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La lettre de Malango
N°
111
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Vendredi 10 Avril 2009
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" La Lettre de Malango"
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MAYOTTE |
Faits divers |
Mayotte : un système de fraude généralisée démantelé au port de Longoni
Jeudi 9 Avril 2009 |
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35 personnes dont plusieurs douaniers ont été interpellées ces dernières semaines à Mayotte, au terme d’une enquête policière qui a révélé l’existence d’un système de fraude généralisée au port de Longoni, a indiqué le Parquet jeudi 9 avril.
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L’activité du port se trouve pénalisée par ces arrestations. (photo d’archives) |
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L’activité du port handicapée |
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La mise en examen et l’incarcération des douaniers devrait perturber durablement l’activité du port. Sur une trentaine de douaniers affectés à Longoni, sept sont actuellement incarcérés. |
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Un vaste réseau de fraudeurs au port de Longoni, parmi lesquels des douaniers, a été démantelé ces dernier jours, ont annoncé au cours d'une conférence de presse jeudi 9 avril le Parquet, la Police aux frontières (PAF), le Service national des douanes judiciaires (SNDJ) et le Groupe d'intervention régional (GIR) de Mayotte. Selon un communiqué du Parquet, « les investigations menées par ces services – notamment l'analyse de dizaines de déclarations douanières, l'audition de dizaines de personnes (à Mayotte comme en métropole), les études de patrimoine de différents suspects - ont permis d'apporter des indices graves et concordants de l'existence d'un système de fraude assez généralisé, mais pas systématique ». L'enquête a abouti ces dernières semaines à une série d'interpellations des principaux suspects. En quatre vagues successives, 35 personnes ont été interpellées ; 33 ont été placées en garde-à-vue ; 27 mises en examen « pour des faits de travail dissimulé, aide au séjour, importation de marchandises prohibées, corruption active ou passive et complicité, faux et usage de faux ». 22 personnes ont été incarcérées et 19 se trouvent toujours en détention provisoire, informe le Parquet ; six sont placés sous contrôle judiciaire. Parmi toutes ces personnes figurent huit douaniers, quatre intermédiaires, quatre transitaires et 19 importateurs. Sur une trentaine de suspects mis en examen, 19 ont été incarcérés et 7 autres sont placés sous contrôle judiciaire. « La majorité des importateurs mis en cause a reconnu les fraudes », de même que « la plupart des douaniers mis en cause », ajoute le communiqué. La plupart des auditions se recoupent, ont également indiqué les enquêteurs. Selon Thomas Michaud, vice-procureur de la République, « les importateurs faisaient de fausses déclarations en minorant la valeur des marchandises. Il y avait une espèce d'accord pour une taxation forfaitaire ». Un inspecteur du SNDJ explique que « systématiquement, le montant des droits et taxes perçus était compris entre 3.000 et 3.500 euros ». Les importateurs traitaient directement avec un douanier de leur connaissance, ou par l'intermédiaire de leur transitaire, éventuellement secondé par un « porte-valise ». Les transitaires impliqués semblent y avoir gagné une clientèle plus nombreuse, attirée par l'accélération des procédures obtenue en corrompant les fonctionnaires. Pour les importateurs, le bénéfice se chiffre en milliers d'euros : « Certains ont reconnu avoir minoré de plus de 70% la valeur des biens réellement importés et avoir ainsi économisé plus de 80.000 euros de taxes en deux ans », affirme le Parquet. Quant aux douaniers impliqués, ils auraient perçu entre 400 et 2.000 euros par mois pour fermer les yeux sur les déclarations frauduleuses… Aux dires des enquêteurs, ce système qui associait douaniers, importateurs, transitaires et intermédiaires informels existait « depuis toujours ». C'est la saisie de 7,5 tonnes de tabac découvertes dans un conteneur officiellement rempli de matelas, qui avait provoqué l'ouverture d'une enquête en octobre 2007. L.G.
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MAYOTTE |
Fonction Publique |
Mayotte : l’intégration des agents publics relancée par la signature d’un protocole d’accord
Mercredi 8 Avril 2009 |
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L’Etat, les collectivités locales, le CHM et les confédérations syndicales ont signé, mercredi 8 avril, un protocole d’accord relatif à l’intégration des agents publics de Mayotte dans les fonctions publiques nationales. Qualifié d’« important » par le préfet, il « n’est qu’une étape » pour les syndicalistes.
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Le protocole d’accord a été signé mercredi 8 avril à Dzaoudzi par neuf parties. |
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Quel coût ? |
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Lors de la signature du protocole, le préfet a reconnu que le coût de cette intégration « n’a pas encore été évalué » par ses services. Il pourrait lourdement grever le budget des collectivités locales, déjà mal en point. Cependant, « cette évolution a été prévue et le Fonds intercommunal de péréquation [qui finance les communes en attendant la fiscalité de droit commun, ndlr] sera réévalué », a assuré M. Robin. Le président de la collectivité départementale a rappelé qu’il a budgétisé ces intégrations à hauteur de 5 millions d‘euros par an. Le président de l’association des maires, Ibrahim Boinahéry, a pour sa part assuré que le défi serait relevé. « Nous sommes contraints de trouver des solutions », a-t-il déclaré. |
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Signé mercredi 8 avril par le préfet, le président
du Conseil général, le président de l’Association des maires de
Mayotte, une représentante du Centre hospitalier de Mayotte (CHM),
les représentants des trois confédérations syndicales de l’île
(Cisma-CFDT, UTFO, CGT-Ma) et les représentants de deux autres
syndicats autonomes (la CGC pour les cadres et le SAEM-FAEN pour les
enseignants du 1er degré de l’Education nationale), le
protocole d’accord relatif à l’intégration des agents mahorais
dans les trois fonctions publiques nationales (d’Etat, territoriale
et hospitalière) a été qualifié par Denis Robin de « très
grande avancée dans un secteur très sensible qui se trouvait dans
une impasse » depuis plusieurs années.
« C’est un moment important dans l’histoire
des services publics de Mayotte, mais je dirais aussi dans l’histoire
de Mayotte, car cela s’inscrit dans la marche vers l’alignement à
Mayotte des réglementations nationales », a déclaré le
préfet peu avant la signature. L’intégration et la
départementalisation sont en effet étroitement liées.
Entamé en 2001 dans le cadre de la marche vers le
droit commun consécutive aux Accords de Paris, le processus
d’intégration des agents publics de Mayotte dans les fonctions
publiques nationales via un corps transitoire (également appelé
passerelle) s’était rapidement embourbé, en l’absence des
décrets nécessaires à sa mise en place. « Le temps que tous
soient publiés - il y en avait 35 -, ils étaient déjà moribonds
en raison de l’augmentation du Smig », indique un haut
fonctionnaire. En outre, « certains points avaient été passés
sous silence », a reconnu M. Robin, parmi lesquels les
retraites et les primes dans le corps transitoire - ce qui avait
provoqué de nombreuses grèves et l’opposition des syndicats. « Ce
dispositif n’a pas répondu à l’attente des Mahorais », a
ajouté le préfet.
« Depuis plusieurs années, rien
n’avançait alors que la date butoir avait été fixée au 31
décembre 2010 », a confirmé lors de cette signature Salim Nahouda,
secrétaire général de la CGT-Ma. A ce jour, seuls 22% des agents
ont été intégrés : 40% (1.303 agents dont 1.036 instituteurs)
dans la fonction publique d’Etat, 10% (75 agents) dans la fonction
publique hospitalière et 5% (158 agents) dans la fonction publique
territoriale.
Pour les syndicats, le corps transitoire n’était,
avec un salaire égal au Smig mahorais, pas assez attractif ; et sa
durée (10 ans) était jugée trop longue.
« Il a fallu rediscuter et trouver un nouvel
équilibre », a indiqué M. Robin, qui s’est dit satisfait de
la nouvelle mouture. Le temps du passage dans le corps transitoire
est désormais réduit à cinq ans - jusqu‘en 2014 donc -, et
l’indice salarial est fixé à l’échelle 250, alors que le Smig
se situe à l’échelle 208. « Chaque année, le salaire des
fonctionnaires augmentera en fonction de l’augmentation du Smig »,
a assuré le préfet. Cela représenterait un gain, selon Boinali
Saïd Toumbou, de la Cisma-CFDT, de 160 euros par mois et par agent.
En outre, les fonctionnaires toucheront d’ores et déjà les mêmes
primes et auront « les mêmes droits que les fonctionnaires
métropolitains ».
Les contractuels embauchés après 2003 seront
également intégrés, mais après tous les autres - ils n‘étaient
auparavant pas concernés par l‘intégration. Les conditions de
l’intégration des cadres dans les corps B et C sont en outre
assouplies, de manière à passer outre le manque de diplômes dont
pâtissent de nombreux Mahorais.
Si le décret sort en juillet-août 2009 comme
annoncé, les premières intégrations auront lieu en septembre
prochain, a assuré le préfet. Les dernières devront se faire,
comme le stipule la loi, au plus tard le 31 décembre 2010.
Administrateurs, élus et syndicalistes se sont dits
« heureux » de signer ce protocole. « Il s’agit
d’une avancée importante », a affirmé Madi M’colo
Hamidou, de l’UTFO. Cependant, « la lutte continue »
a-t-il ajouté, à l’instar de Salim Nahouda, selon lequel cette
signature ne fait que « relancer le processus », et de
Noussoura Soulaïmana. Le responsable local de la CGC s’est dit « à
demi satisfait » par cet accord « opportun car il
intervient après la
consultation du 29 mars et nécessaire car il fallait
relancer le processus » ; il a toutefois juré que les
négociations « ne [faisaient] que commencer ».
Certains syndicats restent pour leur part dubitatifs
voire opposés à ce protocole, comme le Syndicat des
enseignants ou la branche CFDT des agents du Conseil général.
RC
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MAYOTTE |
Fonction Publique |
Mayotte : le protocole d’accord sur les intégrations remis en cause par deux syndicats
Mercredi 8 Avril 2009 |
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Deux syndicats locaux, le SE-CGT-Ma et la CFDT-CG, ont remis en cause le protocole d’accord relatif à l’intégration des agents mahorais dans les trois fonctions publiques nationales signé mercredi 8 avril.
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Le SE bientôt évincé de la CGT-Ma ? |
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Au cours de la signature du protocole d’accord sur les intégrations, Salim Nahouda, secrétaire général de la CGT-Ma, a eu des mots très durs à l’encontre du SE-CGT-Ma, affilié à la confédération et qui s‘oppose à ce protocole. « Nous signons parce qu’il en va de l’intérêt général. Nous n’acceptons pas que les intérêts corporatistes priment », a-t-il asséné à l’encontre du Syndicat des enseignants. M. Nahouda a évoqué l’hypothèse de rompre avec ce syndicat. « C’est possible », a-t-il affirmé. |
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Présent à
la signature de ce protocole d‘accord, le délégué de
la Cisma-CFDT au Conseil général, M.Haidar, s’est d’abord dit
opposé à la signature de ce protocole. « Cela ne va pas du
tout », affirmait-il avant la signature. « L’ancienneté
n’est pas prise en compte dans ce protocole. C’est une injustice
sociale ». « Cet accord ne prend pas en compte
l’ancienneté des agents, ce qui fait qu’un agent recruté il y a
un mois va toucher autant qu’un agent qui a 20 ans derrière lui.
La base n’acceptera jamais ceci », ajoutait-il, soutenu
par le secrétaire général de la Cisma-CFDT, Boinali Saïd Toumbou,
qui en a alors informé le préfet.
« J’ai cru que c’était une blague »,
a reconnu, interloqué, M. Peyrel, secrétaire général de la
préfecture, lorsque le syndicat a fait part de son opposition. Cette
signature faisait en effet suite à plusieurs réunions entre la
préfecture et les confédérations.
Mais après dix minutes de négociations, la Cisma a
finalement décidé de signer le protocole. « Nous avons
obtenu l’assurance de la part du président du Conseil général
que des compensations seront données, peut-être sous la forme de
prime, aux plus anciens », a indiqué M. Toumbou à la
fin de la cérémonie. « Nous devons avoir une réunion dès
demain [jeudi 9 avril] avec le président, pour étudier comment
trouver une solution », a ajouté M. Haidar, qui n’a pas
exclu la possibilité d’organiser un mouvement de grève en cas de
blocage. « Nous sommes ouverts au dialogue », a
tenu à rassurer M. Douchina.
De son côté, le secrétaire général du Syndicat
des enseignants (SE-CGT-Ma), majoritaire dans le 1er degré
de l’Education nationale, a qualifié ce protocole d’accord de
« merde » dans la soirée. « Si les
autres acceptent, c’est leur problème, mais les instituteurs
n’accepteront jamais », a affirmé Rivomalala
Rakotondravelo. « La loi de 2003 dit que le processus devra
être achevé au 31 décembre 2010. La loi de 2007 dit qu’à
partir de 2008, les intégrations se feront dans le droit commun. Ce
protocole viole donc ces deux lois », a-t-il ajouté.
« Ces négociations se sont faites en
catimini », a-t-il accusé. « Les confédérations
agissent sans s’assurer que la base est d’accord. C’est du
paternalisme digne d’un système colonial. » « Nous
sommes prêts à faire un mouvement de grève pour nous opposer à ce
protocole », a menacé M. Rakotondravelo.
RC
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MAYOTTE |
Société |
Mayotte : des renforts pour la CREC
Jeudi 9 Avril 2009 |
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Une délégation du ministère de la Justice en déplacement à Mayotte a annoncé jeudi 9 avril plusieurs créations de poste pour relancer la machine de la révision de l’état civil.
Voici quelques mois que les déboires de la Commission de révision
de l’état civil (CREC) de Mayotte faisaient couler de l’encre et
de la salive. Députés et sénateurs français avaient jugé
« inacceptables » ses disfonctionnements, et posé comme
préalable à la départementalisation de l’île la mise en place
d’un « état-civil fiable ». Son rapporteur général,
Ali Mbé, déplorait le manque de moyens humains et matériels et la
carence du poste de président de la commission. Quant aux usagers,
ils désespéraient de voir un jour traiter leur dossier, souvent
après deux, trois voire quatre années d’attente.
La présence d’une délégation du ministère français de la
Justice conduite par Dominique Lottin, Directrice des services
judiciaires, est censée marquer la fin de l’abandon auquel
semblait livrée la commission depuis plusieurs mois. Accompagnée de
deux sous-directeurs –de la magistrature et des greffes - et de la
chef de département chargée des nominations de magistrats en
outremer, la magistrate a annoncé jeudi 9 avril les mesures adoptées
par le ministère pour tenter de remettre la CREC sur les rails.
Attendue depuis des mois, la nouvelle présidente de la
Commission, qui pour la première fois se consacrera à temps plein à
son fonctionnement, est à Mayotte depuis une semaine. Un magistrat a
également été nommé au Parquet dans le cadre de la révision de
l’état-civil. Une réunion avec les magistrats et le préfet a
permis de décider de la création d’un autre poste pour assister
la présidente de la CREC. Un appel à candidatures doit être lancé
prochainement. Un secrétaire général pour gérer le fonctionnement
de la commission et deux assistants de justice pour aider à la
préparation et la relecture des dossiers, devraient aussi être
recrutés, ces deux derniers « parmi les étudiants de
l’université de Mayotte ».
Par ailleurs, le matériel informatique devrait être complété
afin que la CREC et les mairies puissent se communiquer les données
plus facilement. Des locaux supplémentaires seront éventuellement
loués.
Un gros travail de remobilisation du personnel et d’organisation
reste enfin à faire, estime Dominique Lottin. La présidente de la
CREC devrait se rendre prochainement dans chacune des mairies,
accompagnée du rapporteur général, afin de participer à un audit
sur l’état des dossiers et de réaménager le travail des
rapporteurs communaux.
Pour ce qui est de la procédure, les documents que les personnes
devront fournir devront être précisés. « Jusqu’alors, il y
avait une certaine fluctuation et une certaine rigidité »
reconnaît Dominique Lottin, rejoignant ainsi l’analyse d’Ali
Mbé, qui regrettait le mois dernier que les différents magistrats
ayant présidé la CREC se soient montrés soit compréhensifs, soit
intransigeants vis-à-vis des difficultés de la population à
fournir certains documents. Pour Dominique Lottin, « il faut
assouplir les règles et avoir un travail plus commun ».
Si aucun délai n’est avancé pour le traitement des 16.000
dossiers en attente, la magistrate a averti que « le mandat de
la CREC peut-être prolongé ». Mais « il faut que le
rythme s’accélère sensiblement », a-t-elle ajouté.
Créée initialement en 2000 pour une durée de 5 ans, la
commission a vu son mandat renouvelé jusqu’en 2010. Selon le
vice-procureur Thomas Michaud, « il y a trois ans, la CREC
rendait plus de 10.000 décisions par an. Si on retrouve le rythme de
2006, on pourrait terminer la mission sans prolonger le mandat. »
LG |
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MAYOTTE |
Droits de l'homme |
Mayotte : le nombre de demandes d’asile a quadruplé en 2008
Mercredi 8 Avril 2009 |
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Le nombre de demandes d’asile enregistrées à Mayotte a explosé en 2008, indique le rapport annuel de l’OFPRA. Un phénomène qui s’explique par la crise anjouanaise et le renversement du régime de Mohamed Bacar.
La demande d’asile outre-mer a connu une brusque
accélération l‘année dernière, passant de 1.085 demandes en
2007 à 2.329 en 2008, soit plus du double, révèle le rapport
d’activité 2008 de l’Office français de
protection des réfugiés et apatrides
(OFPRA),
rendu public la semaine dernière. Les DOM-COM représentent
6,8% de la demande globale enregistrée en France - derrière la
région Île-de-France (47%) et la région Rhône-Alpes (8%).
L’île de Mayotte est pour beaucoup dans ce
phénomène : selon ce rapport, « les demandes d’asile
déposées à Mayotte en 2008 ont été multipliées par quatre par
rapport à l’année précédente ». La demande d’asile
déposée à Mayotte représente 50,1% du total de la demande
outre-mer, soit 979 premières demandes.
L’OFPRA explique « cette brusque
accélération » par « les événements politiques
survenus sur l’île d’Anjouan » en mars 2008, lors du
débarquement des armées comorienne, tanzanienne et soudanaise à
Anjouan et de la
fuite de Mohamed Bacar vers Mayotte puis la Réunion.
« La demande en
provenance des Comores a fortement progressé cette année du fait de
l’actualité politique de cet archipel (…) Les demandeurs, qui
proviennent quasi exclusivement de l’île d’Anjouan, font état
de leur engagement politique en faveur de Mohamed Bacar ou
d’opinions politiques qui leur sont imputées par les nouvelles
autorités en raison de leur appartenance (ou de celle d’un proche)
à la Force de gendarmerie d’Anjouan ou à l’administration de
l’ancien président »,
précise l’OFPRA. Le nombre de demandes de ces Comoriens, faible
avant le mois d’avril, a explosé en septembre (218) et octobre
(199) pour atteindre le chiffre de 881 à la fin de l’année -
contre 55 en 2007.
En 2008, 86,5% des demandeurs
d’asile à Mayotte étaient ainsi originaires des Comores
indépendantes ; 6,5% du Rwanda ; 5,5% de la République démocratique
du Congo - notamment de la région du Kivu, dont les demandeurs sont
« sous-représentés en France métropolitaine »
mais nombreux « à Mayotte ».
L’on compte également des Burundais et quelques personnes
originaires des pays du Golfe, dont l’Irak.
Toujours selon l’OFPRA, plus de 500 décisions ont
été prises concernant des demandes émanant de Mayotte. « Le
nombre de dossiers demeurant sans décision au 31 décembre est de
465 », révèle le rapport. Le taux d’accord de l’office
pour les Comoriens est de 9,9%.
En 2008, dans l’ensemble du territoire français,
l’OFPRA a enregistré 42.599 demandes soit une hausse de 19,9% par
rapport à 2007.
RC |
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MAYOTTE |
Immigration clandestine |
Mayotte : « Tous des délinquants »
Mercredi 8 Avril 2009 |
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Le Collectif Migrants Mayotte, qui réunit six associations (Cimade, CCCP, Gisti, Médecins du Monde, RESFIM et Solidarité Mayotte) et la section locale du Secours Catholique, se déclarent dans un communiqué intitulé « Nous sommes tous des délinquants, à Mayotte plus qu’ailleurs », envoyé à la presse mardi 7 avril, « solidaires de l’action nationale menée ce mercredi 8 avril par des milliers de citoyens, qui se présenteront devant les palais de Justice de dizaines de villes pour se constituer prisonniers volontaires - affirmant avoir, un jour, aidé un homme ou une femme sans papiers français en difficulté ». Selon ce communiqué, Mayotte n’est pas épargnée
par la lutte contre les « aidants ». « Il y a
quelques semaines, plusieurs citoyens ont été jugés et condamnés
à de lourdes amendes pour avoir procuré à des Africains demandeurs
d’asile un certificat d’hébergement. Des pressions policières
et judiciaires sur des militants associatifs ont également été
perpétrées, souvent de manière grossière, sans fondement ni début
de preuve, et ce dans le but d’intimider ceux qui, par convictions
et sans motivation ni pécuniaire ni matérielle, donnent de leur
temps pour aider les plus démunis », indique le document.
« Nous sommes tous concernés, citoyens de
France hexagonale, de Mayotte ou d‘ailleurs, parce qu’avant
d’être « sans-papiers » ou « demandeurs
d‘asile », ces hommes, ces femmes et ces enfants sont des
personnes en difficulté, isolées et démunies - voire des frères
et des pères, des sœurs et des mères - et il est de notre devoir
de citoyen de les aider dans la dignité et le respect dû à chaque
être humain », concluent les associations. |
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MAYOTTE |
Statut de Mayotte |
Départementalisation de Mayotte : combien ça coûte?
Lundi 6 Avril 2009 |
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La départementalisation de Mayotte va avoir un coût. Dans une interview parue dans l'Express jeudi 26 mars, Yves Jégo donne des éclaircissements. |
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MAYOTTE |
Statut de Mayotte |
Départementalisation de Mayotte : une revue lance une pétition pour un référendum national
Lundi 6 Avril 2009 |
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La revue française Le Cri du Contribuable lance une pétition dans son numéro du mois d’avril pour que la départementalisation de Mayotte fasse l’objet d’un référendum national.
A la Une de son numéro 68 du mois d’avril
2009, la revue mensuelle française Le Cri du contribuable lance une pétition pour
demander l’organisation dans l’ensemble du territoire français
d’un référendum sur la départementalisation de Mayotte.
« À 95,22 %, les habitants de Mayotte
ont approuvé par référendum la transformation de leur territoire
en département d’outre-mer (DOM). Mais pourquoi consulter
uniquement les Mahorais, alors que c’est une question qui concerne
l’ensemble des Français ? Ce nouvel épisode de la saga
« Outre- Mer » a de quoi mettre le contribuable en
colère ! » dénonce la revue.
« Sur la question mahoraise, l’avis des Français semble
aussi peu intéresser nos dirigeants. Même si un référendum local
est juridiquement légal, les Français sont pourtant en droit de
réclamer une consultation nationale. En effet, en devenant le 101e
département français, Mayotte va voir les montants de ses revenus
sociaux largement revus à la hausse. Des allocations sociales qui
bénéficient largement aux clandestins, qui constituent un tiers de
la population, et augmenteront encore la tentation de l’immigration
pour les voisins des Comores », poursuit le journal - à noter
que l’affirmation selon laquelle les sans-papiers pourraient
bénéficier des allocations sociales est fausse.
« Face à ce nouvel affront fait au contribuable français,
Contribuables Associés a lancé une pétition pour exiger de Nicolas
Sarkozy un référendum national sur Mayotte ! » conclut
l’article.
En France hexagonale, de nombreuses voix, pour la plupart issues
des franges les plus conservatrices de la société, s’opposent à
la départementalisation de Mayotte - sur les forums des sites de
certains journaux et dans des émissions
de télévision. La plupart de leurs arguments, qualifiés de
« racistes » et « scandaleux » par certains
internautes, touchent au coût d’une telle évolution statutaire,
évaluée à plusieurs dizaines de millions d’euros par Yves Jégo,
à la religion musulmane, incompatible selon eux avec la République,
et au risque de créer, toujours selon eux, une société d‘assistés
« comme aux Antilles ».
« Ce type d’arguments me fait regretter d’avoir voter
‘non’ », a déclaré un instituteur mahorais opposé à la
départementalisation après avoir lu sur Internet ces réactions. R.C.
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MAYOTTE |
Transports |
Mayotte : Corsairfly annonce un vol hebdomadaire direct Paris-Dzaoudzi dès le mois de mai
Lundi 6 Avril 2009 |
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A partir du 8 mai, la compagnie française proposera un vol direct hebdomadaire et annuel entre Paris et Dzaoudzi, a-t-elle annoncé mardi 31 mars.
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Air Austral pas prêt |
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Dans l‘édition de mercredi du Journal de l‘île de la Réunion, Gérard Ethève, le PDG d‘Air Austral, affirme qu‘il est trop tôt pour que sa compagnie établisse une liaison directe Paris-Dzaoudzi. « Aujourd’hui nous nous heurtons à deux contraintes. L’une tient à la longueur de la piste, 1.800 m, qui ne permet pas de vols directs au départ de Mayotte. L’autre est liée à la faiblesse du trafic une bonne partie de l’année. (…) Quand les contraintes liées à la longueur de la piste et à la faiblesse du trafic seront levées, nous serons les premiers à répondre aux attentes légitimes des Mahorais », indique-t-il. |
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Le vœu d’Yves Jégo n’a pas mis longtemps à
être exaucé. Dimanche soir, après la publication des résultats de
la consultation donnant
le « oui » au statut de département largement vainqueur
(95,2%,)
le secrétaire d’Etat à l’Outremer avait annoncé qu’il
travaillait pour qu’il y ait « des vols réguliers directs
Paris-Mayotte » avant la fin de l’année. « J\'ai bon
espoir », avait-il ajouté.
Deux jours plus tard, mardi 31 mars, la compagnie
aérienne française Corsairfly
a annoncé qu’elle ouvrirait cette ligne directe dès le 8
mai. Selon une dépêche de l’AFP, le vol se fera sans escale à
l’aller, mais avec une escale via Antananarivo (Madagascar) au
retour, comme c‘était déjà le cas lors du précédent hiver
austral.
« Mayotte est une destination rare par son
authenticité et son potentiel touristique. (...) Nous nous devions
d\'être les premiers à desservir l\'île avec des vols réguliers
(…), et participer dans les tous prochains mois à un développement
économique du tourisme vert », a déclaré Jean Marc Siano,
président du directoire du groupe Nouvelles Frontières, dont
Corsairfly est une filiale.
« L’annualisation des vols sur Mayotte
s’inscrit très naturellement dans notre politique de desserte des
DOM, où notre présence et notre implication sont très fortes.
Notre connaissance du marché mahorais, et le trafic touristique et
affinitaire inhérents, nous donne des perspectives encourageantes
concernant la ligne », a expliqué le PDG de Corsairfly, Hervé
Pierret.
En
août 2008, Corsairfly, qui a ouvert sa ligne Paris-Dzaoudzi en juin
2007, s’était réjoui de ses bons résultats dans la région,
notamment
à Mayotte.
Dans un communiqué de presse diffusé mercredi 1er
avril, Yves Jégo s’est félicité de cette annonce. « Cette
mesure vient conforter la volonté du gouvernement d\'accroître les
dessertes aériennes vers les Outre-mer », précise le
communiqué, qui rappelle que le gouvernement français « souhaite
que le processus de départementalisation (…) soit fondé sur le
développement de l\'économie locale ».
La mise en place d’une ligne directe entre la
France hexagonale et l’île est une vieille revendication des élus
mahorais. Il s’agit selon eux d’un préalable indispensable au
développement du tourisme, dont ils ont fait leur première
priorité.
RC
(avec AFP) |
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MAYOTTE |
Culture |
"Droit du sol", une BD qui va (encore) faire grincer des dents
Lundi 6 Avril 2009 |
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Charles Masson, médecin intervenant régulièrement à Mayotte dresse un portrait révolté de la situation des clandestins dans une bande dessinée, « Droit du sol ».
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"Droit du sol", une BD qui va (encore) faire grincer des dents. |
On reprochera probablement à cet ouvrage qu'il évoque, une fois de plus, l'immigration clandestine à Mayotte et les situations extrêmes vécues par les clandestins. Mais les problèmes n'ont une chance de trouver leur résolution que dans l'écho qu'on leur fait. En étant française, Mayotte hérite également d'une histoire et d'une réputation de «patrie des droits de l'homme » qu'elle se doit d'assumer, même au prix de susceptibilités heurtées. Charles Masson a passé de longs mois à Mayotte. Son témoignage n'est donc pas celui d'un journaliste qui n'a que quelques jours pour dresser un portrait de l'île. Son métier de médecin l'a, de plus, confronté à la réalité mahoraise et aux détresses des uns et des autres. Ces années vécues à Mayotte ne lui ont pourtant pas enlevé son pouvoir d'indignation devant des situations qui seraient insupportables dans n'importe quelle partie de l'Hexagone. « Depuis tout petit, je suis sensibilisé à l'injustice, et des clandestins, on en voit partout. J'en voyais lorsque je travaillais à la Croix-Rousse à Lyon et j'en vois logiquement depuis que je travaille à la Réunion depuis 2002. Mais le summum, c'est indiscutablement Mayotte. Je suis assez sensibilisé car lors de mon remplacement annuel de deux mois là-bas, je suis seul en place : je pense que 50 à 80 % de la population est formée de clandestins », confie-t-il. « L'histoire que je raconte dans les quatre dernières pages » est celle du « terrible parcours d'une migrante tentant de rejoindre Mayotte en bateau avec son fils. Comme il pleurait, elle a dû le jeter par-dessus bord pour ne pas se faire repérer par la police des frontières. Je n'avais entendu des histoires similaires que dans des situations de crises graves, comme des génocides ou des guerres. ». Mais l'auteur est surtout choqué par les réactions devant ces drames. « J'ai raconté 30 à 40 fois autour de moi ce témoignage, mais à Mayotte ça ne choque plus personne. C'est devenu normal. «C'est pas grave, elle en fera un autre», m'a-t-on répondu, sans parler des remarques racistes ou à côté de la plaque genre «Elle doit être poursuivie». » Charles Masson pense que la BD est un bon support pour faire passer le message « parce que le sujet est abordé à échelle humaine. On l'oublie donc moins que lorsqu'on le croise dans un reportage à la télé. » Un message principalement destiné à « l'autre France » où « les gens ne comprennent pas, ils ne connaissent pas la situation. Rama Yade, secrétaire d'État chargée des Affaires étrangères et des Droits de l'Homme, n'est jamais venue à Mayotte, sinon elle ne pourrait que s'offusquer de ce qui s'y passe. » Lorsqu'il est arrivé à Mayotte en 2004, Charles Masson a tout de suite eu envie de faire un livre sur l'Ile au Lagon, mais il pensait « en tirer un livre pour décrire un mode de fonctionnement unique en France. J'étais pour une fois optimiste devant une île française ouverte sur l'Océan indien, avec des gens qui circulaient d'île en île sans trop de difficulté et des forces de l'ordre qui paraissaient plutôt bienveillantes. Plus de la moitié de la population était clandestine, travaillait et s'intégrait doucement, avec un accès gratuit aux soins et à l'école de la France. S'il est vrai que nombre des personnes restaient et devenaient françaises, d'autres retournaient vers leurs îles d'origine. C'était le sas d'entrée de la France dans la région. J'en aurais fait un livre chaotique, certes, mais optimiste. » Finalement, c'est la révolte qui l'a emporté et c'est sur un coup de colère qu'il a « écrit toute l'histoire en une nuit, [...], puis je l'ai retouchée et ai mis trois mois à l'adapter en BD. Je redécouvrais mon texte au fur et à mesure et j'étais choqué d'avoir pu vivre ce que je racontais ! » Un révolte et une colère devant l'aggravation de la situation au cours des dernières années qui lui font dire que « depuis 10 ans, nous sommes allés trop loin dans l'inhumanité. Comme a dit Michel Onfray: «On fonce dans le mur, mais au moins relevons la tête pour le faire dignement!». » E.T. d'après différentes interviews. Site de l'éditeur : Casterman
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MAYOTTE |
Médias, Information |
Mayotte : la TNT devrait arriver en 2010, annonce un membre du CSA
Vendredi 3 Avril 2009 |
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Au cours d’une réunion d’information tenue à Mamoudzou jeudi 2 avril, Alain Méar, membre du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), a annoncé que la Télévision numérique terrestre devrait arriver dans l’outremer fin 2010.
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LCM sur les rails |
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Au cours de cette réunion, il a été question de la future première télévision privée mahoraise, dénommée LCM, et dont le promoteur, Patrick Millan, a assuré qu’il était prêt à la lancer dès que possible. « J’attends l’autorisation du CSA » a-t-il indiqué, affirmant avoir trouvé les actionnaires. Selon l’animateur et producteur, LCM pourrait demander une fréquence avant même l’arrivée de la TNT. |
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«On peut espérer que la première vague
de la TNT (Télévision numérique terrestre, ndlr) arrivera au
second semestre 2010 dans l’outremer. La deuxième vague devrait
arriver avant la fin du premier semestre 2011 », a dévoilé
jeudi 2 avril à Mamoudzou Alain Méar, membre du Conseil supérieur de l’audiovisuel dont il
préside le groupe de travail sur l’outremer. « En tout,
ce seront trente chaînes » qui seront proposées
gratuitement aux téléspectateurs ultramarins, a-t-il ajouté au
cours d’une réunion d’information à laquelle étaient invités
médias, annonceurs et collectivités locales.
Selon M. Méar, « d’ici 15 jours, le
secrétaire d’Etat à l’Outremer Yves Jégo devrait donner le
calendrier de l’arrivée de la TNT » dans les onze
collectivités ultramarines françaises.
Lancée en mars 2005 par le CSA, la TNT est selon
lui « un véritable succès », puisque quatre ans
après sa naissance, elle couvre « 87% de la population
métropolitaine » et concerne « 2/3 des foyers ».
Boostée selon lui par la loi du 5 mars 2007 qui retient comme
objectifs la gratuité et surtout la couverture de l’ensemble du
territoire, la TNT propose aujourd’hui en France hexagonale 18
chaînes gratuites et 10 chaînes payantes - une « mini
révolution culturelle » selon M. Méar.
En outremer, où « la demande est très
forte » en raison du faible nombre de chaînes, la TNT
reste cependant floue, puisqu’elle n’y est pas encore implantée.
« La loi, qui dit qu’elle est la même pour tous donc qu’elle
est applicable dans les collectivités ultramarines », précise
« que le déploiement de la TNT doit s’effectuer dans le
respect des spécificités », et notamment selon un rythme
progressif, ce « afin de ne pas fragiliser les télévisions
privées locales » - il en existe trois en Guadeloupe, deux en
Martinique et à la Réunion, une en Guyane et en Polynésie, aucune
à Mayotte. A part Antenne Réunion, toutes les autres sont
déficitaires, a annoncé M. Méar, qui explique ces difficultés par
le fait que « le public et le marché publicitaire sont
restreints ».
« L’introduction de la TNT ne doit pas
casser l’existant », a-t-il affirmé. C’est pourquoi elle
se fera en trois vagues distinctes selon chaque territoire : la
première bénéficiera à RFO, à la chaîne privée locale la plus
regardée et à huit chaînes nationales publiques ; la deuxième
impliquera la ou les autres chaînes privées locales et deux ou
trois chaînes en HD (Haute définition) ; la troisième et dernière
concernera les chaînes privées nationales.
RC |
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COMORES |
Politique |
Comores : le dialogue sur la réforme constitutionnelle se poursuit
Samedi 4 Avril 2009 |
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Le dialogue engagé il y a quelques jours entre le président Sambi et les trois chefs des exécutifs insulaires se poursuit. Après leur rencontre avec le président de l’Union de la
semaine passée, les trois présidents des îles autonomes qui
composent l’Union des Comores se sont rencontrés du 1er
au 2 avril à Anjouan, sur invitation du président Moussa Toybou
pour « poursuivre et approfondir » le dialogue
engagé avec le président Sambi sur l’éventuelle révision de la
constitution de l’Union des Comores et en référence au dialogue
inter-comorien.
Des thèmes relatifs aux constitutions de l’Union et des îles
autonomes, aux dysfonctionnements des institutions et à la
gouvernance, ont servi de cadre à cette rencontre. Dans une
déclaration commune publiée à l’issue de la rencontre les trois
présidents des îles autonomes ont réaffirmé leur « adhésion
à toute révision constitutionnelle qui respecte les principes
fondamentaux de l’accord de réconciliation nationale du 17
février 2001 repris par la constitution de décembre 2001,
notamment l’autonomie large des îles et la présidence
tournante ».
Et d’ajouter que « toute révision de la constitution doit
se faire dans le respect du terme des mandats électifs en cours ».
Tout est dit. Les chefs des exécutifs insulaires disent inscrire
leur démarche dans le souci de « prévenir toute forme de
déstabilisation du pays ».
Faissoili Abdou |
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COMORES |
Aide internationale |
La Ligue des Etats arabes va accorder une aide financière aux Comores
Vendredi 3 Avril 2009 |
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La Ligue des Etats arabes va accorder aux Comores une aide financière de deux millions de dollars par mois pendant un an, a-t-on appris jeudi à Moroni de source officielle.
Le montant de cette aide servira, entre autre, à
combler le déficit de la balance commerciale alourdie par la hausse
des produits énergétiques et alimentaires de base enregistrée au
cours de l\'année dernière.
«Cette manne est une bouffée d\'oxygène
susceptible de permettre de retrouver la régularité des salaires
des fonctionnaires et soutenir les services sociaux de base», a
déclaré un fonctionnaire du ministère de l\'Economie et des
Finances qui a requis l\'anonymat.
«Nous devons réfléchir pour une meilleure
utilisation de cet apport de nos amis arabes», a déclaré le
ministre comorien des Relations extérieures, Ahmed Ben Said Jaffar.
(Pana) |
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OCEAN INDIEN |
Coopération régionale |
Madagascar et Mayotte à l’affiche du 25ème conseil des ministres de la COI
Samedi 4 Avril 2009 |
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Les travaux de la 25ème session du conseil des ministres de la commission de l’océan indien (COI) viennent d’être lancés officiellement ce matin à Moroni, en présence des représentants des Etats membres, des bailleurs de fonds et des partenaires de la COI. Durant deux jours, du 4 au 5 avril, les participants
à cette rencontre se pencheront sur divers dossiers relatifs à la
stratégie de la COI dont les principaux axes sont la coopération
politique et diplomatique, la coopération économique et commerciale
et le développement durable et l\'identité culturelle.
La réunion servira surtout de cadre pour faire le
point et décider de la suite à donner aux actions de la COI. Il
faut souligner que ce 25ème conseil se tient dans un
contexte tendu dans la sous région, une situation marquée notamment
par la grave crise qui secoue Madagascar et celle relative à la
consultation référendaire que vient d’organiser la France à
Mayotte en vue d’ériger cette île en département français. Sur
ce point précis, la position du ministre comorien chargé des
relations extérieures a été claire. « Comme hier,
aujourd’hui et demain encore, notre pays ne reconnait et ne
reconnaitra jamais le fait accompli », a-t-il martelé sans
ambages.
« Cette consultation est vécue, par notre
peuple, comme un acte inamical, émanant d’un pays si proche avec
lequel nous partageons tant de liens », a encore ajouté le
ministre devant le secrétaire d’Etat français à la coopération
Alain Joyandet et des autres participants. Notons que ce sera à
l’occasion de cette rencontre que les Comores qui assuraient
jusqu’ici la présidence
de la COI vont passer le témoin à la France.
Le ministre en charge des relations extérieures des
Comores qui assurait cette présidence a ainsi fait un bref bilan de
la présidence comorienne de la COI. Il a cité notamment, le
lancement de l’étude sur les adolescents dans notre région en
2008, la signature du DSR/PIR du 10èmeFED en novembre
2008, la signature du protocole d’accord sur SEGANET
en décembre 2008 et la célébration aux Comores du 25ème
anniversaire de la COI aux Comores.
« La COI constitue un espace privilégié
des échanges entre nos pays membres », a souligné la
représentante de Madagascar dans son discours lors de l’ouverture
des travaux. Elle a profité de cette occasion pour partager et
retracer les événements qui ont conduit à la mise en place de la
haute autorité de transition (HAT) dans son pays. «Cette haute
autorité de transition tire sa légitimité d’un mouvement
populaire et sa légalité des membres de la haute cour
constitutionnelle qui ont procédé à l’installation du président
de la transition », a-t-elle encore rappelé tout en
affirmant que ce pouvoir de transition s\'appuie sur toutes les
composantes de la nation. Elle en veut pour preuve les assises qui
viennent de se tenir le 2 et 3 avril à Madagascar à l’initiative
de la HAT, à un moment où Madagascar fait face aux condamnations
des pays et organisations
internationales.
Joël Morgan, un ministre seychellois, a, pour sa
part, appelé tous les membres de la COI à « tout faire
pour sauvegarder nos acquis ». « Notre
organisation ne cesse de progresser, il est grand temps de lui donner
les moyens de ses ambitions », a-t-il renchéri.
Il a démontré sa préoccupation face aux actes de
pirateries
qui ne cesse de s’accroitre dans notre région. « L’Europe
et les USA ont engagé des actions pour contrer ces actes mais ils
n’arrivent à les contenir », a-t-il regretté tout en
appelant à un renforcement de l’appui international « contre
le fléau des pirates somaliens ».
Les travaux se poursuivent à l’hôtel Istandra
beach à Moroni.
Faissoili Abdou |
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COMORES |
Culture |
Tournée du rappeur américain Dynamax aux Comores
Jeudi 9 Avril 2009 |
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Dans le cadre de ses programmes d’échanges culturelles, l’Ambassade des Etats-Unis à Antananarivo organise la tournée du rappeur américain Dynamax aux Comores.
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“Joe Wayne Edmontson Roberts”
alias Dynamax, ambassadeur culturel du Département d’Etat
des Etats-Unis est attendu ce jeudi 9 avril à
Moroni. Pendant sa tournée en terre comorienne, Dynamax
sera l\'invité d\'une
émission spéciale en anglais d\'une
télévision locale, accompagné par des membres des Centres
d\'Apprentissage de l\'Anglais
(English Centers) le vendredi 10 avril. Le samedi 11 avril, il animera un atelier avec des musiciens locaux à l\'American
Corner qui sera suivi d\'une
rencontre avec les journalistes comoriens dans le même local.
Pour couronner son séjour à Moroni, l\'Ambassade
des Etats-Unis organise un grand concert gratuit le
dimanche 12 avril à 17h dans la grande cour de l\'hémicycle
de l\'Assemblée Nationale.
Notons que ce spectacle fera partie de la cérémonie de clôture du
premier marathon international organisé aux Comores.
Dynamax est un artiste de
hip-hop Américain qui a grandi dans le Bronx et à Chicago. Avec la
fibre musicale que son père musicien lui a transmis, il a appris le
rap et le Dee-Jay (DJ) en autodidacte. A l’âge de 16 ans, il a
formé son propre groupe de DJ, et à 22 ans, il est venu en France
et a rencontré l’artiste de hip-hop Français Dee Nasté.
Dynamax, à qui Afrika
Bambaataa, le pionnier du hip-hop américain, a demandé de
promouvoir le hip hop et le groupe artistique international Zulu
Nation en dehors des Etats-Unis, a travaillé dans la scène hip-hop
en France depuis qu’il a fait une apparition sur un enregistrement
effectué en 1994 par Dee Nasty, le pionnier du hip-hop français.
Dynamax a signé un contrat pour travailler pendant quatre ans sur
des projets spéciaux avec la maison de production française
Universal France, qui lui a offert l’opportunité de travailler
avec plusieurs grands artistes et producteurs européens. Au même
moment, il a aidé dans la mise en place de la station radio
française \"Générations 88.2,\" qui a produit la première
émission radiophonique consacrée au hip-hop réalisée aux
Etats-Unis mais diffusée en France. L’émission a été appelée
\"Live From New York.\" Dynamax a aussi apparu sur un
enregistrement de l’artiste hip-hop Français Booster, sous le
label de la célèbre maison de production internationale EMI/Blue
Note. Il a aussi travaillé sur la première pub télé sur le
hip-hop réalisée en France. Il a fait des prestations d’ouverture
et de clôture pour le célèbre artiste Américain de hip-hop Truth
Hurts, qui œuvre sous le label de l’artiste Américain de hip-hop
Dr. Dre. Dynamax a effectué un enregistrement et a partagé la scène
avec le DJ Lord Jazz, du groupe légendaire américain \"Lords of
the Underground.\"
En plus de ses apparitions sur
les scènes du hip-hop dans toute la France et les Etats-Unis,
Dynamax enseigne les principes fondamentaux de la culture hip-hop à
des enfants de l’école primaire à Clermont-Ferrand, en France.
Pour en savoir plus sur
l’artiste, visitez le http://www.dj-mc-dynamax.com/ |
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MADAGASCAR |
Météo, Climat, Catastrophes naturelles |
Tempête tropicale à Madagascar : 8 morts, 3.300 sans-abris
Jeudi 9 Avril 2009 |
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Au moins huit personnes ont été tuées et plus de 3.300 sont sans abris après le passage de la forte tempête tropicale Jade qui a frappé l'île de Madagascar lundi, selon un nouveau bilan provisoire annoncé mercredi par les autorités malgaches.
Cinq nouveaux décès ont été recensés à
Mananjary (côte sud-est) \"à la suite d\'un éboulement de
terrain\", précise mercredi un communiqué du Bureau national de
gestion des risques et des catastrophes (BNGRC).
Le BNGRC avait fait état mardi de trois morts à
Mampikony (au nord d\'Antananarivo).
\"Le bilan provisoire du passage de Jade fait
état de plus de 3.320 sans abris\", poursuit le communiqué,
détaillant les zones sinistrées sur la façade est de la Grande île
où Jade est entré lundi avec des rafales atteignant 160 km/h.
La saison cyclonique à Madagascar s\'étend de fin
novembre à avril.
Au moins neuf personnes avaient été tuées et plus
de 20.000 sinistrées à Madagascar fin janvier lors du passage des
cyclones Eric et Fanele.
(AFP) |
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MADAGASCAR |
Politique |
Madagascar : Marc Ravalomanana à Addis Abeba
Mercredi 8 Avril 2009 |
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L'ex-président malgache Marc Ravalomanana, était mardi à Addis Abeba où il a été reçu par le Prermier ministre Meles Zenawi et le président de la Commission de l'Union Africaine (UA) Jean Ping, a-t-on appris de sources diplomatiques.
\"M. Ravalomanana est arrivé lundi soir à
Addis Abeba pour des entretiens avec le Premier ministre Meles Zenawi
et le président de la Commission de l\'UA, Jean Ping\", a indiqué
à l\'AFP un haut responsable du ministère éthiopien des Affaires
étrangères qui a souhaité garder l\'anonymat.
\"Le Premier ministre l\'a déjà reçu. Il doit
normalement quitter Addis Abeba mercredi à l\'issue de ses
consultations\", a-t-on ajouté de même source.
Selon un haut responsable de l\'UA, M. Ravalomanana a
\"rencontré le président Ping et le Commissaire à la paix et
la sécurité de l\'UA, Ramtane Lamamra\".
Accompagné du ministre des Affaires étrangères du
Swaziland qui préside l\'organe de sécurité de la SADC, la
Communauté de développement des Etats d\'Afrique australe, \"il
a rencontré beaucoup de monde\", a-t-on ajouté.
La SADC et l\'UA ont condamné le régime de
transition et suspendu Madagascar;
\"La délégation ira mercredi en Libye
rencontrer le président en exercice de l\'UA, le colonel Mouammar
Kadhafi\", selon la même source.
Mardi soir, M. Ping a appelé à nouveau au \"retour
rapide à l\'ordre constitutionnel à Madagascar\", dans un
communiqué. Il a regretté que \"les assises nationales
convoquées par les autorités issues du changement
anticonstitutionnel (...) n\'aient pas eu lieu dans des conditions de
nature à créer un consensus national sur les modalités du retour à
l\'ordre constitutionnel et à recueillir l\'appui de l\'UA\".
A l\'issue de deux jours d\'assises nationales début
avril, les autorités de transition à Madagascar ont proposé une
élection présidentielle en octobre 2010, précédée d\'une
conférence nationale avant le 26 juin 2009, et d\'un référendum
constitutionnel en septembre 2009.
Lâché par l\'armée, l\'ancien président Marc
Ravalomanana, au pouvoir depuis 2002, a été contraint le 17 mars de
transférer ses pouvoirs à un directoire militaire, qui les a remis
quelques heures plus tard à Andry Rajoelina, alors chef de
l\'opposition.
(AFP) |
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MADAGASCAR |
Politique |
Le régime de transition malgache prévoit une présidentielle en octobre 2010
Lundi 6 Avril 2009 |
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Les autorités de transition à Madagascar, dont la prise de pouvoir est contestée par la communauté internationale, ont proposé une élection présidentielle en octobre 2010, à l'issue de deux jours d'assises nationales.
Ces assises \"marquent le coup d\'envoi du
renouveau démocratique et préfigurent déjà la force de la
démocratie que nous voulons sauver à Madagascar\", a déclaré
dans son discours de clôture le nouvel homme fort de Madagascar et
président de la Haute autorité de transition (HAT), Andry
Rajoelina.
\"Concernant les calendriers électoraux, sous
réserve de l\'adoption du projet de Constitution validée par la
Conférence nationale, les assises recommandent les échéances
suivantes: une Conférence nationale avant le 26 juin (2009), un
référendum constitutionnel en septembre (2009), une élection
présidentielle en octobre 2010\", selon le texte final adopté.
Des élections législatives sont également
annoncées pour mars 2010. Le nouveau régime a en effet suspendu le
Parlement le 19 mars.
Le texte final ne précise pas si M. Rajoelina ou le
président malgache déchu, Marc Ravalomanana, seront autorisés à
participer à cette élection. Dans l\'actuelle Constitution, un
candidat à la présidence doit avoir au moins 40 ans, alors que M.
Rajoelina n\'en a que 34 aujourd\'hui.
Ces assises ont été boycottées par le parti TIM
de M. Ravalomanana, qui a organisé depuis plusieurs jours des
manifestations à Antananarivo de plusieurs milliers de partisans de
la \"légalité\" et du retour de M. Ravalomanana.
Le TIM, en collaboration avec un comité de
parlementaires, a organisé ce vendredi des \"contre-assises\"
ayant réuni plusieurs centaines de personnes.
Lâché par l\'armée, M. Ravalomanana, au pouvoir
depuis 2002, a été contraint le 17 mars à transférer ses pouvoirs
à un directoire militaire, qui les a remis quelques heures plus tard
à M. Rajoelina, alors chef de l\'opposition.
Ces transferts de pouvoir ont été validés par la
Haute Cour constitutionnelle (HCC) malgache.
Madagascar est plongé depuis fin janvier dans sa
pire crise politique et sociale depuis 2002, qui a fait plus d\'une
centaine de morts.
Ces assises nationales ont réuni jeudi et vendredi
quelque 1.200 participants (membres de la transition, responsables
militaires et religieux, partis politiques, société civile).
Selon les recommandations des assises, la Conférence
nationale sera chargée de plancher sur les réformes de la
Constitution et du code électoral, en se basant sur des conférences
régionales qui devraient être organisées en mai dans les 22
régions de la Grande-Ile.
En outre, les assises ont recommandé la mise en
place d\'une Commission nationale indépendante et d\'un comité
économique chargé de proposer des mesures d\'urgence pour relancer
l\'économie.
Elles recommandent aussi \"la mise en place d\'un
comité des forces armées chargé de veiller à l\'unité des forces
armées et de renforcer l\'ordre et la sécurité publique\",
ainsi que d\'un \"comité socio-culturel\" pour proposer \"des
mesures d\'urgence pour rétablir la paix sociale et sauvegarder les
valeurs malgaches\".
Depuis la mi-mars, M. Rajoelina s\'efforce d\'asseoir
son pouvoir malgré les condamnations de la communauté
internationale, qui a jugé cette prise de pouvoir
\"inconstitutionnelle\" et réclamé la tenue \"rapide\"
d\'élections.
L\'Union africaine (UA), la Communauté de
développement d\'Afrique australe (SADC) et l\'Organisation
internationale de la Francophonie (OIF) ont suspendu Madagascar. Les
Occidentaux ont condamné ce qu\'ils considèrent comme un \"coup
d\'Etat\".
(AFP) |
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MADAGASCAR |
Francophonie |
Madagascar suspendu de la Francophonie
Vendredi 3 Avril 2009 |
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Madagascar a été suspendu jeudi de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), après la prise du pouvoir par Andry Rajoelina qualifiée de "rupture de l’ordre constitutionnel", selon un communiqué de l'OIF publié à Paris.
Le Conseil permanent de la Francophonie, réuni
jeudi à Paris, \"a conclu que l\'ensemble du processus qui a
conduit à un changement de pouvoir à Madagascar (constituait) une
rupture de l\'ordre constitutionnel, donc de la démocratie\",
selon le communiqué.
Il a par conséquent \"prononcé la suspension
de Madagascar de la Francophonie\", a-t-il ajouté.
Cette mesure entraîne la suspension de la
coopération multilatérale francophone, à l\'exception des
programmes qui bénéficient directement aux populations civiles,
rappelle l\'OIF.
L\'organisation réclame \"la tenue d\'élections
libres, fiables et transparentes dans les délais les plus rapides\",
et se dit prête à \"accompagner le processus de retour à un
ordre constitutionnel démocratique\" dans la grande île de
l\'Océan indien.
Une délégation malgache, conduite par le ministre
des Affaires étrangères Ny Hasima Andriamanjato, nommé par la
Haute autorité de transition, était présente lors de la réunion
du Conseil permanent de la Francophonie.
Lâché par l\'armée, Marc Ravalomanana, au pouvoir
depuis 2002, a été contraint le 17 mars à transférer ses pouvoirs
à un directoire militaire, qui les a remis quelques heures plus tard
à Andry Rajoelina, alors chef de l\'opposition. Ces transferts de
pouvoir ont été validés par la Haute Cour constitutionnelle.
L\'Union africaine et la Communauté de développement
d\'Afrique australe (SADC) ont eux aussi suspendu Madagascar. Les
Occidentaux ont condamné ce qu\'ils considèrent comme un \"coup
d\'Etat\".
(AFP) |
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Outremer DOM TOM |
Consommation |
Outre-mer : l'Assemblée vote pour réglementer les prix de certains produits
Mercredi 8 Avril 2009 |
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L'Assemblée nationale a adopté mardi le premier article du projet de loi de développement économique des outre-mer autorisant l'Etat à réglementer le prix de vente au public de produits ou de familles de produits de première nécessité.
Cet article, qui ne faisait pas partie du projet
initial du gouvernement, avait été introduit par les sénateurs à
la suite des récents mouvements contre la vie chère dans les
départements d\'outre-mer.
Il s\'agit d\'un retour conjoncturel à la
réglementation des prix supprimée en France en 1986, qui ne
s\'appliquera pas en Polynésie française et en Nouvelle-Calédonie,
l\'Etat ayant transféré aux autorités locales de ces deux
collectivités la compétence de réglementation des prix.
Un décret en Conseil d\'Etat, après consultation de
l\'Autorité de la concurrence, sera cependant nécessaire.
L\'Assemblée a repoussé plusieurs amendements
déposés par les députés de gauche portant sur la concurrence et
l\'urbanisme commercial, le secrétaire d\'Etat à l\'outre-mer, Yves
Jégo, renvoyant souvent aux prochains états-généraux de
l\'outre-mer le soin de se pencher sur ces sujets.
M. Jégo a cependant proposé aux députés la mise
en place d\'\"un groupe de travail sur les questions
d\'organisation du marché de la distribution et de lutte contre les
abus de position dominante\".
Il a souhaité que ce groupe \"puisse lui
remettre avant l\'été des propositions d\'évolution de la
législation\", prévue après les états-généraux.
Si l\'examen du texte dans l\'hémicycle avance
lentement, plusieurs dossiers semblaient aller plus vite en
coulisses.
Ainsi, le député PS de Guadeloupe Victorin Lurel
affirme avoir obtenu du gouvernement le pouvoir d\'adaptation de la
réglementation dans ce département-région, dont il dirige le
conseil régional.
Cette habilitation concernera deux domaines: d\'une
part la maîtrise de la demande en énergie, le développement des
énergies renouvelables et la réglementation thermique pour la
construction de bâtiments. D\'autre part, la formation
professionnelle.
Dans le deuxième cas, c\'est le gouvernement qui
devrait défendre un amendement, pour des règles d\'équilibre
budgétaire.
M. Lurel a également obtenu satisfaction sur une
meilleure valorisation de la bagasse (sous-produit de la canne à
sucre) et une validation législative pour les 25 euros que le
conseil régional versera pendant un an pour les bas salaires en
Guadeloupe.
Des discussions sont en cours avec Bercy pour des
avantages fiscaux encore renforcés pour Marie-Galante, île du sud
de la Guadeloupe.
(AFP) |
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Outremer DOM TOM |
Mouvements sociaux, Syndicalisme |
Guadeloupe: les principaux syndicats ne participeront pas aux états-généraux
Mercredi 8 Avril 2009 |
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Les principales centrales syndicales guadeloupéennes, dont celle d'Elie Domota, porte-parole du collectif LKP qui a mené la longue grève, ne participeront pas aux états-généraux de l'outre-mer décidés par Nicolas Sarkozy, a-t-on appris dimanche de sources syndicales.
La principale d\'entre elles, l\'UGTG (51,67 % des
suffrages aux prud\'homales de novembre), dont Elie Domota est
secrétaire général, a fait savoir qu\'elle n\'y participerait pas,
affirmant que la problématique lui semble \"artificielle\"
par rapport aux \"attentes sociales du peuple guadeloupéen\".
Son secrétaire général, Elie Domota, est par
ailleurs le porte-parole du Lyiannaj kont pwofitasyon (LKP, collectif
contre l\'exploitation) regroupant (à l\'exception de la CGC)
l\'ensemble des confédérations et centrales syndicales représentées
en Guadeloupe.
En tant que tel, le LKP, qui avait été à
l\'origine de la grève générale ayant paralysé l\'île des Antilles
françaises durant 44 jours de janvier à mars, n\'a pas fait
connaître sa position sur les états-généraux. M. Domota n\'a pas
non plus annoncé personnellement sa position.
Les états-généraux de l\'outre-mer, annoncés par
le chef de l\'Etat pendant la crise sociale aux Antilles, doivent
débuter par des ateliers locaux à partir du 15 avril.
La CGTG (19,83 % aux prud\'homales) avait également
décidé, lors de son congrès il y a une semaine, de ne pas prendre
part aux états-généraux. Une décision similaire a été adoptée
cette semaine par la troisième centrale syndicale locale, la CTU
(8,57 %).
Le LKP regroupe 49 organisations syndicales,
politiques et associatives. La plupart, de la CFTC à la FSU en
passant par FO, ne se sont pas encore prononcées sur leur éventuelle
participation à ces Etats généraux.
La situation sociale pourrait à nouveau se tendre
en Guadeloupe alors que le gouvernement s\'apprête à annoncer une
extension limitée de l\'accord salarial conclu le 5 mars, et devrait
notamment en retirer la clause mettant à la charge des employeurs
dans trois ans les 200 euros de hausse concédés pour terminer la
grève générale.
L\'entourage du ministère du Travail Brice Hortefeux
a seulement indiqué qu\'\"il y aurait une décision du
gouvernement dans les prochains jours\", mais selon des sources
patronale et syndicales, le directeur général du Travail,
Jean-Denis Combrexelle, a confirmé lors d\'une réunion vendredi à
Paris que le gouvernement entendait étendre l\'accord avec des
réserves et exclusions.
Après cette annonce, M. Domota avait estimé que
c\'était \"reparti pour beaucoup de grèves\" dans l\'île.
Les travaux des états-généraux doivent être
lancés officiellement par Nicolas Sarkozy fin avril en Guadeloupe et
en Martinique.
(AFP) |
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