Malango Actualité La lettre de Malango

Les archives de La Lettre de Malango

LA LETTRE DE MALANGO

Recevez chaque jour les titres de l'actualité de l'Océan Indien par courriel

Votre nom :
Votre adresse email :

Rechercher un article :

Les numéros en html :

Vendredi 12 Mars 2010
Lundi 8 Mars 2010
Mercredi 3 Mars 2010
Lundi 22 Février 2010
Jeudi 18 Février 2010
Mercredi 17 Février 2010
Mardi 16 Février 2010
Jeudi 11 Février 2010
Lundi 8 Février 2010
Mercredi 3 Février 2010
Vendredi 29 Janvier 2010
Mercredi 27 Janvier 2010
Lundi 25 Janvier 2010
Vendredi 22 Janvier 2010
Mercredi 20 Janvier 2010
Vendredi 15 Janvier 2010
Jeudi 14 Janvier 2010
Mardi 12 Janvier 2010
Dimanche 10 Janvier 2010
Lundi 14 Décembre 2009
Vendredi 11 Décembre 2009
Jeudi 10 Décembre 2009
Mercredi 9 Décembre 2009
Mardi 8 Décembre 2009
Lundi 7 Décembre 2009
Vendredi 4 Décembre 2009
Jeudi 3 Décembre 2009
Mercredi 2 Décembre 2009
Mardi 1 Décembre 2009
Jeudi 26 Novembre 2009
Mercredi 25 Novembre 2009
Mardi 24 Novembre 2009
Lundi 23 Novembre 2009
Vendredi 20 Novembre 2009
Jeudi 19 Novembre 2009
Mercredi 18 Novembre 2009
Mardi 17 Novembre 2009
Lundi 16 Novembre 2009
Vendredi 13 Novembre 2009
Jeudi 12 Novembre 2009
Mardi 10 Novembre 2009
Vendredi 6 Novembre 2009
Mercredi 4 Novembre 2009
Mardi 3 Novembre 2009
Vendredi 30 Octobre 2009
Jeudi 29 Octobre 2009
Mercredi 28 Octobre 2009
Mardi 27 Octobre 2009
Samedi 24 Octobre 2009
Mercredi 21 Octobre 2009
Mercredi 21 Octobre 2009
Mardi 20 Octobre 2009
Lundi 19 Octobre 2009
Mercredi 14 Octobre 2009
Mardi 13 Octobre 2009
Lundi 12 Octobre 2009
Vendredi 9 Octobre 2009
Mercredi 7 Octobre 2009
Mardi 6 Octobre 2009
Lundi 5 Octobre 2009
Jeudi 1 Octobre 2009
Jeudi 1 Octobre 2009
Mercredi 30 Septembre 2009
Mardi 29 Septembre 2009
Lundi 28 Septembre 2009
Vendredi 25 Septembre 2009
Mercredi 23 Septembre 2009
Mercredi 23 Septembre 2009
Mardi 22 Septembre 2009
Vendredi 18 Septembre 2009
Jeudi 17 Septembre 2009
Mercredi 16 Septembre 2009
Vendredi 22 Mai 2009
Vendredi 15 Mai 2009
Vendredi 8 Mai 2009
Vendredi 1 Mai 2009
Vendredi 24 Avril 2009
Vendredi 17 Avril 2009
Vendredi 10 Avril 2009
Mardi 31 Mars 2009
Vendredi 27 Mars 2009
Mardi 24 Mars 2009
Vendredi 20 Mars 2009
Mardi 17 Mars 2009
Vendredi 13 Mars 2009
Mardi 10 Mars 2009
Vendredi 6 Mars 2009
Mardi 3 Mars 2009
Vendredi 27 Février 2009
Mardi 24 Février 2009
Vendredi 20 Février 2009
Mardi 17 Février 2009
Vendredi 13 Février 2009
Mardi 10 Février 2009
Vendredi 6 Février 2009
Vendredi 30 Janvier 2009
Mardi 27 Janvier 2009
Vendredi 23 Janvier 2009
Mardi 20 Janvier 2009
Vendredi 16 Janvier 2009
Mardi 13 Janvier 2009
Vendredi 9 Janvier 2009
Mardi 6 Janvier 2009
Vendredi 26 Décembre 2008
Vendredi 19 Décembre 2008
Mardi 16 Décembre 2008
Vendredi 12 Décembre 2008
Mardi 9 Décembre 2008
Vendredi 5 Décembre 2008
Mardi 2 Décembre 2008
Vendredi 28 Novembre 2008
Mardi 25 Novembre 2008
Vendredi 21 Novembre 2008
Mardi 18 Novembre 2008
Vendredi 14 Novembre 2008
Mardi 11 Novembre 2008
Vendredi 7 Novembre 2008
Mardi 4 Novembre 2008
Vendredi 31 Octobre 2008
Mardi 28 Octobre 2008
Vendredi 24 Octobre 2008
Mardi 21 Octobre 2008
Vendredi 17 Octobre 2008
Mardi 14 Octobre 2008
Vendredi 10 Octobre 2008
Vendredi 22 Août 2008
Vendredi 11 Juillet 2008
Mardi 8 Juillet 2008
Vendredi 4 Juillet 2008
Mardi 1 Juillet 2008
Vendredi 27 Juin 2008
Vendredi 20 Juin 2008
Vendredi 13 Juin 2008
Vendredi 6 Juin 2008
Mardi 3 Juin 2008
Vendredi 30 Mai 2008
Lundi 26 Mai 2008
Samedi 24 Mai 2008
Jeudi 22 Mai 2008
Lundi 19 Mai 2008
Vendredi 16 Mai 2008
Mardi 13 Mai 2008
Vendredi 9 Mai 2008
Vendredi 2 Mai 2008
Vendredi 25 Avril 2008
Mercredi 23 Avril 2008
Vendredi 18 Avril 2008
Jeudi 17 Avril 2008
Mardi 15 Avril 2008
Jeudi 10 Avril 2008
Lundi 7 Avril 2008
Samedi 5 Avril 2008
Mercredi 2 Avril 2008
Lundi 31 Mars 2008
Lundi 31 Mars 2008
Vendredi 28 Mars 2008
Mercredi 26 Mars 2008
Lundi 24 Mars 2008
Vendredi 21 Mars 2008
Lundi 17 Mars 2008
Vendredi 14 Mars 2008
Jeudi 13 Mars 2008
Jeudi 13 Mars 2008
Lundi 10 Mars 2008
Jeudi 6 Mars 2008
Mardi 4 Mars 2008
Samedi 1 Mars 2008
Jeudi 28 Février 2008
Mercredi 27 Février 2008
Vendredi 22 Février 2008
Jeudi 21 Février 2008
Mardi 19 Février 2008
Mercredi 13 Février 2008
Lundi 11 Février 2008
Jeudi 7 Février 2008

Si vous ne souhaitez plus recevoir la Lettre de Malango : Désabonnement

En cas de problème de lecture, vous pouvez consulter la Lettre de Malango sur le site

Au sommaire de La Lettre de Malango N° 113 :
Mayotte : la population la plus jeune de France
Mayotte : 355.000 euros pour le Fonds de coopération régionale
Mayotte : les agents de la BFC-OI poursuivent leur mouvement de grève, le directeur menace de fermer les agences
Mayotte : 40% de la population est d’origine étrangère à la France
Mayotte : les états généraux de l’outremer sont ouverts
Mayotte : le FIP dans le collimateur des conseillers généraux
Départementalisation de Mayotte : le comité de suivi pour un scrutin uninominal
Mayotte : le nombre d'étrangers en hausse, selon la préfecture
Mayotte : visite éclair de François Bayrou en vue des élections européennes
Mayotte : le tortionnaire rwandais accusé de génocide
Comores : naufrage du cargo ''Ile d'Anjouan''
''Ile d’Anjouan'' : Les naufragés rentrent au pays
Comores : mystérieux sabotage d'une pharmacie
Actes de vandalisme : la série noire continue
Hopital El-Maarouf, un batiment aux normes européennes d’ici 2020
Madagascar : les forces de l'ordre dispersent des partisans de l'ex-président
Madagascar : la transition interdit les rassemblements publics
Madagascar : un manifestant pro-Ravalomanana tué et 13 autres blessés
Madagascar : visa gratuit jusqu'en décembre
Madagascar : le régime de transition complète son gouvernement
La France va aider les Seychelles à lutter contre la piraterie
Piraterie : la marine indienne va patrouiller au large des Seychelles
Annulation d'une partie de la dette des Seychelles
Les pirates arrêtés par la frégate française seront jugés au Kenya

La lettre de Malango
113

Vendredi 24 Avril 2009

Vous êtes 17561 lecteurs à recevoir aujourd'hui
" La Lettre de Malango"

 
Brèves

MAURICE : un projet de loi contre le trafic des êtres humains.

Le gouvernement mauricien va bientôt soumettre à l'Assemblée nationale un projet de loi destiné à lutter contre le trafic des êtres humains.

« Ce projet de loi aura pour principaux objectifs de faire du trafic des personnes un délit criminel, de venir en aide aux victimes, d'empêcher que des personnes ne soient la proie de ces trafics et de poursuivre en justice tous ceux qui se feraient complices d'un tel délit », selon un communiqué du Conseil des ministres.

(Les Afriques)

La BAD optimiste sur les perspectives économiques de l'Afrique de l'Est

Selon un dernier rapport de la BAD (Banque Africaine de Développement), le Kenya, la Tanzanie et l'Ouganda pourraient accuser chacun une meilleure croissance en 2009, dopée notamment par les exportations et le commerce.

L'Afrique de l'est pourrait arriver première sur le continent en matière de croissance économique en 2009, avec une prévision de 6% pour l'Ouganda et une de 5% à 5,5% pour le Kenya.

La Banque de Tanzanie a prévu une croissance de 5% à 6,1% pour 2009, contre celle de 6,5% révisée en mars dernier.

Pour sa part, le Fonds monétaire international (FMI) a estimé à 4% le taux de croissance en Tanzanie pour 2009.

MAURICE : 4,8% d' inflation en mars

Le taux d'inflation annuel a atteint 4,8% en mars, contre 4,6% un mois plus tôt, en raison de la hausse des coûts des soins de santé et des prix des boissons alcoolisées, selon l'Office central des statistiques.

Les tarifs des soins de santé ont augmenté de 1,3%, tandis que les boissons alcoolisées et le tabac ont augmenté de 1,1%.

(Les Afriques)

Une subvention de 5 millions USD de la BM aux petits producteurs kenyans

La Banque Mondiale a approuvé, en urgence, une subvention de 5 millions de dollars pour aider les petits fermiers kenyans à accroître leur production de maïs.

De plus en plus de Tanzaniens impliqués dans le trafic de drogue à l'étranger

Le nombre de Tanzaniens impliqués dans le trafic de drogue à l'étranger a augmenté ces dernières années, a rapporté mercredi le journal This Day.

Selon la Commission tanzanienne pour le contrôle de la drogue, plus de 100 Tanzaniens ont été emprisonnés ou exécutés ces dernières années pour trafic de drogue dans des pays comme : l'Afrique du Sud, le Chili, la Chine, la Grande-Bretagne, l'Italie, le Kenya, le Malawi, l'île Maurice, le Mozambique, Oman, l'Ouganda, le Pakistan, le Portugal et la Turquie.

D'après Christopher Shekiondo, chef de la commission, les Tanzaniens pris en flagrant délit sont en nombre infinitésimal par rapport à ceux qui s'en sortent.

Selon le rapport 2008 de la commission, le nombre de Tanzaniens arrêtés pour trafic de drogue en 2008 a baissé à 61.146, contre 63.406 en 2007, et le volume des drogues saisies est passé de 60.211 kg à 69.911 kg.

(Xinhua)


MAYOTTE

Société

 

Mayotte : la population la plus jeune de France

 
Mercredi 22 Avril 2009
Envoyer l'article par courriel Imprimer l'article
Envoyer Imprimer

Selon le recensement 2007 de l’Insee, dont les détails ont été rendus publics mercredi 22 avril, la population de Mayotte est la plus jeune de France. Le taux de croissance est également le plus élevé.

La population la plus jeune de France.

La population de Mayotte est passée, entre 2002 et 2007, de 160.265 à 186.452 habitants, soit une augmentation de 26.000 personnes. Selon l'Insee, qui a mené ce recensement en août 2007, « l'accroissement naturel explique intégralement cette augmentation ». En effet, « le nombre de naissances est largement supérieur à celui des décès, alors que le solde migratoire devient négatif sur la même période ».

En cinq ans, l'Insee a enregistré 37.000 naissances pour 4.000 décès. Le solde migratoire est de - 7.000.

Le taux de fécondité des femmes « ne diminue que lentement ». « Il reste très élevé à tous les âges, notamment pour les mères nées à l'étranger qui sont à l'origine de 72% des naissances enregistrées en 2007. L'indice synthétique de fécondité des mères nées à l'étranger est, en effet, de 6,4 enfants par femme contre 3,4 enfants pour les mères nées en République française », analyse l'institut, qui rappelle que la mortalité est « structurellement faible ».

Résultat : « La population augmente en moyenne de 3,1% chaque année sur la période 2002-2007 ». Ce taux baisse d'un point par rapport à la période précédente (1997-2002). « La croissance démographique reste cependant supérieure à ce qu'elle est au niveau national ou même à la Réunion (respectivement +0,7% et +1,5%) ».

Autre spécificité que partage l'île avec la Guyane : la population de l'île est très jeune. « Avec un âge moyen de 22 ans, la Collectivité départementale de Mayotte reste le territoire français dont la population est la plus jeune. Les moins de 20 ans représentent 54% de la population en 2007 ». Moins de 4% de la population de l'île a plus de 60 ans (contre 20% en France métropolitaine). « La pyramide des âges de la population mahoraise est caractéristique des territoires à forte natalité dont l'entrée dans la phase dite de transition démographique est récente. Elle ne se déforme que très progressivement dans le temps », analyse l'institut.

L'Insee note également « un creux chez les 20-30 ans » qui s'explique, comme dans les DOM, par le départ de nombreux Mahorais vers la France hexagonale pour étudier ; mais aussi par « le grand nombre de personnes de cette tranche d'âge concernées par les reconduites à la frontière ». Chez les 20-30 ans, l'on compte 75 hommes pour 100 femmes.

RC



MAYOTTE

Coopération régionale

 

Mayotte : 355.000 euros pour le Fonds de coopération régionale

 
Jeudi 23 Avril 2009
Envoyer l'article par courriel Imprimer l'article
Envoyer Imprimer

Le fonds de gestion du Fonds de coopération régionale a retenu jeudi 23 avril à Mamoudzou dix projets pour l’année 2009, financés par la préfecture de Mayotte pour un montant de 355.000 euros. L’Union des Comores est la priorité.

Les chiffres depuis cinq ans
Depuis le début du FCR en 2004, 91% des subventions ont financé des projets à destination de l’Union des Comores (62%), de Madagascar (23%) et du Mozambique (6%). Pour la première fois en 2008, les Comores indépendantes n’ont pas été les premières bénéficiaires - Madagascar recueilli 67% des financements. Depuis 2006, aucun projet concernant le Mozambique n’a été retenu.

Le fonds de gestion du Fonds de coopération régionale (FCR) s’est réuni jeudi 23 avril à Mamoudzou, en présence du préfet de Mayotte, Denis Robin, de trois conseillers généraux, de hauts fonctionnaires et de l’ambassadeur de France à Moroni, Luc Hallade. L’ambassadeur délégué à la coopération régionale dans l’océan Indien, Philippe Leysenne, a assisté à la réunion en visio-conférence ; celui de Madagascar, tout juste installé, ne s’est pas déplacé.

Fondé en 2004 à Mayotte, le FCR est doté cetteannée d’un montant de 355.000 euros, soit 22.000 euros de plus qu’en 2008. Dix projets ont été retenus, sur 34 présentés. « Il s’agit d’un choix politique », a expliqué M. Robin. « Nous voulions mettre l’accent sur des actions structurantes plutôt que de faire du saupoudrage » a-t-il ajouté, rappelant que le FCR marque « les priorités françaises » en terme de coopération régionale et « est un outil de reconnaissance et de positionnement de Mayotte dans son environnement ».

Autre choix : celui de « recentrer notre action en direction des Comores ». Alors qu’en 2008, les trois îles n’avaient bénéficié que de 61.000 euros en raison de la crise politique à Anjouan, cette année, 295.000 euros leur sont alloués dans différents secteurs.

La santé est la priorité affichée : 160.000 euros devront aider à « la mise en place d’une politique de coopération sanitaire cohérente avec le document cadre de partenariat liant la France à l’Union des Comores tel que défini par le GTHN (Groupe de travail de haut niveau) ». Cette coopération se traduira par une aide à l’approvisionnement en médicaments, par une assistance au conditionnement des grands brûlés - nombreux dans l’archipel -, et par la mise en place d’un programme de formation professionnelle en matière de gouvernance hospitalière et de pratiques de soins. Cette coopération sera pilotée par le Centre hospitalier de Mayotte (CHM), en lien avec les trois hôpitaux de référence de chaque île.

Trois projets ont été sélectionnés dans le domaine de l’éducation et de la formation professionnelle, pour un montant de 129.000 euros, dont la construction d’un internat à l’Ecole nationale des techniques professionnelles (ENTP) d’Anjouan - un projet déjà financé en 2008, qui devrait voir le jour en 2010 - et l’échange d’expériences entre l’association Les Naturalistes de Mayotte et le Centre national de la recherche scientifique (CNDRS) des Comores.

Enfin, 2.000 euros iront à la jeunesse et la culture, et près de 4.000 euros à l’économie.

Un seul projet concernant Madagascar a été retenu, pour un montant de 20.000 euros. Deux projets régionaux recueillent enfin 40.000 euros : l’organisation du forum économique des îles de l’océan Indien à Mayotte (30.000 euros) et l’organisation d’un tournoi de football féminin (10.000 euros).

« Nous sommes vigilants quant à utiliser le FCR dans le cadre du GTHN », a indiqué le préfet Robin, qui a rappelé que ce programme est un outil qui en accompagne d’autres, comme la coopération bilatérale et l’action du Conseil général, plus tournée vers Madagascar.

« Je me félicite des axes définis par le FCR, qui correspondent à ce que nous faisons dans le cadre du GTHN et de la coopération bilatérale » a renchérit M. Hallade. Au sujet du GTHN, l’ambassadeur a reconnu que les discussions étaient au point mort depuis le mois de décembre 2008, mais qu’il espérait une reprise dans les prochaines semaines. « L’objectif reste de signer un accord dans le courant de l’année 2009 », a-t-il affirmé, assurant que le ministre comorien des Relations extérieures lui aurait confirmé sa volonté de reprendre les discussions. En tout état de cause, « cela se fera après le référendum du 17 mai ».

RC

MAYOTTE

Mouvements sociaux, Syndicalisme

 

Mayotte : les agents de la BFC-OI poursuivent leur mouvement de grève, le directeur menace de fermer les agences

 
Mercredi 22 Avril 2009
Envoyer l'article par courriel Imprimer l'article
Envoyer Imprimer

Les agents de la BFC-OI entament mercredi 22 avril leur deuxième semaine de grève, à Mamoudzou. La direction menace de fermer les agences de l’île.

Le siège de la BFC à Mamoudzou.

Après une semaine de grève, le dialogue est rompu entre les agents grévistes et la direction de la BFC-OI, à Mayotte. Tandis que les premiers ont décidé mardi 21 avril de poursuivre leur mouvement débuté le 15 avril, Roger Munoz, le directeur de la banque à la Réunion, a menacé de fermer ses agences de Mayotte. « Face à ce blocage qui débouche sur la poursuite de la grève de la très grande majorité du personnel je décide de fermer la BFC de Mayotte dès ce soir afin d’éviter que les quelques agents encore présents ne soient exposés à la vindict (sic) de la clientèle et des grévistes », indique-t-il dans un courrier daté du 20 avril. Selon le délégué syndical CGT-Ma, Abdou Mousali, il aurait également menacé, lors d’une réunion ce lundi, de procéder à 59 licenciements.

La direction estime avoir répondu aux revendications des grévistes. Elle s’étonne « de leur refus » et de leur nouvelle demande concernant les salaires. La satisfaction de leurs revendications aboutirait « à une majoration des salaires nets à Mayotte de 18,5% », affirme la direction.

Les grévistes, très majoritaires (plus de 80% des 80 agents locaux), avaient refusé lundi le protocole d’accord pourtant signé par les syndicats réunionnais. « Nous refusons car la direction différencie les revalorisations salariales entre les agents réunionnais et mahorais. Pourtant, nous faisons le même travail », dénonçait un gréviste mardi.

Selon ce protocole d’accord, les grévistes réunionnais ont obtenu une augmentation de salaire de 1.300 euros bruts par an, contre 1.130 pour les Mahorais. En 2009, cette augmentation prendra la forme d’une augmentation générale des salaires de 930 euros à la Réunion, mais de 760 euros seulement à Mayotte, ainsi que d’une prime exceptionnelle de 370 euros, dans les deux territoires cette fois. Cette prime sera intégrée dans les salaires en 2010.

Les grévistes mahorais dénoncent une « inégalité de traitement » entre les deux territoires, tandis que la direction argue que les charges sociales sont moins élevées à Mayotte. Ils réclament en outre l’application « immédiate » à Mayotte de la convention collective des banques - « nous sommes la seule banque de Mayotte à ne pas être régie par cette convention, alors que nous représentons 65% des parts de marché », indique un gréviste. Ils revendiquent également « la mise en place immédiate de la retraite complémentaire à l’ensemble du personnel ». « Actuellement, un agent qui prend sa retraite touche 300 euros », affirme un autre gréviste.

Enfin, les agents dénoncent leurs conditions de travail, tant au guichet qu’au niveau commercial. Ils réclament un certain nombre d’améliorations comme « l’ouverture de nouveaux guichets pour réduire les délais des files d’attentes » - il est vrai très longues - et des « embauches supplémentaires ».

RC

MAYOTTE

Société

 

Mayotte : 40% de la population est d’origine étrangère à la France

 
Mercredi 22 Avril 2009
Envoyer l'article par courriel Imprimer l'article
Envoyer Imprimer

40% de la population vivant à Mayotte n’est pas de nationalité française, a révélé l’Insee mercredi 22 avril lors de la publication des résultats détaillés du recensement de juillet 2007.

Un quart de couples mixtes
Selon le recensement 2007 de l’Insee, « les couples dont les conjoints sont de nationalité différente représentent 24% des couples : les trois quart d’entre eux sont formés d’un homme de nationalité française et d’une femme de nationalité étrangère ». 60% des plus de 15 ans vivaient en couple en 2007.

Le 31 juillet 2007, date arrêtée par l'Insee (Institut national de la statistique et des études économiques) pour comptabiliser la population de l'île, Mayotte comptait 186.452 habitants, soit 26.000 de plus que lors du dernier recensement en 2002 (il y avait alors 160.265 habitants). Parmi eux, 75.800 n'étaient pas de nationalité française ( 40% de la population), soit 20.000 de plus qu'en 2002 : à l'époque, les 55.300 non-Français représentaient 34% de la population. La grande majorité de ces personnes (95%) sont de nationalité comorienne.

Selon l'Insee, ce phénomène s'explique notamment par le taux de fécondité des « mères nées à l'étranger », égal à « 6,4 enfant par femme » contre « 3,4 enfants pour les mères nées en République française ». « Près d'un tiers (23.000 personnes) des 75.000 étrangers recensés à Mayotte au 31 juillet 2007 y sont nés », poursuit l'Insee. « Ces personnes, bien que nées sur le territoire de Mayotte, sont de nationalité étrangère parce que leurs deux parents sont immigrés. Pour la plupart, elles sont âgées de moins de 16 ans. Les modalités d'accès à la nationalité française leur permettront de l'acquérir à 13 ou 16 ans, sous réserve de répondre aux conditions réglementaires en vigueur ». Autrement dit : un tiers des « étrangers » comptabilisés par l'Insee « pourront accéder à la nationalité française », affirme Matthieu Morando, directeur de l'antenne locale de l'Insee.

Dans le même laps de temps, le solde migratoire est négatif, pour la première fois depuis le début des recensements il y a cinquante ans. L'Insee estime à -7.000 personnes ce solde, l'émigration ayant été plus importante que l'immigration durant cette période, suggère M. Morando. Il explique ce phénomène par « la lutte contre l'immigration clandestine » menée par l'Etat - ces trois dernières années, près de 50.000 sans-papiers ont été reconduits à la frontière - et par la forte émigration des Mahorais, notamment des étudiants, de plus en plus nombreux. Il est cependant « difficile d'avoir une image précise de ce que cela représente », a avoué M. Morando, car « des Français qui se déplacent sur un autre territoire français » ne sont pas recensés. De même l'immigration est difficilement quantifiable.

RC



Lire sur le même sujet : Mayotte : la population la plus jeune de France

MAYOTTE

Economie

 

Mayotte : les états généraux de l’outremer sont ouverts

 
Mercredi 22 Avril 2009
Envoyer l'article par courriel Imprimer l'article
Envoyer Imprimer

Des groupes de travail vont se réunir autour de huit grands thèmes pour formuler des propositions d’ici la mi-juin.

Bientôt un label "Made in Mayotte" ?

Une centaines d’élus, de représentants de l’Etat, de responsables d’organisations syndicales, patronales et associatives étaient présents mercredi 22 avril à la Case Rocher, en Petite Terre, pour l’ouverture des états généraux de l’outremer à Mayotte. Organisées par la préfecture, des discussions se tiendront jusqu’à la mi-juin autour de huit grands thèmes : la formation des prix, les circuits de distribution et le pouvoir d’achat ; les productions locales et les conditions d’un développement endogène ; le foncier ; un développement économique et de l’emploi durable ; dialogue social, droit du travail et protection sociale ; la formation ; l’environnement régional et enfin identité, culture.

Les propositions issues de ces huit ateliers feront l’objet d’un débat et d’une validation au niveau local avant d’être transmises au gouvernement, qui les examinera à partir de début octobre. « Je sens une attention sans précédent du pouvoir central sur les problèmes de notre île » a déclaré le préfet Denis Robin, ajoutant qu’il faudra selon lui « montrer que le futur département est déjà en action à Mayotte et qu’il faudra compter avec lui ». Le représentant de l’Etat français à Mayotte a également affirmé que « la société mahoraise doit dire ce qu’elle souhaite, particulièrement sur les questions de l’intégration régionale – quelles relations souhaite-t-elle avoir avec ses voisins - et de la définition de son identité culturelle. Mais les ateliers ne partent pas de zéro. Il y a déjà des comités de pilotage dans différents secteurs et un cadre stratégique, le Pacte pour la départementalisation. Il ne s’agit pas de tout réinventer mais d’identifier les problèmes les plus importants et de faire des propositions. »

Après une intervention du président du Conseil général, Ahmed Attoumani Douchina, les présidents des huit groupes de travail ont brièvement présenté leurs ateliers respectifs. « Il faut se parler sans tabou », a lancé M’hamadi Abdou, 1er vice-président du Conseil général et désigné à la tête de l’atelier sur les prix, les circuits de distribution et le pouvoir d’achat. « Le consommateur mahorais est confronté à une flambée des prix car les importateurs s’entendent pour provoquer des pénuries régulières. »

L’atelier sur les productions locales sera quant à lui organisé selon quatre axes : agriculture, pêche, aquaculture et briques en terre. La création d’un label « Made in Mayotte » sera également évoquée.

Président de l’association des maires, M. Boinahery a ensuite résumé les enjeux liés à la question foncière : « L’une des clés de l’aménagement réside dans un double défi : faire face à la hausse démographique, tout en valorisant le territoire et en protégeant le patrimoine paysager. »

Président de l’atelier « identité, culture et mémoire », Ibrahim Aboubacar a conclu la rencontre en faisant part de ses interrogations. « L’identité culturelle ne suscite pas beaucoup de débat à Mayotte. Mais si aujourd’hui, nous sommes tous mobilisés pour l’intégration dans la République alors que l’on sait que ce cadre est normatif, nous n’ignorons pas que notre travail d’aujourd’hui sèmera le grain de la revendication de demain pour un retour à plus d’identité culturelle. Comment faire pour que le vivre-ensemble soit une réalité pour tous à Mayotte ? Comment faire pour que les évolutions à venir ne soient pas vécues comme une agression par une partie de la population ? »

Les personnes souhaitant participer au débat peuvent apporter leur contribution en écrivant à la préfecture de Mayotte, en contactant les présidents et rapporteurs des ateliers, ou par l’intermédiaire du site Internet des Etats généraux de l’outremer.

LG

MAYOTTE

Politique

 

Mayotte : le FIP dans le collimateur des conseillers généraux

 
Lundi 20 Avril 2009
Envoyer l'article par courriel Imprimer l'article
Envoyer Imprimer

Au cours d’une séance plénière lundi 20 avril, les conseillers généraux ont émis le vœu de revoir les conditions concernant le Fonds intercommunal de péréquation, jugées trop pénalisantes pour la collectivité départementale.

Les conseillers généraux de tous bords ont émis le vœu, lundi 20 avril en séance plénière, de revoir les règles du Fonds intercommunal de péréquation (FIP). Appelés à se prononcer sur le quote-part des ressources de la collectivité destinées à alimenter le FIP, les élus ont suivi l’avis favorable de la commission, même si « la pilule a été dure à avaler », a indiqué Issoufi Hamada, le conseiller général de Tsingoni. Ils ne pouvaient pas faire autrement : ce taux de 20% est défini par le loi de février 2007.

Ils ont cependant proposé que le taux passe de 20 à 15%, qu’il ne concerne que les recettes sur les taxes douanières, et que la différence soit financée par l’Etat par une dotation exceptionnelle.

En l’absence d’une fiscalité locale, les communes sont, à Mayotte, financées par ce fonds. Depuis 2008, la collectivité départementale transfère chaque année 20% de ses recettes totales vers ce fonds, ce qui représente cette année 34 millions d‘euros - contre 7 millions avant 2008. Un taux jugé trop élevé, tant par le président actuel de la collectivité, Ahmed Attoumani Douchina, que par son prédécesseur, Saïd Omar Oili.

« Cela grève considérablement notre budget. Les efforts doivent être partagés », a déclaré le premier. « Je me réjouis de cet amendement », a réagi le second, qui s‘est interrogé « sur la survivance de ce dispositif appelé à disparaître » avec la départementalisation. Il a cependant appelé ses collègues à « faire attention », car « je doute que l’Etat compense » une éventuelle baisse de la participation de la collectivité. Selon M. Oili, « les difficultés financières de la collectivité ont commencé c taux est passé à 20% » en 2008.

RC

MAYOTTE

Politique

 

Départementalisation de Mayotte : le comité de suivi pour un scrutin uninominal

 
Lundi 20 Avril 2009
Envoyer l'article par courriel Imprimer l'article
Envoyer Imprimer

Le comité de suivi de la départementalisation s’est positionné en faveur d’un scrutin uninominal lors des prochaines élections cantonales, dans le respect du découpage géographique actuel, a révélé Ahmed Attoumani Douchina lundi 20 avril.

La prochaine assemblée devrait compter entre 30 et 40 conseillers généraux, en 2011.
« Réactiver la coopération », si…
Le président de la collectivité a appelé les élus « au travail » après la victoire du « oui ». Selon lui, il faut notamment « s’atteler à faire accepter le choix des Mahorais dans notre environnement régional et au niveau international ». Si « la coopération va être réactivée », elle devra se faire « dans le but précis d’imposer notre choix », a-t-il ajouté. Quant aux discussions avec les responsables comoriens, M. Douchina veut imposer « un principe indiscutable : celui du respect du choix des uns et des autres ».

Le comité de suivi de la départementalisation, fondé après la consultation du 29 mars, s’est positionné la semaine dernière « pour un scrutin uninominal à deux tours » lors des prochaines élections cantonales, programmées en avril 2011, a indiqué le président du Conseil général, Ahmed Attoumani Douchina, lundi 20 avril, à l’occasion d’une séance plénière de l’assemblée départementale. Il s’agit de la première décision du comité. « C’était une priorité » a affirmé M. Douchina, en raison de la situation unique de Mayotte, qui sera le premier territoire à cumuler dans une seule assemblée les compétence d’un Conseil général et d’un Conseil régional.

Ce choix a été dicté par deux objectifs, a ajouté M. Douchina : « D’abord, c’est un scrutin fidèle au statut de département. Ensuite, il permettra d’avoir une assemblée gérable. On veut éviter ce qu’il se passe en Nouvelle-Calédonie [en fait en Polynésie française, ndlr] ».

Yves Jégo avait annoncé en janvier que le département et la région ne feraient qu’un à Mayotte lorsque l’île accèdera au statut de DROM (Département et région d’outremer). Il avait indiqué qu’il reviendrait aux élus mahorais de proposer au gouvernement le mode de scrutin qu’ils souhaitent, évoquant la possibilité d’un panachage entre scrutin uninominal et proportionnel.

En refusant cette deuxième possibilité, les membres du comité de suivi ont opté pour la continuité dans un paysage politique plus marqué par des individualités que par des partis. Ils ont également choisi de conserver le découpage actuel en 19 cantons. « L’idée, c’est de prendre les cantons actuels, de les doubler, et de mettre un bonus pour les cantons les plus peuplés, afin de poursuivre un développement équilibré sur l‘ensemble du territoire », a déclaré M. Douchina. Chaque canton devrait compter deux conseillers généraux, voire trois pour les plus peuplés comme Mamoudzou.

Opposés à ce choix, les membres du Conseil municipal du chef-lieu envisagent d’envoyer une mission à Paris pour faire entendre leur voix. Ils estiment, selon le conseiller général de Mamoudzou Zaïdou Tavanday, que « les problématiques à Mamoudzou sont différentes que dans les autres cantons », et que les trois cantons de la commune méritent plus d’élus. « Nous militons pour une prise en compte du poids démographique », a expliqué le maire de Mamoudzou sur RFO.

Les membres du comité de suivi ont d’ores et déjà transmis ces propositions au gouvernement, à qui il reviendra de trancher. Ils devraient être reçus par la ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie, le 29 avril prochain.

« Nous avons mis en place ce comité de suivi car un gros travail reste à faire », a informé le président de la collectivité. Le comité est composé des trois parlementaires de l’île, ainsi que des représentants des cinq partis qui ont participé à la campagne officielle en mars: l’UMP, le PS, le MDM, le Néma et le Modem.

RC

MAYOTTE

Société

 

Mayotte : le nombre d'étrangers en hausse, selon la préfecture

 
Lundi 20 Avril 2009
Envoyer l'article par courriel Imprimer l'article
Envoyer Imprimer

Le nombre d'étrangers a encore augmenté à Mayotte et dépassait 40% en 2007, une proportion en hausse d'environ 6 points par rapport à 2002, a-t-on appris le 20 avril de source officielle, deux jours avant la publication par l'Insee des résultats détaillés du recensement de 2007.

La collectivité départementale comptait 75.800 étrangers en 2007, pour une population totale de 186.452 habitants, contre 55.300 étrangers en 2002, pour une population totale de 160.265 habitants.

En 2002, 96% de la population étrangère était originaire des Comores, les 4% restants étant essentiellement d\'origine malgache.

Sur les 53.000 Comoriens recensés en 2002, l\'Insee estimait à 80% la part étant en situation irrégulière.

La diffusion des statistiques détaillées du recensement effectué à Mayotte du 31 juillet au 27 août 2007 devait se faire, selon l\'Insee, \"à partir de mi-2008\". Elle a été repoussée après laconsultation sur l\'évolution institutionnelle de la collectivité départementale, qui a choisi à 95,2% le 29 mars de devenir à partir de 2011 le cinquième DOM français.

(AFP)

MAYOTTE

Politique

 

Mayotte : visite éclair de François Bayrou en vue des élections européennes

 
Dimanche 19 Avril 2009
Envoyer l'article par courriel Imprimer l'article
Envoyer Imprimer

Le président du Mouvement démocrate (Modem), François Bayrou, a passé quatre heures à Mayotte samedi 18 avril. Il a présenté les candidats du parti pour l’outremer lors des prochaines élections européennes.

L’élu réunionnais Thierry Robert, Soifia Hafidhou et François Bayrou.
72 députés français à élire
Les élections européennes se dérouleront du 4 au 7 juin 2009 dans les 27 Etats membres de l’Union européenne. Elles permettront d’élire 736 députés du Parlement européen. Les électeurs d'outremer seront appelés aux urnes le samedi 6 juin - le dimanche 7 juin en France métropolitaine. En France, les électeurs sont appelés à élire 72 députés répartis sur  8 circonscriptions : Centre, Île-de-France, Sud-Ouest, Est, Ouest, Nord-Ouest, Sud-Est et Outre Mer.

Le fondateur du Mouvement démocrate (Modem) et leader du courant centriste en France, François Bayrou, a fait un passage éclair à Mayotte samedi 18 avril, en compagnie de deux élus réunionnais, Thierry Robert et Gino Ponin-Ballom. Arrivés à midi, ils sont repartis à 16 heures en direction de la Réunion. Il s’agissait de la huitième venue de M. Bayrou dans l’île, a indiqué Abdoulatifou Aly, qui siège à l’Assemblée nationale à ses côtés.

L’objectif de ce voyage était de présenter à la presse les deux têtes de liste « outremer » du Modem pour les prochaines élections européennes qui se tiendront les 6 et 7 juin en France (lire ci-contre). Il s’agit du Réunionnais Gino Ponin-Ballom et de la Mahoraise Soifia Hafidou.

« C’est avec beaucoup d’émotion et de joie » que cette dernière s’est présentée aux médias, en présence d’une trentaine de sympathisants du parti dans l’île, ainsi que du député de Mayotte Abdoulatifou Aly et de l’ancien sénateur Marcel Henry. « Je veux représenter dignement Mayotte et surtout les femmes mahoraises. J’espère que ça va bien se passer », a-t-elle ajouté.

Cadre de santé et militante de longue date pour les droits des femmes, Soifia Hafidhou a été suppléante du député Henry Jean-Baptiste (UDF) entre 1997 et 2002 et a été vice-président du club Georges Nahouda - un club de départementalistes fidèles au combat du premier d’entre eux. Mme Hafidhou a également été conseillère municipale de Bouéni.

Elle sera en deuxième position sur la liste « outremer » du Modem, derrière Gino Ponin-Ballom. « Nous irons à Bruxelles pour défendre nos territoires et départements d’outremer. Dans notre programme, nous parlons avant tout de l’humain », a déclaré ce dernier, qui a rappelé que La Réunion pouvait apporter son expérience à Mayotte, futur département : « Nous avons fait des erreurs dans notre développement. Nous saurons dire à Mayotte : ‘attention !’ »

« Mayotte et La Réunion apportent la garantie que notre projet européen est universel » a estimé François Bayrou. En contrepartie, « elles ont beaucoup à attendre de l’Europe », notamment « en termes d’équipements et de soutien ». Le développement économique de Mayotte doit selon lui s’appuyer sur « l’aquaculture, l’agriculture, les énergies renouvelables, des unités industrielles et le tourisme ».

Abdoulatifou Aly a profité de l’occasion pour rappeler que son parti militait pour l’intégration de Mayotte dans l’Union européenne le plus tôt possible, c’est-à-dire « en avril 2011 ».

RC

MAYOTTE

Justice

 

Mayotte : le tortionnaire rwandais accusé de génocide

 
Lundi 20 Avril 2009
Envoyer l'article par courriel Imprimer l'article
Envoyer Imprimer

Pascal Simbikangwa, Rwandais interpellé en octobre à Mayotte, a été mis en examen jeudi pour "génocide" pour sa participation présumée aux tueries de 1994 et a fait l'objet d'un placement en détention provisoire, a-t-on appris le 20 avril auprès du parquet général local.

Le parquet de Mayotte avait ouvert une information judiciaire à la suite de la plainte déposée le 13 février par \"le collectif des parties civiles pour le Rwanda\". Elle a été confiée à la juge d\'instruction Nathalie Zahi, a indiqué à l\'AFP Marc Brisset-Foucault, procureur général près le tribunal supérieur d\'appel (TSA), équivalent d\'une cour d\'appel en métropole.

Interrogé jeudi par la juge qui l\'a mis en examen, l\'homme a refusé de s\'exprimer sur le fond du dossier, a poursuivi le magistrat.

Le juge des libertés et de la détention a émis un mandat de dépôt dont M. Simbikangwa a fait appel auprès de la chambre de l\'instruction qui rendra sa décision le 30 avril, selon cette même source.

P. Simbikangwa, né en 1959, est déjà détenu provisoirement dans le cadre d\'une autre affaire de trafic de faux papiers, pour laquelle il avait été interpellé le 28 octobre.

Des vérifications après son arrestation avaient permis de découvrir qu\'il était recherché par Interpol à la demande des autorités rwandaises, notamment pour génocide et complicité et conspiration de génocide, crime organisé.

Mais le TSA avait rejeté en novembre la demande d\'extradition adressée par le Rwanda au motif notamment que la peine encourue - dont 20 ans d\'isolement complet- n\'est pas acceptable pour la France.

M. Brisset-Foucault a lancé un \"appel à témoins\". \"Si des personnes ont des déclarations à faire sur la participation supposée de M. Simbikangwa au génocide de 1994, elles peuvent prendre contact directement avec le juge ou via le parquet qui transmettra\", a-t-il indiqué à l\'AFP.

(AFP)

COMORES

Transports

 

Comores : naufrage du cargo ''Ile d'Anjouan''

 
Samedi 18 Avril 2009
Envoyer l'article par courriel Imprimer l'article
Envoyer Imprimer

Le cargo comorien « Ile d'Anjouan » a sombré jeudi 16 avril au large des côtes de la Tanzanie.

L'Ile d'Anjouan à quai dans le port de Mutsamudu, aux Comores. Un port très actif, mais où l'état des navires laisse souvent à désirer. (archive 2004)

Le bateau avait à son bord 47 passagers et 29 membres d'équipage, en plus du bétail et de marchandises diverses, selon l'agence Xinhua.

Alors qu'il faisait route vers Zanzibar le porte-conteneurs allemand MS Dorian a reçu un appel de détresse en provenance de l'« Ile d'Anjouan ». Il s'est détourné et a porté secours au navire en perdition, repêchant 75 personnes. Les sauveteurs ont malgré tout déploré la mort d'un des membres de l'équipage.

Le MS Dorian a ensuite poursuivi sa route vers Zanzibar.

Samedi à 16h00, à l'aéroport de Hahaya, on attendait l'arrivée des rescapés rapatriés par avion. Les équipes du Croissant Rouge étaient sur place afin de porter les premiers secours.

Les accidents de ce type sont récurrents dans la région où le mauvais entretien des navires est souvent cause de catastrophe. Le « Ile d'Anjouan » est un habitué de cette ligne puisqu'il fait régulièrement la liaison entre Mutsamudu aux Comores et Zanzibar ou Madagascar.

On se souvient du Samson, un autre bateau battant pavillon des Comores, qui avait sombré en 2004 au large de Madagascar faisant plus de 120 victimes.

Il y a un an, lors d'une manifestation de commémoration de cette catastrophe, le collectif des familles des victimes avait déploré que « personne ne semble concerné, en tout cas pas les autorités (…) C'est le silence total car chaque responsable fuit ses responsabilités » devant les lenteurs de l'enquête.

E.T.

COMORES

Faits divers

 

''Ile d’Anjouan'' : Les naufragés rentrent au pays

 
Dimanche 19 Avril 2009
Envoyer l'article par courriel Imprimer l'article
Envoyer Imprimer

Les 37 passagers et membres d’équipages comoriens du bateau « île d’Anjouan » qui a fait naufrage le 16 avril dernier non loin des côtes tanzaniennes ont regagné l’archipel des Comores, hier samedi 18 avril en fin de journée à bord d’un avion de la compagnie aérienne Comores Aviation.

Les rescapés du cargo "Ile D'anjouan" à leur arrivée à l'aéroport Hahaya en Grande Comore.

Ces 37 rescapés font partie des 75 passagers, les autres étaient des Tanzaniens, qui se trouvaient à bord de « l’ile d’Anjouan » et qui ont été secourus par un navire de l’United Africa Feeder Lines, le MS Dorian, peu avant que leur bateau, qui était en détresse, sombre au fond des océans emportant avec lui plusieurs marchandises. Ce qui sans doute constitue une grosse perte évaluée à plusieurs millions de francs comoriens. « Le rapatriement de ces passagers a été assuré par le gouvernement comorien », nous a indiqué un représentant du bateau « île d’Anjouan » à Moroni.

Dès leur arrivée à l’aéroport de Hahaya à 17h30, les naufragés ont été pris en charge par des équipes du Croissant Rouge comorien qui étaient venus leur apporter assistance et leur procurer les premiers soins. « Heureusement, aucun d’entre eux n’avait besoin de soins particuliers. Ils sont fatigués mais c’est dû au long voyage qu’ils viennent d’effectuer », s’est réjouit, l’un des responsables du Croissant Rouge.

Le cargo «île d’Anjouan » qui avait quitté Dar es Salam, lundi dernier faisait route vers les Comores lorsqu’il a été surpris par le mauvais temps en pleine mer. « Des grosses vagues et un courant marin qui allait en sens inverse compliquait la navigation du bateau », raconte l’un des membres de l’équipage. « Et pourtant à notre départ la mer était calme », affirme un passager qui pense qu’il ne « faut surtout pas se fier de la mer ». Des propos qui contrastent avec ceux de ce membre d’équipage qui pointe du doigt « des erreurs du chef mécanicien et du commandant» du bateau qui seraient en parti responsable de ce tragique accident. « Nous n’avions que deux fusés de détresse et il n’y avait pas une moto-pompe, instrument nécessaire pour évacuer l’eau », détaille-t-il.

« En fait, avant notre départ à Moroni, les autorités portuaires nous avaient obligés à nous en équiper, nous l’avions bien sûr achetée mais elle ne fonctionnait pas et malgré la longue période que nous avons passée à Dar es-Salam, le chef mécanicien n’a pas cru bon de la réparer », critique-t-il.

Pour lui, les membres d’équipage étaient bien « informés du mauvais temps, mais le commandant a quand même décidé de partir », nous a-t-il expliqué. « Nous avions 8000 litres de gazole au départ, une quantité suffisante pour effectuer le trajet Dar es-Salam-Moroni, mais la vitesse utilisée par le commandant (deux nœuds au lieu de cinq ou six nœuds) depuis le départ nous a fait perdre beaucoup de temps en mer et finalement on s’est retrouvé avec une quantité insuffisante de gazole pour continuer la route », a-t-il encore regretté. Ce sera sans doute à ce moment précis que les chefs de l’équipage ont commencé à lancer les appels de détresse auprès des autorités portuaires comoriennes. « Nous étions à 140 kilomètres des côtes comoriennes, nous avons lancé plusieurs appels de détresse en vain », regrette, Mohamed Houmadi, un membre d’équipage. Il faut toutefois préciser que les autorités comoriennes avaient dépêché un bateau pour porter secours au navire « île d’Anjouan » mais celui-ci a dû rebrousser chemin devant le mauvais temps. Un autre bateau était parti à son tour mais il y avait déjà eu l’intervention du porte conteneur Dorian et il est aussitôt rentré. En tous cas, ce énième accident en mer d’un bateau comorien, met encore sous les feux de la rampe les conditions de navigation dans l’archipel, assurée en grande partie par de très vieux bateaux.

FAISSOILI ABDOU


COMORES

Faits divers

 

Comores : mystérieux sabotage d'une pharmacie

 
Dimanche 19 Avril 2009
Envoyer l'article par courriel Imprimer l'article
Envoyer Imprimer

Dans la nuit du 15 avril 2009, des individus ont tenté de mettre le feu à la pharmacie El-Bobah dans le quartier Hadoudja à Moroni.

La façade de la pharmacie porte les traces de ce mystérieux attentat.

Des pneus arrosés d’essence placés devant la porte de la pharmacie ont été brulés. Selon, les témoignages des riverains qui ont entendu les mouvements de ces personnes mal intentionnées, ces individus sont arrivés à bord d’un véhicule  qui s’était garé non loin de là. Ce serait l’un d’entre eux, qui se serait chargé de placer les pneus et d\'allumer le feu.

« Mission accomplie », ce serait en ces termes que celui-ci aurait indiqué la réalisation de son forfait à un interlocuteur qu’il contactait par téléphone portable, selon toujours les riverains.

Heureusement, les dégâts sont très limités, le feu n\'ayant pu pénétrer à l\'intérieur de la pharmacie.

Des carreaux se sont cassés sous l’effet du feu, la porte de la pharmacie qui est en aluminium avait elle aussi commencé  à fondre et toute la véranda du bâtiment qui abrite d’autres magasins est couverte de fumée.

Jusqu\'à maintenant, on a du mal à définir le mobile d\'un tel acte. L’affaire est dans les mains de la gendarmerie qui poursuit l’enquête afin de débusquer ces malfaiteurs.

FAISSOILI ABDOU

COMORES

Faits divers

 

Actes de vandalisme : la série noire continue

 
Mercredi 22 Avril 2009
Envoyer l'article par courriel Imprimer l'article
Envoyer Imprimer

Qui en veut aux opérateurs économiques ? Après la pharmacie El-Bobah et le magasin « Mas shiromani » la semaine dernière, c’est l’imprimerie de l’hebdomadaire comorien Al-balad, appartenant au groupe émirati Comoro-Gulf holding qui a été la cible d’une tentative d’incendie criminel dans la nuit du mardi 21 au 22 avril 2009.

C’est l’absence d’électricité ce matin dans l’enceinte du bâtiment qui a alerté les responsables et les employeurs du journal. Après vérification ils s’apercevront que deux cocktails Molotov lancés depuis l’extérieur et ayant atterri dans les plafonds ont brulés et sectionnés les fils électriques. Le feu s’est éteint de lui-même et les dégâts sont ainsi très limités.

« Je m’étonne du fait qu’une société privée soit ainsi la cible de tels actes de sabotage dans un pays qui a besoin d’investisseurs pour relancer son économie », a regretté Ali Moindjié, le directeur de la publication de l’hebdomadaire Al-balad. « Nous n’avons aucune indice nous permettant de savoir l’auteur de tels actes », a-t-il encore ajouté affirmant que l’affaire est aux mains de la gendarmerie qui est venu procéder aux premières constatations.

Il faut souligner qu’il y a quelques semaines ce sont des panneaux publicitaires de ce groupe d’investisseurs arabes, installés sur la route de Hahaya qui ont été vandalisés par des inconnus. Ces actes de vandalisme inquiètent dans le milieu des affaires comorien. La chambre du commerce de l’industrie et de l’artisanat des Comores a convoqué ce matin une conférence de presse réunissant les différents acteurs du secteur privé pour se pencher sur la question.

« Nous exprimons notre inquiétude et nos regrets face à la dégradation du climat des affaires dans le pays », nous a expliqué Ahmed Bazi, le président de la chambre de commerce qui rappelle que ce genre de sabotage a commencé avec le conflit ayant opposé les deux villes d’Iconi et de Moroni.

« Nous refusons que les opérateurs économiques soient les cibles désignés de ces conflits. », a-t-il martelé. Les opérateurs économiques somment l’Etat de prendre ses responsabilités pour protéger les biens. M.Bazi a avertit que ce genre d’agissements risque de provoquer un « désinvestissement » dans le pays. Avant de conclure « s’il y a des problèmes politiques, il y a un cadre pour cela ».

Faissoili Abdou

COMORES

Santé

 

Hopital El-Maarouf, un batiment aux normes européennes d’ici 2020

 
Mercredi 22 Avril 2009
Envoyer l'article par courriel Imprimer l'article
Envoyer Imprimer

D’ici 2020 au plus tard l’hôpital El-Maarouf de Moroni sera doté d’un nouveau bâtiment répondant aux normes européennes.

C’est ce qui ressort d’une conférence de presse tenue ce matin, 22 avril, par le directeur général de cet établissement, Mohamed Razida. Le plan croquis du bâtiment de trois étages qui a été établi par un groupe d’architectes installé en Suisse, a été présenté aux journalistes ce matin.

Les travaux qui se dérouleront en cinq phases devraient commencer dès cette année avec la construction de huit blocs abritant le service de réanimation et la maternité. Les fonds Abu Dhabi et la banque islamique de développement (Bid) ont consentis à apporter leur soutien à ce projet à hauteur de 4 millions d’euros, octroyant respectivement 3.600.000 euros et 400 000 euros. Une goutte d’eau, au vu du montant nécessaire pour arriver au bout du projet. « Ce projet a besoin du soutien de tout le monde », a déclaré M. Razida

Les autres sujets évoqués lors de cette conférence de presse concernent la mise en place prochaine d’un centre de dialyse à l’hôpital El-maarouf. « Le matériel, constitué d’une vingtaine d’appareils, est déjà sur place et n’attend que son installation », a assuré le chef de l’établissement. Jusqu’ici les malades qui demandaient ce type de traitement étaient obligés de partir à l’extérieur pour se faire soigner.

Ceux qui n’avaient pas les moyens pour se déplacer mourraient sur place. « En une semaine nous avons enregistré cinq morts dû à des insuffisances rénales », a regretté M. Razida. Le traitement des malades et la maintenance du matériel seront assurés par des médecins égyptiens et des collaborateurs comoriens qui seront formés à cet effet pendant deux années au cours desquelles les soins seront assurés gratuitement.

L’autre point de la rencontre fut le bilan de la caravane des médecins « sans frontières » d’une ONG saoudienne qui viennent d’effectuer une mission à Moroni les semaines passées.

Faissoili Abdou

MADAGASCAR

Mouvements sociaux, Syndicalisme

 

Madagascar : les forces de l'ordre dispersent des partisans de l'ex-président

 
Jeudi 23 Avril 2009
Envoyer l'article par courriel Imprimer l'article
Envoyer Imprimer

Les forces de l'ordre malgaches ont eu recours à des tirs de sommation pour disperser jeudi midi une marche de plusieurs centaines de partisans du président évincé Marc Ravalomanana, a constaté un journaliste de l'AFP.

Cinq camions de police et de gendarmerie avaient bloqué jeudi matin l\'accès d\'un parc du centre-ville d\'Antananarivo où les pro-Ravalomanana se réunissent quasi-quotidiennement.

Plusieurs centaines d\'entre eux avaient alors formé un cortège et commencé à marcher dans le centre d\'Antananarivo. Les forces de l\'ordre ont alors procédé à des tirs de sommation pour disperser les manifestants.

Au moins six d\'entre eux ont été interpellés, selon un journaliste de l\'AFP.

Mardi, la Haute Autorité de transition (HAT) dirigée par Andry Rajoelina avait pris en conseil des ministres un arrêté interdisant jusqu\'à nouvel ordre les manifestations dans les lieux publics.

Les partisans de M. Ravalomanana étaient toutefois passés outre cette interdiction mercredi et avaient pu se réunir sans être inquiétés dans le parc abritant la \"place de la démocratie\".

Lâché par l\'armée et confronté à la pire crise qu\'il ait connue depuis son arrivée à la tête du pays en 2002, Marc Ravalomanana avait remis ses pouvoirs le 17 mars à un directoire militaire, qui les avait immédiatement transférés à Andry Rajoelina, alors chef de l\'opposition et désormais à la tête de la HAT.

(AFP)

MADAGASCAR

Mouvements sociaux, Syndicalisme

 

Madagascar : la transition interdit les rassemblements publics

 
Mercredi 22 Avril 2009
Envoyer l'article par courriel Imprimer l'article
Envoyer Imprimer

Les autorisations de manifester dans les lieux publics à Madagascar ont été suspendues par un arrêté pris mardi lors d'un conseil des ministres de la Haute Autorité de transition (HAT), a-t-on appris de source officielle.

Le projet Daewoo abandonné
Madagascar a « définitivement abandonné » le projet agricole de 6 milliards de dollars avec Daewoo Logistics Corp, a déclaré le ministre de la Réforme agraire Hajo Andrianainarivelo. L’accord annoncé par Daewoo en novembre 2008, visant à produire du maïs et d’autres cultures sur 1,3 million d’hectares, a été annulé par Andry Rajoelina, qui a succédé au président légitime par un coup de force. Le ministre Andrianainarivelo estime que « le projet n’est pas mauvais en lui-même », mais que « l’approche était erronée ». 

\"Dans le cadre de la recherche de l\'apaisement, les responsables de la sécurité publique ont suspendu toute autorisation pour les manifestations dans les lieux publics\", a déclaré à l\'AFP le porte-parole du gouvernement de la HAT, Augustin Andriamananoro.

La mairie d\'Antananarivo, proche des autorités de transition, avait récemment restreint aux jeudi et vendredi l\'accès de la \"place de la démocratie\", un parc de la capitale où les partisans du président évincé Marc Ravalomanana manifestent quasi-quotidiennement. Cette mesure n\'avait pas été suivie d\'effet.

Lundi, les forces de l\'ordre avaient brutalement réprimé des partisans de M. Ravalomanana qui avaient quitté la \"place de la démocratie\" où ils étaient cantonnés depuis plusieurs jours, faisant au moins deux morts et 20 blessés selon des sources hospitalières.

L\'arrêté sera en vigueur \"jusqu\'à nouvel ordre, jusqu\'à ce que le calme revienne\", a poursuivi le ministre de la Communication.

\"Les forces de l\'ordre auront le devoir de faire respecter cette décision\", a-t-il précisé.

\"La démocratie ne veut pas dire anarchie\", a encore justifié le ministre, qui reproche aux organisateurs des manifestations pro-Ravalomanana \"de ne pas maîtriser la foule\".

\"On n\'a jamais interdit les manifestations sur la place de la Démocratie, ce qu\'il faut éviter, ce sont les débordements en dehors\", a-t-il ajouté.

Le conseil des ministres a également procédé au remplacement du préfet de police d\'Antananarivo et du commandant de la gendarmerie nationale, qui avaient tout deux été nommés par le précédent régime.

Mardi, plusieurs milliers de partisans de l\'ex-président malgache se sont recueillis et ont prié sur la \"place de la démocratie\" à Antananarivo pour les deux morts et les 20 blessés de lundi.

Sans débordement, la foule, moins nombreuse que les jours précédents, s\'est recueillie devant le cercueil d\'une des victimes.

L\'ex-chef de l\'Etat, qui a quitté le pays depuis le 17 mars, s\'est exprimé par téléphone à ses partisans pour les encourager à poursuivre leur mouvement et présenter ses condoléances aux familles de victimes.

Lâché par l\'armée et confronté à la pire crise qu\'il ait connue depuis son arrivée à la tête du pays en 2002, M. Ravalomanana avait remis ses pouvoirs à un directoire militaire le 17 mars. Ce directoire les avait immédiatement transférés à Andry Rajoelina, alors chef de l\'opposition, et désormais à la tête d\'une Haute Autorité de transition (HAT).

(AFP)

MADAGASCAR

Mouvements sociaux, Syndicalisme

 

Madagascar : un manifestant pro-Ravalomanana tué et 13 autres blessés

 
Lundi 20 Avril 2009
Envoyer l'article par courriel Imprimer l'article
Envoyer Imprimer

Un partisan du président évincé de Madagascar Marc Ravalomanana a été tué lundi et au moins 13 autres blessés, dont cinq grièvement, à l'issue d'une manifestation violemment réprimée par les forces de l'ordre à Antananarivo, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le cadavre d\'un manifestant était entreposé lundi après-midi dans la morgue du principal hôpital de la ville, HJRA, a constaté un journaliste de l\'AFP.

Interrogé par l\'AFP, un médecin urgentiste de l\'hôpital, Lary Tiana Rabary, a indiqué que l\'autopsie déterminerait si la victime, touchée à la tête, a été tuée par une balle ou un éclat métallique.

A l\'extérieur du service des urgences, une liste de 12 blessés était affichée, dont cinq en réanimation et deux en neurologie.

Plusieurs sources hospitalières ont précisé à l\'AFP que 13 blessés, dont une grande majorité par balle, avaient été admis à l\'hôpital.

Les forces de l\'ordre ont dispersé à plusieurs reprises lundi après-midi des groupes de partisans de M. Ravalomanana, à coups de grenades lacrymogènes et de tirs de sommation.

Plusieurs milliers de manifestants pro-Ravalomanana s\'étaient une nouvelle fois rassemblés lundi midi \"Place de la démocratie\", un parc du centre de la capitale malgache où ils réclament quasi-quotidiennement le retour de M. Ravalomanana au pouvoir.

Le cortège s\'est ensuite déplacé vers la Haute cour constitutionnelle où une délégation a demandé à l\'institution des \"explications sur la mise en place de la Haute autorité de transition\" au regard de la Constitution.

Les partisans de M. Ravalomanana se sont ensuite dirigés vers le tribunal de grande instance, qui était fermé, pour y déposer une lettre au procureur de la République protestant contre la saisie, dimanche soir par des militaires, d\'équipements de transmission de Radio Mada, Radio Fahazavana et Télé Mada, trois médias proche de l\'ex-président.

Les forces de l\'ordre sont alors intervenues pour disperser les manifestants à coups de grenades lacrymogènes et assourdissantes.

Des affrontements, qui se poursuivaient lundi à 17H30 (14H30 GMT), ont ensuite opposé pendant plusieurs heures les forces de l\'ordre à des groupes de manifestants mobiles qui leur lançaient des cailloux, dans le quartier du lac Anosy, regroupant de nombreux ministères.

Lâché par l\'armée et confronté à la pire crise qu\'il ait connue depuis son arrivée à la tête du pays en 2002, M. Ravalomanana avait remis ses pouvoirs à un directoire militaire le 17 mars. Ce directoire les avait immédiatement transférés à Andry Rajoelina, alors chef de l\'opposition, et désormais à la tête d\'une Haute autorité de transition (HAT).

L\'UA, la Communauté de développement d\'Afrique australe (SADC) et l\'Organisation internationale de la Francophonie ont suspendu Madagascar. Les Occidentaux ont condamné ce qu\'ils considèrent comme un \"coup d\'Etat\".

La crise politique dans la Grande Ile a entraîné la mort de plus d\'une centaine de personnes depuis fin janvier et paralyse l\'économie.

(AFP)

MADAGASCAR

Tourisme

 

Madagascar : visa gratuit jusqu'en décembre

 
Dimanche 19 Avril 2009
Envoyer l'article par courriel Imprimer l'article
Envoyer Imprimer

Le visa de tourisme de moins de trente jours sera gratuit à Madagascar jusqu'à la fin de l'année.

La gratuité du visa devrait relancer le tourisme régional à Madagascar.

Cette mesure est destinées à enrayer la chute vertigineuse du tourisme dans la Grande Ile depuis le début de la crise sociale et politique qui secoue le pays depuis le début de l\'année.

L\'annonce a été faite par les ministres malgache des Finances et du Tourisme et par le directeur de cabinet de la Haute Autorité de Transition (HAT) qui dirige le pays, à l\'issue d\'une réunion jeudi 17 avril avec les opérateurs du secteur touristique à Madagascar.

\"Le but est de dire que Madagascar se rouvre au tourisme, et de répondre à l\'île Maurice\" qui a supprimé cette année son droit de visa touriste, a expliqué M. Koller, président de la Fédération des Hôteliers et Restaurateurs de Madagascar (FHORM) à l\'AFP.

En effet, il y a quelques semaine, l\'Ile Maurice annonçait le suppression des visas touristiques afin de « répondre à la crise » et d\'en minimiser les effets. Les ressortissants des pays de l\'Union Européenne (UE), de Suisse, du Canada, entre autres, n\'ont pas besoin de visa pour séjourner à Maurice pour une durée n\'excédant pas trois mois.

Quelques jours plus tard, les Seychelles s\'alignaient et instauraient également le visa gratuit pour les séjours inférieurs à 60 jours.

Dans le même temps, les pays de l\'Afrique de l\'Est réfléchissaient à la mise en place d\'un visa commun, permettant de voyager dans plusieurs pays avec le même visa de 50$ US. Une extension de ce qui existe déjà puisque le Kenya, la Tanzanie et le Malawi ont déjà un visa unique.

Jusqu\'à ce jour, le visa malgache coûtait environ 60 €. Le passage de 20 à 60 € il y a quelques mois avait déjà provoqué un ralentissement du tourisme régional, en provenance de Mayotte et de la Réunion, notamment. Les très courts séjours de quelques jours étaient devenus trop onéreux, surtout pour les familles.

Selon des chiffres du ministère du tourisme, Madagascar avait accueilli 378.000 touristes en 2008, en majorité des Français, générant l\'équivalent de 393 millions de dollars (environ 298 millions d\'euros) de recettes en devises étrangères, une manne pour ce pays pauvre de l\'océan Indien.

Ce secteur représente 25.000 emplois directs et beaucoup plus d\'emplois indirects (artisanat, transporteurs, etc). En 2007, il se hissait en troisième position des secteurs pourvoyeurs de devises étrangères, après le secteur minier et l\'aquaculture (industrie de la crevette notamment).

Mais ce secteur est durement touché par la grave crise politique et sociale frappant la Grande-Ile depuis fin janvier, qui a entraîné la mort de plus d\'une centaine de personnes et paralyse l\'économie.

\"Il y a environ 70% de perte du taux d\'occupation et du chiffre d\'affaires\" et \"70% de fermetures temporaires d\'établissements\", relève M. Koller.

Les acteurs de la filière tourisme ont aussi obtenu de pouvoir échelonner le paiement de leurs impôts sur trois mois, avec possibilité d\'un nouveau report.

E.T.


MADAGASCAR

Politique

 

Madagascar : le régime de transition complète son gouvernement

 
Dimanche 19 Avril 2009
Envoyer l'article par courriel Imprimer l'article
Envoyer Imprimer

Le régime de transition malgache dirigé par Andry Rajoelina a complété son gouvernement en nommant 11 nouveaux ministres, dont à la Défense un colonel ayant activement participé à l'éviction en mars de Marc Ravalomanana, selon une liste publiée samedi.

Le gouvernement de la Haute autorité de transition (HAT) compte désormais 22 ministres.

Monja Roindefo reste le chef de gouvernement et les ministres nommés le 19 mars après le départ contraint du président Ravalomanana conservent leur poste, à l\'exception de celui du Tourisme qui passe à la Communication et à la Culture.

Le colonel Noël Rakotonandrasana, qui avait largement contribué au lâchage du président Ravalomanana par l\'armée, a été nommé ministre de la Défense.

Nirhy-Lanto Andriamahazo et Nadine Ramaroson, deux proches de Andry Rajoelina, sont nommés à l\'Eau et à la Population et aux Affaires sociales.

Les autres ministres sont des techniciens peu connus du grand public alors que les 41 membres de la HAT nommés le 31 mars sont presque tous des politiciens de premier plan.

Les portefeuilles de l\'Agriculture, de l\'Elevage et de la Pêche, ainsi que ceux des Mines et des Sports n\'ont toujours pas été attribués.

Jeudi, M. Ravalomanana, qui a quitté Madagascar, avait annoncé par téléphone qu\'il désignait Manandafy Rakotonirina comme nouveau Premier ministre \"légal\", revenant ainsi sur son ordonnance du 17 mars dans laquelle il abandonnait sa fonction de président.

Lâché par l\'armée et confronté à la pire crise qu\'il ait connue depuis son arrivée à la tête du pays en 2002, M. Ravalomanana avait remis ses pouvoirs le 17 mars à un directoire militaire qui les avait transférés quelques heures plus tard à Andry Rajoelina, alors chef de l\'opposition.

(AFP)

SEYCHELLES

Terrorisme - Piraterie - Sécurité

 

La France va aider les Seychelles à lutter contre la piraterie

 
Lundi 20 Avril 2009
Envoyer l'article par courriel Imprimer l'article
Envoyer Imprimer

La France a accepté d’aider la république des Seychelles à combattre la piraterie à la suite du détournement de 2 bateaux de pêche seychellois. Elle déploie un navire militaire de patrouille pour participer à la surveillance des routes maritimes proches des Seychelles.

Des sources officielles de la capitale des Seychelles, Mahé, ont indiqué mercredi que la France envisage aussi la possibilité d’entraîner les gardes-côtes Seychellois et d’augmenter son assistance militaire aux îles.

La France a aussi mis un avion militaire, un Falcon 50, à la disposition des Seychelles pour la surveillance.

Les sources ont indiqué que le président James Michel avait rencontré le premier conseiller de l’ambassade de France, Gilles Pommeret, et l’attaché militaire, Christophe Levivier, qui est venu de l’île de la Réunion pour explique les actions que la France a l’intention de mener pour lutter contre la piraterie.

Levivier a décrit la mission de la force navale \"Atalante\" qui a été mise en place par l’Union Européenne pour patrouiller en océan Indien.

Il a déclaré au président Michel que des patrouilles régulières allaient couvrir les Seychelles et sa zone économique exclusive.

(APA)

SEYCHELLES

Terrorisme - Piraterie - Sécurité

 

Piraterie : la marine indienne va patrouiller au large des Seychelles

 
Dimanche 19 Avril 2009
Envoyer l'article par courriel Imprimer l'article
Envoyer Imprimer

Le gouvernement indien a décidé d’envoyer un navire de sa marine pour des patrouilles dans les eaux de la péninsule à la demande des autorités seychelloises face aux menaces persistantes des pirates somaliens, a appris APA à Victoria, la capitale.

Les forces armées seychelloises ont annoncé dimanche dans un communiqué, que la marine indienne a envoyé son navire de patrouille le Nirdeshak pour surveiller la zone économique exclusive des Iles Seychelles.

Le communiqué précise que ce navire de 2.000 tonnes est équipé d’un canon de 40 mm, avec un débit très rapide, d’un système électronique de surveillance dernier cri, d’un hélicoptère et de canots d’interception capables de mener plusieurs opérations.

Le navire a, à son bord, un équipage de 20 officiers et 155 marins, dont un groupement d’élite pouvant intervenir très rapidement sur le terrain, précise le communiqué.

\"La marine indienne est déjà engagée dans la lutte contre la piraterie dans la Mer rouge et le Golfe d’Aden et les navires qu’elle a déployés dans cette zone assurent non seulement la protection de plusieurs bateaux commerciaux\", a poursuivi le communiqué.

Cet arsenal maritime indien a également fait avorter plusieurs tentatives des pirates.

« Dans ce contexte, une rencontre aura lieu prochainement entre des représentants des forces armées seychelloises et indiennes pour discuter des possibilités de déployer d’autres navires indiens dans les eaux territoriales de la péninsule », a conclu le communiqué.

(APA)

SEYCHELLES

Aide internationale

 

Annulation d'une partie de la dette des Seychelles

 
Dimanche 19 Avril 2009
Envoyer l'article par courriel Imprimer l'article
Envoyer Imprimer

Les représentants des pays créanciers membres du Club de Paris et les représentants du Gouvernement de la République des Seychelles se sont réunis les 15 et 16 avril 2009 et sont convenus d’un traitement global de la dette publique extérieure des Seychelles.

La délégation de la République des Seychelles a décrit la situation économique et financière difficile de son pays et présenté les mesures de redressement incluses dans le programme du Gouvernement seychellois appuyé par l’Accord de confirmation de deux ans approuvé par le Fonds Monétaire International le 14 novembre 2008. Les pays membres du Club de Paris ont pris note du ferme engagement du Gouvernement de la République des Seychelles à mettre en œuvre les réformes économiques requises au titre du programme et ont réaffirmé leur soutien. Ils ont reconnu les efforts déjà réalisés par le Gouvernement de la République des Seychelles depuis le début de programme soutenu par le FMI.

Ils se sont également félicités du plan de réduction globale de la dette que le gouvernement de la République des Seychelles s’est engagé à mettre en œuvre avec tous ses créanciers extérieurs.

Les représentants des pays créanciers, conscients de la situation exceptionnelle de la République des Seychelles et de ses capacités limitées de remboursement au cours des prochaines années, se sont accordés sur un traitement de dette permettant d’assurer la soutenabilité à long terme de sa dette. A cette fin, ils ont recommandé à leurs Gouvernements de mettre en œuvre le traitement exceptionnel accordant un montant total d’annulation nominale de dette de 45% en deux phases. Ils ont également convenu de différer une partie des paiements dus dans les prochaines années (intérêts moratoires).

Un traitement comparable de la part de tous les autres créanciers bilatéraux et commerciaux extérieurs des Seychelles sera nécessaire pour assurer la soutenabilité de la dette. La République des Seychelles s’est engagée à rechercher un tel traitement. Les créanciers du Club de Paris suivront de près l’avancée de ce processus.

Le Club de Paris s’est réuni pour la première fois en 1956. Il s’agit d’un groupe informel de gouvernements créanciers des pays industrialisés. Il se réunit mensuellement à Paris avec des pays débiteurs afin de convenir avec eux d’une restructuration de leur dette.

Source : Club de Paris

KENYA

Terrorisme - Piraterie - Sécurité

 

Les pirates arrêtés par la frégate française seront jugés au Kenya

 
Dimanche 19 Avril 2009
Envoyer l'article par courriel Imprimer l'article
Envoyer Imprimer

Les onze pirates arrêtés mercredi au large du Kenya par la frégate française Nivôse seront jugés par les autorités kenyanes en vertu d'un accord signé en mars par le Kenya avec l'Union européenne, a indiqué jeudi le ministère français de la Défense.

La frégate de surveillance Nivôse.

La frégate Nivôse, qui opérait dans le cadre de l'opération européenne "Atalante" contre les pirates, a reçu l'ordre de faire route vers Mombasa, ville portuaire située dans l'est du Kenya, où les 11 pirates arrêtés seront remis aux autorités kenyanes, selon un communiqué officiel cité par les médias locaux.

La frégate de surveillance Nivôse, dont le port d'attache est à la Réunion, "pourrait arriver à Mombasa d'ici quatre jours puisqu'il navigue en remorquant les bateaux qui ont été pris, ce qui limite sa vitesse", a expliqué le ministère, en soulignant que c'est la première fois que des pirates interpellés par la marine française seront remis au Kenya.

Depuis avril 2008, la marine française a interpellé 71 pirates et trois ont été tués, lors de neuf opérations, indique la presse française.

Neuf Etats coopèrent avec les forces déployées dans le cadre de l'opération Atalante et ce groupe devrait bientôt s'élargir. Le ministère français des affaires étrangères précise que « l'ensemble des navires ayant demandé la protection de ce dispositif et ayant respecté les instructions de navigation a transité en sécurité dans le Golfe d'Aden. Atalante y assure ainsi la sécurité de deux navires y transitant sur trois ».

E.T.

A lire également sur Malango Actualité :

http://www.malango-actualite.com | Désabonnement