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La lettre de Malango
N°
112
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Vendredi 17 Avril 2009
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" La Lettre de Malango"
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MAYOTTE |
Statut de Mayotte |
Départementalisation de Mayotte : création d'un comité de suivi
Mercredi 15 Avril 2009 |
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Suite à la consultation et à l'écrasante majorité pour le "oui" (95,2%), le Comité de réflexion sur la départementalisation s'est réuni, jeudi au conseil général.
La mission de ce groupe consistait notamment à
faire des propositions dans le cadre du pacte
pour la départementalisation. Maintenant qu\'il est rédigé, le
comité de réflexion devrait devenir un comité de suivi, avec un
même objectif : être une force de proposition, et notamment dans
l\'élaboration de la future loi organique sur Mayotte.
Diverses questions devront trouver rapidement une
réponse : sachant que la prochaine assemblée devrait réunir les
compétences du département et d\'une région, avec environ le double
de conseillers, quel mode de scrutin adopter pour les prochaines
élections ? Quelle organisation mettre en place en vue de
l\'intégration de Mayotte au sein des RUP (région
ultra-périphérique) ?
\"Nous ne devons pas attendre que la
gouvernement nous impose ses choix\" a estimé le président
du conseil général, Ahamed Attoumani Douchina. \"Le pacte
prévoit par exemple que les cadis joueront un rôle social\"
a expliqué le rapporteur du comité de réflexion, Ibrahim
Aboubacar.
\"Un fonctionnaire installé à Paris n\'est
certainement pas le mieux placé pour savoir le rôle exact à leur
donner\". Le comité devrait donc se mettre rapidement au
travail, car, comme l\'a signalé le sénateur Adrien Giraud, \"le
temps nous ai compté... La loi organique est prévu pour le mois de
juin, ou juillet\".
N.B. - Haraka Info |
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MAYOTTE |
Immigration clandestine |
Près de 4.500 personnes ont été expulsées de Mayotte en trois mois
Jeudi 16 Avril 2009 |
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Les autorités préfectorales de Mayotte annoncent avoir reconduit vers les Comores indépendantes près de 4.500 personnes entre le 1er janvier et le 31 mars 2009. 72 kwassa ont été interceptés dans le même laps de temps.
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Le Centre de rétention administrative (CRA) de Mayotte continue d’être largement surpeuplé (photo datant d’octobre 2008). |
La préfecture de Mayotte a rendu public jeudi 16
avril les « résultats de la lutte contre l’immigration
clandestine et le travail illégal » lors du premier
trimestre de l’année 2009.
Selon la préfecture, 3.778 arrêtés de reconduite
à la frontière (APRF) ont été exécutés par la Police aux
frontières entre le 1er janvier et le 31 mars, pour un
total de 4.487 personnes refoulées du territoire. Cela signifie que
près de 700 mineurs (qui ne peuvent faire l’objet d’un APRF) ont
été expulsés, soit en accompagnant leurs parents, soit en étant
rattachés abusivement à des adultes qu‘ils ne connaissent pas -
une pratique interdite par la loi mais que de nombreux témoignages
de policiers et de sans-papiers attestent.
2.698 personnes ont été arrêtées lors des
contrôles terrestres quotidiens ; 1.789 lors des 72 interceptions de
kwassa recensées ces trois premiers mois de l‘année.
En 2008, 16.040 personnes avaient été reconduites
à la frontière, dont près de 3.000 mineurs ; 256 embarcations
avaient été interceptées en mer.
« Ces résultats ont été rendus possibles
grâce à l’action conjuguée de la police aux frontières (PAF),
de la gendarmerie, de la gendarmerie maritime, des douanes et de la
marine nationale », précise le communiqué de la préfecture.
Concernant la lutte contre le travail illégal, les
autorités affirment avoir effectué 413 contrôles concernant 1.210
salariés, pour un total de 110 procès verbaux, dont 65 ont été
transmis au Parquet.
La lutte contre le travail illégal est la priorité
du gouvernement. Lors de sa dernière visite à Mayotte en janvier,
le secrétaire d’Etat à l’Outremer, Yves Jégo, avait mis en
garde les employeurs de sans-papiers - il avait annoncé des amendes
très lourdes.
RC |
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MAYOTTE |
Ecologie - Environnement et ressources naturelles |
Mayotte : Objectif 100% d'eau en bon état en 2021
Mercredi 15 Avril 2009 |
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Le comité de Bassin de Mayotte élabore un schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux de l'île pour parvenir, d'ici l'année 2021, à n'avoir plus que des eaux de bonne qualité.
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Tous les cours d'eau de Mayotte sont sinistrés. |
Seuls deux tiers des eaux souterraines, 46% des
cours d\'eau et 12% des eaux du lagon sont en bon état... Le constat
est inquiétant, et le travail à réaliser assez monumental pour
parvenir aux objectifs que s\'est fixé le Comité de bassin : d\'ici
2015, il souhaite que la totalité des eaux souterraines, 59% des
eaux du lagon et 76% des cours d\'eau soient de bonne qualité. En
2021, la totalité de ces eaux devra être en bon état. C\'est
l\'Union Européenne qui impose à ses pays membres de reconquérir la
qualité des eaux. Chacun doit se fixer des objectifs, et risque de
se voir pénalisé si ceux-ci ne sont pas atteint en 2015.
Un budget de 220 millions d\'euros est consacré à
la réalisation de ces objectifs. Un SDAGE, schéma directeur
d\'aménagement et de gestion des eaux, doit être rédigé d\'ici la
fin de l\'année. \"C\'est un sujet tellement sensible que nous
devions consulter la population\" explique David Lombard,
responsable du service de l\'eau à la DAF et secrétaire du comité
de bassin. Les habitants peuvent donc dès aujourd\'hui répondre à
un questionnaire afin de donner leur avis. Pour toucher une
population la plus large possible, le comité s\'appuiera notamment
sur les associations environnementales locales. \"Nous allons
mettre en place diverses manifestations dans les villages pour faire
venir les gens et les sensibiliser à la question de l\'eau\"
précise Ourfane Ali, vice-président de la Fédération mahoraise
des associations environnemental et vice-président du comité.
Pour arrêter la dégradation et retrouver un bon
état de l\'eau, cent millions d\'euros seront consacrés à
l\'assainissement. Mais la question doit aussi être abordée de façon
beaucoup plus large pour parvenir aux objectifs. Le comité compte
ainsi faire un travail de sensibilisation, d\'éducation, de gestion
collective et d\'optimisation de la ressource... \"Il faudra
que tout le monde aille dans le même sens\" résume M.
Lombard. \"Par exemple, nous voulons qu\'il y ait suffisamment
d\'eau dans les rivières tout au long de l\'année pour que la vie s\'y
développe. Mais les agriculteurs doivent aussi s\'en servir toute
l\'année... Il faudra donc stocker l\'eau pendant la saison des
pluies, peut-être grâce à des retenues collinaires\". Le
bassin devra, à l\'instar des agriculteurs, faire avancer tous les
usagers et les administrations ensemble. \"Les mentalités ont
déjà évolué à Mayotte\" estime le président du comité,
Fadul Ahmed Fadul.
N.B. - Haraka Info |
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MAYOTTE |
Justice |
Mayotte : les fraudeurs de la DE privés de leurs droits civils et civiques
Mercredi 15 Avril 2009 |
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Onze des douze agents de la direction de l’Équipement accusés d’avoir détourné des milliers de litres de gasoil en 2006 et 2007 ont été condamnés à six mois de prison avec sursis et à la privation de leurs droits civils et civiques, mercredi 15 avril.
L’affaire avait été jugée
le 18 mars, le délibéré a été rendu public mercredi
15 avril : onze des douze agents de la direction de l’Equipement de
Mayotte ont été reconnus coupable par le tribunal de première
instance de Mamoudzou de détournement de carburant, et ont été
condamnés à six mois de prison avec sursis et à la privation de
leurs droits civils et civiques, a indiqué l‘avocat des prévenus,
Maître Thani Mohamed. Le juge Sastre a ainsi suivi à la lettre les
réquisitions du procureur Michaud il y a un mois.
Le douzième agent mis en cause a été relaxé.
Cette condamnation pourrait signifier le
licenciement des onze coupables, qui ne peuvent logiquement plus
postuler au statut de fonctionnaire. Dix d’entre eux sont
actuellement toujours salariés de la DE, le onzième est salarié du
Conseil général.
Maître Thani Mohamed a cependant indiqué qu’un
certain nombre d’entre eux feraient certainement appel de cette
décision.
L’affaire remonte aux années 2006 et 2007. Durant
cette période, les agents condamnés auraient chacun volé entre
5.000 et 9.000 litres de gasoil appartenant à la DE. L’enquête
avait démontré que certains de ces chauffeurs revendaient le gasoil
sur la route. A la barre, tous avaient nié. Leur avocat avait
dénoncé une instruction judiciaire essentiellement basée sur celle
de l’administration.
RC |
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MAYOTTE |
Justice |
Mayotte : Maître Larifou dénonce un système judiciaire « inéquitable »
Mercredi 15 Avril 2009 |
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Venu de la Réunion pour défendre un client accusé d’escroquerie, l’avocat Saïd Larifou a dénoncé mercredi 15 avril à la barre du tribunal de Mamoudzou « un système qui n’est pas équitable », dans lequel « les Français sont jugés mais pas les étrangers ».
A l’occasion du procès de trois hommes poursuivis
pour avoir extorqué au guichet du Crédit Agricole 3.000 euros à
une association après avoir falsifié le permis de conduire de son
trésorier, l’avocat basé à la Réunion, Saïd Larifou, a évoqué
mercredi 15 avril à Mamoudzou « un système judiciaire pas
équitable », dans lequel « soit on est Français et on
est jugé, soit on n’est pas Français et on n’est pas jugé ».
La cause du courroux de l‘avocat et homme
politique comorien : son client de nationalité française était le
seul à comparaître devant le tribunal de première instance de
Mamoudzou ; les deux autres, de nationalité comorienne sans papiers
français, étaient absents. « J’imagine au vu du dossier que
les deux autres ont été reconduits à la frontière » a-t-il
indiqué en préalable - une hypothèse confirmée plus tard par le
procureur. « C’est inéquitable », a-t-il ajouté,
demandant à ce que son client soit jugé « en même temps que
les deux autres ».
Une requête refusée par le président, Michel
Sastre, selon lequel les absents « seront également jugés ».
« La condamnation figurera sur leur casier judiciaire »,
a-t-il ajouté avant d’interroger le client de Me Larifou.
Lors de sa plaidoirie, ce dernier est revenu à la
charge : « J’ai bien fait de soutenir au préalable le
problème que posait l’absence des deux autres prévenus ici car la
question est de savoir qui est responsable, qui est l’instigateur. »
Une question restée sans réponse en l‘absence des deux autres
prévenus. « Mon client a reconnu les faits, mais chacun doit
assumer ses responsabilités. Mon client assume les siennes, pas
celles des autres », a continué Me Larifou, selon lequel
l’instigateur serait l’un des deux « absents ».
Le client de l’avocat inscrit au barreau
réunionnais a été condamné à une amende de 2.500 euros dont
1.000 euros avec sursis. L’un des deux absents, considéré comme
l’instigateur, a écopé de quatre mois de prison avec sursis et
d’une interdiction du territoire français (ITF) de trois ans. Le
troisième a été relaxé, mais a été condamné à une ITF de
trois ans.
Ce n’est pas la première fois à Mayotte qu’un
avocat déplore l’absence, à la barre, d’un prévenu car il a
été reconduit à la frontière avant son jugement. Des victimes et
des témoins sont également souvent « absents » du
territoire.
RC |
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MAYOTTE |
Politique |
Mayotte : le député satisfait par l’adoption de son amendement
Mercredi 15 Avril 2009 |
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Dans un communiqué envoyé à la presse mercredi 15 avril, le député de Mayotte, Abdoulatifou Aly (MoDEM), se dit satisfait « pour Mayotte » et pour lui-même, d’avoir fait adopté par l’Assemblée nationale un amendement déposé avec ses collègues antillais Alfred Almont et Gabrielle Louis-Carabin, dans le cadre du vote de la Loi de développement de l’outremer (LODEOM).
«L\'amendement avait pour objet de
permettre (sans obligation) aux entreprises concernées de Mayotte de
verser directement à l\'organisme collecteur le 1% de la formation
professionnelle. Cette disposition, qui anticipe sur l\'entrée
complète dans le droit commun avec la départementalisation,
permettra une meilleure adéquation entre les programmes de formation
et les besoins du tissu économique mahorais. C\'est une avancée
positive dans le cadre d\'une LODEOM utile pour les outre-mer dans
leur ensemble mais insuffisamment volontariste pour notre île »,
précise le communiqué.
Par ailleurs, le député a fait savoir que le
leader de son parti, François Bayrou, serait à Mayotte samedi 18
avril « dans le cadre de sa tournée des territoires de
France ». Ce sera le troisième voyage de l’ex-candidat à
l’élection présidentielle à Mayotte depuis 2006.
RC |
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MAYOTTE |
Mouvements sociaux, Syndicalisme |
Mayotte : le SE-CGT-Ma "pas lié" par l’accord sur l’intégration des agents publics
Dimanche 12 Avril 2009 |
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Le Syndicat des enseignants affirme dans un communiqué de presse qu’il « ne se sent pas lié dans le protocole d’accord » relatif à l’intégration des agents publics, signé le 8 avril à Dzaoudzi.
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Rivomalala Rakotondravelo; porte-parole du SE-CGT-Ma lors d'un entretien avec le député de Mayotte en octobre 2008. |
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Le SE n’exclut pas de "retrouver son indépendance" |
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En réponse aux propos de Salim Nahouda, secrétaire général de la CGT-Ma, qui avait critiqué le « corporatisme » du SE le 8 avril, le SE-CGT-Ma riposte dans un communiqué daté du 11 avril, en dénonçant « le non respect des statuts et des résolutions du congrès de 2006, le dysfonctionnement des instances de directions, le manque de travail, bref, l’absence totale d’une démocratie syndicale » au sein de la confédération. Selon le syndicat des enseignants, « les récents actes de la CGT Mayotte » comme l’appel à voter « oui » lors de la consultation du 29 mars et la signature de ce protocole d’accord auraient été décidés « sans aucune concertation ». Face à ce qu’il qualifie d’intimidations, le SE déclare ne plus pouvoir « fonctionner avec la direction actuelle de la CGT Mayotte ». Le syndicat n’exclut pas de retrouver son indépendance. |
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Le Syndicat des enseignants (SE-CGT-Ma), majoritaire
dans le premier degré de l’Education nationale à Mayotte, affirme
dans un communiqué envoyé à la presse samedi 11 avril qu’il « ne
se sent pas lié dans le protocole d’accord du 8 avril ».
Ce protocole relatif à l’intégration des agents publics de
Mayotte dans les trois fonctions publiques nationales a
été signé jeudi par la préfecture, les collectivités,
le Centre hospitalier, deux syndicats autonomes et les trois
confédérations syndicales de l’île, dont la CGT-Ma à laquelle
est affiliée le SE (lire encadré).
« A l’instar de plusieurs syndicats de
fonctionnaires, le SE CGT Mayotte ne peut pas approuver le
protocole d’accord du 8 avril 09, pour au moins trois raisons »,
indique le communiqué. Selon le SE, « la loi de
juillet 2003 indique que le processus d’intégration doit s’achever
au plus tard le 31 décembre 2010 ; la loi organique de février 2007
instaure à Mayotte le principe de l‘identité législative à
compter de janvier 2008, ce qui revient à dire que depuis le 1er
janvier 2008, tous les agents publics de Mayotte devraient être
soumis aux règles statutaires de droit commun ; la
départementalisation doit intervenir en avril 2011, il est
inconcevable que dans le futur département les fonctionnaires soient
régis par des règles spécifiques et discriminatoires ».
« Le SE CGT Mayotte a toujours refusé les
corps spécifique ; ce n’est pas au début de la fin du processus
d’intégration que le Secrétaire Général de la CGT Mayotte
reniera ce pour quoi il a été élu par les instituteurs »,
ajoute le document.
Le SE exige « l’ouverture des
négociations sur la titularisation des instituteurs contractuels et
des instituteurs titulaires dans le corps des professeurs des écoles
avant avril 2011 avec prise en compte de l’ancienneté générale
de service et l’indexation des salaires des enseignants du premier
degré » et « attire l’attention des
instituteurs sur la nécessité d’un rapport de force d’envergure
et déterminé pour imposer leurs revendications pour faire reculer
l’administration dans sa course effrénée vers une fonction
publique discriminatoire ».
Le syndicat de Rivomalala Rakotondravelo, qui évoque
un « environnement syndical malsain » depuis
plusieurs mois, déplore en outre le fait que « la CGT
Mayotte ne peut pas aujourd’hui prouver qu’elle a, sur ce
dossier, respecté les règles de la démocratie syndicale »
(lire ci-contre).
RC |
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COMORES |
Politique |
Comores : le référendum sur la révision de la constitution aura lieu le 17 mai
Jeudi 16 Avril 2009 |
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Pour la seconde fois, après le rejet du premier projet de référendum en mars dernier par la cour constitutionnelle, le Président de l'Union des Comores a présenté les motivations l'ayant amené à demander au peuple comorien de se prononcer sur une révision de leur constitution.
C'est dans un discours à la nation que le président de l'Union des Comores, Ahmed Abdallah Mohamed Sambi a annoncé la date du référendum qui pourrait ouvrir la porte à une révision de la constitution de 2001 qui avait instauré, notamment, la présidence tournante de l'Union et un système gouvernemental complexe. Revenant sur les nombreux conflits qui l'ont poussé à envisager une modification de la constitution, le président Sambi a dit qu'il avait fait le constat que « ces conflits n'étaient pas dus aux personnes mais à la nature séparatiste de certaines dispositions de notre constitution. » Il a également décrit le calendrier électoral des prochaines années. Un calendrier très chargé puisque « alors qu'[il a été] été élu en 2006, les Présidents des îles de Ngazidja et de Mwali ont été élus à leur tour en 2007 et celui de Ndzouani l'a été en 2008. Les élections législatives devront avoir lieu en 2009 et en 2010, à nouveau, l'élection du Président de l'Union ». Viendront ensuite les « élections des présidents de Ngazidja et de Mwali en 2012 », suivies de « celles du Président de Ndzouani en 2013 pour revenir aux présidentielles de l'Union en 2010 ». Pour le président de l'Union, aucun doute qu'il « y a en perspectives de nombreuses occasion de divisions dans notre pays » Il a tenu à affirmer qu'il agissait suivant les règles démocratiques en vigueur aux Comores « où c'est le peuple qui choisit ses gouvernants et exerce sa souveraineté par la voie du référendum ou par l'intermédiaire de ses représentants ». Sambi se pose également en homme de consensus en rappelant qu'il a « à nouveau convié les présidents des îles pour recueillir leurs avis en vue d'un consensus et afin de préserver la paix et le calme dans le pays ». Il a également rendu compte des réactions et positions des présidents des îles devant cette proposition de révision constitutionnelle. Les trois présidents des îles avaient une exigence commune : aller au terme de leur mandat. Pour Anjouan, « le Président Moussa Toyb a [...] proposé que les autres mandats soient prorogés jusqu'à cette date. » A Mohéli, « le Président Mohamed Ali Said, [...] rejetait, quant à lui, toute prolongation de mandat du Président de l'Union ». En Grande Comore, « le Président Abdouloihabi […] a proposé que la question de l'harmonisation des mandats soit discutée et tranchée par les députés ». Le Président de Mwali a alors accepté l'idée de « soumettre le calendrier des élections au congrès des députés. » Le président de l'Union dit avoir alors « senti qu'un compromis était trouvé sur la nécessité de réviser certaines dispositions de la constitution et pour harmoniser les mandats » Un compromis qui a débouché sur « une correspondance signée par les Président de Ngazidja et de Ngazidja m'annonçant qu'ils étaient disposés à harmoniser leurs mandats au mien pour que l'élection du Président de l'Union puisse avoir lieu en 2010 ». Sambi a également voulu faire taire ceux qui sous-entendent qu'il agissait dans le but de s'accrocher au pouvoir. « J'étais heureux que cette proposition que j'avais déjà faite pour écarter l'idée qui m'était prêtée de vouloir prolonger mon mandat, ait obtenu leur sage adhésion ». Il insite quelques minutes plus tard en martelant qu'il « ne souhaite aucunement prolonger mon mandat et [qu'il] ne souhaite pas qu'une question de date divise la Nation. » Seul, le président d'Anjouan, élu seulement en 2008, ne s'est pas associé à ce compromis. Le président Sambi a donc fait part de sa déception, affirmant que « force est de constater que le consensus entre les Présidents des îles, que j'ai appelé de mes tous vœux, n'a pas été ainsi trouvé. » Ce qui l'a poussé à « trancher » et à retenir «la date du 17 mai 2009 pour la tenue du référendum de révision de notre constitution, la campagne référendaire devant se dérouler du 26 avril au 15 mai. » Il a terminé son allocution en affirmant que « notre pays a aujourd'hui besoin de paix et de calme, conditions essentielles de notre développement car favorables aux investissements. » Enfin, il a fait un appel à la démocratie en rappelant que c'était « la volonté de la majorité de notre peuple qui seule, fera la Loi et décidera de la révision constitutionnelle » et au respect du droit eu souhaitant que «personne n'ait recourt aux intimidations et aux menaces et que seule la démocratie et la volonté du peuple appelé à trancher, prévalent. » E.T.
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COMORES |
Coopération régionale |
L’Etat de Khartoum a sa représentation en Grande-Comore
Mardi 14 Avril 2009 |
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Au terme d’un séjour d’une semaine en Grande-Comore, la mission d’experts financiers de la province de Khartoum, la capitale du Soudan, conduite par le préfet de cette région Ahmed Adam Salim, a procédé ce lundi 13 avril 2009 à l’ouverture officielle d’un bureau du coordinateur permanent de l’Etat de Khartoum à la Grande-Comore en présence des autorités du pouvoir exécutif de l’île.
Ce bureau de liaison est placé sous l’autorité
de Hachim Mohamed Abdoul Mutwalib, un quadragénaire, ingénieur en
bâtiment. « Je suis ici en tant que superviseur pour la
mise en place de tous les projets convenus entre la province de
Khartoum et le gouvernement de l’île autonome de la
Grande-Comore », nous a-t-il expliqué quelques minutes
après son installation. Une première depuis la création du nouvel
ensemble comorien en 2001.
Il faut rappeler que l’arrivée de cette mission
qui a été précédée par d’autres, intervient dans le cadre des
accords de coopération signés entre les autorités de l’Etat de
Khartoum et celles de l’île autonome de la Grande-Comore.
Ces experts financiers qui, durant leur séjour, ont
travaillé avec les techniciens des services des impôts et des
douanes de l’île se sont dits « disposés à appuyer
l’encadrement de ces techniciens dans le domaine de l’augmentation
des recettes », nous a expliqué, Kamar Ezamane Mohamed, le
ministre en charge des finances de l’île.
La mission s’est aussi engagée à construire un
établissement scolaire à la Grande-Comore et à contribuer à la
construction, sur un terrain offert à l’île, de logements
destinés aux étudiants de la Grande-Comore qui poursuivent leurs
études au Soudan.
Les autorités de l’île se sont pour leur part
engagées à offrir à leur tour un terrain à l’Etat de Khartoum
pour la construction du bâtiment devant abriter leur bureau à
Moroni.
Faïssoili Abdou |
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COMORES |
Politique |
Comores : les présidents de Grande Comore et de Mohéli prêts à écourter leur mandat
Mercredi 15 Avril 2009 |
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Quelques heures avant l’adresse à la nation du chef de l’Etat Ahmed Abdallah Sambi, prévue en principe ce soir, mercredi, et dont l’un des points d'orgue sera l’annonce de la date du référendum sur la révision constitutionnelle, les présidents des îles autonomes de Mohéli et de la Grande-Comore viennent de lancer un défi au pouvoir fédéral. Dans une déclaration
commune publiée ce mercredi 15 avril 2009 simultanément à Fomboni
et à Moroni et présentée à la population lors d’un
rassemblement au palais du peuple ce matin, Mohamed
Ali Saïd et Mohamed
Abdoulwahab, s’engagent à accepter
un regroupement du renouvellement des mandats du président de
l’Union et des présidents des îles autonomes dès la fin du
mandat de la présidence tournante en cours ».
Une décision qui, à en croire les deux responsables, fait suite « à
l’échec des discussions »
engagé avec le président Sambi
face « au refus
systématique du pouvoir de l’Union de toute proposition ignorant
toute prorogation du mandat du président Sambi au-delà de 2010 ».
En clair, les deux
chefs des exécutifs de Mohéli et de la Grande-Comore dont les
mandats prennent fin en 2012, sont prêts à écourter leurs mandats
afin de les terminer en même temps que celui du président Sambi en
2010 et ainsi permettre à l’île de Mohéli d’exercer sa
présidence tournante de l’Union à cette date comme l’exige la
constitution.
Pour faire bonne
mesure, les deux présidents sollicitent « la
compréhension de leurs électeurs et demandent pardon à ceux
d’entre eux que cette décision choquerait ».
Engagement sincère ou simple mise en scène publicitaire destinée à
l’opinion? Ne s’agit-il pas encore une fois d’une autre manière
de mettre la pression sur un adversaire politique ? En tout cas,
désormais la balle est dans le camp du pouvoir fédéral.
Comment va réagir le
président Sambi face à cette nouvelle donne ? On se souvient
qu’il a déclaré à plusieurs reprises être prêt à partir en
2010 si les présidents des îles acceptent de partir en même temps
que lui. Dans ce cas, quelle sera la position du président de l’île
autonome d’Anjouan qui est arrivé au pouvoir il y a huit mois
seulement et dont le mandat se termine en 2013 ? Selon des
informations recueillies auprès de son entourage, on rejette toute
idée de quitter le pouvoir avant la fin du mandat. Les deux
présidents des îles autonomes de Ngazidja et Mohéli, qui viennent
de rencontrer Moussa
Toybou il y a quelques jours à Anjouan doivent connaître sa
position sur ce point précis et tout porte à croire que leur
proposition n’est qu’un coup de pied porté dans la fourmilière
pour précipiter le cours des évènements.
Faissoili Abdou
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COMORES |
Sport |
Premier marathon international des Comores, l ’Afrique du Sud et les Comores ont raflé la mise
Mardi 14 Avril 2009 |
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Une réussite ! Le mot est sur toutes les lèvres à Moroni pour qualifier l’organisation du premier marathon international en terre comorienne.
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Les Sud-Africains ont dominé les premières places dans la catégorie semi-marathon homme. |
De l’avis général, ce premier événement
sportif a répondu aux attentes sur tous les domaines. Plus de 400
concurrents nationaux et internationaux ont parcourus les 42,195 km
pour le marathon et les 21,100 km pour le semi-marathon sous la pluie
et les encouragements des habitants de différentes villes et
villages traversé par la piste du marathon.
De Mitsamiouli à Moroni, l’ambiance était animée
ce dimanche 12 avril. Sur le classement général c’est l’Afrique
du sud et les Comores qui ont raflé la mise. Si les Sud-africains
Coolboy Ngomole (1h06 mn), Zogomela Byueni (1h09mn) et Xolisa Tyoli
(1h10mn) ont dominé les premières places dans la catégorie
semi-marathon homme, les Comoriens Hakim Ahamada (2h48mn), Yousouf
Hamadi (2h49mn) et Hassan Abdou (2h51mn) ont de leur part emporté le
marathon homme.
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Pour le semi-marathon et marathon femme, le schéma
est presque le même. La sud-africaine Mlambo Poppy (1h20mn) est
sortie première dans la catégorie semi-marathon, la deuxième et
troisième place reviennent aux Botswanaises Onkomatse Solotate
(1h25mn) et Matsihediso Tamari (1h39 mn). Au marathon, la Française
Corinne Redon (Mayotte) arrive en tête avec 4h09mn, la Comorienne
Bahati Ahamada (4h21mn) occupe la deuxième place et la troisième
place revient à la Française Sophie Olivier. |
Les récompenses qui ont été remis aux athlètes
quelques minutes après leurs arrivées au palais du peuple, point
d’arrivée du marathon étaient composées d’une coupe et la
somme de 150 000 Fc (300 euros) pour les premiers, 100 000
Fc (200 euros) pour les deuxièmes et 50 000 Fc pour les
troisièmes places. « Presque rien mais on ne pouvait faire
plus », a concédé Chakira Saïd, le président de la fédération
comorienne d’athlétisme. Selon lui, cette première expérience
reste un acquis. « Nous avons découvert des athlètes qui
pourront nous représenté à l’extérieur », s’est il
félicité. Cette première expérience réussie, le comité
d’organisation du marathon des Comores qui s’était chargé de
l’organisation de l’événement va passer la main à la
fédération comorienne d’athlétisme pour l’organiser les
prochaines années. La société d’Etat Comores Hydrocarbures se
serait dores et déjà engagé à assurer la prochaine édition l’an
prochain.
Faïssoili Abdou |
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COMORES |
Politique |
Comores : Le processus de révision constitutionnelle enfin sur les rails ?
Vendredi 10 Avril 2009 |
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Pour la deuxième fois en l’espace d’un mois les trois chefs des exécutifs insulaires se sont rencontrés hier avec le chef de l’Etat Ahmed Abdallah Mohamed Sambi.
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« Les points de convergence sont beaucoup plus nombreux que les points de désaccord » pour le président de Ngazidja. |
«Nous nous sommes entendus sur plusieurs
points. Même s’il reste encore un certains nombre de points à
clarifier », a déclaré le vice président Idi Nadhoim à
l’issue de la rencontre. Parmi ces points il y a celui relatif au
référendum sur la révision constitutionnelle dont la date sera
fixée mercredi prochain dans une adresse à la Nation du président
Sambi.
A la lecture des affirmations des uns et des autres,
il semblerait qu\'un consensus sur l’harmonisation des mandats est
en train de se dégager entre les différentes entités du pays.
« Les points de convergence sont beaucoup plus nombreux que
les points de désaccord », a affirmé le président de
l’île autonome de Ngazidja, Mohamed Abdoulwahab.
Après la rencontre d’hier, les travaux techniques
vont se poursuivre aujourd’hui entre les chefs des exécutifs
insulaires, les vices présidents et leur collaborateurs afin
d\'engager un agenda qui permettra « d’éviter les
fréquentes élections tout en respectant la constitution »,
a encore précisé Mohamed Abdoulwahab.
Faissoili Abdou
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MADAGASCAR |
Politique |
Le président déchu de Madagascar nomme un Premier ministre
Jeudi 16 Avril 2009 |
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Le président déchu de Madagascar qui s’est exilé au Swaziland a nommé jeudi, Manandafy Rakotonirina Premier ministre, chargé de former un ‘’gouvernement de consensus’’. L’ancien Président de la République a abrogé l’ordonnance conférant les pleins pouvoirs à un Directoire militaire et portant transfert des pleins pouvoirs à Andry Rajoelina, avant de nommer son Chef du gouvernement. Le nouveau chef du gouvernement des ‘’légalistes’’ également président national du parti Movement for progress Madagascar (Mfm) , a choisi l’ancien palais du Premier ministre, Andafiavaratra comme lieu de travail. Lors du meeting des « légalistes » tenu ce jeudi à la Place de la démocratie, M. Manandafy a lancé une invitation aux opérateurs pour discuter du redressement de l’économie nationale. Vendredi, il envisage de rencontrer les membres de la communauté internationale. Les trois émissaires de la communauté économique des Etats d’Afrique centrale (SADC) ont tenu une réunion à huis clos avec le Premier ministre de Marc Ravalomanana ainsi que quelques membres du parti Tim. (APA)
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MADAGASCAR |
Politique |
Crise à Madagascar : la délégation de Ravalomanana quitte les discussions
Mardi 14 Avril 2009 |
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La délégation de l'ex-président malgache Marc Ravalomanana a quitté vendredi les discussions de sortie de crise se déroulant à Madagascar sous l'égide de l'ONU et de l'UA entre le nouveau régime et les composantes majeures de l'opposition, selon des sources concordantes.
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Le 23 février dernier avait eu lieu la dernière rencontre entre Ravalomanana et Andry Rajoelina qui a pris le pouvoir depuis. |
"Nous avons quitté les négociations car c'était un dialogue de sourds", a déclaré à l'AFP Raharinaivo Andrianantoandro, porte-parole du TIM, parti de M. Ravalomanana. "Nous avons comme condition le retour de Marc Ravalomanana (actuellement à l'extérieur du pays), cette requête n'est pas satisfaite", a-t-il dit. Ces discussions se sont cependant poursuivies samedi entre les délégations du président de transition malgache Andry Rajoelina et des anciens présidents Didier Ratsiraka (1975-1993 et 1997-2002) et Albert Zafy (1993-1996). MM. Ratsiraka et Zafy figuraient parmi les principaux opposants à M. Ravalomanana. Ils ne reconnaissent pas le nouveau régime de transition malgache. "Nous avons compris qu'il n'y avait pas seulement deux protagonistes (dans cette crise). Il y a d'autres familles politiques qui ont des choses à dire", a expliqué à l'AFP l'envoyé spécial de l'ONU pour Madagascar, Tiébilé Dramé, qui a confirmé le départ de la délégation de M. Ravalomanana. M. Andrianantoandro a accusé M. Dramé de "vouloir imposer une solution qui est la sienne". M. Dramé a répliqué qu'il ne souhaitait pas "de solution imposée" mais était "à la recherche du consensus". Les discussions vont s'interrompre dimanche et lundi pour le week-end de Pâques. Samedi, des milliers de partisans de M. Ravalomanana ont manifesté à nouveau à Antananarivo pour réclamer son retour, a constaté l'AFP. Lors de ce rassemblement, une allocution par téléphone de M. Ravalomanana a été diffusée, où il réaffirme son intention de "revenir bientôt à Madagascar". Lâché par l'armée et confronté à la pire crise qu'il ait connue depuis son arrivée à la tête du pays en 2002, M. Ravalomanana avait démissionné le 17 mars et remis ses pouvoirs à un directoire militaire. Ce directoire les avait immédiatement transférés à Andry Rajoelina, alors chef de l'opposition, et désormais à la tête d'une Haute autorité de transition (HAT). (AFP)
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REUNION |
Culture |
Feti Be : le festival des îles de l'Océan Indien
Jeudi 16 Avril 2009 |
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Feti Bé qu'on peut traduire du malgache par « la grande fête » est le nom du festival qui va se dérouler du 17 au 19 avril 2009 au Château Morange à Saint-Denis (île de La Réunion).
Un festival qui va réunir des artistes venus de
Madagascar, de la Réunion, de Maurice et de Mayotte. En marge de ces
concerts, de nombreuses activités auront toutes comme objectif « le
partage culturel entre les différentes îles de l’océan Indien ».
La « Grande Fête » débutera le
vendredi 17 avril par un défilé-parade qui partira du centre-ville
en direction du site de Château-Morange où ont lieu les concerts.
La soirée d\'ouverture accueillera Rabaza (Madagascar), Latheral
(Mayotte) et Kaf Malbar (Réunion).
Samedi, la grande scène verra se produire Lindigo
(Réunion), Ninie Doniah et Oméga (Madagascar) et Désiré François
de l\'île Maurice.
Dimanche 19, Assfesmaye des Comores, Analyse et
Dominique Barret (Réunion) et l\'artiste malgache Rossy clôtureront
ce festival aux couleurs des îles. |
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Outremer DOM TOM |
Immigration clandestine |
Outremer : levée de boucliers contre le Collectif Respect dans les CRA
Jeudi 16 Avril 2009 |
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Une vingtaine d’associations et ONG basées en France métropolitaine et dans les territoires ultramarins s’indigne contre l’habilitation confiée au collectif proche de l’UMP pour assister les étrangers dans les centres de rétention administrative.
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Le CRA de Mayotte pour l’heure épargné |
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Le CRA de Mayotte était le seul de tout le territoire national à ne pas être concerné par l’appel d’offre du ministère. Pour l’heure, le Collectif Respect n’est donc pas habilité à y pénétrer. Deux associations oeuvrent actuellement à l’intérieur du centre : Tama, dans le cadre du regroupement familial, et la Cimade-Mayotte, qui a obtenu cinq habilitations début mars et remplit bénévolement depuis quelques jours sa mission d’information de leurs droits aux étrangers retenus. |
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Le
Collectif Migrants Outremer, qui réunit 14 associations et une
dizaine d’associations et ONG œuvrant dans les territoires
ultramarins, dont trois à Mayotte (Cimade, Médecin du monde,
Coordination pour la concorde, la convivialité et la paix),
dénoncent dans un communiqué publié mercredi 15 avril « le
mépris du droit des étrangers en Outremer » suite à
l’habilitation donnée en outremer au Collectif
Respect dans
le cadre de l’appel d’offre concernant l’assistance aux
étrangers dans les centres de rétention administrative.
Cette association sera habilitée à partir du 2
juin 2009 à assister les étrangers dans les centres de rétention
administrative (CRA) de Guyane, Guadeloupe et la Réunion - Mayotte
n‘est pas comprise dans le lot pour l’heure - à la place de la
Cimade.
Or le Collectif Respect, né en 2002 « au
lendemain des sifflets contre la Marseillaise au Stade de France »
lors du match France-Algérie d’octobre 2001, « avait pour
seul objet de « promouvoir le respect dû à l’autorité
légitime, et en particulier aux institutions et au Président de la
République » (…) Les seuls liens connus du collectif avec le
droit des étrangers convergent pourtant vers le ministère :
Frédéric Bard, son fondateur et coordinateur jusqu’en janvier
2008, est chargé de mission en son sein (information confirmée par
le ministère à plusieurs médias) et l’a représenté dans au
moins deux réunions internationales en 2008 », indique le
communiqué.
Qui poursuit : « On ne peut que s’étonner
que la candidature de ce collectif fantôme ait été retenue alors
qu’il n’a aucune action connue à destination des étrangers à
son actif ni, manifestement, aucune expertise juridique dans le
secteur. (…) Cette décision s’inscrit dans le contexte national
de l’offensive contre les droits des étrangers en rétention que
dénoncent nos associations. » Pire, soutiennent les
signataires, « le collectif a emporté le lot d’outre-mer –
là même où le droit des étrangers est le plus difficile à
maitriser et le moins protecteur. (…) On peut craindre que, dans
les faits, il ne serve que de paravent à la politique d’objectifs
chiffrés développée de façon industrielle outre-mer, en assurant
une simple assistance à l’éloignement des étrangers plutôt
qu’une défense de leurs droits. »
Le communiqué rappelle qu’en 2007, le nombre
d’étrangers éloignés depuis l’Outre-mer « s’élevait
depuis les seuls départements de Guyane et de Guadeloupe à 10 857
et depuis Mayotte à 13 990, soit au total à 25 210 contre 23 831 en
métropole ». « Cela signifie que le Collectif respect,
malgré son inexpérience manifeste en la matière, aura plus de cas
d’expulsion à traiter en Guyane et Guadeloupe que chacune des cinq
autres associations habilitées à intervenir en France
métropolitaine … et en aurait plus que l’ensemble de ces cinq
associations, si d’aventure son intervention s’élargissait à
Mayotte », s’indignent les associations, pour lesquelles
« nul ne peut croire sérieusement que le Collectif Respect est
la personne morale la mieux à même d’assurer le respect des
droits des migrants menacés d’éloignement depuis l’Outre-mer ».
Il s’agit d’un « véritable mépris pour
l’Outre-mer en prélude aux prochains Etats généraux »,
conclut le communiqué signé depuis Paris, Fort de France,
Pointe-à-Pitre, Cayenne, Mamoudzou et Saint-Denis de la Réunion.
En
savoir plus sur ce sujet :
http://combatsdroitshomme.blog.lemonde.fr/2008/10/22/marche-de-la-retention-le-collectif-respect-dirige-par-un-membre-de-lump-repond-a-lappel-doffres/ |
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Outremer DOM TOM |
Politique |
Lancement "officiel" des états généraux de l'Outre-mer le 22 avril
Mercredi 15 Avril 2009 |
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La ministre de l'Intérieur et de l'Outre-mer, Michèle Alliot-Marie, et le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer, Yves Jégo, lanceront "officiellement" les états généraux de l'outre-mer le 22 avril, a annoncé mercredi M. Jégo.
Sera donné à cette date le calendrier des réunions
en métropole et dans les départements d\'Outre-mer.
Le site internet des états généraux sera
également lancé mercredi 22 avril. Pourront y être déposées des
contributions en français et autres langues utilisées dans les
collectivités d\'Outre-mer (créole, polynésien...), qui seront
traduites.
Le calendrier des états généraux \"sera un
peu détendu\" par rapport à ce qui avait été annoncé
jusqu\'ici, selon M. Jégo.
Le chef de projet des états généraux, Richard
Samuel, également délégué général à l\'Outre-mer, avait déclaré
qu\'ils commenceraient par des ateliers locaux du 15 avril au 15 mai
environ (le premier a commencé à travailler mardi en Guadeloupe).
Une \"phase de respiration\" devait suivre,
liée aux élections européennes du 7 juin. Les travaux devaient
reprendre ensuite et la synthèse se faire au niveau national fin
juin.
Selon M. Samuel, un conseil interministériel, sous
la présidence du président de la République, devait déterminer
les suites à donner aux propositions qui auront été faites \"la
première semaine de juillet\".
(AFP)
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Outremer DOM TOM |
Mouvements sociaux, Syndicalisme |
L'Etat prêt à prolonger son aide aux bas salaires outre-mer confirme Jégo
Mardi 14 Avril 2009 |
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Le gouvernement est "prêt à prolonger" au delà de trois ans le "revenu supplémentaire temporaire d'activité" (RSTA) de 100 euros prévu dans l'accord salarial signé en Guadeloupe et qui sera versé dans les quatre DOM, a confirmé vendredi à l'AFP le secrétaire d'Etat à l'outre-mer Yves Jégo.
Le gouvernement a étendu vendredi à toutes les
entreprises de Guadeloupe l\'accord du 26 février qui avait mis fin à
la grève générale dans l\'île, à l\'exception toutefois de
l\'article 5 qui, selon lui, prévoyait \"une augmentation
générale des salaires au terme des trois ans de l\'accord\".
L\'extension de l\'accord permet de rendre obligatoire
le versement d\'un bonus exceptionnel de 50 ou 100 euros par mois,
selon la taille de l\'entreprise, dans toutes les entreprises du
secteur marchand au bénéfice de tous les salariés payés jusqu\'à
1,4 smic.
A ce bonus s\'ajoute \"un revenu
supplémentaire temporaire d\'activité\" (RSTA) de 100 euros
versé par l\'Etat pour une durée de trois ans aux salariés payés
jusqu\'à 1,4 smic, et pour les entreprises les plus petites, un
versement de 50 euros par les collectivités locales. L\'ensemble de
ces mécanismes aboutit à une augmentation de 200 euros du revenu
mensuel des salariés.
Mais l\'article prévoyant la prise en charge par les
entreprises de ces 100 euros à l\'issue de la période de trois ans
n\'a pas été retenu par le gouvernement.
Le gouvernement avait souligné qu\'\"au terme
de la période de trois ans, l\'Etat maintiendra son effort pour le
pouvoir d\'achat des bas salaires, selon des modalités à déterminer
avec les partenaires concernés\".
\"On est prêt à prolonger le RSTA pour ne
pas priver les salariés dans trois ans de cette ressource (de 100
euros) si les entreprises ne peuvent pas se substituer\", a
confirmé à l\'AFP M. Jégo.
Reprenant des mots utilisés par le porte-parole du
collectif guadeloupéen Elie Domota, le secrétaire d\'Etat a affirmé
qu\'\"on ne veut pas d\'une Guadeloupe à deux vitesses avec
ceux qui seraient dans l\'accord Bino complet et qui auraient la
garantie que ça va se transformer en salaires et ceux qui seraient
dans l\'accord Bino étendu qui n\'auraient pas cette garantie\".
Le RSTA a été instauré dans l\'attente de la mise
en œuvre du revenu de solidarité active (RSA).
(AFP) |
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AFRIQUE |
Tourisme |
Le Parlement de l’Afrique de l’Est réfléchit sur un visa touristique unique
Jeudi 16 Avril 2009 |
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L’Assemblée législative de l’Afrique de l’Est est en train d’étudier la mise sur pied d’une commission chargée de réfléchir sur la possibilité d’un visa touristique unique pour les cinq pays membres de l’organisation sous-régionale, a déclaré jeudi un ministère rwandais.
S’exprimant sur les ondes d’une radio locale, le ministère des Affaires est-africaines, Monique Mukaruriza, a déclaré que la commission sera chargée d’étudier les opportunités et les limites possibles d’un visa régional de tourisme. « Pour une question de temps, nous avons jugé nécessaire de former une commission qui se penchera sur les questions relatives au visa touristique plutôt que de réunir plusieurs personnes ou pays », a t-elle déclaré. « Le fait que les parlementaires et les ministres pensent à la mise sur pied d’un organe pour réfléchir les questions relatives au visa régional montre l’importance que la région accorde à cette question et le niveau d’engagement élevé des Etats membres », a-t-elle ajouté. Les ministres est-africains du Tourisme et de l’Environnement se sont réunis au début du mois de mars à Kigali pour réfléchir sur la possibilité d’un visa régional valable dans tous les Etats membres. Un visa unique devrait promouvoir le tourisme dans la région tout en permettant de gagner du temps pour ce qui des démarches pour son obtention. (APA)
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