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La lettre de Malango
N°
108
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Mardi 24 Mars 2009
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" La Lettre de Malango"
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MAYOTTE |
Politique |
Mayotte : le député affirme avoir été « interdit de parole »
Lundi 23 Mars 2009 |
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Au cours d’une conférence de presse tenue en présence du député des Pyrénées-Atlantiques Jean Lassalle, lundi 23 mars, Abdoulatifou Aly s’est plaint d’avoir été « interdit de parole » dimanche soir à Labattoir. Il dénonce une « mascarade ».
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Jean Lassalle, député MoDem des Pyrennées Atlantique, est un des trois députés de ce parti dont fait également partie Abdoulatifou Aly. |
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Jean Lassalle soutient son « ami » |
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Lors de cette conférence de presse, Jean Lassalle, l’un des trois députés Modem à l’Assemblée nationale, s’est déclaré favorable à la départementalisation de Mayotte. Dans un ton lyrique inhabituel, il a mis en avant « la détermination » de son « ami » Abdoulatifou Aly, avec qui il partage les bancs à l’Assemblée, tout en regrettant le manque d’information en France hexagonale sur l’évolution statutaire de l’île. |
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« Hier [dimanche] soir, j’ai été
interdit de parole à Labattoir », a déclaré le député
de Mayotte, Abdoulatifou Aly (Modem - Force de l‘alternance), lundi
23 mars, à l’occasion d’une conférence de presse organisée en
présence du député des Pyrénées-Atlantique, Jean Lassalle
(Modem), de passage à Mayotte pour soutenir le « oui »
à la consultation du 29 mars (lire ci-contre).
Selon M. Aly, un meeting du Modem en présence de
son invité était prévu dimanche soir, dans la MJC de Labattoir, en
Petite Terre. « Mais au dernier moment, on nous a dit qu’il
devait également y avoir une ‘boum’ de hip-hop. On nous a alors
proposé de tenir notre meeting à l’extérieur, de l’autre côté
de la mairie. Non seulement, cela mettait notre sécurité en danger
car le lieu n‘est pas fermé, mais aussi, on risquait de provoquer
les jeunes [venus assister au concert, ndlr]. J’ai donc pris la
décision d’annuler le meeting malgré moi. »
Le député affirme qu’il avait auparavant reçu
l’autorisation de la mairie pour ce meeting. « Nous avions
fait deux réunions préparatoires », assure-t-il.
Dénonçant une cabale à son égard - « on
voulait la provocation, la bagarre » pense-t-il - , il
n’accuse personne mais s’interroge. « J’ai fait des
meetings dans d’autres communes de l’île. Et c’est à
Labattoir, là où j’ai recueilli plus de 80% des voix aux
dernières élections législatives [en 2007, ndlr] que l’on
m’interdit de parole ! » Regrettant cette « mascarade »
et citant le cas des membres du PCF hués
à leur arrivée sur l’île vendredi 20 mars, il a tenu
à rappeler que « l’on peut ne pas être d’accord comme
avec les communistes, mais peut-on empêcher les
gens de s’exprimer !? Ce n’est ni mahorais, ni français ça ! »
Depuis le début de la campagne en vue de la
consultation des Mahorais le 29 mars sur le statut de département,
M. Aly mène le combat pour le « oui » en
solo. Son parti, Force de l’alternance, est le seul de
l’île à avoir refusé de prendre part aux meetings communs
organisés par le Comité de campagne pour le « oui ».
M. Aly, qui a critiqué les membres de ce Comité la semaine dernière
en les qualifiant de faux départementalistes, affirme vouloir
« faire campagne autrement », ni « en
claironnant à l’américaine » ni en « utilisant
les moyens des pouvoirs publics ».
Au cours de cette même conférence de presse, le
député de l’île a estimé que, le 29 mars, deux « choses
importantes » compteraient : le taux de participation,
habituellement faible à Mayotte - « il faut un taux
d’abstention inférieur à 30% », souhaite-t-il - ; et le
nombre de bulletins en faveur du « oui » - « nous
aurons gagné si nous dépassons les 73% ».
RC
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MAYOTTE |
Politique |
Les communistes français hués à l’aéroport de Mayotte
Samedi 21 Mars 2009 |
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« Aller aux Comores pour venir ensuite à Mayotte, c’est pourquoi faire ? C’est de la provocation. Nous, on veut leur montrer qu’il y a des gens qui sont propriétaires de Mayotte. »
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Elianne Assasi, sénatrice communiste des Hauts-de-Seine est venue dans l'archipel accompagnée de Jean-Louis le Moing. |
Vendredi 20 mars à l‘aéroport de Dzaoudzi, l’« accueil populaire » réservé aux deux responsables du Parti communiste français, de passage à Mayotte après avoir passé 48 heures à Moroni, a été particulièrement soigné : ni colliers de fleurs ni mbiwi, mais des huées et des banderoles brandies par une quarantaine de femmes. « Les proétat comorien ne sont pas les bienvenus », disait l’une des pancartes. A l’origine de ce courroux, la position du Parti communiste qui, lors des débats parlementaires sur la départementalisation de Mayotte, a fustigé « l’occupation illégale » de l’île par la France. Interrogée par Télé Mayotte, la sénatrice Eliane Assassi a affirmé que le choix exprimé par la population le 29 mars devra être respecté, mais elle a regretté que les voix défavorables à la départementalisation ne puissent pas s’exprimer librement. La délégation communiste a prévu de rencontrer sur place des représentants de la société civile et de visiter le centre de rétention administrative, a indiqué RFO.
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MAYOTTE |
Statut de Mayotte |
Départementalisation de Mayotte : le PCF prône « un processus de développement englobant les quatre îles »
Samedi 21 Mars 2009 |
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Au cours d’une mission de trois jours dans l’archipel des Comores, dont un à Mayotte, deux cadres du Parti communiste français ont réaffirmé l’opposition de leur parti à la départementalisation de Mayotte et ont appelé la France à changer sa stratégie dans la région.
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Pour les membres du PCF (ici aux côtés de Youssouf Moussa), la départementalisation de Mayotte aboutira à « une catastrophe ». |
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Le CRA « indigne » |
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Les deux membres de la mission du PCF ont visité samedi matin le Centre de rétention administrative (CRA) de Pamandzi, dont la réputation n’est plus à faire depuis les rapports accablants de la Commission nationale de déontologie et de sécurité (CNDS) et de la Défenseure des enfants. « Les conclusions de la CNDS n’ont pas été suivies de beaucoup d’effets », a dénoncé Mme Assassi, selon laquelle les travaux entamés fin 2008 ont été interrompus faute de moyens. « Ce CRA est indigne pour ceux qui sont retenus, mais aussi pour ceux qui y travaillent », a-t-elle ajouté, avant d’appeler les parlementaires de Mayotte « pour qu’ils se mêlent de ce qu’il s’y passe ». « Comment peuvent-ils accepter cela ? » s’est-elle scandalisée. |
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«Notre conviction
profonde, à l’issue de cette mission, est que la
départementalisation [de Mayotte, ndlr] n’est pas la bonne voie »,
a estimé Jean-Louis Lemoing, membre du Comité exécutif du Parti
communiste français (PCF), samedi 21 mars lors d’une conférence
de presse tenue à Dzaoudzi en présence de Youssouf Moussa, figure
historique du Front démocratique.
M. Lemoing et Eliane Assassi ont
passé deux jours à
Moroni, où ils ont rencontré « le président
[Sambi, ndlr] et des représentants de la société civile »,
et un à Mayotte, où ils ont écouté des militants associatifs et
visité le Centre de rétention administrative (lire ci-contre) après
avoir été hués
à leur arrivée vendredi 20 mars.
A l’issue de leur mission, les
deux membres de la mission diligentée par le PCF dans l’archipel
dans le cadre de la départementalisation de Mayotte en sont arrivés
à la conclusion que l’évolution statutaire de l’île telle que
proposée par le gouvernement français « aboutira à une
catastrophe », tant au regard de ce qu’il se passe
actuellement dans les DOM français qu’en raison de la « situation
géopolitique particulière » de l’archipel des Comores.
« Ce processus n’est pas
la voie royale vers la stabilisation de la zone, ni une garantie pour
son développement. Il faut un processus de développement englobant
l’ensemble des quatre îles des Comores », a déclaré M.
Lemoing. S’il ne s’est pas prononcé en faveur du retour de
Mayotte dans le giron comorien, il a avancé l’idée « d’une
nouvelle voie à inventer », affirmant que « la
France à un devoir envers l’ensemble du peuple comorien ».
Accusés par les pouvoirs médiatique
et politique mahorais d’ignorer le choix des Mahorais, les deux
communistes ont tenu à préciser qu’ils prennent en compte dans
leur réflexion « la spécificité mahoraise ».
« Personne ne demande à la France de s’en aller »,
a indiqué M. Lemoing, « pas même les Comores ».
Il a également affirmé que le PCF
reconnaîtrait le choix des électeurs le 29 mars - « nous
respecterons la voix du peuple » -, tout en notant
« l’absence de débat démocratique » sur ce
sujet, tant en France hexagonale qu’à Mayotte. « Les
Français ne sont pas saisis de la question. Ils n’ont pas les clés
pour intervenir en tant que citoyens. Ils apprendront, sans doute par
un spot le dimanche soir, que la France compte un nouveau
département. » C’est pour remédier à ce déficit
d’information « que nous sommes venus dans l’archipel »,
a-t-il ajouté.
« On méprise les citoyens
français », a pour sa part dénoncé la sénatrice de
Seine-Saint-Denis, Eliane Assassi. « Et c’est le même
chose à Mayotte. Il est où le débat ? Quelle possibilité
donne-t-on aux partisans du « non » pour
s’exprimer ? Encore une fois, on ne donne pas les clés
aux Mahorais. » Selon elle, « le gouvernement
français créé une poudrière » à Mayotte, car ses
habitants « seront considérés comme des Français de
seconde zone ».
De retour en France hexagonale, les
deux communistes ont prévu d’organiser une conférence de presse
et des rencontres publiques afin de sensibiliser l‘opinion
française sur ce sujet. Eliane Assassi envisage en outre
d’interpeller le gouvernement au Sénat et de demander aux députés
européens d’agir de leur côté.
RC |
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MAYOTTE |
Justice |
Trafic de stupéfiants à Mayotte : un gros réseau démantelé
Samedi 21 Mars 2009 |
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Trente-sept personnes ont été interpellées. De l’importateur au consommateur, c’est toute une chaîne commerciale illicite qui est touchée.
Le Groupe d'intervention régional (GIR) de Mayotte, qui associe depuis moins d'un an les différents services de police et de gendarmerie pour lutter contre « toutes les formes d'économie souterraine », vient de démanteler un réseau « structuré » de trafic de stupéfiants. Il s'agit de la seconde affaire de drogue sur laquelle intervient le GIR ce mois ci. A la tête de ce réseau, un Comorien en situation irrégulière qui a été présenté au juge jeudi 19 mars, avant d'être incarcéré. Mais l'affaire « touche toutes les populations de Mayotte », ont précisé les gendarmes au cours d'une conférence de presse : « Comoriens en situation régulière et irrégulière, Mahorais, métropolitains. » En tout, 37 personnes ont été interpellées. Parmi elles, les hommes chargés des achats de cocaïne et de cannabis en Tanzanie, les responsables de l'acheminement vers les Comores indépendantes, puis vers Mayotte -la marchandise était embarquée à Anjouan dans des kwassa kwassa-, ceux qui s'occupaient de stocker la drogue ainsi que l'argent des recettes, et enfin 19 revendeurs et consommateurs. Outre le chef de bande, quatre prévenus ont été conduits à la maison d'arrêt à l'issue de leur présentation au juge d'instruction. Trois autres ont été placés sous contrôle judiciaire. Au cours des perquisitions menées par environ 70 policiers et gendarmes, 24 kg d'herbe, 6 kg de résine de cannabis, 11.000 euros, un véhicule et deux scooters ont été saisis. Quelques mois plus tôt, 4,4 kg de cocaïne avaient déjà été découverts dans le cadre de la même enquête. Le réseau fonctionnait depuis plusieurs années. Aux dires des gendarmes, il a orchestré le transport de plusieurs centaines de tonnes de stupéfiants et était très lucratif. A titre d'exemple, l'herbe peut être achetée à 5.000 euros la demi-tonne en Tanzanie, pour un prix de vente à Mayotte de 650 à 700 euros le kg. LG
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MAYOTTE |
Mouvements sociaux, Syndicalisme |
Mayotte : des Sadois érigent des barrages contre la radiation d’électeurs
Mardi 24 Mars 2009 |
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Cinq jours avant la consultation des Mahorais sur le statut de département, prévue le 29 mars, une cinquantaine d’habitants de Sada ont érigé des barrages mardi 24 mars pour protester contre la radiation inexpliquée de certains électeurs. Des habitants de Sada, essentiellement des femmes soutenues par des
jeunes, ont barré mardi 24 mars la route du village de Mangajou, à deux
kilomètres de Sada, pour protester contre la radiation d’électeurs qui,
selon eux, vivent toujours sur l’île ou l’ont quittée pour poursuivre
des études en France hexagonale.
Selon les manifestants, 450 personnes environ seraient concernées.
La mairie aurait également radié des électeurs bien vivants en arguant
qu’ils étaient décédés. Certains auraient voté lors des dernières
élections, assurent les manifestants.
Interrogé par RFO, le maire de Sada a affirmé que la municipalité
avait respecté les procédures définies par la loi. « Les gens doivent
comprendre que nous sommes dans un Etat de droit », a-t-il déclaré.
« Ce type de procédure n’est pas nouveau », a-t-il ajouté. Il a invité
les personnes s’estimant lésées à « venir demander des précisions ».
A sa demande, une délégation a été reçue dans l’après-midi par le
secrétaire général de la préfecture. Les protestataires se sont vu
proposer d’effectuer des démarches individuelles auprès du Tribunal de
première instance, et ont suspendu leur mouvement. R.C.
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MAYOTTE |
Politique |
Départementalisation de Mayotte : la diaspora comorienne, le PCF et Survie se mobilisent à Paris
Mardi 24 Mars 2009 |
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Des membres de la diaspora comorienne, le Parti communiste français et l’association Survie ont tenu une conférence de presse lundi 23 mars à Paris, au cours de laquelle ils se sont opposés à la consultation des Mahorais sur le statut de département le 29 mars.
Selon le site Internet du Journal
du Dimanche, le Parti communiste français (PCF), Survie,
une association militant pour la fin de la « Françafrique »,
et des associations de la diaspora comorienne établie en France,
« dénoncent notamment l'absence de
débat, dans l'Hexagone comme à Mayotte ».
Reprenant le discours des membres de la mission du
PCF venus dans l’archipel en
fin de semaine dernière, ils rappellent « le
caractère illégal de la présence française à Mayotte ».
« Les élus de gauche et les associations
réunis lundi dénoncent "la politique de puissance"
d'une France prête à tout "pour rester la France des trois
Océans", une "France qui bafoue le droit des
peuples à disposer d'eux-mêmes" et qui pratique "la
colonisation de consommation" tournée vers l'Hexagone au
détriment du développement de ces régions. Les auteurs du
Mémorandum réclament donc l'annulation du référendum, le retour
de Mayotte sous souveraineté des Comores et une aide - française et
européenne - au développement de tour l'archipel », rapporte
le JDD.
Si les partisans du « non » se
font discrets à Mayotte, depuis quelques semaines, les opposants à
la départementalisation de l’île vivant en France hexagonale ont
décidé de sensibiliser l’opinion française sur cette question,
mettant pour cela en avant les condamnations de la France par la
communauté internationale. Une entreprise qui, à Mayotte, irrite
nombre de responsables politiques mahorais et de partisans du
« oui ».
Lire
l’intégralité de l’article du JDD : http://www.lejdd.fr/cmc/politique/200913/mayotte-un-dom-en-catimini_196746.html |
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MAYOTTE |
Statut de Mayotte |
Départementalisation de Mayotte : le Gisti craint une « guerre aux migrants »
Mardi 24 Mars 2009 |
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Le Groupe d’information et de soutien des immigrés dénonce, dans un communiqué de presse diffusé lundi 23 mars, la « guerre aux migrants » qu’induirait selon l’association la départementalisation de Mayotte.
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Abdoulatifou Aly « pas d’accord » |
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Lors de sa conférence de presse organisée lundi 23 mars à Dzaoudzi, le député de Mayotte, Abdoulatifou Aly (Modem-Force de l’alternance) a dénoncé l’exception législative que prévoit le Pacte pour la départementalisation en matière de droit des étrangers. « Là-dessus, je ne suis pas d’accord, car encore une fois, j’estime que toute la loi française doit être appliquée à Mayotte. » Le député appelle à l’extension du droit commun en la matière, « sinon, la France risque d’être condamnée au niveau de la Cour européenne ». |
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Dans un communiqué envoyé aux médias français
lundi 23 mars, le Groupe d’information et de soutien des immigrés
(Gisti), une association qui milite pour le respect des droits des
étrangers, s’inquiète des conséquences sur la question
migratoire de la départementalisation de Mayotte.
Dénonçant la « politique du chiffre
particulièrement inhumaine » menée par le gouvernement,
le Gisti regrette le fait que la départementalisation ne changera en
rien la législation en vigueur concernant les étrangers.
Le Pacte pour la départementalisation prévoit en
effet que « les règles de droit de l’entrée, de l’éloignement
et du séjour sur le territoire national, spécifiques à Mayotte, ne
sauraient être affectées par la départementalisation ». Lors
de ses réunions d’information organisées en février,
le préfet, Denis Robin, l’a régulièrement confirmé.
Actuellement régies par un texte législatif
spécifique, les conditions d’entrée et
de séjour des étrangers à Mayotte sont plus contraignantes que
dans le reste du territoire français - l’ordonnance
du 26 avril 2000 limite notamment l’exercice
du droit au regroupement familial et permet à l’administration
d’exécuter d’office
une mesure d’éloignement, sans recours à
effet suspensif.
Selon le Gisti, « la partition de l’archipel
et le séparatisme de Mayotte ont des conséquences meurtrières. (…)
Les soixante-dix kilomètres qui séparent l’île d’Anjouan de
celle de Mayotte sont ainsi devenus un des principaux cimetières
marins de la planète : entre 3.000 et 6.000 personnes y auraient
perdu la vie depuis 1995. (…) Le Pacte parle «
d’inventer un nouvel avenir qui inscrira pleinement Mayotte dans sa
géographie ». Comment y parvenir sans l’abolition du visa
Balladur, sans le respect du droit à la circulation au sein de
l’archipel des Comores et des droits fondamentaux de tous ? A
défaut, la départementalisation ne sera qu’une nouvelle étape
dans la guerre faite à toute une partie de la population de Mayotte
», conclut le Gisti.
A l’exception du député Abdoulatifou Aly (lire
ci-dessous), la classe politique mahoraise se réjouit de ces
dispositions particulières en matière d’immigration. Nombreux les
jugent nécessaires.
La population vivant en situation irrégulière dans
l’île est estimée par les autorités à environ 60.000 habitants,
pour une population totale de 186.000 habitants.
RC |
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COMORES |
Politique |
Allocution du président Sambi à la radio
Lundi 23 Mars 2009 |
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Le président Ahmed Abdallah Sambi a invité samedi soir, dans un message radiodiffusé, "tous les Comoriens à réserver le meilleur accueil" au président tanzanien, Jikaya Mrisho Kikwete, attendu à Moroni mardi prochain pour la célébration du premier anniversaire de la libération de l'île d'Anjouan le 25 mars prochain. M. Sambi a exhorté ses concitoyens à surseoir au débat politique sur le référendum constitutionnel "et à se mettre ensemble pour accueillir le frère Kikwete et les hautes personnalités qui viendront avec lui". Le président comorien a souligné le rôle de premier plan joué par la Tanzanie dans la libération de l'île d'Anjouan longtemps soustraite du contrôle du pouvoir central par le pouvoir rebelle dirigé dans l'île par le colonel Mohamed Bacar réfugié, depuis, au Bénin. La Tanzanie, notons-le, avait fourni plus de 500 hommes pour la libération d'Anjouan, en 2008. Il a souligné la part "active du Soudan pour ses troupes déployées pour l'opération, le Sénégal qui l'a planifiée pour un résultat sans effusion de sang et la Libye dont l'apport a été décisif pour le débarquement d'Anjouan". Parlant de la révision constitutionnelle, M. Sambi a annoncé une rencontre, lundi, avec les présidents des îles, pour un examen commun des propositions issues du dialogue inter-comorien du début mars qui a examiné l'avant-projet de révision constitutionnelle. M. Sambi a dit sa disponibilité à faire tenir les élections (présidentielles et législatives) "en 2010 si les présidents des îles en conviennent dans un cadre harmonisé pour réduire les charges financières excessives" dues aux nombreuses et fréquentes élections qui "constituent l'une des raisons de la révision". Au sujet du différend franco-comorien sur Mayotte où la France organise un référendum de départementalisation le 29 mars prochain, le président comorien a invité "les autorités françaises dont le pays se dit champion de la démocratie à consulter d'abord les Français s'ils veulent une Mayotte française avant d'organiser un référendum dans cette île comorienne".
(Pana) |
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COMORES |
Politique |
Comores : Référendum sur la révision constitutionnelle, Sambi temporise
Lundi 23 Mars 2009 |
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Changement d’attitude. Le président Sambi demande « un temps de réflexion » avant de fixer la date du référendum sur la révision constitutionnelle.
« Je demande votre patience. Accordez-moi le temps
nécessaire pour réfléchir et examiner les reformes justes et
nécessaires à apporter dans le projet final », a-t-il
demandé aux Comoriens dans un discours à la nation samedi soir,
tout en établissant un parallèle entre le « climat actuel
et celui qui prévalait lors du débarquement à Anjouan ».
« Nous avions mis beaucoup de temps entre l’annonce du
projet et sa réalisation et certains et même dans le camp des
rebelles émettaient des doutes quant à sa réalisation
effective », a-t-il rappelé. Cette fois ci, ce changement
d’attitude, soutient le président Sambi, s’explique par le souci
d’opérer ces réformes dans « la paix et la sérénité ».
L’autre explication avancée par le chef de l’Etat comorien, est
l’arrivée ce mardi aux Comores du président tanzanien Jakaya
Kikwete. « Je ne veux pas mêler l’arrivée de cet hôte
de marque dans notre pays avec un débat de politique intérieure »,
a-t-il expliqué. Mais est-ce que cela explique tout ? N’y
aurait-il pas eu, plutôt des pressions quelque part qui
expliqueraient ce fléchissement de position de la part du chef de
l’Etat ?
En effet, on se souvient qu’il y a encore quelques semaines, le
président Sambi affichait un empressement déconcertant pour
l’organisation de ce référendum dont il avait prévu qu'il se
tiendrait le 22 mars. Une date, qu’il était décidé à maintenir
malgré les appels d’une partie de l’opinion qui revendiquait un
report de cette échéance.
Entre temps, un décret portant convocation
du corps électoral à cette date avait même été rendu public
avant d’être annulé,
quelques semaines après, par la cour constitutionnelle pour « vice
de procédure », peu avant l’organisation d’une
conférence
sur le dialogue inter-comorien au début de ce mois de mars.
Concernant ce dialogue inter-comorien, le président Sambi s’est
montré disposé à examiner les conclusions pour en tirer les points
qui vont dans le sens de l’amélioration de son avant projet. Il a
aussi révélé la convocation d’une réunion, ce lundi, avec les
trois chefs des exécutifs insulaires pour « une
concertation » sur le projet de révision
constitutionnelle, avant de publier le projet final et fixer la date
du référendum. Le président Sambi a, enfin, insisté sur le fait
que « cette réforme constitutionnelle est indispensable ».
« La vie et l’avenir de notre pays en dépendent »,
a-t-il affirmé.
FAÏSSOILI
ABDOU
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COMORES |
Politique |
Comores : après Ahmanidejad, Kikwete est attendu à Moroni
Lundi 23 Mars 2009 |
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Le président de l’Union des Comores Ahmed Abdallah Sambi a invité samedi 21 mars, dans un message radiodiffusé, « tous les Comoriens à réserver le meilleur accueil » au président tanzanien, Jikaya Mrisho Kikwete, attendu à Moroni mardi 24 mars pour la célébration du premier anniversaire de la libération de l'île d'Anjouan le 25 mars.
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L'arivée des forces de la MUAC à Anjouan l'année dernière. |
M. Sambi a exhorté ses concitoyens à surseoir au
débat politique sur le référendum constitutionnel « et à se
mettre ensemble pour accueillir le frère Kikwete et les hautes
personnalités qui viendront avec lui ».
Le président comorien a souligné le rôle de premier plan joué par la Tanzanie dans la libération de l'île
d'Anjouan longtemps soustraite du contrôle du pouvoir central par le
pouvoir rebelle dirigé dans l'île par le colonel Mohamed Bacar
réfugié, depuis, au Bénin. La Tanzanie avait fourni plus de 500 hommes pour la libération d'Anjouan, en 2008.
Il a souligné la part « active du Soudan pour
ses troupes déployées pour l'opération, le Sénégal qui l'a
planifiée pour un résultat sans effusion de sang et la Libye dont
l'apport a été décisif pour le débarquement d'Anjouan ».
Parlant de la révision constitutionnelle, M. Sambi
a annoncé une rencontre, lundi 23 mars, avec les présidents des
îles, pour un examen commun des propositions issues du dialogue
inter-comorien du début mars qui a examiné l'avant-projet de
révision constitutionnelle.
M. Sambi a dit sa disponibilité à faire tenir les
élections (présidentielles et législatives) « en 2010 si les
présidents des îles en conviennent dans un cadre harmonisé pour
réduire les charges financières excessives » dues aux
nombreuses et fréquentes élections qui « constituent l'une
des raisons de la révision ».
Au sujet du différend franco-comorien sur Mayotte
où la France organise une consultation de départementalisation le
29 mars prochain, le président comorien a invité « les
autorités françaises dont le pays se dit champion de la démocratie
à consulter d'abord les Français s'ils veulent une Mayotte
française avant d'organiser un référendum dans cette île
comorienne ».
(avec Panapress)
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COMORES |
Société |
Grande Comore : La Mamwe en difficulté
Samedi 21 Mars 2009 |
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À la société d’eau et électricité des Comores (Mamwe), on ne sait plus à quel saint se vouer. Depuis dimanche 14 mars dernier, l’un des groupes électrogènes de la centrale électrique de Vwadju en Grande-Comore a explosé et ainsi la production en électricité de la société s’est considérablement réduite.
Selon les techniciens de la mamwe, cette capacité
de production est actuellement de « 4000 Kw » alors
qu’elle devrait être de « 10 000 Kw ».
Ainsi, les abonnés passent plusieurs heures sans électricité. Le
président Sambi qui n’écarte pas la possibilité « d’un
sabotage » ; a indiqué mercredi dernier qu’une
enquête allait être ouverte pour faire la lumière sur les
circonstances exactes de ce drame. Il a ainsi promis la somme de 5
millions de Fc, a quiconque pourrait donner une information indiquant
qu’il s’agit bien d’un sabotage.
Quoi qu’il en soit des têtes vont certainement
tomber au sein de la société, à commencer par le directeur
général, Salim Ali Soilihi, qui vient d’être remplacé par
décret présidentiel.
Faissoili Abdou
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MADAGASCAR |
Politique |
Des milliers de pro-Ravalomanana ont manifesté mardi contre Rajoelina
Mercredi 25 Mars 2009 |
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Des milliers de Malgaches ont manifesté mardi à Antananarivo pour réclamer le retour de Marc Ravalomanana, forcé de quitter le pouvoir le 17 mars dernier après avoir remis ses pouvoirs à un directoire militaire qui a ensuite installé son adversaire Andry Rajoelina, pour une période intérimaire de deux ans. Cette opposition au pouvoir d’Andry Rajoelina dit
TGV, du nom du train français à grande vitesse, est décidée à ne
pas accorder de période de grâce à la transition qu’elle
continue d’accuser d’avoir usurpé le pouvoir.
Au cours d’un meeting à Ambohijatovo, qui a
rassemblé 3000 personnes, au centre de la capitale, vers midi heure
locale (9 heures GMT), les partisans de l’ancien président ont
réclamé le retour à la légalité. Sur des banderoles, on pouvait
lire « Non au coup d’Etat ».
Les manifestants se sont ensuite déplacés sur la
Place du 13 mai vers 13 h 30 locales mais sur le chemin, certaines
personnes s’en sont pris aux automobilistes, brisant des vitres de
véhicules.
La police a dû tirer en l’air pour disperser la
foule, créant une confusion dans les rangs des manifestants.
Par ailleurs, les assises nationales devant réunir
toutes les forces politiques et la société civile, sont en
préparation avec le concours du système des Nations Unies, de
l’Union africaine, de la Communauté de développement de l’Afrique
australe (SADC, qui n’a pas reconnu le nouveau pouvoir) et des
ambassades occidentales.
La COI demande le retour de l'ordre
constitutionnel à Madagascar
La Commission de l'océan Indien (COI) a réclamé
la restauration de l'ordre constitutionnel à Madagascar, indique un
communiqué du secrétariat de la COI.
"Depuis le début de la crise malgache, la
Commission de l'océan Indien a rappelé son attachement à une
solution conforme à l'ordre constitutionnel", précise le
communiqué.
La COI déplore les dernières évolutions "qui
sortent manifestement de ce cadre" et invite "les
acteurs politiques malgaches à restaurer rapidement l'ordre
constitutionnel".
"Fidèle aux relations de solidarité qui
unissent ses membres, la Commission de l'océan Indien reste disposée
à favoriser la normalisation de la situation à Madagascar, dans
l'intérêt premier des Malgaches", indique le communiqué.
La COI a aussi demandé à ce que la sécurité de
Marc
Ravalomanana soit assurée et sa dignité respectée.
Organisation intergouvernemetnale crée en 1984, la
COI
regroupe Madagascar, les Comores, Maurice, la France (la Réunion et
Mayotte) et les Seychelles. Elle avait envoyée une délégation à
Madagascar le mois dernier dans l'espoir de contribuer à une fin
pacifique de la crise dans la Grande Ile.
A Maurice, le leader de l'opposition mauricienne
Paul Bérenger a appelé la nouvelle autorité à prendre des
engagements en faveur de la démocratie, de la sécurité de l'ancien
président Marc Ramalomanana et de la tenue des élections
législatives et présidentielles avant une année.
Il a observé que l'UA
et la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC)
ont raté beaucoup d'occasions en vue de trouver une solution de
compromis.
M. Bérenger a aussi demandé au ministre mauricien
des Affaires étrangères, Arvin Boolell, de cesser d'utiliser les
termes "coup d' Etat".
(avec APA et Xinhua)
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MADAGASCAR |
Politique |
Madagascar : pour Andry Rajoelina, le monde doit respecter la volonté populaire
Mardi 24 Mars 2009 |
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Andry Rajoelina, qui a pris les rênes du pouvoir à Madagascar, affirme dans une interview au Financial Times de lundi qu'il a le soutien de la population et refuse de céder à la pression de la communauté internationale qui réclame la tenue d'élections libres dans le pays.
"Un seul homme ne peut pas construire une maison. Mais la
communauté internationale doit savoir qu'elle doit respecter la
volonté populaire. C'est le peuple malgache qui décide de ce qui
arrive à Madagascar," déclare Rajoelina au quotidien des
milieux d'affaires.
Le quotidien indique que Rajoelina a réaffirmé sa volonté
d'organiser des élections présidentielles dans les deux ans, mais a
refusé de céder aux exigences des pays donateurs de les tenir
rapidement.
Rajoelina a également nié qu'il s'était emparé du pouvoir par
un coup d'Etat. "Ce n'était pas du tout un coup d'Etat. La
Haute cour Constitutionnelle a validé ce transfert de pouvoir",
affirme-t-il.
(AFP)
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MADAGASCAR |
Diplomatie - Relations internationales |
Madagascar : Rajoelina pour une relation privilégiée avec Paris
Samedi 21 Mars 2009 |
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Andry Nirina Rajoelina, président de Madagascar nouvellement installé, a déclaré jeudi à Antananarivo que la Grande Ile de l'Océan Indien ne pourra jamais se séparer de la France.
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Mercredi dernier, Andry Rajoelina paradait dans la capitale malgache pour fêter son accession au pouvoir. |
Après sa rencontre avec le nouvel ambassadeur de France à Madagascar, Jean-Marc Châtaigner, qui est arrivé à Antananarivo mercredi dernier, Rajoelina a déclaré aux médias que Madagascar et de son ancien colonisateur a une histoire commune. "Nous ne pouvons pas sous-estimer notre relation avec la France", a ajouté Rajoelina, dont le pouvoir a été légalisé par la Haute Cour Constitutionnelle (HCC) mercredi en tant que président de la République. Jean-Marc Châtaigner, arrivé mercredi à Antananarivo, a fait une visite de courtoisie à Rajoelina jeudi matin. Il a été accueilli à l'aéroport international par Rajoelina. Il est également le premier diplomate étranger rencontrant Rajoelina depuis que ce dernier est devenu nouveau chef de l'Etat malgache. Les relations entre Antananarivo et Paris ont connu un refroidissement depuis 2002, lorsque l'ex-président Marc Ravalomanana était arrivé au pouvoir après six mois de crise politique et que son prédécesseur Didier Ratsiraka partait en exil en France. Jeudi, Rajoelina a aussi convoqué un conseil de son gouvernement de transition, durant lequel il a décidé de suspendre le fonctionnement des deux chambres parlementaires, l'Assemblée nationale et le Sénat. Le porte-parole et ministre des Postes et de Hautes Technologies du gouvernement de transition, Augustin Andriamananoro, a déclaré aux médias que les 10 ministres nommés ont été ratifiés en vertu d'un décret signé par le Président Rajoelina. Lors de sa première conférence de presse en tant que président du pays, Rajoelina a déclaré que l'objectif du conseil des ministres est de "discuter des stratégies sur la façon dont le gouvernement de transition devra fonctionner dans un temps limité". Répondant à une question sur la réaction internationale sur la légalité de sa présidence du pays, il a déclaré que "tous les peuples dans le monde sont d'accord sur ce que la Haute Cour constitutionnelle a donné son accord". "Le gouvernement de transition a de nombreuses tâches, notamment la réconciliation entre les forces armées, les politiciens, les hommes d'affaires et de les églises", a-t-il dit. En début de soirée, Rajoelina a rencontré les corps diplomatiques et des représentants des organisations régionales et internationales. (Xinhua)
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MADAGASCAR |
Politique |
Madagascar : Andry Rajoelina prête serment
Samedi 21 Mars 2009 |
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Le président de la Haute autorité de la transition de Madagascar Andry Rajoelina a prêté serment samedi devant les membres de la Haute Cour Constitutionnelle au cours d’une cérémonie d’installation suivie par près de 60 000 personnes au stade municipal de Mahamasina. La prestation de serment s’est déroulée conformément à
l’ordonnance duu 17 mars instituant le régime de transition vers la
quatrième République de Madagascar.
La fête était au rendez-vous, mais elle a été gâchée
par l’absence du corps diplomatique suite à diverses condamnations de
la prise du pouvoir par l’équipe de Andry Rajoelina.
Plusieurs chancelleries ont déjà fait savoir que les
diplomates en poste à Madagascar demandent l’avis de leur gouvernement
respectif avant de se rendre ou non à Mahamasina [ La suite sur le site ... ] |
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MADAGASCAR |
Diplomatie - Relations internationales |
Madagascar suspendu par l'Union Africaine
Samedi 21 Mars 2009 |
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L'Union africaine (UA) a décidé vendredi de suspendre la participation de Madagascar aux instances de l'organisation, en dénonçant le changement de gouvernement intervenu cette semaine comme un coup d'Etat. A l'issue d'une réunion à huis-clos sur la situation à Madagascar, le Conseil de paix et de sécurité de l'UA a pris cette décision étant donné que ce qui est arrivé à Madagascar a constitué "un changement inconstitutionnel de gouvernement", a expliqué Bruno Nongoma Zidouemba, représentant du Burkina Faso à l'UA et actuel président du conseil, en faisant reférence à la démission forcée mardi du président malgache Marc Ravalomanana. Ravalomanana a démissionné mardi et remis le pouvoir à l'armée, qui l'a à son tour transmis au leader de l'opposition, Andry Rajoelina, qui a dirigé des manifestationsdepuis plusieurs mois dans le pays [ La suite sur le site ... ] |
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MADAGASCAR |
Politique |
Les troupes navales malgaches ordonnent à Rajoelina de quitter le pouvoir
Samedi 21 Mars 2009 |
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Les troupes navales malgaches ont ordonné à André Rajoelina de quitter le pouvoir dans les sept jours à compter du 18 mars, date à laquelle la Haute Cour Constitutionnelle a légalisé son investiture en tant que président de l'île de l'océan indien.
Dans un communiqué repris samedi par le site
internet local topmada.com, les soldats basés à Invato, un district
de la capitale où est situé l'aéroport international, ont condamné
les récents "actes de vandalisme perpétrés par les membres
du CAPSAT( Corps d'armée des services administratifs et techniques)"
qui se sont révoltés contre le président Marc Ravalomana deux
semaines plus tôt.
"Nous condamnons toutes les violences
perpétrées contres les civils par les officiers du CAPSAT dirigés
par le colonel André Ndriajaona durant le mois de mars"
indique le communiqué daté du 18 mars [ La suite sur le site ... ] |
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MADAGASCAR |
Diplomatie - Relations internationales |
La SADC pourrait imposer des sanctions à Madagascar
Samedi 21 Mars 2009 |
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La Communauté de développement d'Afrique australe (SADC) pourrait tenir une réunion ce mois pour discuter d'éventuelles sanctions à infliger à Madagascar, a affirmé vendredi le ministre sud-africain de la Défense Charles Nqakula.
Lors d'une rencontre avec la presse, Nqakula a
déclaré que l'organe de la SADC
sur la coopération en matière de politique, défense et sécurité
recommanderait de lourdes sanctions contre Madagascar.
La troïka de l'organe - Afrique du Sud, RDCongo et
Zambie - s'est réunie jeudi au Swaziland.
"Il y avait une envie d'intolérance totale.
La troïka a dû se réunir car un pays membre est assiégé. Les
sanctions doivent en fait donner un signal clair: la SADC ne tolérera
pas ce genre de chose", a indiqué M [ La suite sur le site ... ] |
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MADAGASCAR |
Politique |
Madagascar: le nouveau président suspend le Parlement
Vendredi 20 Mars 2009 |
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Le nouveau président de Madagascar Andry Rajoelina a annoncé jeudi "la suspension des activités de l'Assemblée nationale et du Sénat", 48 heures après la démission forcée de son prédécesseur Marc Ravalomanana.
Les pouvoirs du Parlement, largement dominé par les partisans de M. Ravalomanana, seront exercés par deux nouvelles institutions - une "Haute autorité pour la transition" et un "Conseil pour le redressement économique et social" - ainsi que par le gouvernement, a déclaré à la presse le porte-parole du gouvernement, Augustin Andriamananoro, à l'issue du premier conseil des ministres présidé par M. Rajoelina.La "Haute autorité pour la transition est garante du fonctionnement régulier des institutions et de la démocratie durant la période transitoire qui ne peut excéder 24 mois", a ajouté le porte-parole [ La suite sur le site ... ] |
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MAURICE |
Economie |
Maurice bloque la vente d’actions en bourse à l’Afrique du sud
Mercredi 25 Mars 2009 |
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Les autorités mauriciennes ont notifié mardi à la Bourse de Maurice (SEM) leur incapacité à accorder leur aval à la vente de 49% des ses actions à la Bourse sud-africaine de Johannesburg.
Des sources officielles indiquent que le Conseil
d’administration de la Commission des services financiers de
Maurice avait estimé que la vente était une violation de l’Article
23 de la Loi sur les Services financiers du pays.
Les mêmes sources indiquent que la Bourse de
Johannesburg devait verser quelque 13 millions de dollars pour une
“action stratégique » à la Bourse mauricienne en vue de
renforcer sa présence dans les marchés boursiers d’autres pays
africains.
La Bourse mauricienne avait qualifié l’accord
comme l’un des principaux points de sa stratégie afin de mieux se
positionner sur les bourses régionales, précise une sourc proche du
dossier [ La suite sur le site ... ] |
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MAURICE |
Economie |
Maurice : soutien budgétaire de La Commission européenne
Samedi 21 Mars 2009 |
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La Commission européenne (CE) a accepté de signer la deuxième phase de son programme d’appui budgétaire de 32,2 millions d’euros attribué à l’Ile Maurice, a appris APA samedi à Port-Louis, la capitale mauricienne. L’accord
intitulé " Compétitivité pour un développement équitable II», est
financé à partir du budget des mesures d’accompagnement qui a été
accordé aux pays signataires du Protocole sucre avec l’Union européenne
(UE).
Il a été signé samedi à Port-Louis par le vice-Premier
ministre mauricien et ministre des Finances, Rama Sithanen et le chef
de la délégation de la CE à Maurice, Claudia Wiedey.
Rama Sithanen a déclaré lors de la cérémonie de
signature que dix conditions ont été remplies pour obtenir les fonds, y
compris les progrès réalisés dans le cadre de la réforme économique, la
stabilité macroéconomique ainsi que de la bonne gestion financière du
pays.
M. Sithanen a souligné que l’année 2010 sera dure et a
soulevé des craintes selon lesquelles certaines conditions seraient
difficiles à réunir dans le but d’obtenir à nouveau ces fonds.
Claudia Wiedey a indiqué que la CE a évalué
positivement les progrès accomplis jusqu’à ici par l’île Maurice sur le
programme de réforme économique, en particulier la mise en œuvre de
mesures visant à accroître l’efficacité des dépenses publiques.
La bonne qualité de la gestion financière a également
contribué à la décision de l’Union européenne de débloquer les fonds,
a-t-elle noté. (APA)
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Outremer DOM TOM |
Santé |
Projet de loi d'indemnisation des victimes des essais nucléaires nucléaires français
Mardi 24 Mars 2009 |
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Le gouvernement va débloquer une enveloppe de dix millions d'euros pour indemniser les victimes des essais nucléaires conduits par la France dans le Sahara algérien et en Polynésie, annonce le ministre de la Défense Hervé Morin.
Le ministre de la Défense présentera les
dispositions d'un projet de loi visant à indemniser les victimes des
essais nucléaires menés par la France de 1960 à 1996 dans le
Sahara et en Polynésie, texte très attendu par les associations de
vétérans.
Le texte pourrait être déposer sur le bureau du
Parlement d'ici à la fin du premier semestre.
"Environ 150.000 travailleurs civils et
militaires sont théoriquement concernés, sans compter les
populations qui vivaient au Sahara et en Polynésie à l'époque des
essais", déclare le ministre dans un entretien publié sur le
site Internet du "Figaro". "Une première enveloppe de
dix millions d'euros est déjà prévue pour la première année sur
les crédits du ministère de la Défense".
Les essais avaient mobilisé 150.000 travailleurs,
dont près de 20.000 au Sahara et les autres en Polynésie. Quant aux
populations polynésiennes, elles représentaient 2.000 personnes
dont 600 enfants de moins de 15 ans.
Les demandes d'indemnisations seront examinées "au
cas par cas" par "une commission indépendante, constituée
de médecins et présidée par un magistrat", explique M. Morin.
Cette commission "s'appuiera sur des données scientifiques et
médicales de l'organisation des Nations unies", ajoute-t-il.
Le ministre de la Défense précise également que
"contrairement à ce qui se passait jusqu'à présent, il
n'appartiendra plus au demandeur de prouver le lien de causalité
entre l'exposition à des radiations et sa maladie". "Pour
refuser une demande de réparation, l'Etat devra donc démontrer que
la pathologie n'est pas radio-induite", indique-t-il, soulignant
que le gouvernement a renoncé "à fixer un seuil d'exposition
minimal".
Pour toutes les victimes, qui relevaient jusqu'à
présent de régimes divers, les décrets d'application fixeront une
liste de 18 maladies (leucémie, cancers du sein, de la
thyroïde...).
Les zones géographiques seront très précisément
déterminées par décret, la loi prévoyant les périodes
concernées, qui s'étendront jusqu'au démantèlement des
installations d'essais.
Les dossiers d'indemnisation seront confiés à un
comité de neuf membres, principalement des médecins, présidé soit
par un conseiller soit d'Etat soit de la cour de cassation, le
ministre de la Défense ayant le dernier mot.
Les indemnités, dont le montant sera laissé à
l'appréciation du comité qui disposera de six mois pour émettre
une proposition, seront versées sous forme de capital, ajoute-t-on
au ministère de la Défense. De la même manière, aucun seuil
d'exposition aux radiations ne sera fixé.
Dix millions d'euros de provision annuelle ont été
prévus dans un premier temps, précise-t-on au ministère de la
Défense où l'on dit cependant ignorer le nombre de victimes
concernées.
L'armée française a procédé à 210 essais
nucléaires entre 1960 et 1996, d'abord au Sahara (1960-1966), puis
en Polynésie française (1966-1996). Le nombre de victimes n'a
jamais été établi précisément.
En novembre 2008, les députés ont rejeté une
proposition de loi de Christiane Taubira sur l'indemnisation des
victimes des essais nucléaires qui proposait de créer un "fonds
d'indemnisation des victimes des essais et des accidents nucléaires",
sur le modèle de celui qui existe pour l'amiante. Il établissait
aussi le principe d'un lien de causalité entre les maladies dont
souffrent les victimes (cancers principalement) et les essais.
La cour d'appel de Paris doit rendre le 22 mai sa
décision sur une demande d'indemnisation formulée par douze anciens
militaires, ou leurs ayants droit, qui estiment que les cancers dont
ils souffrent sont liés à leur exposition aux radiations lors des
essais nucléaires français.
(avec France 2 et AP)
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Outremer DOM TOM |
Politique |
Sarkozy ira en Guadeloupe et aussi en Martinique (Jégo)
Lundi 23 Mars 2009 |
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Nicolas Sarkozy devrait se rendre en avril en Guadeloupe, comme déjà annoncé, mais aussi en Martinique, a indiqué mercredi le secrétaire d’Etat à l’outre-mer, Yves Jégo. M. Sarkozy avait annoncé le 19 février, en pleine crise sociale dans
les Antilles françaises, qu’il se rendrait en Guadeloupe pour y ouvrir
des "états-généraux" de l’outre-mer dont il annonçait la convocation
pour de débattre des "grands enjeux" de ces territoires.
M. Jégo a précisé mercredi en marge d’une conférence de presse que
le chef de l’Etat se rendrait également en Martinique à l’occasion de
ce déplacement.
L’Elysée avait indiqué en février que ce voyage devrait se faire en
avril, une source parlementaire de l’outre-mer a indiqué mercredi que
ce devrait être vers "le 20, 25 avril".
La présidence a par ailleurs indiqué que M. Sarkozy avait reçu
mercredi à déjeuner huit personnalités (écrivain, cinéaste,
journaliste, sportif et comédien) originaires de la Guadeloupe et de la
Martinique".
Selon un communiqué ils ont "échangé sur les événements qui ont
marqué récemment ces deux départements français d’Outre-mer", évoquant
"essentiellement les causes de la crise et sur les pistes de réflexions
à mener dans le cadre des prochains états généraux de l’outre-mer". (AFP) Nicolas Sarkozy pourait se rendre également à Mayotte au cours du mois de mai.
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- TANZANIE : La Tanzanie ne reconnait pas le nouveau gouvernement malgache : Le gouvernement tanzanien a condamné la démission forcée du Président malgache Marc Ravalomanana et déclaré ne pas reconnaître le régime de son successeur, Andry Rajoelina.
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- ZIMBABWE : "La levée des sanctions contre le Zimbabwe n’est pas pour bientôt", avertit Washington : L’ambassadeur américain, James McGee a exclu mardi la levée prochaine des sanctions ingligées à des membres de la ZANU-PF du président zimbabwéen Robert Mugabe tant qu’il n’y aura pas de preuves tangibles montrant que le "nouveau gouvernement d’unité est sur la bonne voie ».
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