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La lettre de Malango
N°
109
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Vendredi 27 Mars 2009
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" La Lettre de Malango"
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| EDITO |
Résultats de la consultation du 29 mars
Les résultats de la consultation de dimanche seront disponibles sur Malango au fur et à mesure de leur annonce.
Taux de participation, estimations seront sur la page :
Résultats référendum 2009
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MAYOTTE |
Statut de Mayotte |
Départementalisation de Mayotte : avant-dernier meeting euphorique à Labattoir
Jeudi 26 Mars 2009 |
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Plus de 1.000 personnes ont participé, jeudi 26 mars à Labattoir, à l’avant-dernier meeting du Comité de campagne pour le « oui », qui réunit la quasi-totalité des partis politiques de l’île. L’ancien député de Mayotte, Henry Jean-Baptiste, était présent.
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« Nous sommes prêts du but. Nous nous approchons de la fin de ce combat », a clamé Henry Jean-Baptiste à la foule. |
C'est dans une ambiance euphorique, devant des centaines de femmes dont les « chatouilleuses » Zaïna Méresse et Moushoula, que l'ancien député de Mayotte entre 1986 et 2002, Henry Jean-Baptiste, arrivé le jour même dans l'île, a apporté son soutien à la cause du « oui ». « Nous sommes prêts du but. Nous nous approchons de la fin de ce combat », a-t-il lancé à la foule, relevant « l'enthousiasme, l'unité et la force » du mouvement départementaliste. « Je n'ai pas besoin de disserter longtemps sur l'enjeu de ce vote. L'occasion est venue, à la face du monde, de montrer que Mayotte est fidèle au combat de plusieurs générations pour la France, pour la République, pour la départementalisation ! » a-t-il poursuivi. Le meeting s'est déroulé comme tous les autres : beaucoup de danses et de chants, peu de discours, tous très courts. Tous les principaux responsables politiques de l'île étaient présents : les sénateurs Giraud et Soibahaddine, le président du Conseil général Douchina, l'ancien député sous l'autonomie interne Zoubert Adinani, des maires, des conseillers généraux, la conseillère économique et sociale Anziza Moustoifa et le président du Comité de campagne pour le « oui », Martial Henry. Ce dernier, à l'issue d'un meeting qui a duré plus de deux heures, s'est dit confiant quant à l'issue du vote, dimanche 29 mars. « Je mise sur un score de plus de 80% en faveur du « oui » », nous a-t-il déclaré. Il a cependant révélé ses doutes quant aux taux de participation. M. Henry a par ailleurs salué « l'unité » dont ont fait preuve les partis politiques durant la campagne. « Après le 29 mars, chacun pourra défendre son parti et son fauteuil », a-t-il indiqué, révélant au passage l'enjeu qui se profile : la lutte pour les élections de 2011, au cours desquelles l'ensemble des sièges de l'assemblée départementale seront mis en jeu. De son côté, le conseiller général de Dzaoudzi-Labattoir, Saïd Omar Oili (Néma), a profité de ce meeting pour faire son « coming out ». Considéré par certains comme un indépendantistes malgré son appel à voter « oui », l'ancien président du Conseil général qui prôna effectivement l'indépendance dans sa jeunesse, a fait son mea-culpa : « On n'a pas toujours été d'accord », a-t-il lancé à l'adresse de M. Jean-Baptiste, « mais il n'y a que les montagnes qui ne se rencontrent jamais. Aujourd'hui, je le dis, vous aviez raison [de revendiquer le statut de département] ! Marcel Henry avait raison ! Younoussa Bamana avait raison ! Zena M'dere avait raison ! Alors dimanche, votons tous « oui » ! » RC
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MAYOTTE |
Statut de Mayotte |
Mayotte : Yves Jégo reste « neutre » pour la consultation
Jeudi 26 Mars 2009 |
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Le secrétaire d'Etat à l'outre-mer, Yves Jégo, a affirmé mercredi 25 mars qu'il restait "neutre" dans le référendum sur la départementalisation de la collectivité départementale de Mayotte, qui aura lieu dimanche prochain.
"Le gouvernement est neutre,
nous ne sommes pas partisans, nous avons donné des éléments très
précis", a déclaré M. Jégo à l'issue d'une audition par
la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale.
"Je ne veux pas influencer le
vote et quelque soit le choix des Mahorais, nous apporterons à la
collectivité un soutien important, ce qui est déjà le cas
d'ailleurs depuis que Mayotte en 1974 a choisi de rester au sein de
la communauté nationale", a-t-il dit à quelques
journalistes.
Selon M. Jégo, "la feuille de
route qui a été présentée aux Mahorais et qui sert de base pour
leur choix sera respectée mois par mois, il n y a aucune raison
qu'elle ne soit ni retardée ni accélérée, c'est une feuille de
route très précise, c'est un engagement de l'Etat".
Lorsqu'on lui a demandé si le rythme
pourrait être accéléré pour le versement à taux plein de
certaines prestations comme le RSA (il est prévu 25% en 2012 avant
d'atteindre 100% en 20 ans environ), M. Jégo a répondu qu'"il
n y aura pas de débat avec le gouvernement ni pour faire dériver
des mesures dans le temps ni même pour accélérer des mesures".
"Cette feuille de route est
raisonnable, elle mobilise des financements publics raisonnables,
elle permet surtout à la société mahoraise de se transformer
durablement dans un rythme qui a été accepté par tout le monde",
a-t-il dit.
"La feuille de route sera, si
les Mahorais le choisissent, notre guide pendant les 15 prochaines
années", a-t-il conclu.
(AFP)
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MAYOTTE |
Justice |
Mayotte : la « guerre des flics » passe par le tribunal
Jeudi 26 Mars 2009 |
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Accusés par un gendarme de violences lors d’un contrôle d’identité, cinq policiers ont comparu mercredi 25 mars devant le Tribunal de première instance de Mamoudzou, à la suite d‘une enquête contestée.
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« Pire que les clandos » |
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Au cours de sa plaidoirie, Me Aly, par ailleurs député de Mayotte, a tenu des propos qualifiés de « scandaleux » par une partie de la salle. A plusieurs reprises, l’avocat a dénoncé le fait que son client ait été traité « pire qu’un clandestin ». Il a également employé plusieurs fois le terme péjoratif de « clando ». « Ce jour-là, les clandos n’ont pas été violentés, mais lui, un Français, si ! » a-t-il clamé, provoquant l’ire de certains avocats - « les clandestins sont aussi des hommes », a-t-on entendu - ainsi que cette réaction du président, Alain Mancini : « Heureusement que la qualité de clandestin n’implique pas d’être violenté ». Ce qui n’a pas empêché l’avocat de réitérer ses propos, allant jusqu’à faire un amalgame douteux entre « le zébu qu’on abat » et le « clando » : « C’est pire qu’à un animal, et pire qu’à un clando, ce qu’on lui a fait subir », a-t-il conclu. |
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L’histoire aurait pu « en rester là », selon les propres termes du procureur de la République, Gilles Rognoni. Mais elle s’est transformée, au fil de l’enquête, en « guerre des polices ». « Je pensais cette époque où la gendarmerie et la police se tiraient dans les pattes révolue », a pour sa part lancé un président (Alain Mancini) visiblement peiné de juger une telle affaire, mercredi 25 mars au Tribunal de première instance (TPI) de Mamoudzou. Les faits remontent au 9 juin 2005. Ce jour-là, la police nationale organise à l’entrée nord de Mamoudzou, le chef lieu, une opération de contrôle d’identité sur la route, dans le cadre de la lutte contre l‘immigration clandestine. Comme d’habitude, les taxis sont les cibles prioritaires. Dans l’un d’eux, Ahamadi Boura, un gendarme (en civil) qui dit être connu dans toute l’île pour ses exploits sportifs, refuse d’obtempérer. « Je leur ai montré mon permis, mais ils me l’ont jeté sur les genoux. J‘ai refusé de descendre car j‘estimais avoir répondu à leur demande », se défend-il. Sur le coup, il leur lance : « Vous ne savez pas reconnaître un Mahorais d‘un Anjouanais ? »… Un rien méprisant, il assure : « Tout le monde me connaît à Mayotte ! » « Il m’a montré de loin son portefeuille dans lequel se trouvait son permis. J’ai refusé de le prendre pour ne pas être accusé de vol par la suite », explique l’un des cinq prévenus. « Lorsqu’on lui a demandé de descendre, il a refusé et s’est agrippé au siège de la voiture », assure un autre. A aucun moment, M. Boura ne décline sa profession. Il pense cependant que les policiers avaient décidé de se payer un gendarme - « ils ont bien vu sur la photo du permis que j’étais en tenue militaire », affirme-t-il à la barre. La discussion s’envenime. Le gendarme aurait tenu des propos « injurieux », assurent les policiers. Quatre d’entre eux tentent alors de le faire sortir de force, le plaquent à terre, et le rouent de coups de pieds selon un témoin. Puis ils l’entraînent vers le camion, où il est à nouveau rudoyé, et le menottent. Bilan : une plaie à l’arcade sourcilière, des douleurs au thorax et au genou, un choc émotionnel qualifié de « grave » par son avocat, maître Abdoulatifou Aly, et une garde à vue. A l’audience, le président s’interroge. Tant sur l’usage de la force des policiers - « était-elle nécessaire ? » - que sur l’attitude d’une victime visiblement hautaine à l’égard des policiers. « Pourquoi, quand ils vous demandent de descendre, vous ne descendez pas ? » l‘interroge-t-il. « Pourquoi, quand ça s’envenime, ne leur dites-vous pas que vous êtes un gendarme ? » poursuit-il. « J’ai l’impression, dans ce dossier, qu’on a tout fait pour en arriver ici, et je le regrette », note le procureur « Les policiers ont commis une erreur », reconnaît-il, en exerçant des « violences réelles et inutiles ». Mais la victime, dont la défense est financée par le ministère de l’Intérieur, n’a rien fait pour éviter cela, ajoute-t-il. Dans sa plaidoirie, Me Aly dénonce « le refus de la police de mener une enquête » et « l‘absence d‘enquête administrative », après que son client ait déposé plainte le jour même. « Il a fallu employer les grands moyens pour qu’il y ait une enquête », affirme-t-il, avant d’annoncer qu’il s’agit, ni plus ni moins, « d’un règlement de compte entre policiers et gendarmes ». « Ce qu’on n’a pas fait à un clando, on le fait à lui », lance à plusieurs reprises l’avocat (lire ci-contre), qui réclamera une amende de 50.000 euros en guise de dommages et intérêts. L’avocat des prévenus, maître Thani Mohamed, s’emploie de son côté à délégitimer l’enquête de la gendarmerie, partie prenante dans cette affaire. « Au lieu de convoquer mes clients, la gendarmerie est allée les chercher chez eux », regrette-t-il, avant de remettre en cause les témoignages - « ciblés » selon lui pour charger les policiers - et l‘absence de confrontation. « Pourquoi ne pas avoir confié ce dossier à l’IGS [Inspection générale des services, la police des polices, ndlr] ? » demande-t-il. Car si pour lui, « il y a bien eu des coups », ils étaient légitimes. « M. Boura a concouru à son propre préjudice », pense-t-il. Le jugement sera rendu le 13 mai. Le procureur a requis une peine de prison avec sursis - « une bonne leçon », a-t-il indiqué -, tout en souhaitant que les policiers puissent continuer à exercer. RC
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MAYOTTE |
Culture |
La SACEM arrive à Mayotte
Mercredi 25 Mars 2009 |
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La SACEM (Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique) va concrétiser sa présence à Mayotte en tenant des permanences au cours desquelles les créateurs mahorais pourront s'informer sur leurs droits et effectuer certaines démarches.
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Avec l'installation de la Sacem à Mayotte, les artistes mahorais devraient voir leur droits d'auteur mieux respectés. |
Si les auteurs compositeurs de musique sont les
premiers intéressés par cette nouvelle présence, les diffuseurs,
radios, lieux publics, sont également concernés. En effet, ils
devraient normalement s'acquitter de droits d'auteur sur les musiques
diffusées.
Ce mercredi 25 mars, la Sacem tiendra une première
permanence destinée à sensibiliser les propriétaires de lieux
publics qui diffusent de la musique à la législation en vigueur.
Sont particulièrement visés les bars, restaurants et grandes
surfaces.
Cette première permanence aura lieu au Centre
d'Affaires de Mayotte en zone industrielle de Kawéni.
Les artistes mahorais se plaignent depuis de
nombreuses années que leurs droits ne soient pas respectés. A
Mayotte, les radios diffusent principalement les artistes locaux sans
payer de droits d'auteur. L'arrivée de la Sacem devrait permettre à
ces artistes de faire valoir leurs droits comme sur le reste du
territoire français.
Le rôle de la Sacem ne se limite pas à la collecte
et à la répartition des droits d'auteur. Elle a également « un
rôle social avec la mise en place d'une politique d'action sociale
en faveur de ses membres ». Elle a ainsi créé un fonds de
prévoyance qui permet de verser une retraite complémentaire aux
sociétaires. Un fonds de solidarité vient également en aide aux sociétaires
qui connaissent une situation financière difficile à la suite d'un
accident ou de maladie.
Elle a aussi un rôle dans la diversité culturelle
puisqu'elle prend en compte toutes les musiques, jazz, musique
contemporaine, rock, poésie...
La Sacem intervient à tous les niveaux de la
création avec des aides à la création et à la production, la
formation et l'insertion des jeunes artistes. Enfin, elle est « un
porte-parole de la profession des créateurs de musique ».
La Sacem
La Société des auteurs, compositeurs et éditeurs
de musique (SACEM) est une Société de gestion des droits d'auteur.
C'est une entreprise privée reconnue et contrôlée par l'État
français et chargée d'une mission de service public. Créée en
1851, elle a pour objectif la gestion collective de la collecte et de
la répartition des droits d'auteurs des œuvres musicales de son
catalogue qui sont perçus lors d'une diffusion en public ou lors de
leur reproduction sur différents supports. Son rôle se limite aux
œuvres de ses adhérents et ne s'étend donc pas à la musique
libre.
La Sacem est née à la suite d'un incident survenu
au café-concert Les Ambassadeurs en mars 1847. Ernest Bourget, Paul
Henrion et Victor Parizot, compositeurs et auteurs connus, refusèrent
de payer leurs consommations, estimant qu'ils ne devaient rien
puisque le propriétaire de l'établissement utilisait leurs œuvres
sans les rétribuer en retour. Les trois musiciens gagnèrent un
procès, qui provoqua, en 1850, la naissance d'un syndicat des
auteurs regroupant 221 adhérents. L'année suivante, il prend son
nom définitif de Sacem.
Au début des années 2000, la SACEM gérait les
droits de plus de 100 000 auteurs, compositeurs et éditeurs. Elle
perçoit chaque année environ 600 millions d'euros de redevances. La
société est en mesure de redistribuer environ 80% des sommes
collectées. Les frais de personnel de ses 1 400 employés
représentent 65% du total de ses charges.
La Sacem a parfois été associée à des sujets
d'actualité. Les dysfonctionnements de cette société ont notamment
été décrits dans un ouvrage publié en 2003 : « Main
basse sur la musique » écrit par Irène Inchauspé et Rémy
Godeau. E.T.
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COMORES |
Diplomatie - Relations internationales |
Le Président Tanzanien en visite d’Etat aux Comores
Mercredi 25 Mars 2009 |
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Jakaya Mrisho Kikwete, président de la République Unie de la Tanzanie effectue une visite d’Etat de 72 heures aux Comores à l’occasion de la célébration du premier anniversaire de la libération de l’île d’Anjouan.
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Le président Tanzanien, Jakaya Kikwete. |
Arrivé mardi après midi, le chef de l’Etat
tanzanien quittera les Comores jeudi, après avoir visité les trois
îles des Comores indépendantes. Le président Tanzanien s’est
envolé ce matin pour Anjouan où il participera aux différentes
cérémonies marquant le premier anniversaire de la libération de
l’île d’Anjouan à laquelle une partie de l’armée tanzanienne
avait participé aux côtés des armées comorienne et soudanaise.
Cette visite intervient moins d’un mois après
celle du président iranien Mahamoud Ahamadinejad. Comme le président
iranien, le Tanzanien Jakaya Kikwete a eu droit à un grand
rassemblement populaire au palais du peuple de Moroni, au cours
duquel plusieurs discours ont été prononcés. « C’est un
jour historique », s’est exclamé le Cadi Saïd Mohamed
Athoumani, qui a profité de cette occasion pour remercier le
président tanzanien et sa délégation pour la contribution de leur
pays à la libération de l’île d’Anjouan. Il a ensuite rappelé
les liens fraternels qui unissent les deux pays, affirmant que
plusieurs lettrés comoriens ont été formés en Tanzanie.
« Tous les Comoriens, ceux qui ont vécu
hier, ceux d’aujourd’hui et de demain n’oublieront jamais votre
contribution à la libération de l’île d’Anjouan qui était
prise en otage par des rebelles et était ainsi érigée en une
gigantesque prison », a déclaré le président Sambi à
son hôte. Avant d’ajouter « l’Histoire écrira avec des
lettres d'or sur un papier d’argent que lorsque notre pays était
menacé de disparition, il y a eu des frères qui ont bien voulu
venir le relever et il a ainsi regagné la place qui est la sienne au
sein des nations ».
Dans son intervention le chef de l’Etat comorien
n’a pas manqué de remercier l’Union africaine qui a donné son
« avis favorable » au président tanzanien, qui
était aussi à cet époque le président en exercice de cette
institution panafricaine, pour son intervention à Anjouan.
Sambi a ensuite affirmé à l’assistance que
Jakaya Kikwete, est parmi les chefs d’Etats africains qui ont
condamné dernièrement l’organisation d’un référendum sur le
sol comorien de Mayotte, provoquant ainsi des applaudissements très
nourris du public.
« Je suis parti de mon pays pour venir dans
mon pays », c’est par ces mots que le président
tanzanien Jakaya Kikwete a commencé son discours devant « le
peuple ami et frère de sang des Comores ». Il a rappelé
que c’était sa deuxième visite aux Comores, le premier remontant
au début du séparatisme anjouanais alors qu’il était ministre
des affaires étrangères de son pays. « Deux présidents
comoriens, le colonel Azali et le président Sambi, sont venus en
République Unie de la Tanzanie au cours de mon mandat et je décidé
de venir vous visiter à mon tour », a-t-il expliqué,
ajoutant que ce voyage va contribuer au renforcement des relations
diplomatiques entre les deux pays. Ce chef de l’Etat ami de la
Tanzanie, a profité de cette occasion pour rappeler à la classe
politique comorienne, qu’elle est la garante de la stabilité du
pays. Cette stabilité et la paix qui sont les richesses du pays,
selon les trois intervenants de la cérémonie.
Faissoili Abdou
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AFRIQUE |
Diplomatie - Relations internationales |
Comores : Climat tendu dans un quartier de Moroni
Mercredi 25 Mars 2009 |
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Des jeunes d’Irungudjani, un quartier de Moroni et d’autres de la ville d’Iconi, située au sud de la capitale menacent de s’affronter à tout moment.
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Moroni, la capitale de Grande Comore. |
La situation était encore tendue mercredi matin à
Moroni, où des magasins appartenant à des Iconiens ont été
saccagés dans la nuit du mardi. Selon, certaines informations une
maison appartenant à un fils d’une personnalité importante de
Moroni a été aussi incendiée durant cette même nuit par des gens
venant par la mer.
Des jeunes armés de barres de fer, de bâtons et
de longs couteaux ont été remarqués dans les différents coins du
quartier d’Irungudjani. La gendarmerie et la police effectuent des
patrouilles sans toutefois intervenir.
Tout est parti vraisemblablement d’un conflit
foncier. « Les gens de Moroni qui ont leur terrain à
Malouzini (un terrain situé entre les deux villes Ndlr) sont à
chaque fois maltraité ou tabassés par des habitants de la ville
d’Iconi et cette fois-ci nous avons décidé d’en finir avec ce
conflit », nous confiait un jeune rencontré au quartier
Asgaraly à Moroni, mardi après midi.
Faissoili Abdou
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MADAGASCAR |
Mouvements sociaux, Syndicalisme |
Nouveau rassemblement contre le régime de transition à Madagascar
Vendredi 27 Mars 2009 |
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Plusieurs milliers de manifestants ont à nouveau protesté jeudi à Antananarivo contre l'arrivée au pouvoir d'Andry Rajoelina et réclamé le retour à la présidence de Marc Ravalomanana. "On veut notre président (Ravalomanana), rien d'autre. Après, si on
veut, on pourra organiser des élections", expliquait une manifestante,
Solange Andrianavison, brandissant comme des centaines d'autres un
portrait de Marc Ravalomanana dans un parc du centre de la capitale
malgache où les opposants aux nouveau régime manifestent
quotidiennement.
"Le retour des valeurs de la vraie démocratie, de l'ordre
constitutionnel et de la légalité est pour bientôt", a affirmé de son
côté à l'AFP Ambroise Ravonison, président de l'association Conseil
Supérieur de la Démocratie, qui se dit être à l'origine de ce mouvement.
"On a vu que la population veut vraiment ce retour et ce mouvement
ne va plus s'arrêter", a-t-il assuré, affirmant ne pas être en contact
avec le TIM, le parti de Marc Ravalomanana, dont des représentants
étaient pourtant à la tribune.
A l'issue du rassemblement, des gendarmes ont fait usage comme la
veille de tirs de sommation pour disperser des groupes de manifestants
pro-Ravalomanana ou pro-Rajoelina qui risquaient de s'affronter au
centre-ville.
L'ex-président, qui était silencieux depuis sa démission forcée le
17 mars, a adressé mercredi pour la première fois un message à ses
partisans dans lequel il qualifie de "coup d'Etat" la prise de pouvoir
d'Andry Rajoelina.
M. Ravalomanana se trouve à Mbabane, capitale du Swaziland, qui
accueillera le 30 mars un sommet de la Communauté de développement
d'Afrique australe (SADC) - dont Madagascar est l'un des pays membres -
et qui doit décider de sanctions à l'encontre du régime de M. Rajoelina.
Lâché par l'armée, il a été contraint de démissionner le 17 mars en
transférant les pleins pouvoirs à un directoire militaire, qui les a
ensuite remis au chef de l'opposition Andry Rajoelina. La Haute Cour
constitutionnelle a ensuite validé ce transfert des pouvoirs. (AFP)
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MADAGASCAR |
Politique |
Madagascar : Ravalomanana appelle à "sauver la nation" dans un message public
Mercredi 25 Mars 2009 |
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L'ex-président malgache Marc Ravalomanana a exhorté depuis le Swaziland ses partisans à "sauver la Nation", qualifiant de "coup d'Etat" l'arrivée au pouvoir d'Andry Rajoelina, dans son premier message public depuis sa démission, diffusé mercredi à Antananarivo.
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Paris persiste et signe : il s'agit d'un coup d'état |
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Au cours d'une conférence de presse ce mercredi 25 mars, le ministère français des affaires étrangères a confirmé que la France considérait "qu’il s’agissait d’un coup d’Etat". Il rappelle que pour lui, "le délai de 24 mois nous paraît bien trop long. Le peuple malgache doit s’exprimer dans un délai plus acceptable que cela". Tout en se refusant à faire un parallèle avec les événements de Mauritanie, il considère que "les situations sont différentes mais les principes que nous défendons avec la communauté internationale et notamment l’Union africaine sont identiques". |
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"Il nous appartient, il t'appartient, il m'appartient de défendre
notre chère patrie; venez nombreux, peuple malgache, fonctionnaires,
sauver la Nation, défendre l'union et l'unité nationales", a-t-il
déclaré dans un enregistrement sonore diffusé lors d'un rassemblement
d'opposants au régime de transition dans un parc du centre de la
capitale malgache.
"Tout le monde à Madagascar était sur la voie du développement, et
voilà qu'ils détruisent notre pays par un coup d'Etat", a ajouté
l'ex-président en visant le camp d'Andry Rajoelina.
"Je remercie Dieu parce que je suis en vie; il y a une semaine déjà,
il y a eu un pillage du pouvoir, c'est pour cela que je suis parti.
Ayez confiance, je vous soutiens (...) et nous nous reverrons bientôt",
a lancé M. Ravalomanana dans ce message d'environ 5 minutes, provoquant
la liesse de la foule.
Il a également appelé ses partisans à "défendre la démocratie, la Constitution et le développement".
Il s'agit de la première intervention publique de Marc Ravalomanana
depuis que, lâché par l'armée, il a été contraint de démissionner le 17
mars en transférant les pleins pouvoirs à un directoire militaire, qui
les a ensuite remis au chef de l'opposition Andry Rajoelina. La Haute
Cour constitutionnelle a validé ce transfert des pouvoirs à M.
Rajoelina.
Marc Ravalomanana se trouvait mardi à Mbabane, la capitale du
Swaziland, qui accueillera le 30 mars un sommet de la Communauté de
développement d'Afrique australe (SADC).
Entre 8.000 et 10.000 manifestants qui contestent l'accession au
pouvoir de M. Rajoelina et réclament le retour de M. Ravalomanana se
sont rassemblés mercredi pour le troisième jour consécutif à
Antananarivo, a constaté une journaliste de l'AFP.
A l'issue du rassemblement, des groupes de manifestants qui
s'invectivaient avec des partisans de M. Rajoelina sur la place du
13-Mai, au centre-ville, ont été dispersés par plusieurs tirs de
sommation de gendarmes.
L'atmosphère du rassemblement s'est durcie mercredi.
"Andry miala" (Andry dehors, démissionne) scandaient notamment les
protestataires, qui depuis lundi, réclament également le retour à la
"légalité".
Un représentant des fonctionnaires qui ont rejoint le mouvement,
Désiré Rakotoramanana, a lancé à la tribune un "ultimatum" réclamant la
démission d'ici vendredi du ministre des Finances du gouvernement de
transition, Binja Razafimahaleo, accusé par les manifestants de "voler
de l'argent".
La crise politique et sociale à Madagascar a fait plus d'une
centaine de morts depuis fin janvier, et paralyse le pays notamment au
niveau économique. (AFP)
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MAURICE |
Diplomatie - Relations internationales |
L’Ile Maurice souhaite accueillir le prochain sommet de l’UA
Vendredi 27 Mars 2009 |
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L’Ile Maurice s’est dit prête à accueillir le prochain sommet de l’Union Africaine (UA) initialement prévu en en juillet en Madagascar, a indiqué jeudi le ministre mauricien des Affaires Etrangères, Arvin Boolell.
S’exprimant face à la presse à Port Louis, le
chef de la diplomatie mauricienne a expliqué que son pays pouvait
maintenant accueillir le sommet de l’UA puisque Madagascar a été
suspendue par l’organisation panafricaine suite au renversement
du président Marc Ravalomanana.
L’Ile Maurice dispose d’infrastructures pour
accueillir ce sommet, a souligné M. Boolee, précisant que le
gouvernement de Port Louis a déjà informé les autorités de l’UA
de son souhait d’organiser cette rencontre.
Cependant, il a ajoute que l’Ile Maurice sera en
lice avec la Libye puisque, le Colonel Mouhammar Khadafi, a déjà
fait savoir que son pays souhaitait également abriter le sommet.
Le sommet devrait être organisé dans un pays de la
région de l’Océan indien, a estime M. Boolell.
Selon un haut responsable africain d’une
organisation étatique qui a requis l’anonymat, même si l’Ile
Maurice disposait d’infrastructures qui lui permettent d’organiser
le sommet, le pays devra débourser beaucoup d’argent pour
accueillir une telle rencontre.
Il a par ailleurs souligné que le gouvernement
mauricien ferait mieux de dépenser cet argent dans la promotion du
tourisme, face à ces difficultés auxquels est actuellement
confronté le pays.
(APA)
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KENYA |
Terrorisme - Piraterie - Sécurité |
Des islamistes somaliens demandent une rançon pour leurs otages kenyans
Vendredi 27 Mars 2009 |
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Les islamistes somaliens qui ont enlevé mercredi matin cinq agents du ministère kenyan de l’Education et leur chauffeur, près de a ville frontalière de Mandera, au nord du Kenya, exigent désormais une rançon, ont indiqué jeudi les médias locaux.
Selon ces medias, aucun accord n’a été signé
pour le moment avec les combattants du mouvement radical somalien,
Al-Shabaab.
“Ils n’ont encore donné aucun montant pour
la rançon, mais ont clairement fait comprendre qu’ils voulaient de
l’argent”, a appris la radio privée locale Capital FM de
source policière.
“Nous sommes en contact permanent avec leurs
émissaires et nous leur avons demandé de faire tout ce qui est en
leur pouvoir pour libérer les officiels kenyans. L’argent n’est
pas pour le moment la question la plus importante”, a ajouté
la même source.
Deux sages influents de Mandera sont actuellement en
Somalie pour négocier la libération des cinq fonctionnaires
kenyans, ont poursuivi les médias.
Les ravisseurs qui se réclament du mouvement
Al-Shabaab, un groupe extrémiste affilié à Osama Ben Laden, le
chef du réseau Al-Qaïda, ont revendiqué cet enlèvement.
Les miliciens islamistes prétendent avoir “arrêté”
les officiels kenyans qui auraient franchi la frontière pour entrer
en territoire somalien “sans permission”.
Selon les mêmes informations, les fonctionnaires du
ministère kenyan participaient à un tournoi de football des écoles
primaires de la province qu’abritait le ville de Mandera au
nord-est du Kenya.
Ils auraient été enlevés à Bula Hawo, une
localité située à un kilomètre de Mandera. Ils étaient
apparemment passés de l’autre côté de la frontière pour faire
quelques achats, une activité qui n’a rien de surprenant dans
cette zone.
(APA)
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KENYA |
Défense - Conflits |
Kibaki espère une résolution de la brouille avec l’Ouganda au sujet de l’Ile Migingo
Vendredi 27 Mars 2009 |
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Le président kenyan, Mwai Kibaki a exprimé jeudi son optimisme de voir la brouille au sujet de la paternité de l’Ile de Migingo, située sur les rives du Lac Victoria résolue à l‘amiable entre les gouvernements du Kenya et de l’Ouganda.
Les deux pays voisins qui se disputent
la paternité de l’Ile ont convenu au début du mois de
procéder à l’étude et à la délimitation de l’Ile dans les
deux prochains mois.
Le gouvernement ougandais a accepté de retirer
ses troupes déployées il y a une semaine dans l’Ile pour
résoudre le différend.
Selon un communiqué de presse publié à Nairobi,
Kibaki a exprimé l’engagement du Kenya aux idéaux de la
Communauté de l’Afrique de l’est et ne va laisser aucune
question constituer un blocage.
«Nous nous engageons à veiller à ce que la
Communauté de l’Afrique de l’est fonctionne pour le bénéfice
de toutes les populations de la région », a assuré Kibaki.
Le chef de l’Etat a fait cette déclaration au
deuxième jour de sa tournée dans l’ouest du Kenya.
(APA)
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KENYA |
Culture |
Le Kenya va accueillir un atelier sur la propriété intellectuelle
Vendredi 27 Mars 2009 |
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Le Kenya accueillera du 20 au 24 avril un atelier sur une stratégie commerciale axée sur la propriété intellectuelle pour discuter des stratégies visant à accroître et garantir un niveau élevé des revenus des exportations, ont annoncé jeudi les organisateurs.
Les exportations kenyanes comme le café, les
fleurs, l’horticulture et le secteur de l’art, vont être promues
avec de nouvelles stratégies commerciales pour augmenter et garantir
un niveau plus élevé des revenus à l’exportation, ont déclaré
les organisateurs de cette rencontre, dans un communiqué remis à la
presse à Nairobi.
Les parties prenantes issues du Kenya et de
l’étranger se réuniront à Nairobi au cours d’une série
d’ateliers organisés par le ministère des Affaires étrangères,
en collaboration avec des partenaires étrangers, pour s’attaquer
au défi du développement, en se basant sur la stratégie
commerciale axée sur la propriété intellectuelle.
"Au cours des deux dernières décennies, la
propriété intellectuelle est rapidement devenue le moyen central de
créer de la richesse dans presque tous les secteurs, entre autres,
la création de logiciels, la musique, l’artisanat ou le café »,
a déclaré un animateur de l’atelier.
D’autres ateliers de cette nature soutenus
financièrement par le ministère britannique pour le développement
international (DFID) se tiendront en Zambie, en Namibie, au Mali, au
Sénégal, au Ghana, au Burkina Faso et en Guinée. (APA)
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