourg, parle
ainsi « d’une dérive autoritaire » pour
qualifier le geste du gouvernement français qui a fait en sorte que
« personne n’a, aujourd’hui, les cartes en main pour
jouer une partie ». Selon elle, la situation a été
imposée aux Comoriens, aux Mahorais et aux Français.
« La départementalisation de Mayotte est
un processus dangereux. Elle n’apportera rien aux Mahorais et va
consacrer la partition de l’archipel et ouvrir ainsi un nouveau
point chaud sur la planète », analyse Jean Louis le Moing.
« La départementalisation n’est pas la
voie royale menant au développement », affirme ce membre
du parti communiste français en citant comme preuve l’agitation
sociale qui secoue actuellement les vieux départements français
d’outre-mer, la Guadeloupe, la Martinique, la Réunion….
Cependant, ces deux membres de la délégation du
parti communiste français ne se font guère d’illusion. « Le
référendum aura lieu et compte tenu de la situation le « Oui »
va rencontrer un succès », regrettent-ils. Pour autant,
cela ne signifie nullement qu’on doit baisser les bras. « Le
référendum est une étape dans le combat qui doit mener à la
réunification de l’archipel », insistent-ils. Cette
mission qui donnera une conférence de presse le vendredi dans la
matinée à Moroni, s’envolera dans l’après-midi pour l’île
de Mayotte, où elle y rencontrera les différentes autorités de
l’île avant de s’envoler pour la France.
Faissoili Abdou
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MADAGASCAR |
Politique |
Madagascar : pour Paris, 24 mois « c'est trop long »
Vendredi 20 Mars 2009 |
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Mercredi, le ministère français des affaires étrangères a souhaité que le peuple malgache soit consulté avant le délai annoncé par le nouveau pouvoir de 24 mois.
Lors du point presse quotidien du ministère
français des affaires étrangères le porte-parole du ministre, Eric
Chevallier, a rappelé que « depuis le début de cette
crise, la France s’est conformée au principe d’impartialité,
invitant les parties présentes au respect des institutions et à la
recherche d’une solution négociée ».
Il a annoncé à la presse que « le délai
annoncé de 24 mois pour l’organisation de nouvelles élections est
trop long. Dans ce type de situation exceptionnelle, la communauté
internationale souhaite que la démocratie puisse s’exprimer le
plus rapidement possible ».
« Pour nous l’essentiel est que la
transition se fasse de façon coordonnée et que l’on évite les
violences envers qui que ce soit. Notre souhait est que Madagascar
revienne rapidement à une vie constitutionnelle normale et que les
autorités soient en mesure de répondre aux attentes de la
population malgache », a-t-il ajouté.
Enfin, il a voulu rassurer la population malgache en
affirmant que « la France, premier bailleur bilatéral de
Madagascar, continuera naturellement d’aider la population malgache
et poursuivra sa politique de coopération ».
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MADAGASCAR |
Politique |
L'ex-maire d'Antananarivo devient président malgache
Vendredi 20 Mars 2009 |
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Le maire déchu d'Antananarivo Andry Rajoelina est devenu le président de Madagascar mercredi après une impasse de trois mois avec le président démissionnaire Marc Ravalomanana.
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Il reste un problème à résoudre pour le nouvel homme fort de Madagascar : Andry Rajoelina n'a pas encore l'âge légal pour devenir chef de l'état selon la constitution malgache. |
La Haute Cour Constitutionnelle (HCC) a également
légalisé le gouvernement de transition mis en place par Rajoelina
début février.
"La Haute Cour Constitutionnelle déclare
que M. Andry Nirina Rajoelina assure les fonctions du président de
la République pour une durée ne dépassant pas 24 mois",
selon un décret signé par le président de la HCC, Jean Michel
Rajaonarivony.
Célébrant sa victoire contre Ravalomanana lors
d'un rassemblement massif, Rajoelina a condamné Ravalomanana,
l'accusant de haute trahison, de détournement de fonds publics et de
responsable de l'accroissement de la pauvreté dans le pays.
Le nouveau président prévoit son intronisation en
tant que président de Madagascar samedi au plus grand stade de la
capitale, suivie d'un bal populaire.
Parmi ses priorités, Rajoelina a dit qu'il
donnerait la priorité au rétablissement de la paix et de la
sécurité, à la réconciliation nationale et au développement
économique de la quatrième plus grande île du monde.
Il a spécifiquement mentionné l'amélioration du
tourisme, l'une des principales sources de devises pour Madagascar,
l'un des pays les moins avancés du monde.
Rajoelina promet d'importer du riz et du comestible
pour soulager la pénurie alimentaire qui règne dans le pays suite à
des semaines de troubles sociaux et d'instabilité politique.
Exprimant sa gratitude aux forces armées, qui l'ont
aidé à renverser le président Ravalomanana, M. Rajoelina déclaré
que les forces armées vont obtenir et gérer leur propre budget dès
maintenant, qui était administré par le gouvernement.
"Madagascar ne sera plus dirigé par un seul
parti politique", a-t-il déclaré, ajoutant qu'il va
concocter toutes les procédures légales pour libérer tous les
prisonniers politiques sous le régime de son prédécesseur, Marc
Ravalomanana.
Mardi, Ravalomanana a remis ses pouvoirs aux plus
gradés de l'armée, qui ont ensuite transféré les pouvoirs à
Rajoelina.
Rajoelina, propriétaire d'une radio et de
télévision privées Viva, a déclaré à ses partisans que,
contrairement à Ravalomanana qui a fermé Viva en décembre dernier,
il ne mettra jamais la radio et la télévision nationale malgache
sous son contrôle.
"Je promets que je ne vais pas contrôler
les entreprises dans le pays", a-t-il déclaré.
"Je suis convaincu que Madagascar sera un
modèle dans toute l'Afrique dans le cadre de la mise en oeuvre de la
démocratie", a déclaré Rajoelina.
"Les hommes d'affaires venant des autres
pays m'ont dit qu'ils sont prêts à investir leur argent à
Madagascar", a déclaré Rajoelina.
Il a dit que le président Libyen Mouammar Kadhafi,
qui est aussi le président de l'Union africaine (UA), l'a invité à
lui rendre visite à Tripoli, capitale de Libye.
M. Rajoelina a aussi affirmé que les nouvelles
autorités malgaches étaient prêtes à accueillir le Sommet de l'UA
prévu en juillet à Madagascar.
Il a appelé tous les salariés de la nation à
reprendre leur travail, et les étudiants à retourner à leur école
jeudi.
(Xinhua)
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MADAGASCAR |
Diplomatie - Relations internationales |
La troïka de la SADC en conclave jeudi pour discuter de Madagascar
Vendredi 20 Mars 2009 |
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La Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) qui regroupe 14 Etats membres, a convoqué pour ce jeudi au Swaziland, une rencontre de sa troïka pour discuter de la situation à Madagascar suite à la démission du président Marc Ravalomanana et son remplacement, pour deux ans, par Andry Rajoelina.
Le Secrétaire exécutif de la SADC, Tomaz Salamao,
a déclaré que l’organisation sous régionale allait se réunir
pour prendre position, suite à la consolidation du pouvoir d’Andry
Rajoelina, intervenue mercredi, après son installation par
l'armée de ce pays de l'océan Indien.
“Nous déplorons cette situation, que nous
considérons comme malheureuse et inacceptable. La constitution doit
être respectée. Nous avons convoqué une réunion jeudi au
Swaziland pour décider de la conduite à tenir”, a-t-il
expliqué mercredi à APA, dans un entretien à Maputo, la capitale
mozambicaine.
Selon la loi malgache, le chef de la Chambre haute
du parlement devrait prendre le pouvoir après la démission de
l’ex-président et organiser des élections dans les deux mois
suivant la vacance du pouvoir dans ce pays insulaire de 20 millions
d’habitants.
Au lieu de cela, c’est Rajoelina, qui a encore
besoin de six ans pour atteindre l’âge légal requis pour diriger
le pays, qui est porté à la tête du gouvernement de transition.
Rajoelina, qui prêtera serment samedi, a promis
d’organiser des élections dans deux ans.
“Nous sommes en phase et nous soutenons la
position exprimée par l’Union Africaine (UA) de ne reconnaître
aucun président qui arriverait au pouvoir sans passer par les
urnes”, a fait savoir M. Salamao.
L’ancien président, Marc
Ravalomanana, a rendu le tablier mardi, suite au soutien de
l’armée à son rival qui avait organisé pendant plusieurs
semaines des manifestations et des grèves contre le gouvernement.
Ces protestations avaient été sévèrement réprimées par les
forces de l’ordre, faisant beaucoup de morts.
Ces troubles considérés comme les plus graves sur
l’Ile depuis plusieurs années, s’étaient soldés par 135 morts
au moins et des pertes de l’ordre de 390 millions de dollars dans
le secteur touristique, causant en outre de sérieuses inquiétudes
aux entreprises étrangères opérant dans les secteurs des mines et
de l’industrie pétrolière.
(APA)
La SADC
(Communauté de développement de l'Afrique Australe) est composée
de 9 États fondateurs l'Angola, le Botswana, le Lesotho, le Malawi,
le Mozambique,
le Swaziland, la Tanzanie,
la Zambie et le Zimbabwe. Le total des états membres est passé à
14 avec les adhésions, entre 1990 et 2005, de la Namibie, de
l'Afrique du Sud, de l'Ile
Maurice, de la République démocratique du Congo, et de
Madagascar.
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Outremer DOM TOM |
Tourisme |
Convention de soutien au secteur du tourisme outre mer
Vendredi 20 Mars 2009 |
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Yves Jégo, Secrétaire d’Etat chargé de l’Outre-Mer, a signé le mercredi 18 mars 2009 une convention de soutien au secteur du tourisme avec le GIE Maison de la France.
Il a chargé le GIE Maison de la France de mettre en
place et de réaliser une campagne internationale de promotion
touristique visant à relancer et diversifier la fréquentation
touristique de l’Outre-Mer français, sur le marché national et
les grands marchés étrangers.
Au titre de cette convention, Yves Jégo a demandé
à Maison de la France de réaliser trois actions de communication,
qu’il avait annoncées lors des Assises du Tourisme Outre-Mer et au
cours d’autres rencontres avec les professionnels.
La conception d’un site
Internet de promotion de l’Outre-Mer français et de
réservation en ligne, dont il avait déjà été question en
novembre dernier, devrait être mis en ligne.
Un autre projet de communication, « la
conception et la diffusion d’une brochure de promotion touristique
sur l’ensemble des destinations ultramarines » devrait
voir le jour ainsi qu'un « accompagnement d’offres
promotionnelles proposées par les agents de voyage et les autres
professionnels concernés, en particulier pour les voyages vers la
Guadeloupe et la Martinique ».
Pour participer au financement de ces actions, qui
s’étaleront sur une année pour un montant total d’au moins 2
millions d’euros, le Secrétariat d’Etat à l’Outre-Mer
« versera au GIE Maison de la France une subvention d’un
montant de 1 million d’euros ».
Yves Jégo affirme ainsi « apporte[r] une aide
importante à la relance du secteur du tourisme, en particulier dans
les Antilles ».
Il termine en affirmant que « à court
terme, ces actions de communication contribueront à restaurer la
confiance dans ces destinations et à accompagner les opérations de
promotion susceptibles de les redynamiser rapidement ».
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MAURICE |
Economie |
Accord de promotion des entreprises de l’Ile Maurice avec L’AFD
Vendredi 20 Mars 2009 |
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Enterprise Mauritius, un organisme public de soutien aux entreprises, a signé mercredi un accord avec l’Agence française pour le Développement international.
Cet accord est destiné à renforcer les capacités
et les services des entreprises mauriciennes et internationaliser
leurs opérations.
Le directeur général de l’Agence, M. Christophe
Lecourtier a indiqué que l’Ile Maurice était le troisième pays
africain à avoir signé une telle convention de partenariat, après
l’Algérie et la Tunisie.
Selon M. Lecourtier, l’assistance technique prévue
pas sa structure sera déclinée sous différentes formes, notamment
l’organisation de rencontres sur les priorités des marchés où
l’Ile Maurice peut exporter ses produits.
Un système d’assistance téléphonique sur les
règlementations internationales sera également mis en place, ainsi
qu’un centre d’appel qui devra s’occuper des appels d’offres
et des opportunités d’affaires.
Enterprise Mauritius a été mise en place par le
gouvernement, pour promouvoir l’expansion des marchés pour les
entreprises mauriciennes et renforcer les capacités des entreprises
locales. (APA)
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MAURICE |
Sciences & Technologies |
L'Ile Maurice accueille un forum africain sur la gouvernance de l’Internet
Vendredi 20 Mars 2009 |
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Un forum à l’initiative de l’Union des Télécommunications de l’Afrique consacré à la gouvernance de l’Internet, se déroule à Pailles, dans la banlieue de Port Louis.
Cette rencontre de trois jours qui réunit des
décideurs et des régulateurs africains se déroule, avec un accent
particulier sur les noms de domaines et les codes attribués aux
pays.
S’exprimant lors de la cérémonie d’ouverture,
le ministre mauricien de la Technologie de l’Information et de la
Communication, M. Asraf Dulull a indiqué que le forum est une
plateforme pour promouvoir la diffusion de l’information et la
compréhension de la gouvernance de l’Internet.
Selon M. Dulull, un accent particulier sera axé sur
la question du système du nom de domaine, qui permet aux internautes
d’accéder aux pages web.
D’autres questions sont au programme, notamment la
stabilité, la fiabilité, et la sécurité opérationnelles de
l’Internet, souligne t-on.
Le forum est une initiative commune de l’Union des
Télécommunications de l’Afrique et de l’Autorité de la
Technologie de l’Information et de la Communication de l’Ile
Maurice, en collaboration avec la Société Internet pour les noms et
adresses attribués, le Centre d’Information Internet, et
l’Association Africaine des noms de domaines de premier niveau.
(APA)
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MAURICE |
Diplomatie - Relations internationales |
Maurice met en place une cellule de crise à propos de la crise malgache
Jeudi 19 Mars 2009 |
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Une cellule de crise a été instituée au ministère des Affaires étrangères en anticipation des scénarios qui peuvent se développer devant la dégradation de la situation à Madagascar, a déclaré mardi le ministre des Affaires étrangères, Arvin Boolell.
Arvin Boolell a également affirmé que Maurice condamne toute
tentative de coup d'État et s'aligne sur la position de l'Union
africaine, de l'Union européenne et de la SADC. «Nous continuons à
dire qu'il faut qu'il y ait une médiation entre les parties
concernées», dit-il. M. Boolell a expliqué que la cellule de crise
comprendra des officiers de tous les ministères. Aucune demande de
rapatriement n'a été enregistrée de la part des Mauriciens vivant
à Madagascar, a fait comprendre le ministre.
L'organe de sécurité de l'Union africaine, qui s'est rencontré
d'urgence lundi, a condamné toute tentative de coup d'État. «Si
l'opposition veut s'emparer du pouvoir sans avoir rempli les
obligations légales et constitutionnelles, ce sera un coup d'État
et nous le condamnerons», a affirmé à la presse le président en
exercice du Conseil de paix et de sécurité de l'UA, le Béninois
Edouard Aho-Glélé. L'UA déplore la situation de crise dans le pays
et condamne les «éléments et les actions» qui ont mené à cette
situation.
(Xinhua)
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TANZANIE |
Diplomatie - Relations internationales |
Tanzanie : Jakaya Kikwete présente le programme de l’Afrique, en prélude au G20
Jeudi 19 Mars 2009 |
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Le président tanzanien, Jakaya Kikwete, et d’autres dirigeants africains, ont rencontré mercredi le Premier ministre britannique, M. Gordon Brown, avec qui ils ont discuté du programme de l’Afrique, en prélude au sommet du G20 sur la crise financière mondiale prévu le 2 avril prochain.
Les travaux sur la participation de l’Afrique, à
Lancaster House, à Londres, étaient précédés d’une session à
huis clos des dirigeants africains, en présence des Présidents Ian
Khama du Botswana et Ellen Johnson-Sirleaf du Liberia, du Premier
ministre kenyan Raila Odinga et du ministre sud africain des
Finances, Trevor Manuel.
Le président de la Banque africaine de
développement, Donald Kaberuka, a présenté le document de la
position de l’Afrique au groupe de discussions.
La rencontre se déroule en présence également de
M. Jean Ping, président de la Commission de l’Union africaine, qui
a fait un compte rendu des délibérations de la récente rencontre
entre le Fonds Monétaire International (FMI) et les ministres
africains des Finances à Dar es Salaam. M. Kikwete était invité
aux travaux pré-G20, en sa qualité de président sortant de l’UA.
La Tanzanie et d’autres pays en développement ont
vu leurs revenus d’exportation décroître, avec la baisse soudaine
des prix des produits agricoles sur le marché mondial, suite à la
crise économique en Occident.
Le sommet du G20 devra trouver un consensus sur les
mesures pour coordonner les efforts afin d’atténuer l’impact de
la crise financière et lutter contre le protectionnisme économique.
(APA)
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KENYA |
Santé |
Le Kenya émet une alerte après la mort de 25 personnes atteintes du choléra
Jeudi 19 Mars 2009 |
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Le gouvernement kenyan a émis une alerte suite à l'éruption de choléra dans plusieurs régions du pays qui a déjà fait 25 morts. Quelque 551 autres personnes ont également dû recevoir un traitement.
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Le choléra a déjà fait des milliers de morts en Afrique Australe, principalement au Zimbabwe. (archive) |
M. Sharriff Shannaz, du ministère de la Santé
publique, a appelé la population à observer les mesures d'hygiène
de base telles que le lavage des mains avant et après manger et
l'utilisation des toilettes pour éviter de contracter cette maladie
très contagieuse.
"En raison des grandes difficultés
d'approvisionnement en eau dans bon nombre de régions, des
éruptions sporadiques de choléra sont susceptibles de se produire.
Par conséquent, il est important d'observer les mesures d'hygiène
de base afin d'éviter de contracter cette maladie mortelle",
a souligné le docteur Shannaz.
Selon le journal Daily Nation, l'Organisation
mondiale de la Santé a classé le Kenya parmi les pays confrontés
à une grave crise sanitaire suite à l'épidémie de choléra.
(Xinhua)
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AFRIQUE |
Diplomatie - Relations internationales |
Sarkozy en visite en RDC le 26 mars
Vendredi 20 Mars 2009 |
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Le président français Nicolas Sarkozy est attendu le 26 mars à Kinshasa pour une visite en République démocratique du Congo (RDC), durant laquelle il aura des entretiens avec les dirigeants congolais et prononcera un discours au parlement, a annoncé mercredi l'ambassadeur de France en RDC, Pierre Jacquemot.
Le diplomate français a précisé que l'arrivée à
Kinshasa du président Sarkozy sur l'invitation de son homologue
congolais Joseph Kabila, constitue un événement important pour son
pays qui trouve une opportunité de resserrer les relations qui sont
déjà excellentes entre Kinshasa et Paris notamment sur le
plan politique, économique et diplomatique.
M. Sarkozy vient se prononcer pour la contribution
de la France au plan de stabilisation et de reconstruction de l'Est
de la RDC, a souligné M. Jacquemot, indiquant que la France a la
même vision que le gouvernement congolais sur le schéma de cette
reconstruction qui doit passer par le rétablissement d'une paix
durable, la lutte contre la fraude, la réhabilitation des services
publics, le rétablissement d'une justice transactionnelle, le
rapatriement des réfugiés et le retour des déplacés.
Il a fait savoir que pour asseoir ce processus de
stabilisation et de reconstruction de l'Est, la RDC doit saisir cette
période d'embellie avec ses voisins pour relancer la Communauté
économique des pays des Grands Lacs (CEPGEL) qui offre des opportunités pour développer les secteurs de l'agriculture, de
l'énergie et de la communication.
"Nous sommes prêts, nous Français, nous
Européens et nous membres de la Banque mondiale à contribuer à la reconstruction de l'Est. C'est un enjeu formidable pour la paix en
RDC ou pour la paix en Afrique centrale où la RDC occupe une place
imminente et prépondérante. Tout ce qui est bien pour la RDC, l'est aussi pour
l'Afrique centrale", a-t-il dit.
(Xinhua)
Lors de son voyage au Sénégal, le 26 juillet 2007, Nicolas Sarkozy avait fait un discours très vivement critiqué par nombre de présidents et intellectuels africains, qui y ont vu une rhétorique paternaliste digne des plus "belles" années de la colonisation.
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AFRIQUE |
Société |
Au Cameroun, les propos du pape sur le préservatif divisent
Vendredi 20 Mars 2009 |
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La récente sortie du pape Benoît XVI, estimant que «le problème du Sida ne peut pas être résolu par la distribution de préservatifs, et qu’au contraire, leur utilisation aggrave le problème», déchaîne actuellement les passions au Cameroun où il est en visite officielle et pastorale, a constaté APA sur place.
Pour le sociologue Marcellin Vounda Etoa, par
ailleurs directeur des éditions Clé, «le chef de l’Eglise
catholique est dans son rôle, puisqu’étant le gardien du temple
et d’un idéal».
Cette position n’est pas partagée par la
directrice de l’organisation non gouvernementale Care
International, Anne Pierrot Bihina, dont l’organisme est très
impliqué dans la lutte contre la pandémie au Cameroun.
Madame Bihina estime en effet que «la prévention
du Sida via le condom rend les populations plus conscientes de leurs
responsabilités».
«Mais le condom n’a pas apporté le changement
de comportement souhaité», renchérit le président du Groupe
de recherche et d’appui en communication participative pour le
développement et le changement de comportement (GRACODE), Emérant
Koulou Etoa.
Se référant aux premiers messages en la matière
conçus par le Comité national de lutte contre le Sida (CNLS) qui,
par ordre de priorité conseillaient l’abstinence, la fidélité et
le condom, il affirme que la politique consistant à distribuer des
préservatifs a abouti à un échec.
Plus critique encore, le leader du Mouvement
africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (MANIDEM,
opposition), Anicet Ekanè, déclare que le pape «est
complètement décalé».
«Il n’a pas compris que le monde vit et se
transforme en dehors des normes édictées par l’Eglise
catholique», a-t-il ajouté.
(APA)
67 % des personnes séropositives vivent en Afrique subsaharienne, soit 22 millions. L’Afrique subsaharienne demeure la région la plus touchée au monde, avec près de 25 millions de personnes vivant avec le VIH, dont 2 millions d’enfants âgés de moins de 15 ans. En 2006, près de 8 000 adultes et enfants sont décédés chaque jour du SIDA. En 2007, dans cette région, 1,5 million de personnes sont mortes du sida.
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OCEAN INDIEN |
Coopération régionale |
Réunion sur la coopération des Etats insulaires au Cap Vert
Vendredi 20 Mars 2009 |
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La capitale cap-verdienne, Praia, abrite depuis mercredi la 2e réunion des ministres de la Santé des Etats insulaires en développement de la région africaine de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), pour examiner le profil sanitaire des pays participants, selon une source proche des autorités capverdiennes.
Lors de cette deuxième rencontre du genre, les responsables du secteur de la Santé du Cap-Vert, des Comores, de Maurice, de Sao Tomé et Principe et des îles Seychelles évalueront aussi les progrès enregistrés dans la mise en œuvre de la Déclaration des Seychelles, approuvée lors de la première réunion, organisée en octobre 2006. Les participants à cette réunion qui durera deux jours, dont le directeur régional de l'OMS pour l'Afrique, Luis Sambo, discuteront sur les nouveaux développements concernant les maladies non transmissibles, les implications sanitaires des situations d'urgence et des premiers soins de santé. La rencontre vise aussi à identifier les domaines à privilégier dans la coopération à développer entre les Etats participants. Les Etats insulaires africains ont en commun leur petite dimension démographique, facteur qui exige une attention particulière de la communauté internationale, qui devrait leur donner la visibilité nécessaire afin qu'ils bénéficient de l'appui technique et de l'aide en ressources qui leur permettent un développement durable. (Xinhua) |
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MADAGASCAR |
Mouvements sociaux, Syndicalisme |
La Haute Cour constitutionnelle de Madagascar entérine la prise du pouvoir par Rajoelina
Jeudi 19 Mars 2009 |
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La Haute cour constitutionnelle (HCC) de Madagascar a validé mercredi la prise du pouvoir par Andry Rajoelina, suite à la démission, mardi, du président Marc Ravalomanana.
Le nouveau président, pour une durée maximale de
deux ans, a harangué ses partisans mercredi à la Place du 13 mai,
laissant entendre que Jean Ping, le président de la Commission de
l’Union africaine, l’a appelé pour lui dire que l’organisation
panafricaine n’a pas renoncé à la tenue de son sommet à
Madagascar, en juillet prochain.
Il a également annoncé que le président en
exercice de l’Union africaine, Mouammar Kadhafi, l’a invité à
Tripoli pour discuter de la situation à Madagascar et du sommet de
l’Union africaine [ La suite sur le site ... ] |
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AFRIQUE |
Terrorisme - Piraterie - Sécurité |
Piraterie en Somalie : Ban Ki-moon préconise la poursuite des opérations militaires
Vendredi 20 Mars 2009 |
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Dans un rapport publié mercredi sur la lutte contre la piraterie au large de la Somalie, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a recommandé la poursuite des opérations militaires nationales jusqu'à ce que la stabilité soit de retour à l'intérieur de la Somalie.
Ces opérations militaires permettent de garantir
durablement la sécurité de la navigation internationale au large
des côtes somaliennes, y compris la sécurité à long terme des
convois maritimes du Programme alimentaire mondial (PAM) effectuant
des livraisons en Somalie, affirme le Secrétaire général dans ce
rapport.
Il a souligné q'à long terme, la question des
actes de piraterie et des vols à main armée au large des côtes
somaliennes ne sera résolue que par une approche intégrée
permettant de mettre un terme au conflit et de s'attaquer à
l'absence de gouvernance et de moyens de subsistance pour ceux qui
vivent en Somalie" [ La suite sur le site ... ] |
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ZIMBABWE |
Economie |
Mugabe va dévoiler son nouveau plan de développement pour le Zimbabwe
Vendredi 20 Mars 2009 |
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Le président zimbabwéen, Robert Mugabe, va lancer jeudi un nouveau plan de développement économique, à un moment où le gouvernement un vaste programme de redressement évalué à 5 milliards de dollars à chercher auprès des pays de la SADC et non africains.
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Le Zimbabwe revoit à la baisse ses prévisions budgétaires |
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Le nouveau ministre des Finances du Zimbabwe, Tendai Biti, a considérablement réduit de 900 millions dollars américains les prévisions budgétaires de 2009 après une baisse prévue de 40% des recettes initialement projetées pour l’année, en janvier. |
Qualifiant le nouveau budget de « confrontation avec la réalité », M. Biti a déclaré que les recettes de l’Etat ont été projetés à 1 milliard de dollars américains contre 1,7 milliard de dollars initialement prévu en janvier 2009 lorsque le budget initial a été présenté par de ministre des Finances par intérim, Patrick Chinamasa.
"C’est une perte de dépenses budgétisées de 43 pour cent", a dit M. Biti aux législateurs.
Les perspectives de baisse des recettes ont entraîné une réduction de 48 pour cent des dépenses publiques pour l’année qui passent de 1,9 milliard à 1 milliard de dollars américains.
M. Biti a été nommé ministre des Finances du Zimbabwe en février dans le cadre d’un gouvernement d’unité entre le président Robert Mugabe de la ZANU PF et le Mouvement pour le changement démocratique (MDC) de Morgan Tsvangirai.
Son défi est de relancer l’économie confrontée à un fort taux de chômage, une industrie paralysée et des services sociaux effondrés.
Le ministre a mis de côté 299 millions de dollars américains pour les salaires des fonctionnaires et 32 millions de dollars américains comme filet de sécurité pour les groupes vulnérables.
Il a par ailleurs noté que le gouvernement s’emploie à restaurer les relations internationales tendues après des années de violence politique et le chaos économique au cours de la dernière décennie du règne de Mugabe.
(APA) |
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Des sources fiables ont expliqué à APA que ce
plan, dont le nom est ‘Short Term Emergency Recovery Programme
(STERP, Programme d’urgence à court terme pour la relance) devrait
permettre de booster l’économie d’ici à décembre 2009.
“Le STERP est un programme d’urgence et de
stabilisation à court terme, dont les objectifs majeurs sont le
rétablissement des agrégats macro et microéconomiques, la relance
de l’épargne locale, des investissements et de la croissance.
Il vise également à mettre en place un
programme capable d’insuffler les changements économique radicaux
à moyen et long termes, dont le Zimbabwe a besoin pour faire
repartir son économie sur des bases saines”, a indiqué une
source du ministère des Finances [ La suite sur le site ... ] |
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A lire également sur Malango Actualité :
- MOZAMBIQUE : Mozambique : douze détenus meurent dans des circonstances mystérieuses : Douze détenus mozambicains sont morts en garde à vue dans des circonstances mystérieuses, a révélé la police ce mardi à Maputo.
- MOZAMBIQUE : 750.000 tonnes de surplus en maïs contre la pénurie alimentaire au Mozambique : Le Mozambique a annoncé mercredi qu’il avait enregistré une surproduction de 75.000 tonnes métriques de maïs, pour la première fois depuis 29 ans, suite aux sécheresses et inondations en série et une longue guerre qui ont entraînés des pénuries alimentaires dans le pays, a appris APA à Maputo.
- MADAGASCAR : Madagascar: Rajoelina obtient le pouvoir des militaires : Le directoire militaire a transféré le pouvoir au chef de l'opposition Andry Rajoelina en tant que président des autorités de transition, ont rapporté des agences de presse.
- AFRIQUE : Assemblée Internationale des Parlementaires à Addis Abeba : Des centaines de parlementaires du monde entier, sont attendues à la 120 ème Assemblée de l'Union Interparlementaire (UIP), qui se tiendra à Addis-Abeba, la capitale éthiopienne, du 5 au 10 avril 2009.
- TANZANIE : Tanzanie: 96 suspects arrêtés dans l'enquête sur la mort d'un ressortissant chinois : Au total 96 suspects ont été placés en détention par la police locale pour une éventuelle implication dans un récent vol à main armée lors duquel un ressortissant chinois a été tué et un autre blessé, a-t-on appris jeudi de sources de l'ambassade chinoise en Tanzanie.
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