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Au sommaire de La Lettre de Malango N° 111 :
Mayotte : un système de fraude généralisée démantelé au port de Longoni
Mayotte : l’intégration des agents publics relancée par la signature d’un protocole d’accord
Mayotte : le protocole d’accord sur les intégrations remis en cause par deux syndicats
Mayotte : des renforts pour la CREC
Mayotte : le nombre de demandes d’asile a quadruplé en 2008
Mayotte : « Tous des délinquants »
Départementalisation de Mayotte : combien ça coûte?
Départementalisation de Mayotte : une revue lance une pétition pour un référendum national
Mayotte : Corsairfly annonce un vol hebdomadaire direct Paris-Dzaoudzi dès le mois de mai
"Droit du sol", une BD qui va (encore) faire grincer des dents
Mayotte : la TNT devrait arriver en 2010, annonce un membre du CSA
Comores : le dialogue sur la réforme constitutionnelle se poursuit
La Ligue des Etats arabes va accorder une aide financière aux Comores
Tournée du rappeur américain Dynamax aux Comores
Madagascar et Mayotte à l’affiche du 25ème conseil des ministres de la COI
Tempête tropicale à Madagascar : 8 morts, 3.300 sans-abris
Madagascar : Marc Ravalomanana à Addis Abeba
Le régime de transition malgache prévoit une présidentielle en octobre 2010
Madagascar suspendu de la Francophonie
Outre-mer : l'Assemblée vote pour réglementer les prix de certains produits
Guadeloupe: les principaux syndicats ne participeront pas aux états-généraux

La lettre de Malango
111

Vendredi 10 Avril 2009

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MAYOTTE

Faits divers

 

Mayotte : un système de fraude généralisée démantelé au port de Longoni

 
Jeudi 9 Avril 2009
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35 personnes dont plusieurs douaniers ont été interpellées ces dernières semaines à Mayotte, au terme d’une enquête policière qui a révélé l’existence d’un système de fraude généralisée au port de Longoni, a indiqué le Parquet jeudi 9 avril.

L’activité du port se trouve pénalisée par ces arrestations. (photo d’archives)
L’activité du port handicapée
La mise en examen et l’incarcération des douaniers devrait perturber durablement l’activité du port. Sur une trentaine de douaniers affectés à Longoni, sept sont actuellement incarcérés.

Un vaste réseau de fraudeurs au port de Longoni, parmi lesquels des douaniers, a été démantelé ces dernier jours, ont annoncé au cours d'une conférence de presse jeudi 9 avril le Parquet, la Police aux frontières (PAF), le Service national des douanes judiciaires (SNDJ) et le Groupe d'intervention régional (GIR) de Mayotte.

Selon un communiqué du Parquet, « les investigations menées par ces services – notamment l'analyse de dizaines de déclarations douanières, l'audition de dizaines de personnes (à Mayotte comme en métropole), les études de patrimoine de différents suspects - ont permis d'apporter des indices graves et concordants de l'existence d'un système de fraude assez généralisé, mais pas systématique ».

L'enquête a abouti ces dernières semaines à une série d'interpellations des principaux suspects. En quatre vagues successives, 35 personnes ont été interpellées ; 33 ont été placées en garde-à-vue ; 27 mises en examen « pour des faits de travail dissimulé, aide au séjour, importation de marchandises prohibées, corruption active ou passive et complicité, faux et usage de faux ». 22 personnes ont été incarcérées et 19 se trouvent toujours en détention provisoire, informe le Parquet ; six sont placés sous contrôle judiciaire.

Parmi toutes ces personnes figurent huit douaniers, quatre intermédiaires, quatre transitaires et 19 importateurs. Sur une trentaine de suspects mis en examen, 19 ont été incarcérés et 7 autres sont placés sous contrôle judiciaire.

« La majorité des importateurs mis en cause a reconnu les fraudes », de même que « la plupart des douaniers mis en cause », ajoute le communiqué. La plupart des auditions se recoupent, ont également indiqué les enquêteurs.

Selon Thomas Michaud, vice-procureur de la République, « les importateurs faisaient de fausses déclarations en minorant la valeur des marchandises. Il y avait une espèce d'accord pour une taxation forfaitaire ». Un inspecteur du SNDJ explique que « systématiquement, le montant des droits et taxes perçus était compris entre 3.000 et 3.500 euros ». Les importateurs traitaient directement avec un douanier de leur connaissance, ou par l'intermédiaire de leur transitaire, éventuellement secondé par un « porte-valise ».

Les transitaires impliqués semblent y avoir gagné une clientèle plus nombreuse, attirée par l'accélération des procédures obtenue en corrompant les fonctionnaires. Pour les importateurs, le bénéfice se chiffre en milliers d'euros : « Certains ont reconnu avoir minoré de plus de 70% la valeur des biens réellement importés et avoir ainsi économisé plus de 80.000 euros de taxes en deux ans », affirme le Parquet. Quant aux douaniers impliqués, ils auraient perçu entre 400 et 2.000 euros par mois pour fermer les yeux sur les déclarations frauduleuses…

Aux dires des enquêteurs, ce système qui associait douaniers, importateurs, transitaires et intermédiaires informels existait « depuis toujours ». C'est la saisie de 7,5 tonnes de tabac découvertes dans un conteneur officiellement rempli de matelas, qui avait provoqué l'ouverture d'une enquête en octobre 2007.

L.G.




MAYOTTE

Fonction Publique

 

Mayotte : l’intégration des agents publics relancée par la signature d’un protocole d’accord

 
Mercredi 8 Avril 2009
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L’Etat, les collectivités locales, le CHM et les confédérations syndicales ont signé, mercredi 8 avril, un protocole d’accord relatif à l’intégration des agents publics de Mayotte dans les fonctions publiques nationales. Qualifié d’« important » par le préfet, il « n’est qu’une étape » pour les syndicalistes.

Le protocole d’accord a été signé mercredi 8 avril à Dzaoudzi par neuf parties.
Quel coût ?
Lors de la signature du protocole, le préfet a reconnu que le coût de cette intégration « n’a pas encore été évalué » par ses services. Il pourrait lourdement grever le budget des collectivités locales, déjà mal en point. Cependant, « cette évolution a été prévue et le Fonds intercommunal de péréquation [qui finance les communes en attendant la fiscalité de droit commun, ndlr] sera réévalué », a assuré M. Robin. Le président de la collectivité départementale a rappelé qu’il a budgétisé ces intégrations à hauteur de 5 millions d‘euros par an. Le président de l’association des maires, Ibrahim Boinahéry, a pour sa part assuré que le défi serait relevé. « Nous sommes contraints de trouver des solutions », a-t-il déclaré.

Signé mercredi 8 avril par le préfet, le président du Conseil général, le président de l’Association des maires de Mayotte, une représentante du Centre hospitalier de Mayotte (CHM), les représentants des trois confédérations syndicales de l’île (Cisma-CFDT, UTFO, CGT-Ma) et les représentants de deux autres syndicats autonomes (la CGC pour les cadres et le SAEM-FAEN pour les enseignants du 1er degré de l’Education nationale), le protocole d’accord relatif à l’intégration des agents mahorais dans les trois fonctions publiques nationales (d’Etat, territoriale et hospitalière) a été qualifié par Denis Robin de « très grande avancée dans un secteur très sensible qui se trouvait dans une impasse » depuis plusieurs années.

« C’est un moment important dans l’histoire des services publics de Mayotte, mais je dirais aussi dans l’histoire de Mayotte, car cela s’inscrit dans la marche vers l’alignement à Mayotte des réglementations nationales », a déclaré le préfet peu avant la signature. L’intégration et la départementalisation sont en effet étroitement liées.

Entamé en 2001 dans le cadre de la marche vers le droit commun consécutive aux Accords de Paris, le processus d’intégration des agents publics de Mayotte dans les fonctions publiques nationales via un corps transitoire (également appelé passerelle) s’était rapidement embourbé, en l’absence des décrets nécessaires à sa mise en place. « Le temps que tous soient publiés - il y en avait 35 -, ils étaient déjà moribonds en raison de l’augmentation du Smig », indique un haut fonctionnaire. En outre, « certains points avaient été passés sous silence », a reconnu M. Robin, parmi lesquels les retraites et les primes dans le corps transitoire - ce qui avait provoqué de nombreuses grèves et l’opposition des syndicats. « Ce dispositif n’a pas répondu à l’attente des Mahorais », a ajouté le préfet.

« Depuis plusieurs années, rien n’avançait alors que la date butoir avait été fixée au 31 décembre 2010 », a confirmé lors de cette signature Salim Nahouda, secrétaire général de la CGT-Ma. A ce jour, seuls 22% des agents ont été intégrés : 40% (1.303 agents dont 1.036 instituteurs) dans la fonction publique d’Etat, 10% (75 agents) dans la fonction publique hospitalière et 5% (158 agents) dans la fonction publique territoriale.

Pour les syndicats, le corps transitoire n’était, avec un salaire égal au Smig mahorais, pas assez attractif ; et sa durée (10 ans) était jugée trop longue.

« Il a fallu rediscuter et trouver un nouvel équilibre », a indiqué M. Robin, qui s’est dit satisfait de la nouvelle mouture. Le temps du passage dans le corps transitoire est désormais réduit à cinq ans - jusqu‘en 2014 donc -, et l’indice salarial est fixé à l’échelle 250, alors que le Smig se situe à l’échelle 208. « Chaque année, le salaire des fonctionnaires augmentera en fonction de l’augmentation du Smig », a assuré le préfet. Cela représenterait un gain, selon Boinali Saïd Toumbou, de la Cisma-CFDT, de 160 euros par mois et par agent. En outre, les fonctionnaires toucheront d’ores et déjà les mêmes primes et auront « les mêmes droits que les fonctionnaires métropolitains ».

Les contractuels embauchés après 2003 seront également intégrés, mais après tous les autres - ils n‘étaient auparavant pas concernés par l‘intégration. Les conditions de l’intégration des cadres dans les corps B et C sont en outre assouplies, de manière à passer outre le manque de diplômes dont pâtissent de nombreux Mahorais.

Si le décret sort en juillet-août 2009 comme annoncé, les premières intégrations auront lieu en septembre prochain, a assuré le préfet. Les dernières devront se faire, comme le stipule la loi, au plus tard le 31 décembre 2010.

Administrateurs, élus et syndicalistes se sont dits « heureux » de signer ce protocole. « Il s’agit d’une avancée importante », a affirmé Madi M’colo Hamidou, de l’UTFO. Cependant, « la lutte continue » a-t-il ajouté, à l’instar de Salim Nahouda, selon lequel cette signature ne fait que « relancer le processus », et de Noussoura Soulaïmana. Le responsable local de la CGC s’est dit « à demi satisfait » par cet accord « opportun car il intervient après la consultation du 29 mars et nécessaire car il fallait relancer le processus » ; il a toutefois juré que les négociations « ne [faisaient] que commencer ».

Certains syndicats restent pour leur part dubitatifs voire opposés à ce protocole, comme le Syndicat des enseignants ou la branche CFDT des agents du Conseil général.

RC

MAYOTTE

Fonction Publique

 

Mayotte : le protocole d’accord sur les intégrations remis en cause par deux syndicats

 
Mercredi 8 Avril 2009
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Deux syndicats locaux, le SE-CGT-Ma et la CFDT-CG, ont remis en cause le protocole d’accord relatif à l’intégration des agents mahorais dans les trois fonctions publiques nationales signé mercredi 8 avril.

Le SE bientôt évincé de la CGT-Ma ?
Au cours de la signature du protocole d’accord sur les intégrations, Salim Nahouda, secrétaire général de la CGT-Ma, a eu des mots très durs à l’encontre du SE-CGT-Ma, affilié à la confédération et qui s‘oppose à ce protocole. « Nous signons parce qu’il en va de l’intérêt général. Nous n’acceptons pas que les intérêts corporatistes priment », a-t-il asséné à l’encontre du Syndicat des enseignants. M. Nahouda a évoqué l’hypothèse de rompre avec ce syndicat. « C’est possible », a-t-il affirmé.

Présent à la signature de ce protocole d‘accord, le délégué de la Cisma-CFDT au Conseil général, M.Haidar, s’est d’abord dit opposé à la signature de ce protocole. « Cela ne va pas du tout », affirmait-il avant la signature. « L’ancienneté n’est pas prise en compte dans ce protocole. C’est une injustice sociale ». « Cet accord ne prend pas en compte l’ancienneté des agents, ce qui fait qu’un agent recruté il y a un mois va toucher autant qu’un agent qui a 20 ans derrière lui. La base n’acceptera jamais ceci », ajoutait-il, soutenu par le secrétaire général de la Cisma-CFDT, Boinali Saïd Toumbou, qui en a alors informé le préfet.

« J’ai cru que c’était une blague », a reconnu, interloqué, M. Peyrel, secrétaire général de la préfecture, lorsque le syndicat a fait part de son opposition. Cette signature faisait en effet suite à plusieurs réunions entre la préfecture et les confédérations.

Mais après dix minutes de négociations, la Cisma a finalement décidé de signer le protocole. « Nous avons obtenu l’assurance de la part du président du Conseil général que des compensations seront données, peut-être sous la forme de prime, aux plus anciens », a indiqué M. Toumbou à la fin de la cérémonie. « Nous devons avoir une réunion dès demain [jeudi 9 avril] avec le président, pour étudier comment trouver une solution », a ajouté M. Haidar, qui n’a pas exclu la possibilité d’organiser un mouvement de grève en cas de blocage. « Nous sommes ouverts au dialogue », a tenu à rassurer M. Douchina.

De son côté, le secrétaire général du Syndicat des enseignants (SE-CGT-Ma), majoritaire dans le 1er degré de l’Education nationale, a qualifié ce protocole d’accord de « merde » dans la soirée. « Si les autres acceptent, c’est leur problème, mais les instituteurs n’accepteront jamais », a affirmé Rivomalala Rakotondravelo. « La loi de 2003 dit que le processus devra être achevé au 31 décembre 2010. La loi de 2007 dit qu’à partir de 2008, les intégrations se feront dans le droit commun. Ce protocole viole donc ces deux lois », a-t-il ajouté.

« Ces négociations se sont faites en catimini », a-t-il accusé. « Les confédérations agissent sans s’assurer que la base est d’accord. C’est du paternalisme digne d’un système colonial. » « Nous sommes prêts à faire un mouvement de grève pour nous opposer à ce protocole », a menacé M. Rakotondravelo.

RC

MAYOTTE

Société

 

Mayotte : des renforts pour la CREC

 
Jeudi 9 Avril 2009
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Une délégation du ministère de la Justice en déplacement à Mayotte a annoncé jeudi 9 avril plusieurs créations de poste pour relancer la machine de la révision de l’état civil.

Voici quelques mois que les déboires de la Commission de révision de l’état civil (CREC) de Mayotte faisaient couler de l’encre et de la salive. Députés et sénateurs français avaient jugé « inacceptables » ses disfonctionnements, et posé comme préalable à la départementalisation de l’île la mise en place d’un « état-civil fiable ». Son rapporteur général, Ali Mbé, déplorait le manque de moyens humains et matériels et la carence du poste de président de la commission. Quant aux usagers, ils désespéraient de voir un jour traiter leur dossier, souvent après deux, trois voire quatre années d’attente.

La présence d’une délégation du ministère français de la Justice conduite par Dominique Lottin, Directrice des services judiciaires, est censée marquer la fin de l’abandon auquel semblait livrée la commission depuis plusieurs mois. Accompagnée de deux sous-directeurs –de la magistrature et des greffes - et de la chef de département chargée des nominations de magistrats en outremer, la magistrate a annoncé jeudi 9 avril les mesures adoptées par le ministère pour tenter de remettre la CREC sur les rails.

Attendue depuis des mois, la nouvelle présidente de la Commission, qui pour la première fois se consacrera à temps plein à son fonctionnement, est à Mayotte depuis une semaine. Un magistrat a également été nommé au Parquet dans le cadre de la révision de l’état-civil. Une réunion avec les magistrats et le préfet a permis de décider de la création d’un autre poste pour assister la présidente de la CREC. Un appel à candidatures doit être lancé prochainement. Un secrétaire général pour gérer le fonctionnement de la commission et deux assistants de justice pour aider à la préparation et la relecture des dossiers, devraient aussi être recrutés, ces deux derniers « parmi les étudiants de l’université de Mayotte ».

Par ailleurs, le matériel informatique devrait être complété afin que la CREC et les mairies puissent se communiquer les données plus facilement. Des locaux supplémentaires seront éventuellement loués.

Un gros travail de remobilisation du personnel et d’organisation reste enfin à faire, estime Dominique Lottin. La présidente de la CREC devrait se rendre prochainement dans chacune des mairies, accompagnée du rapporteur général, afin de participer à un audit sur l’état des dossiers et de réaménager le travail des rapporteurs communaux.

Pour ce qui est de la procédure, les documents que les personnes devront fournir devront être précisés. « Jusqu’alors, il y avait une certaine fluctuation et une certaine rigidité » reconnaît Dominique Lottin, rejoignant ainsi l’analyse d’Ali Mbé, qui regrettait le mois dernier que les différents magistrats ayant présidé la CREC se soient montrés soit compréhensifs, soit intransigeants vis-à-vis des difficultés de la population à fournir certains documents. Pour Dominique Lottin, « il faut assouplir les règles et avoir un travail plus commun ».

Si aucun délai n’est avancé pour le traitement des 16.000 dossiers en attente, la magistrate a averti que « le mandat de la CREC peut-être prolongé ». Mais « il faut que le rythme s’accélère sensiblement », a-t-elle ajouté.

Créée initialement en 2000 pour une durée de 5 ans, la commission a vu son mandat renouvelé jusqu’en 2010. Selon le vice-procureur Thomas Michaud, « il y a trois ans, la CREC rendait plus de 10.000 décisions par an. Si on retrouve le rythme de 2006, on pourrait terminer la mission sans prolonger le mandat. »

LG

MAYOTTE

Droits de l'homme

 

Mayotte : le nombre de demandes d’asile a quadruplé en 2008

 
Mercredi 8 Avril 2009
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Le nombre de demandes d’asile enregistrées à Mayotte a explosé en 2008, indique le rapport annuel de l’OFPRA. Un phénomène qui s’explique par la crise anjouanaise et le renversement du régime de Mohamed Bacar.

La demande d’asile outre-mer a connu une brusque accélération l‘année dernière, passant de 1.085 demandes en 2007 à 2.329 en 2008, soit plus du double, révèle le rapport d’activité 2008 de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), rendu public la semaine dernière. Les DOM-COM représentent 6,8% de la demande globale enregistrée en France - derrière la région Île-de-France (47%) et la région Rhône-Alpes (8%).

L’île de Mayotte est pour beaucoup dans ce phénomène : selon ce rapport, « les demandes d’asile déposées à Mayotte en 2008 ont été multipliées par quatre par rapport à l’année précédente ». La demande d’asile déposée à Mayotte représente 50,1% du total de la demande outre-mer, soit 979 premières demandes.

L’OFPRA explique « cette brusque accélération » par « les événements politiques survenus sur l’île d’Anjouan » en mars 2008, lors du débarquement des armées comorienne, tanzanienne et soudanaise à Anjouan et de la fuite de Mohamed Bacar vers Mayotte puis la Réunion.

« La demande en provenance des Comores a fortement progressé cette année du fait de l’actualité politique de cet archipel (…) Les demandeurs, qui proviennent quasi exclusivement de l’île d’Anjouan, font état de leur engagement politique en faveur de Mohamed Bacar ou d’opinions politiques qui leur sont imputées par les nouvelles autorités en raison de leur appartenance (ou de celle d’un proche) à la Force de gendarmerie d’Anjouan ou à l’administration de l’ancien président », précise l’OFPRA. Le nombre de demandes de ces Comoriens, faible avant le mois d’avril, a explosé en septembre (218) et octobre (199) pour atteindre le chiffre de 881 à la fin de l’année - contre 55 en 2007.

En 2008, 86,5% des demandeurs d’asile à Mayotte étaient ainsi originaires des Comores indépendantes ; 6,5% du Rwanda ; 5,5% de la République démocratique du Congo - notamment de la région du Kivu, dont les demandeurs sont « sous-représentés en France métropolitaine » mais nombreux « à Mayotte ». L’on compte également des Burundais et quelques personnes originaires des pays du Golfe, dont l’Irak.

Toujours selon l’OFPRA, plus de 500 décisions ont été prises concernant des demandes émanant de Mayotte. « Le nombre de dossiers demeurant sans décision au 31 décembre est de 465 », révèle le rapport. Le taux d’accord de l’office pour les Comoriens est de 9,9%.

En 2008, dans l’ensemble du territoire français, l’OFPRA a enregistré 42.599 demandes soit une hausse de 19,9% par rapport à 2007.

RC

MAYOTTE

Immigration clandestine

 

Mayotte : « Tous des délinquants »

 
Mercredi 8 Avril 2009
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Le Collectif Migrants Mayotte, qui réunit six associations (Cimade, CCCP, Gisti, Médecins du Monde, RESFIM et Solidarité Mayotte) et la section locale du Secours Catholique, se déclarent dans un communiqué intitulé « Nous sommes tous des délinquants, à Mayotte plus qu’ailleurs », envoyé à la presse mardi 7 avril, « solidaires de l’action nationale menée ce mercredi 8 avril par des milliers de citoyens, qui se présenteront devant les palais de Justice de dizaines de villes pour se constituer prisonniers volontaires - affirmant avoir, un jour, aidé un homme ou une femme sans papiers français en difficulté ». 

 

Selon ce communiqué, Mayotte n’est pas épargnée par la lutte contre les « aidants ». « Il y a quelques semaines, plusieurs citoyens ont été jugés et condamnés à de lourdes amendes pour avoir procuré à des Africains demandeurs d’asile un certificat d’hébergement. Des pressions policières et judiciaires sur des militants associatifs ont également été perpétrées, souvent de manière grossière, sans fondement ni début de preuve, et ce dans le but d’intimider ceux qui, par convictions et sans motivation ni pécuniaire ni matérielle, donnent de leur temps pour aider les plus démunis », indique le document.

« Nous sommes tous concernés, citoyens de France hexagonale, de Mayotte ou d‘ailleurs, parce qu’avant d’être « sans-papiers » ou « demandeurs d‘asile », ces hommes, ces femmes et ces enfants sont des personnes en difficulté, isolées et démunies - voire des frères et des pères, des sœurs et des mères - et il est de notre devoir de citoyen de les aider dans la dignité et le respect dû à chaque être humain », concluent les associations.

MAYOTTE

Statut de Mayotte

 

Départementalisation de Mayotte : combien ça coûte?

 
Lundi 6 Avril 2009
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La départementalisation de Mayotte va avoir un coût. Dans une interview parue dans l'Express jeudi 26 mars, Yves Jégo donne des éclaircissements.

MAYOTTE

Statut de Mayotte

 

Départementalisation de Mayotte : une revue lance une pétition pour un référendum national

 
Lundi 6 Avril 2009
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La revue française Le Cri du Contribuable lance une pétition dans son numéro du mois d’avril pour que la départementalisation de Mayotte fasse l’objet d’un référendum national.

A la Une de son numéro 68 du mois d’avril 2009, la revue mensuelle française Le Cri du contribuable lance une pétition pour demander l’organisation dans l’ensemble du territoire français d’un référendum sur la départementalisation de Mayotte.

« À 95,22 %, les habitants de Mayotte ont approuvé par référendum la transformation de leur territoire en département d’outre-mer (DOM). Mais pourquoi consulter uniquement les Mahorais, alors que c’est une question qui concerne l’ensemble des Français ? Ce nouvel épisode de la saga « Outre- Mer » a de quoi mettre le contribuable en colère ! » dénonce la revue.

« Sur la question mahoraise, l’avis des Français semble aussi peu intéresser nos dirigeants. Même si un référendum local est juridiquement légal, les Français sont pourtant en droit de réclamer une consultation nationale. En effet, en devenant le 101e département français, Mayotte va voir les montants de ses revenus sociaux largement revus à la hausse. Des allocations sociales qui bénéficient largement aux clandestins, qui constituent un tiers de la population, et augmenteront encore la tentation de l’immigration pour les voisins des Comores », poursuit le journal - à noter que l’affirmation selon laquelle les sans-papiers pourraient bénéficier des allocations sociales est fausse.

« Face à ce nouvel affront fait au contribuable français, Contribuables Associés a lancé une pétition pour exiger de Nicolas Sarkozy un référendum national sur Mayotte ! » conclut l’article.

En France hexagonale, de nombreuses voix, pour la plupart issues des franges les plus conservatrices de la société, s’opposent à la départementalisation de Mayotte - sur les forums des sites de certains journaux et dans des émissions de télévision. La plupart de leurs arguments, qualifiés de « racistes » et « scandaleux » par certains internautes, touchent au coût d’une telle évolution statutaire, évaluée à plusieurs dizaines de millions d’euros par Yves Jégo, à la religion musulmane, incompatible selon eux avec la République, et au risque de créer, toujours selon eux, une société d‘assistés « comme aux Antilles ».

« Ce type d’arguments me fait regretter d’avoir voter ‘non’ », a déclaré un instituteur mahorais opposé à la départementalisation après avoir lu sur Internet ces réactions.

R.C.

MAYOTTE

Transports

 

Mayotte : Corsairfly annonce un vol hebdomadaire direct Paris-Dzaoudzi dès le mois de mai

 
Lundi 6 Avril 2009
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A partir du 8 mai, la compagnie française proposera un vol direct hebdomadaire et annuel entre Paris et Dzaoudzi, a-t-elle annoncé mardi 31 mars.

Air Austral pas prêt

Dans l‘édition de mercredi du Journal de l‘île de la Réunion, Gérard Ethève, le PDG d‘Air Austral, affirme qu‘il est trop tôt pour que sa compagnie établisse une liaison directe Paris-Dzaoudzi. « Aujourd’hui nous nous heurtons à deux contraintes. L’une tient à la longueur de la piste, 1.800 m, qui ne permet pas de vols directs au départ de Mayotte. L’autre est liée à la faiblesse du trafic une bonne partie de l’année. (…) Quand les contraintes liées à la longueur de la piste et à la faiblesse du trafic seront levées, nous serons les premiers à répondre aux attentes légitimes des Mahorais », indique-t-il.

Le vœu d’Yves Jégo n’a pas mis longtemps à être exaucé. Dimanche soir, après la publication des résultats de la consultation donnant le « oui » au statut de département largement vainqueur (95,2%,) le secrétaire d’Etat à l’Outremer avait annoncé qu’il travaillait pour qu’il y ait « des vols réguliers directs Paris-Mayotte » avant la fin de l’année. « J\'ai bon espoir », avait-il ajouté.

Deux jours plus tard, mardi 31 mars, la compagnie aérienne française Corsairfly a annoncé qu’elle ouvrirait cette ligne directe dès le 8 mai. Selon une dépêche de l’AFP, le vol se fera sans escale à l’aller, mais avec une escale via Antananarivo (Madagascar) au retour, comme c‘était déjà le cas lors du précédent hiver austral.

« Mayotte est une destination rare par son authenticité et son potentiel touristique. (...) Nous nous devions d\'être les premiers à desservir l\'île avec des vols réguliers (…), et participer dans les tous prochains mois à un développement économique du tourisme vert », a déclaré Jean Marc Siano, président du directoire du groupe Nouvelles Frontières, dont Corsairfly est une filiale.

« L’annualisation des vols sur Mayotte s’inscrit très naturellement dans notre politique de desserte des DOM, où notre présence et notre implication sont très fortes. Notre connaissance du marché mahorais, et le trafic touristique et affinitaire inhérents, nous donne des perspectives encourageantes concernant la ligne », a expliqué le PDG de Corsairfly, Hervé Pierret.

En août 2008, Corsairfly, qui a ouvert sa ligne Paris-Dzaoudzi en juin 2007, s’était réjoui de ses bons résultats dans la région, notamment à Mayotte.

Dans un communiqué de presse diffusé mercredi 1er avril, Yves Jégo s’est félicité de cette annonce. « Cette mesure vient conforter la volonté du gouvernement d\'accroître les dessertes aériennes vers les Outre-mer », précise le communiqué, qui rappelle que le gouvernement français « souhaite que le processus de départementalisation (…) soit fondé sur le développement de l\'économie locale ».

La mise en place d’une ligne directe entre la France hexagonale et l’île est une vieille revendication des élus mahorais. Il s’agit selon eux d’un préalable indispensable au développement du tourisme, dont ils ont fait leur première priorité.

RC (avec AFP)

MAYOTTE

Culture

 

"Droit du sol", une BD qui va (encore) faire grincer des dents

 
Lundi 6 Avril 2009
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Charles Masson, médecin intervenant régulièrement à Mayotte dresse un portrait révolté de la situation des clandestins dans une bande dessinée, « Droit du sol ».

"Droit du sol", une BD qui va (encore) faire grincer des dents.

On reprochera probablement à cet ouvrage qu'il évoque, une fois de plus, l'immigration clandestine à Mayotte et les situations extrêmes vécues par les clandestins. Mais les problèmes n'ont une chance de trouver leur résolution que dans l'écho qu'on leur fait. En étant française, Mayotte hérite également d'une histoire et d'une réputation de «patrie des droits de l'homme » qu'elle se doit d'assumer, même au prix de susceptibilités heurtées.

Charles Masson a passé de longs mois à Mayotte. Son témoignage n'est donc pas celui d'un journaliste qui n'a que quelques jours pour dresser un portrait de l'île. Son métier de médecin l'a, de plus, confronté à la réalité mahoraise et aux détresses des uns et des autres. Ces années vécues à Mayotte ne lui ont pourtant pas enlevé son pouvoir d'indignation devant des situations qui seraient insupportables dans n'importe quelle partie de l'Hexagone.

« Depuis tout petit, je suis sensibilisé à l'injustice, et des clandestins, on en voit partout. J'en voyais lorsque je travaillais à la Croix-Rousse à Lyon et j'en vois logiquement depuis que je travaille à la Réunion depuis 2002. Mais le summum, c'est indiscutablement Mayotte. Je suis assez sensibilisé car lors de mon remplacement annuel de deux mois là-bas, je suis seul en place : je pense que 50 à 80 % de la population est formée de clandestins », confie-t-il.

« L'histoire que je raconte dans les quatre dernières pages » est celle du « terrible parcours d'une migrante tentant de rejoindre Mayotte en bateau avec son fils. Comme il pleurait, elle a dû le jeter par-dessus bord pour ne pas se faire repérer par la police des frontières. Je n'avais entendu des histoires similaires que dans des situations de crises graves, comme des génocides ou des guerres. ». Mais l'auteur est surtout choqué par les réactions devant ces drames. « J'ai raconté 30 à 40 fois autour de moi ce témoignage, mais à Mayotte ça ne choque plus personne. C'est devenu normal. «C'est pas grave, elle en fera un autre», m'a-t-on répondu, sans parler des remarques racistes ou à côté de la plaque genre «Elle doit être poursuivie». »

Charles Masson pense que la BD est un bon support pour faire passer le message « parce que le sujet est abordé à échelle humaine. On l'oublie donc moins que lorsqu'on le croise dans un reportage à la télé. » Un message principalement destiné à « l'autre France » où « les gens ne comprennent pas, ils ne connaissent pas la situation. Rama Yade, secrétaire d'État chargée des Affaires étrangères et des Droits de l'Homme, n'est jamais venue à Mayotte, sinon elle ne pourrait que s'offusquer de ce qui s'y passe. »

Lorsqu'il est arrivé à Mayotte en 2004, Charles Masson a tout de suite eu envie de faire un livre sur l'Ile au Lagon, mais il pensait « en tirer un livre pour décrire un mode de fonctionnement unique en France. J'étais pour une fois optimiste devant une île française ouverte sur l'Océan indien, avec des gens qui circulaient d'île en île sans trop de difficulté et des forces de l'ordre qui paraissaient plutôt bienveillantes. Plus de la moitié de la population était clandestine, travaillait et s'intégrait doucement, avec un accès gratuit aux soins et à l'école de la France. S'il est vrai que nombre des personnes restaient et devenaient françaises, d'autres retournaient vers leurs îles d'origine. C'était le sas d'entrée de la France dans la région. J'en aurais fait un livre chaotique, certes, mais optimiste. »

Finalement, c'est la révolte qui l'a emporté et c'est sur un coup de colère qu'il a « écrit toute l'histoire en une nuit, [...], puis je l'ai retouchée et ai mis trois mois à l'adapter en BD. Je redécouvrais mon texte au fur et à mesure et j'étais choqué d'avoir pu vivre ce que je racontais ! »

Un révolte et une colère devant l'aggravation de la situation au cours des dernières années qui lui font dire que « depuis 10 ans, nous sommes allés trop loin dans l'inhumanité. Comme a dit Michel Onfray: «On fonce dans le mur, mais au moins relevons la tête pour le faire dignement!». »

E.T. d'après différentes interviews.

Site de l'éditeur : Casterman

MAYOTTE

Médias, Information

 

Mayotte : la TNT devrait arriver en 2010, annonce un membre du CSA

 
Vendredi 3 Avril 2009
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Au cours d’une réunion d’information tenue à Mamoudzou jeudi 2 avril, Alain Méar, membre du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), a annoncé que la Télévision numérique terrestre devrait arriver dans l’outremer fin 2010.

LCM sur les rails
Au cours de cette réunion, il a été question de la future première télévision privée mahoraise, dénommée LCM, et dont le promoteur, Patrick Millan, a assuré qu’il était prêt à la lancer dès que possible. « J’attends l’autorisation du CSA » a-t-il indiqué, affirmant avoir trouvé les actionnaires. Selon l’animateur et producteur, LCM pourrait demander une fréquence avant même l’arrivée de la TNT.

«On peut espérer que la première vague de la TNT (Télévision numérique terrestre, ndlr) arrivera au second semestre 2010 dans l’outremer. La deuxième vague devrait arriver avant la fin du premier semestre 2011 », a dévoilé jeudi 2 avril à Mamoudzou Alain Méar, membre du Conseil supérieur de l’audiovisuel dont il préside le groupe de travail sur l’outremer. « En tout, ce seront trente chaînes » qui seront proposées gratuitement aux téléspectateurs ultramarins, a-t-il ajouté au cours d’une réunion d’information à laquelle étaient invités médias, annonceurs et collectivités locales.

Selon M. Méar, « d’ici 15 jours, le secrétaire d’Etat à l’Outremer Yves Jégo devrait donner le calendrier de l’arrivée de la TNT » dans les onze collectivités ultramarines françaises.

Lancée en mars 2005 par le CSA, la TNT est selon lui « un véritable succès », puisque quatre ans après sa naissance, elle couvre « 87% de la population métropolitaine » et concerne « 2/3 des foyers ». Boostée selon lui par la loi du 5 mars 2007 qui retient comme objectifs la gratuité et surtout la couverture de l’ensemble du territoire, la TNT propose aujourd’hui en France hexagonale 18 chaînes gratuites et 10 chaînes payantes - une « mini révolution culturelle » selon M. Méar.

En outremer, où « la demande est très forte » en raison du faible nombre de chaînes, la TNT reste cependant floue, puisqu’elle n’y est pas encore implantée. « La loi, qui dit qu’elle est la même pour tous donc qu’elle est applicable dans les collectivités ultramarines », précise « que le déploiement de la TNT doit s’effectuer dans le respect des spécificités », et notamment selon un rythme progressif, ce « afin de ne pas fragiliser les télévisions privées locales » - il en existe trois en Guadeloupe, deux en Martinique et à la Réunion, une en Guyane et en Polynésie, aucune à Mayotte. A part Antenne Réunion, toutes les autres sont déficitaires, a annoncé M. Méar, qui explique ces difficultés par le fait que « le public et le marché publicitaire sont restreints ».

« L’introduction de la TNT ne doit pas casser l’existant », a-t-il affirmé. C’est pourquoi elle se fera en trois vagues distinctes selon chaque territoire : la première bénéficiera à RFO, à la chaîne privée locale la plus regardée et à huit chaînes nationales publiques ; la deuxième impliquera la ou les autres chaînes privées locales et deux ou trois chaînes en HD (Haute définition) ; la troisième et dernière concernera les chaînes privées nationales.

RC

COMORES

Politique

 

Comores : le dialogue sur la réforme constitutionnelle se poursuit

 
Samedi 4 Avril 2009
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Le dialogue engagé il y a quelques jours entre le président Sambi et les trois chefs des exécutifs insulaires se poursuit.

Après leur rencontre avec le président de l’Union de la semaine passée, les trois présidents des îles autonomes qui composent l’Union des Comores se sont rencontrés du 1er au 2 avril à Anjouan, sur invitation du président Moussa Toybou pour « poursuivre et approfondir » le dialogue engagé avec le président Sambi sur l’éventuelle révision de la constitution de l’Union des Comores et en référence au dialogue inter-comorien.

Des thèmes relatifs aux constitutions de l’Union et des îles autonomes, aux dysfonctionnements des institutions et à la gouvernance, ont servi de cadre à cette rencontre. Dans une déclaration commune publiée à l’issue de la rencontre les trois présidents des îles autonomes ont réaffirmé leur « adhésion à toute révision constitutionnelle qui respecte les principes fondamentaux de l’accord de réconciliation nationale du 17 février 2001 repris par la constitution de décembre 2001, notamment l’autonomie large des îles et la présidence tournante ».

Et d’ajouter que « toute révision de la constitution doit se faire dans le respect du terme des mandats électifs en cours ». Tout est dit. Les chefs des exécutifs insulaires disent inscrire leur démarche dans le souci de « prévenir toute forme de déstabilisation du pays ».

Faissoili Abdou

COMORES

Aide internationale

 

La Ligue des Etats arabes va accorder une aide financière aux Comores

 
Vendredi 3 Avril 2009
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La Ligue des Etats arabes va accorder aux Comores une aide financière de deux millions de dollars par mois pendant un an, a-t-on appris jeudi à Moroni de source officielle.

Le montant de cette aide servira, entre autre, à combler le déficit de la balance commerciale alourdie par la hausse des produits énergétiques et alimentaires de base enregistrée au cours de l\'année dernière.

«Cette manne est une bouffée d\'oxygène susceptible de permettre de retrouver la régularité des salaires des fonctionnaires et soutenir les services sociaux de base», a déclaré un fonctionnaire du ministère de l\'Economie et des Finances qui a requis l\'anonymat.

«Nous devons réfléchir pour une meilleure utilisation de cet apport de nos amis arabes», a déclaré le ministre comorien des Relations extérieures, Ahmed Ben Said Jaffar.

(Pana)

OCEAN INDIEN

Coopération régionale

 

Madagascar et Mayotte à l’affiche du 25ème conseil des ministres de la COI

 
Samedi 4 Avril 2009
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Les travaux de la 25ème session du conseil des ministres de la commission de l’océan indien (COI) viennent d’être lancés officiellement ce matin à Moroni, en présence des représentants des Etats membres, des bailleurs de fonds et des partenaires de la COI.

 

Durant deux jours, du 4 au 5 avril, les participants à cette rencontre se pencheront sur divers dossiers relatifs à la stratégie de la COI dont les principaux axes sont la coopération politique et diplomatique, la coopération économique et commerciale et le développement durable et l\'identité culturelle.

La réunion servira surtout de cadre pour faire le point et décider de la suite à donner aux actions de la COI. Il faut souligner que ce 25ème conseil se tient dans un contexte tendu dans la sous région, une situation marquée notamment par la grave crise qui secoue Madagascar et celle relative à la consultation référendaire que vient d’organiser la France à Mayotte en vue d’ériger cette île en département français. Sur ce point précis, la position du ministre comorien chargé des relations extérieures a été claire. « Comme hier, aujourd’hui et demain encore, notre pays ne reconnait et ne reconnaitra jamais le fait accompli », a-t-il martelé sans ambages.

« Cette consultation est vécue, par notre peuple, comme un acte inamical, émanant d’un pays si proche avec lequel nous partageons tant de liens », a encore ajouté le ministre devant le secrétaire d’Etat français à la coopération Alain Joyandet et des autres participants. Notons que ce sera à l’occasion de cette rencontre que les Comores qui assuraient jusqu’ici la présidence de la COI vont passer le témoin à la France.

Le ministre en charge des relations extérieures des Comores qui assurait cette présidence a ainsi fait un bref bilan de la présidence comorienne de la COI. Il a cité notamment, le lancement de l’étude sur les adolescents dans notre région en 2008, la signature du DSR/PIR du 10èmeFED en novembre 2008, la signature du protocole d’accord sur SEGANET en décembre 2008 et la célébration aux Comores du 25ème anniversaire de la COI aux Comores.

« La COI constitue un espace privilégié des échanges entre nos pays membres », a souligné la représentante de Madagascar dans son discours lors de l’ouverture des travaux. Elle a profité de cette occasion pour partager et retracer les événements qui ont conduit à la mise en place de la haute autorité de transition (HAT) dans son pays. «Cette haute autorité de transition tire sa légitimité d’un mouvement populaire et sa légalité des membres de la haute cour constitutionnelle qui ont procédé à l’installation du président de la transition », a-t-elle encore rappelé tout en affirmant que ce pouvoir de transition s\'appuie sur toutes les composantes de la nation. Elle en veut pour preuve les assises qui viennent de se tenir le 2 et 3 avril à Madagascar à l’initiative de la HAT, à un moment où Madagascar fait face aux condamnations des pays et organisations internationales.

Joël Morgan, un ministre seychellois, a, pour sa part, appelé tous les membres de la COI à « tout faire pour sauvegarder nos acquis ». « Notre organisation ne cesse de progresser, il est grand temps de lui donner les moyens de ses ambitions », a-t-il renchéri.

Il a démontré sa préoccupation face aux actes de pirateries qui ne cesse de s’accroitre dans notre région. « L’Europe et les USA ont engagé des actions pour contrer ces actes mais ils n’arrivent à les contenir », a-t-il regretté tout en appelant à un renforcement de l’appui international « contre le fléau des pirates somaliens ».

Les travaux se poursuivent à l’hôtel Istandra beach à Moroni.

Faissoili Abdou

COMORES

Culture

 

Tournée du rappeur américain Dynamax aux Comores

 
Jeudi 9 Avril 2009
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Dans le cadre de ses programmes d’échanges culturelles, l’Ambassade des Etats-Unis à Antananarivo organise la tournée du rappeur américain Dynamax aux Comores.

“Joe Wayne Edmontson Roberts” alias Dynamax, ambassadeur culturel du Département d’Etat des Etats-Unis est attendu ce jeudi 9 avril à Moroni.  Pendant sa tournée en terre comorienne, Dynamax  sera l\'invité d\'une émission spéciale en anglais d\'une télévision locale, accompagné par des membres des Centres d\'Apprentissage de l\'Anglais (English Centers) le vendredi 10 avril.  Le samedi 11 avril, il animera un atelier avec des musiciens locaux à l\'American Corner qui sera suivi d\'une rencontre avec les journalistes comoriens dans le même local.  Pour couronner son séjour à Moroni, l\'Ambassade des Etats-Unis organise un grand concert gratuit le dimanche 12 avril à 17h dans la grande cour de l\'hémicycle de l\'Assemblée Nationale.  Notons que ce spectacle fera partie de la cérémonie de clôture du premier marathon international organisé aux Comores. 

Dynamax est un artiste de hip-hop Américain qui a grandi dans le Bronx et à Chicago. Avec la fibre musicale que son père musicien lui a transmis, il a appris le rap et le Dee-Jay (DJ) en autodidacte. A l’âge de 16 ans, il a formé son propre groupe de DJ, et à 22 ans, il est venu en France et a rencontré l’artiste de hip-hop Français Dee Nasté.

Dynamax, à qui Afrika Bambaataa, le pionnier du hip-hop américain, a demandé de promouvoir le hip hop et le groupe artistique international Zulu Nation en dehors des Etats-Unis, a travaillé dans la scène hip-hop en France depuis qu’il a fait une apparition sur un enregistrement effectué en 1994 par Dee Nasty, le pionnier du hip-hop français. Dynamax a signé un contrat pour travailler pendant quatre ans sur des projets spéciaux avec la maison de production française Universal France, qui lui a offert l’opportunité de travailler avec plusieurs grands artistes et producteurs européens. Au même moment, il a aidé dans la mise en place de la station radio française \"Générations 88.2,\" qui a produit la première émission radiophonique consacrée au hip-hop réalisée aux Etats-Unis mais diffusée en France. L’émission a été appelée \"Live From New York.\" Dynamax a aussi apparu sur un enregistrement de l’artiste hip-hop Français Booster, sous le label de la célèbre maison de production internationale EMI/Blue Note. Il a aussi travaillé sur la première pub télé sur le hip-hop réalisée en France. Il a fait des prestations d’ouverture et de clôture pour le célèbre artiste Américain de hip-hop Truth Hurts, qui œuvre sous le label de l’artiste Américain de hip-hop Dr. Dre. Dynamax a effectué un enregistrement et a partagé la scène avec le DJ Lord Jazz, du groupe légendaire américain \"Lords of the Underground.\"

En plus de ses apparitions sur les scènes du hip-hop dans toute la France et les Etats-Unis, Dynamax enseigne les principes fondamentaux de la culture hip-hop à des enfants de l’école primaire à Clermont-Ferrand, en France.

Pour en savoir plus sur l’artiste, visitez le  http://www.dj-mc-dynamax.com/

MADAGASCAR

Météo, Climat, Catastrophes naturelles

 

Tempête tropicale à Madagascar : 8 morts, 3.300 sans-abris

 
Jeudi 9 Avril 2009
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Au moins huit personnes ont été tuées et plus de 3.300 sont sans abris après le passage de la forte tempête tropicale Jade qui a frappé l'île de Madagascar lundi, selon un nouveau bilan provisoire annoncé mercredi par les autorités malgaches.

Cinq nouveaux décès ont été recensés à Mananjary (côte sud-est) \"à la suite d\'un éboulement de terrain\", précise mercredi un communiqué du Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC).

Le BNGRC avait fait état mardi de trois morts à Mampikony (au nord d\'Antananarivo).

\"Le bilan provisoire du passage de Jade fait état de plus de 3.320 sans abris\", poursuit le communiqué, détaillant les zones sinistrées sur la façade est de la Grande île où Jade est entré lundi avec des rafales atteignant 160 km/h.

La saison cyclonique à Madagascar s\'étend de fin novembre à avril.

Au moins neuf personnes avaient été tuées et plus de 20.000 sinistrées à Madagascar fin janvier lors du passage des cyclones Eric et Fanele.

(AFP)

MADAGASCAR

Politique

 

Madagascar : Marc Ravalomanana à Addis Abeba

 
Mercredi 8 Avril 2009
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L'ex-président malgache Marc Ravalomanana, était mardi à Addis Abeba où il a été reçu par le Prermier ministre Meles Zenawi et le président de la Commission de l'Union Africaine (UA) Jean Ping, a-t-on appris de sources diplomatiques.

\"M. Ravalomanana est arrivé lundi soir à Addis Abeba pour des entretiens avec le Premier ministre Meles Zenawi et le président de la Commission de l\'UA, Jean Ping\", a indiqué à l\'AFP un haut responsable du ministère éthiopien des Affaires étrangères qui a souhaité garder l\'anonymat.

\"Le Premier ministre l\'a déjà reçu. Il doit normalement quitter Addis Abeba mercredi à l\'issue de ses consultations\", a-t-on ajouté de même source.

Selon un haut responsable de l\'UA, M. Ravalomanana a \"rencontré le président Ping et le Commissaire à la paix et la sécurité de l\'UA, Ramtane Lamamra\".

Accompagné du ministre des Affaires étrangères du Swaziland qui préside l\'organe de sécurité de la SADC, la Communauté de développement des Etats d\'Afrique australe, \"il a rencontré beaucoup de monde\", a-t-on ajouté.

La SADC et l\'UA ont condamné le régime de transition et suspendu Madagascar;

\"La délégation ira mercredi en Libye rencontrer le président en exercice de l\'UA, le colonel Mouammar Kadhafi\", selon la même source.

Mardi soir, M. Ping a appelé à nouveau au \"retour rapide à l\'ordre constitutionnel à Madagascar\", dans un communiqué. Il a regretté que \"les assises nationales convoquées par les autorités issues du changement anticonstitutionnel (...) n\'aient pas eu lieu dans des conditions de nature à créer un consensus national sur les modalités du retour à l\'ordre constitutionnel et à recueillir l\'appui de l\'UA\".

A l\'issue de deux jours d\'assises nationales début avril, les autorités de transition à Madagascar ont proposé une élection présidentielle en octobre 2010, précédée d\'une conférence nationale avant le 26 juin 2009, et d\'un référendum constitutionnel en septembre 2009.

Lâché par l\'armée, l\'ancien président Marc Ravalomanana, au pouvoir depuis 2002, a été contraint le 17 mars de transférer ses pouvoirs à un directoire militaire, qui les a remis quelques heures plus tard à Andry Rajoelina, alors chef de l\'opposition.

(AFP)

MADAGASCAR

Politique

 

Le régime de transition malgache prévoit une présidentielle en octobre 2010

 
Lundi 6 Avril 2009
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Les autorités de transition à Madagascar, dont la prise de pouvoir est contestée par la communauté internationale, ont proposé une élection présidentielle en octobre 2010, à l'issue de deux jours d'assises nationales.

Ces assises \"marquent le coup d\'envoi du renouveau démocratique et préfigurent déjà la force de la démocratie que nous voulons sauver à Madagascar\", a déclaré dans son discours de clôture le nouvel homme fort de Madagascar et président de la Haute autorité de transition (HAT), Andry Rajoelina.

\"Concernant les calendriers électoraux, sous réserve de l\'adoption du projet de Constitution validée par la Conférence nationale, les assises recommandent les échéances suivantes: une Conférence nationale avant le 26 juin (2009), un référendum constitutionnel en septembre (2009), une élection présidentielle en octobre 2010\", selon le texte final adopté.

Des élections législatives sont également annoncées pour mars 2010. Le nouveau régime a en effet suspendu le Parlement le 19 mars.

Le texte final ne précise pas si M. Rajoelina ou le président malgache déchu, Marc Ravalomanana, seront autorisés à participer à cette élection. Dans l\'actuelle Constitution, un candidat à la présidence doit avoir au moins 40 ans, alors que M. Rajoelina n\'en a que 34 aujourd\'hui.

Ces assises ont été boycottées par le parti TIM de M. Ravalomanana, qui a organisé depuis plusieurs jours des manifestations à Antananarivo de plusieurs milliers de partisans de la \"légalité\" et du retour de M. Ravalomanana.

Le TIM, en collaboration avec un comité de parlementaires, a organisé ce vendredi des \"contre-assises\" ayant réuni plusieurs centaines de personnes.

Lâché par l\'armée, M. Ravalomanana, au pouvoir depuis 2002, a été contraint le 17 mars à transférer ses pouvoirs à un directoire militaire, qui les a remis quelques heures plus tard à M. Rajoelina, alors chef de l\'opposition.

Ces transferts de pouvoir ont été validés par la Haute Cour constitutionnelle (HCC) malgache.

Madagascar est plongé depuis fin janvier dans sa pire crise politique et sociale depuis 2002, qui a fait plus d\'une centaine de morts.

Ces assises nationales ont réuni jeudi et vendredi quelque 1.200 participants (membres de la transition, responsables militaires et religieux, partis politiques, société civile).

Selon les recommandations des assises, la Conférence nationale sera chargée de plancher sur les réformes de la Constitution et du code électoral, en se basant sur des conférences régionales qui devraient être organisées en mai dans les 22 régions de la Grande-Ile.

En outre, les assises ont recommandé la mise en place d\'une Commission nationale indépendante et d\'un comité économique chargé de proposer des mesures d\'urgence pour relancer l\'économie.

Elles recommandent aussi \"la mise en place d\'un comité des forces armées chargé de veiller à l\'unité des forces armées et de renforcer l\'ordre et la sécurité publique\", ainsi que d\'un \"comité socio-culturel\" pour proposer \"des mesures d\'urgence pour rétablir la paix sociale et sauvegarder les valeurs malgaches\".

Depuis la mi-mars, M. Rajoelina s\'efforce d\'asseoir son pouvoir malgré les condamnations de la communauté internationale, qui a jugé cette prise de pouvoir \"inconstitutionnelle\" et réclamé la tenue \"rapide\" d\'élections.

L\'Union africaine (UA), la Communauté de développement d\'Afrique australe (SADC) et l\'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) ont suspendu Madagascar. Les Occidentaux ont condamné ce qu\'ils considèrent comme un \"coup d\'Etat\".

(AFP)

MADAGASCAR

Francophonie

 

Madagascar suspendu de la Francophonie

 
Vendredi 3 Avril 2009
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Madagascar a été suspendu jeudi de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), après la prise du pouvoir par Andry Rajoelina qualifiée de "rupture de l’ordre constitutionnel", selon un communiqué de l'OIF publié à Paris.

Le Conseil permanent de la Francophonie, réuni jeudi à Paris, \"a conclu que l\'ensemble du processus qui a conduit à un changement de pouvoir à Madagascar (constituait) une rupture de l\'ordre constitutionnel, donc de la démocratie\", selon le communiqué.

Il a par conséquent \"prononcé la suspension de Madagascar de la Francophonie\", a-t-il ajouté.

Cette mesure entraîne la suspension de la coopération multilatérale francophone, à l\'exception des programmes qui bénéficient directement aux populations civiles, rappelle l\'OIF.

L\'organisation réclame \"la tenue d\'élections libres, fiables et transparentes dans les délais les plus rapides\", et se dit prête à \"accompagner le processus de retour à un ordre constitutionnel démocratique\" dans la grande île de l\'Océan indien.

Une délégation malgache, conduite par le ministre des Affaires étrangères Ny Hasima Andriamanjato, nommé par la Haute autorité de transition, était présente lors de la réunion du Conseil permanent de la Francophonie.

Lâché par l\'armée, Marc Ravalomanana, au pouvoir depuis 2002, a été contraint le 17 mars à transférer ses pouvoirs à un directoire militaire, qui les a remis quelques heures plus tard à Andry Rajoelina, alors chef de l\'opposition. Ces transferts de pouvoir ont été validés par la Haute Cour constitutionnelle.

L\'Union africaine et la Communauté de développement d\'Afrique australe (SADC) ont eux aussi suspendu Madagascar. Les Occidentaux ont condamné ce qu\'ils considèrent comme un \"coup d\'Etat\".

(AFP)

Outremer DOM TOM

Consommation

 

Outre-mer : l'Assemblée vote pour réglementer les prix de certains produits

 
Mercredi 8 Avril 2009
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L'Assemblée nationale a adopté mardi le premier article du projet de loi de développement économique des outre-mer autorisant l'Etat à réglementer le prix de vente au public de produits ou de familles de produits de première nécessité.

Cet article, qui ne faisait pas partie du projet initial du gouvernement, avait été introduit par les sénateurs à la suite des récents mouvements contre la vie chère dans les départements d\'outre-mer.

Il s\'agit d\'un retour conjoncturel à la réglementation des prix supprimée en France en 1986, qui ne s\'appliquera pas en Polynésie française et en Nouvelle-Calédonie, l\'Etat ayant transféré aux autorités locales de ces deux collectivités la compétence de réglementation des prix.

Un décret en Conseil d\'Etat, après consultation de l\'Autorité de la concurrence, sera cependant nécessaire.

L\'Assemblée a repoussé plusieurs amendements déposés par les députés de gauche portant sur la concurrence et l\'urbanisme commercial, le secrétaire d\'Etat à l\'outre-mer, Yves Jégo, renvoyant souvent aux prochains états-généraux de l\'outre-mer le soin de se pencher sur ces sujets.

M. Jégo a cependant proposé aux députés la mise en place d\'\"un groupe de travail sur les questions d\'organisation du marché de la distribution et de lutte contre les abus de position dominante\".

Il a souhaité que ce groupe \"puisse lui remettre avant l\'été des propositions d\'évolution de la législation\", prévue après les états-généraux.

Si l\'examen du texte dans l\'hémicycle avance lentement, plusieurs dossiers semblaient aller plus vite en coulisses.

Ainsi, le député PS de Guadeloupe Victorin Lurel affirme avoir obtenu du gouvernement le pouvoir d\'adaptation de la réglementation dans ce département-région, dont il dirige le conseil régional.

Cette habilitation concernera deux domaines: d\'une part la maîtrise de la demande en énergie, le développement des énergies renouvelables et la réglementation thermique pour la construction de bâtiments. D\'autre part, la formation professionnelle.

Dans le deuxième cas, c\'est le gouvernement qui devrait défendre un amendement, pour des règles d\'équilibre budgétaire.

M. Lurel a également obtenu satisfaction sur une meilleure valorisation de la bagasse (sous-produit de la canne à sucre) et une validation législative pour les 25 euros que le conseil régional versera pendant un an pour les bas salaires en Guadeloupe.

Des discussions sont en cours avec Bercy pour des avantages fiscaux encore renforcés pour Marie-Galante, île du sud de la Guadeloupe.

(AFP)

Outremer DOM TOM

Mouvements sociaux, Syndicalisme

 

Guadeloupe: les principaux syndicats ne participeront pas aux états-généraux

 
Mercredi 8 Avril 2009
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Les principales centrales syndicales guadeloupéennes, dont celle d'Elie Domota, porte-parole du collectif LKP qui a mené la longue grève, ne participeront pas aux états-généraux de l'outre-mer décidés par Nicolas Sarkozy, a-t-on appris dimanche de sources syndicales.

La principale d\'entre elles, l\'UGTG (51,67 % des suffrages aux prud\'homales de novembre), dont Elie Domota est secrétaire général, a fait savoir qu\'elle n\'y participerait pas, affirmant que la problématique lui semble \"artificielle\" par rapport aux \"attentes sociales du peuple guadeloupéen\".

Son secrétaire général, Elie Domota, est par ailleurs le porte-parole du Lyiannaj kont pwofitasyon (LKP, collectif contre l\'exploitation) regroupant (à l\'exception de la CGC) l\'ensemble des confédérations et centrales syndicales représentées en Guadeloupe.

En tant que tel, le LKP, qui avait été à l\'origine de la grève générale ayant paralysé l\'île des Antilles françaises durant 44 jours de janvier à mars, n\'a pas fait connaître sa position sur les états-généraux. M. Domota n\'a pas non plus annoncé personnellement sa position.

Les états-généraux de l\'outre-mer, annoncés par le chef de l\'Etat pendant la crise sociale aux Antilles, doivent débuter par des ateliers locaux à partir du 15 avril.

La CGTG (19,83 % aux prud\'homales) avait également décidé, lors de son congrès il y a une semaine, de ne pas prendre part aux états-généraux. Une décision similaire a été adoptée cette semaine par la troisième centrale syndicale locale, la CTU (8,57 %).

Le LKP regroupe 49 organisations syndicales, politiques et associatives. La plupart, de la CFTC à la FSU en passant par FO, ne se sont pas encore prononcées sur leur éventuelle participation à ces Etats généraux.

La situation sociale pourrait à nouveau se tendre en Guadeloupe alors que le gouvernement s\'apprête à annoncer une extension limitée de l\'accord salarial conclu le 5 mars, et devrait notamment en retirer la clause mettant à la charge des employeurs dans trois ans les 200 euros de hausse concédés pour terminer la grève générale.

L\'entourage du ministère du Travail Brice Hortefeux a seulement indiqué qu\'\"il y aurait une décision du gouvernement dans les prochains jours\", mais selon des sources patronale et syndicales, le directeur général du Travail, Jean-Denis Combrexelle, a confirmé lors d\'une réunion vendredi à Paris que le gouvernement entendait étendre l\'accord avec des réserves et exclusions.

Après cette annonce, M. Domota avait estimé que c\'était \"reparti pour beaucoup de grèves\" dans l\'île.

Les travaux des états-généraux doivent être lancés officiellement par Nicolas Sarkozy fin avril en Guadeloupe et en Martinique.

(AFP)

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