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Au sommaire de La Lettre de Malango N° 114 :
Mayotte : la CNDS dénonce les conditions ''indignes'' du CRA de Pamandzi
Mayotte : casse-tête électoral pour l’assemblée qui sera élue en 2011
La justice suspend l'appel d'offres sur les centres de rétention
Le journal Le Mahorais trop endetté pour continuer
Mayotte : cinq syndicats d’instituteurs appellent à la grève
Mayotte : le Rwandais accusé de génocide maintenu en détention
Upanga : ni pour, ni contre, bien au contraire !
Mayotte : Outremer Telecom annonce le lancement de Trace Mobile
Coup d'envoi de la campagne pour la réforme constitutionnelle
Comores : l'Union Africaine optimiste sur la réforme constitutionnelle
Comores : une campagne agitée en perspective
Référendum pour la révision constitutionnelle, le parti Ridja prône le boycott
Comores : le haut-débit, ça avance
Madagascar: des élections avant fin 2009
Madagascar : arrestation de trois membres de la sécurité de la Haute cour
Madagascar : l'appel des partisans de l'ex-président rejeté par la haute cour constitutionnelle
Madagascar : Fin de la visite de la SADC
Le JIR va changer de mains
Accord sur le tracé des frontières maritimes entre les Seychelles et la Tanzanie
Neuf présumés pirates somaliens placés en détention aux Seychelles
Tanzanie : une explosion dans un entrepôt de munitions fait 13 morts
Maïs Monsanto : l'Afrique du Sud récolte des champs stériles

La lettre de Malango
114

Vendredi 1 Mai 2009

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" La Lettre de Malango"

 
Brèves

Un leader politique sud africain propose une coalition en vue des locales de 2011

Le chef du parti des démocrates indépendants (ID, opposition), Patricia De Lille, a proposé lundi la formation d'une coalition de partis d'opposition dans la perspective des élections locales de 2011 en Afrique du Sud.

Une industrie minière mozambicaine table sur des recettes de 300.000 millions de dollars

La firme minière irlandaise, Kenmare Resources, qui opère dans le nord de la province mozambicaine de Nampula, a indiqué lundi qu'elle pourrait générer cette année 300 000 dollars de bénéfices malgré la crise financière mondiale.

Le FMI lance un appel aux donateurs pour soutenir le Zimbabwe

Le Fonds Monétaire International (FMI) a encouragé les donateurs, mardi, à apporter leur soutien financier au Zimbabwe pour ses efforts réalisés sur le plan politique et économique. Après plusieurs années de suspension des relations avec Harare, le FMI a repris contact le mois dernier. Par cet appel au don, l'institution veut encourager et soutenir les efforts de coalition entre gouvernement et opposition, ainsi que les mesures prises récemment par les autorités zimbabwéennes pour la mise en place d'un plan économique crédible, nous relate le Magazine Réussir.

Kenya : KPLC et Zain signent un accord de paiement des factures d'électricité

Les clients de la société d'électricité Kenya Power and Lighting Company (KPLC) peuvent désormais payer leurs factures d'électricité en utilisant la nouvelle plate-forme de commerce électronique Zap de l'opérateur de téléphonie mobile Zain.

Un accord a été signé entre les deux compagnies pour rendre possible ce service sans frais supplémentaires pour les abonnés.

En vertu de l'entente, les clients peuvent également demander le montant de leurs factures d'électricité par l'envoi d'un SMS avec les détails de leur compte.


MAYOTTE

Immigration clandestine

 

Mayotte : la CNDS dénonce les conditions ''indignes'' du CRA de Pamandzi

 
Jeudi 30 Avril 2009
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Dans son rapport d’activité de l’année 2008, la Commission nationale de déontologie de la sécurité épingle les forces de l’ordre à Mayotte, et dénonce les « conditions matérielles indignes » imposées aux sans-papiers reconduits à la frontière.

La CNDS recommande l’abrogation d’articles du CESEDA
En introduction d’un chapitre consacré à l’outremer - plus précisément à Mayotte et la Guyane -, la commission rapporte que « lors de deux déplacements outre-mer, l’un sur l’île de Mayotte et l’autre en Guyane, [elle] a vu ces dérives poussées à l’extrême et accompagnées, pour ce qui concerne Mayotte, de conditions indignes de rétention et de détention. » Le rapport parle, pour la Guyane, de « déshumanisation, abandon des cadres légaux d’intervention et détentions arbitraires ». Il recommande « l’abrogation des articles L. 514-1 et L. 514-2 du CESEDA (Code de l‘entrée et du séjour des étrangers et du droit d‘asile), dérogatoires aux textes législatifs français spécifiques pour l’outre-mer au motif que la pression migratoire y serait plus forte qu’en France hexagonale, mais qui, de fait, ne font qu’accroître les inégalités de droits et de traitement entre les personnes retenues. »

Saisie par deux parlementaires français en décembre 2007 suite à la collision entre une vedette de la Police aux frontières (PAF) et un kwassa et au naufrage de ce dernier, la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS) épingle dans son rapport d’activité annuel récemment rendu public l’activité des forces de l’ordre à Mayotte dans le cadre de la lutte contre l’immigration clandestine.

Outre la condamnation par la commission de « la méthode d\'arraisonnement dite de « recherche à la dérive tous feux éteints », contraire aux règles internationales de navigation », qui avait causé le naufrage du kwassa en décembre 2007, le rapport relève que « la surpopulation du centre de rétention, les conditions d’hébergement contraires à la dignité et parfois dangereuses en raison de la précarité des installations et du manque d’hygiène, ont été dénoncées à plusieurs reprises par le chef de centre à sa hiérarchie, sans qu’aucune amélioration n’ait été mise en œuvre. »

« Pour combattre l’immigration clandestine, les instructions fixées par le préfet de Mayotte étaient de respecter un objectif de 12.000 reconduites à la frontière en 2006 et en 2007. Dans les faits, il y a eu 13.250 arrêtés préfectoraux de reconduite à la frontière en 2006 ; en 2007, 13.390, entraînant 16.000 éloignements, en incluant les mineurs », poursuit le rapport. « Le centre de rétention administrative de Pamandzi à Mayotte fonctionne à flux tendu au gré des interpellations et des reconduites, réalisées le plus rapidement possible, afin, d’une part, d’atteindre les objectifs de reconduite et, d’autre part, d’éviter les incidents qui ne manquent pas de se produire lorsque le centre est surpeuplé. Le centre a une capacité d’accueil de soixante personnes, mais le nombre des personnes retenues est très régulièrement dépassé, pour atteindre quatre-vingt à quatre-vingt-dix personnes. Ce nombre peut s’élever jusqu’à deux cents, voire exceptionnellement deux-cent vingt personnes. »

D’autre part, « la Commission déclare irrecevables les raisons relatives à de supposées traditions ancestrales, invoquées par les autorités, pour justifier l’absence de lits ou de couverts à la disposition des adultes et des enfants retenus ». En outre, « au regard de l’organisation du centre de rétention, la CNDS est très préoccupée par la présence d’enfants en attente d’expulsion. Cette situation, qui concerne un grand nombre d’enfants, est contraire à la réglementation française et internationale », comme l’avait également rappelé la Défenseure des enfants en novembre 2008, Dominique Versini.

En conclusion, la CNDS « condamne l\'organisation du centre qui engendre une zone de non-droit, où le déni de dignité est accepté par la puissance publique à l’encontre de personnes en situation précaire » et rappelle « que la capacité théorique du centre de Mayotte doit être respectée, comme c’est le cas dans les centres de rétention administrative en métropole ».

RC



MAYOTTE

Politique

 

Mayotte : casse-tête électoral pour l’assemblée qui sera élue en 2011

 
Jeudi 30 Avril 2009
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La composition de l’assemblée unique qui sera élue à Mayotte en 2011, avant la transformation effective de l’île en département, pose un casse-tête électoral et sera l’un des premiers sujets abordés par les élus mahorais le 29 avril au ministère de l’Intérieur.

Mayotte, qui deviendra dans deux ans le cinquième DOM et le 101ème département français, après le oui massif à la départementalisation lors de la consultation du 29 mars, est administrée aujourd’hui par un conseil général de 19 membres représentant autant de cantons, alors qu’il y a 17 communes.

Le contour des cantons est le même que celui des communes, sauf à Mamoudzou, commune la plus peuplée (53.022 habitants en 2007), où l’on compte trois cantons depuis 1994.

Dans la feuille de route présentée avant le referendum, le gouvernement avait annoncé son intention d’augmenter le nombre de conseillers généraux d’ici à 2011.

Il s’agit de tenir compte de l’augmentation de la population (186.452 habitants en 2007 contre 47.246 en 1978) et du fait que la future assemblée unique aura des compétences de conseil général et de conseil régional.

Selon des sources gouvernementales, le nombre de conseillers généraux pourrait augmenter jusqu’à 30 à 40.

Mais des divergences sont apparues entre le président du conseil général UMP Ahamed Attoumani Douchina, qui, craignant d’être battu en 2011, propose de maintenir le découpage actuel et de doubler le nombre d’élus par canton, et les élus de Mamoudzou qui souhaitent une représentation proportionnelle à leur poids démographique.

Si ce critère est retenu, les deux communes connaissant une forte poussée démographique et un nombre très important d’étrangers (Mamoudzou et Koungou) se retrouveraient avec plus du tiers des conseillers généraux (11 sur 29 ou 15 sur 39 par exemple).

Dans une assemblée à 39 membres, les 11 conseillers de Mamoudzou représenteraient les 11.589 électeurs inscrits sur les listes électorales, soit 1 conseiller environ pour 1.000 électeurs, alors qu’à Chiconi (6.412 h), il y aurait un conseiller pour les 4.384 inscrits.

Les élus souhaiteraient par ailleurs conserver le scrutin uninominal alors que le secrétaire d’Etat Yves Jégo aimerait une représentation pour partie majoritaire et pour partie proportionnelle.

(AFP)

MAYOTTE

Immigration clandestine

 

La justice suspend l'appel d'offres sur les centres de rétention

 
Jeudi 30 Avril 2009
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Le juge des référés du tribunal administratif de Paris a suspendu, mardi 21 avril, la signature par le ministre de l'immigration du contrat d'attribution de l'aide aux étrangers en rétention, le temps de statuer sur une requête de la Cimade.

Saisi en référé par cette association, une des six retenues au terme de l\'appel d\'offres du ministère, et qui assurait jusqu\'alors seule cette mission, le tribunal administratif a enjoint lundi au ministre Eric Besson \"de différer la signature du marché\", jusqu\'à ce qu\'il statue sur la requête, \"au plus tard le 7 mai 2009\".

Il fait valoir qu\'en matière de marchés publics, \"les personnes habilitées à agir sont celles qui ont un intérêt à conclure le contrat et qui sont susceptibles d\'être lésées\" et rappelle que le président du tribunal administratif \"peut enjoindre de différer la signature du contrat jusqu\'au terme de la procédure et pour une durée maximum de vingt jours\". Au cabinet du ministre de l\'immigration, on soulignait qu\'il s\'agissait d\'un acte de pure procédure qui ne préjugeait pas de la décision sur le fond, ajoutant qu\'il en était ainsi pour tous les référés précontractuels, comme celui déposé par la Cimade.

La Cimade et plusieurs associations de défense des étrangers et des droits de l\'homme ont engagé une bataille judiciaire contre le décret du 22 août 2008 du ministère réformant l\'aide aux étrangers en centres de rétention administrative (CRA).

Le premier appel d\'offres lancé en vertu de ce texte, en août, avait été annulé le 30 octobre par le tribunal administratif qui souhaitait notamment une meilleure définition des compétences juridiques des candidats.

Le ministère avait lancé en décembre un nouvel appel d\'offres, clos le 10 février, et a annoncé le 10 avril la répartition des CRA en huit lots attribués à six associations, dont la Cimade, qui en a obtenu trois.

Par ailleurs, un recours déposé en octobre par la Cimade et neuf autres associations contre le décret du 22 août 2008 doit être examiné par le Conseil d\'Etat fin avril.

(AFP)

MAYOTTE

Médias, Information

 

Le journal Le Mahorais trop endetté pour continuer

 
Mardi 28 Avril 2009
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La liquidation judiciaire du journal Le Mahorais a été prononcée vendredi 24 avril avec effet exécutoire immédiat.

Cet hebdomadaire, dont la première parution date du 20 juillet 2004, aura donc vécu un peu moins de cinq ans avant de disparaître pour raisons économiques. Selon le directeur de publication Samuel Boscher, ces difficultés seraient survenues assez brutalement, \"notamment en raison de la baisse de la commande publique\". Son chiffre d\'affaires aurait donc chuté \"au moment où j\'avais décidé de développer l\'entreprise en faisant de nouvelles embauches\". Il pointe également les délais de paiement de plus en plus longs des administrations et l\'absence d\'aide à la presse à Mayotte.

Pour les salariés, la responsabilité de cette faillite incombe directement à son directeur et à sa mauvaise gestion de l\'entreprise. M. Boscher avait d\'abord effectué cinq licenciements économiques, avant que deux salariés dont les salaires n\'étaient pas versés décident de démissionner.

Le titre a d\'abord été placé en sauvegarde de justice, et une administratrice a été chargée de faire le point sur la situation économique de l\'entreprise. Vendredi, elle a donc livré sa conclusion en estimant que les dettes étaient trop élevées pour mettre en place un éventuel plan de redressement. \"Nous allons certainement devoir faire une croix sur nos salaires\" a déploré un salarié à la sortie du tribunal, qui n\'exclut pas d\'attaquer son ancien patron devant le tribunal pénal.

N.B.

MAYOTTE

Mouvements sociaux, Syndicalisme

 

Mayotte : cinq syndicats d’instituteurs appellent à la grève

 
Jeudi 30 Avril 2009
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Une intersyndicale composée de cinq syndicats, dont le SE, a lancé un préavis de grève pour les 13 et 14 mai prochains, dans le premier degré de l’Education nationale à Mayotte. Les revendications sont nombreuses.

Dans un document envoyé au vice-rectorat de Mayotte mardi 28 avril, cinq syndicats d’enseignants (SE, Sima-Snudi-FO, Sud Education, SNUIPP, SE-UNSA Mayotte) appellent « l’ensemble des enseignants du premier degré de Mayotte à se mettre en grève le 13 et le 14 mai » face à « la fin de non-recevoir qui nous est systématiquement opposée par l’administration et afin que nos revendications soient enfin entendues et prises au sérieux ». 

L’intersyndicale revendique : l’indexation des salaires des enseignants du 1er degré au même taux que l’indexation des salaires de gendarmes ; la mise en place d’un dispositif de reclassement avec prise en compte de l’ancienneté générale de service ; la mise en place d’un plan pluriannuel devant aboutir à l’intégration de l’ensemble des personnels enseignants de Mayotte dans le corps des Professeurs des Ecoles en date du 1er janvier 2012 ; la titularisation des contractuels dans le corps de Professeurs des Ecoles par voie de concours réservé sans condition de diplôme ; et la mise en extinction du corps des instituteurs de la fonction publique de l’Etat recrutés à Mayotte à compter du 1er janvier 2010.

« Malgré nos demandes réitérées afin d’ouvrir de réelles négociations, les autorités vice-rectorales s’obstinent à se déclarer incompétentes en la matière alors qu’elles ont négocié avec le ministère de l’Education Nationale 60 postes de PE en contrat d’expatriation », explique le communiqué signé par les cinq syndicats. « L’intersyndicale estime aujourd’hui avoir respecté l’ensemble des dispositions légales visant à une négociation préalable. »

Le secrétaire général du SE, Rivomalala Rakotondravelo, a été l’un des seuls syndicalistes à rejeter le protocole d’accord relatif à l’intégration des agents publics de Mayotte dans les trois fonctions publiques nationales, signé le 8 avril. Il estime qu’il ne respecte pas les lois précédemment votées.

Si l’appel est respecté, il s’agira du premier mouvement de grève des instituteurs depuis le mois d’octobre 2008.

RC

MAYOTTE

Justice

 

Mayotte : le Rwandais accusé de génocide maintenu en détention

 
Samedi 2 Mai 2009
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Pascal Simbikangwa, le Rwandais accusé par Kigali d‘avoir participé au génocide de 1994, arrêté à Mayotte en octobre 2008, a été maintenu en détention provisoire jeudi 30 avril par le Tribunal supérieur d’appel de Mamoudzou.

Le Tribunal supérieur d\'appel de Mayotte (TSA) a confirmé jeudi 30 avril la détention provisoire de Pascal Simbikangwa, un Rwandais mis en examen pour « génocide » et soupçonné d’avoir participé aux massacres de 1994.

Pascal Simbikangwa, interpellé en octobre 2008 à Mayotte, a été mis en examen le 16 avril et placé en détention provisoire, suite à la plainte déposée le 13 février par le collectif des parties civiles pour le Rwanda. Déjà détenu provisoirement dans le cadre d\'une autre affaire de trafic de faux papiers, pour laquelle il avait été interpellé le 28 octobre, il avait fait appel de ce nouveau mandat de dépôt devant la chambre de l\'instruction.

Absent à l’audience, Pascal Simbikangwa « n\'a pas souhaité comparaître », a indiqué à l\'AFP Marc Brisset-Foucault, procureur général près le tribunal supérieur d\'appel (TSA).

La partie civile était pour sa part représentée par Maître Domitille Philippart, du cabinet parisien Soulez Lariviere, qui défend les intérêts du Collectif des parties civiles pour le Rwanda (CPCR), ainsi que d’une plaignante rwandaise réfugiée en Belgique, qui accuse Pascal Simbikangwa d’avoir joué un rôle dans le massacre de sa famille. « Nous ne sommes pas à l’abri d’une mise en liberté provisoire dans les autres procédures », a déclaré Me Philippart à l’issue de l’audience.

Devant le président, l’avocate a affirmé que la détention provisoire du prévenu était « nécessaire et indispensable » en raison de l’importance des accusations portées contre lui, et de l’existence « d’indices graves et de témoignages concordants » qui font de lui « un homme clé du système génocidaire ».

Le procureur de la République a pour sa part estimé que les garanties de représentation du prévenu étaient « tout à fait insuffisantes ».

L’avocate de M. Simbikangwa, Me Emilie Briard, a de son côté déploré des « atteintes graves à la présomption d’innocence ». Elle a notamment relevé que les témoignages qui accablent son client ont été « recueillis tardivement », et a dénoncé « une instruction basée uniquement sur les faits à charge ». Elle a également évoqué un « traitement inhumain et dégradant » à l‘encontre de son client à la maison d‘arrêt de Majicavo. En fauteuil roulant, il n‘aurait pas accès aux toilettes et aux sanitaires. « Il est complètement livré à lui-même. Je me demande ce qu’en penserait la Cour européenne des Droits de l’Homme », a-t-elle conclu.

Le TSA a finalement décidé de le laisser en détention. La même juridiction avait rejeté en novembre dernier une demande d\'extradition du Rwanda au motif notamment que la peine encourue - dont 20 ans d\'isolement complet - n\'est pas acceptable pour la France.

BA (avec AFP)

MAYOTTE

Médias, Information

 

Upanga : ni pour, ni contre, bien au contraire !

 
Samedi 2 Mai 2009
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Un nouveau venu a fait son apparition dans les kiosques de Mayotte. Sa naissance était attendue depuis quelques semaines et le phénomène devrait se reproduire chaque quinzaine. Upanga a tenu ses promesses. Toutes ses promesses.

Un lion qui risque de ne pas faire hurler de plaisir...

Il y a la presse qui flirte avec le(s) pouvoir(s), qui se plie au pouvoir économique. Il y a la presse qui caresse le lectorat dans le sens du poil, histoire de faire de l\'audience. Et puis, il y a la presse qui aime à dévoiler le dessous des cartes. Nous ne parlons pas de celle qui traque les aventures extra-conjugales des « grands » de ce monde. Non. Plutôt celle qui traque les petits et grands travers de ceux qui nous gouvernent, politiquement ou économiquement. Une presse, tellement rare, qui dit ce que beaucoup savent mais n\'osent dévoiler, par intérêt pour leur entreprise et par désintérêt pour le lecteur.

L\'exemple du « Canard enchaîné » n\'a certainement pas été sans influencer les créateurs d\'Upanga, un « journal indépendant de tout pouvoir politique et économique, tant dans son actionnariat que dans sa ligne éditoriale. ». Upanga se veut être le « poil-à-gratter du paysage médiatique mahorais. » Visiblement, Upanga aime à gratter là où ça démange et il est peu probable qu\'on y évoque la parade nuptiale des libellules dans la rivière Kwalé quand l\'astre du jour décline et plonge dans un dernier sursaut au cœur d\'un lagon embrasé par ses derniers rayons.

Leur première livraison donne le ton en nous proposant un portrait inhabituel du président du Conseil Général de Mayotte, Ahmed Attoumani Douchina sur une double page. La récente disparition d\'un hebdomadaire leur apporte, comme sur un plateau, un second sujet de poids : le financement de la presse à Mayotte et ses méandres.

Pourtant, les créateurs du bi-mensuel nous l\'assurent, « Upanga n\'est pas là [...] pour taper sur tout ce qui bouge ». Pas plus que, par ce réflexe post-colonial qui sert d\'argument à tant d\'autres, pour « participer au développement de Mayotte » ou pour « aboutir à un consensus ».

Leur but n\'est pas non plus de « faire un journal contre Mayotte ». Une notion qui aura certainement du mal à être comprise tant on a pour habitude à Mayotte de faire l\'amalgame entre les faits dénoncés et Mayotte en tant qu\'entité indissociable, sorte de bloc monolithique qui englobe une terre et tous ses habitants. Réflexe affectif, peut-être, mais guère propice à l\'épanouissement d\'une société démocratique. Il est peu probable, par exemple, que les français se soient sentis personnellement atteints dans leur fierté quand on a révélé un scandale comme celui d\'Elf Gabon ou du sang contaminé ou.... Tout juste peut-être parfois un peu de honte de faire partie d\'une communauté qui permet de tels « débordements »?

« Les fondateurs d\'Upanga n\'ont qu\'une idée en tête : parler de ce que les autres n\'évoquent pas ; écrire sur ce que les autres n\'ont pas la volonté ou le courage de publier » indiquent ses journalistes dans l\'édito du premier numéro.

Un pari risqué sur un île où les vagues médiatiques sont priées d\'être plus discrètes que celles du lagon. N\'a-t-on pas pu lire, il y a quelques mois, dans un hebdomadaire local, une mise en pièce des journalistes « nationaux » qui viennent faire leur travail à Mayotte (même Thalassa - probablement un repère de dangereux activistes - s\'est vu vilipendé!). Ce sont de mauvais journalistes : ils n\'ont pas parlé des petits poissons du lagon! Si l\'auteur de ces lignes devait traverser un quart de la planète pour rendre compte d\'un séisme, par exemple, il est peu probable qu\'il aborde le sujet des danses locales dans son article.

Ce nouveau journal est un pari financier également. Les lecteurs de la presse sont rares à Mayotte et, ne comptant que sur les ventes du journal, les porteurs de ce projet ont peu de chances de rouler en 4x4 avant longtemps.

Quoi qu\'il en soit, et qu\'on soit d\'accord ou pas avec les idées exprimées ou défendues, la naissance d\'un nouveau média doit toujours être saluée comme un pas de plus de la démocratie et quand ce média affiche de telles ambitions, ce pourrait être deux pas de plus sur une île qui en a bien besoin!

Et puis, Mayotte ne voudrait certainement pas devenir le seul département français où le poil à gratter n\'existerait pas!

« La liberté de la presse ne s\'use que si l\'on ne sen sert pas », comme nous le répète le Canard Enchaîné depuis près d\'un siècle.

E.T.


Le site (en gestation) du nouveau journal de Mayotte : www.upanga.com sur lequel il est possible de s\'abonner à une lettre de diffusion gratuite.

MAYOTTE

Sciences & Technologies

 

Mayotte : Outremer Telecom annonce le lancement de Trace Mobile

 
Jeudi 30 Avril 2009
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Le groupe Outremer Telecom annonce le lancement de 'Trace Mobile' sur l'île de la Réunion et à Mayotte : une offre de téléphonie Mobile développée en partenariat avec le groupe Trace destinée aux ados.

Trace est le premier groupe média à destination des 11/35 ans exclusivement dédié à l\'expression des musiques et cultures urbaines et tropicales. Dans le cadre de cette alliance, Trace apporte à Outremer Telecom la marque Trace Mobile, des contenus audiovisuels et son expertise marketing sur les jeunes. Trace est la chaîne musicale leader en Outremer.

Trace Mobile est une offre de téléphonie mobile packagée pour les moins de 26 ans.

A la Réunion, Trace Mobile offrira entre autres services multimédias, l\'accès illimité à internet et aux chaînes TV Trace et Trace Tropical.

Pour Mayotte, l\'offre Trace Mobile est plus restreinte, le réseau mahorais ne supportant pas toutes les capacités multimédias du 3G+.

Trace Mobile sera disponible dès le 28 avril 2009 dans les boutiques Only de l\'île de la Réunion et le 7 mai à Mayotte où les nouveaux services seront présentés à la presse le 5 mai.

Jean Michel Hegesippe, Président Directeur Général de Groupe Outremer Telecom déclare : \"Après deux ans d\'implantation dans l\'Océan Indien et avec une part de marché de près de 9% sur le mobile au 31 décembre 2008, nous souhaitons encore accélérer notre développement dans cette région. Le lancement de Trace Mobile\' en est l\'illustration et devrait nous permettre de recruter de nouveaux abonnés, notamment auprès des moins de 26 ans qui sont fortement représentatifs de la population de l\'île\".

E.T.

COMORES

Politique

 

Coup d'envoi de la campagne pour la réforme constitutionnelle

 
Mardi 28 Avril 2009
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Le président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi vient de donner, hier soir, le coup d’envoi officiel de la campagne référendaire sur la réforme constitutionnelle lors d’un bref discours de moins d’une trentaine de minutes.

Les protagonistes auront 20 jours, du 26 avril au 15 mai, pour faire campagne. Le 17 mai, les électeurs auront à répondre par « Oui » ou « Non » à la question suivante : « approuvez-vous le présent projet portant révision de certaines dispositions de la constitution du 23 décembre 2001 ». Le président Sambi qui a affirmé avoir pris en compte les avis des uns et des autres pour enrichir l'avant projet a confié que les modifications figurent dans la dernière mouture du projet. « Le gouvernement se soumettra au verdict des urnes quel qu'en soit les résultats », a-t-il assuré.

Une campagne référendaire qui se tient dans un climat social tendu. En effet, depuis quelques jours déjà, les habitants de la capitale vivent au rythme des attaques et sabotages des biens matériels appartenant à des sociétés ou des personnes supposées être proches du pouvoir.

La dernière attaque de ce type a été l'incendie du bureau du coordinateur du gouvernement de l'Union à Mohéli dans la nuit du vendredi à samedi. Des actes de vandalisme que le chef de l'Etat attribue dans son discours à « des lâches qui n'ont pas d'autre moyen d'expression que la violence ». « Je sais bien qu'il ne s'agit que d'un groupuscule, mais ces gens donnent une mauvaise image à notre pays », a-t-il indiqué. Selon le président Sambi, il n'est pas question de « laisser les opposants mettre à mal le projet de réforme ». C'est ainsi qu'il a lancé un appel à « tous les responsables chargés de la sécurité à prendre leurs responsabilités pour préserver la paix et la sécurité sociale dans le pays ». 

Faissoili Abdou

COMORES

Politique

 

Comores : l'Union Africaine optimiste sur la réforme constitutionnelle

 
Mardi 28 Avril 2009
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« La décision (l’organisation du référendum ndlr) intervient après un processus de dialogue ». Le constat est du représentant du bureau de liaison de l’Union africaine à Moroni, le diplomate algérien Mourad Taiati pour qui les efforts de la communauté internationale pour réunir autour de la même table toutes les forces vives du pays étaient un « succès ».

«Pour la première fois l’Union, les chefs des exécutifs et l’opposition se sont rencontrés », s’est-il félicité, en faisant référence au dialogue inter-comorien qui s’est tenu du 3 au 7 mars dernier à Moroni. Un dialogue qui a été suivi par plusieurs rencontres au sommet entre le président de l’Union et les trois chefs des exécutifs et qui ont permis de faire ressortir au moins certains points de convergences.

« Maintenant tout le monde est d’accord sur le principe de la révision constitutionnelle. Le seul point de désaccord est la date », a constaté le représentant de l’Union africaine. « Le chef de l’Etat a ainsi décidé que le problème sur le calendrier électoral harmonisé sera reposé dans le cadre du congrès », a-t-il précisé.

Ainsi, la communauté internationale a-t-elle rempli sa mission : pousser les différents acteurs à se rapprocher. Il appartient désormais aux Comoriens de voir ce qui est bon pour leur pays, a dit en substance Mourad Taiati. Il a néanmoins exhorté les différentes parties à surmonter les points de désaccord pour éviter une nouvelle crise qui porterait préjudice au pays.

« Pour la première fois les bailleurs de fonds reviennent et il y a les prémices d’un recouvrement. Si le pays replonge encore dans la crise cela risque de compromettre tous ces efforts », a-t-il souligné.

Interrogé sur la contribution de la communauté internationale au financement du référendum, le diplomate a affirmé que celle-ci « est désormais très réticente sur le financement des élections ». En tout cas, dans le cadre de l’organisation du référendum sur la révision constitutionnelle, « Il n’y a pas eu une requête officielle des autorités comoriennes auprès des partenaires pour son financement », a-t-il indiqué, remarquant leur disponibilité à accompagner le projet de réforme constitutionnelle.

« Les Comores ont demandé l’envoi d’une mission d’observation de l’union africaine. Cette demande est en cours d’examen », a-t-il confié.

Faissoili Abdou

COMORES

Politique

 

Comores : une campagne agitée en perspective

 
Mardi 28 Avril 2009
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Deux jours après l’ouverture officielle par le président Sambi de la campagne du référendum sur la révision constitutionnelle, la coordination pour la campagne du « Oui » au niveau de la capitale a convié la presse ce matin à l’hôtel le Moroni.

Deux points essentiels, le référendum et la sécurité dans l’ensemble du pays en général et celle de Moroni en particulier, étaient au menu des discussions.

Cette réunion qui succède à un rassemblement des partis politiques de l’opposition qui s’est tenu dimanche au même endroit a servi de cadre à une contre offensive des proches du pouvoir.

D’entrée de jeu, les animateurs, conduits par leur président Ahmed Barwane, ont indexé « les propos non démocratiques » qu’aurait tenus la veille le président de l’île de la Grande-Comore Mohamed AbdoulWahab en appelant au boycott du référendum.

Il aurait ordonné aux préfets, maires et chefs de villages à chasser ceux qui viendraient avec du matériel électoral dans leurs localités. « Ces propos sont indignes d’un président qui de surcroit se considère comme étant un spécialiste du droit », a soutenu Mohamed Razida, le Directeur général de l’hôpital El-Maarouf et membre de la coordination de la campagne du « Oui » à Moroni. « Le référendum aura bel et bien lieu, ils ne pourront pas l’empêcher », a-t-il encore assené.

Un autre intervenant, Salim Abdallah, directeur général de la société Comores hydrocarbures a, quant à lui, signifié qu’il y a n\'y a que deux manières d’exprimer son opinion : soit par « Oui » ou « Non ». Il a aussi rappelé que désormais le gouvernement a renforcé la sécurité dans l’archipel et surtout dans la capitale et mis en garde les jeunes poussés à commettre des actes de vandalismes. « La justice sévira sans clémence », a-t-il averti.

Interrogés sur les risques de sécession de l’île de Mohéli au cas où le pouvoir actuel les priverait de leur tour de présidence de l\'Union, les responsables du mouvement ont indiqué que la question d’une prolongation du mandat présidentiel ne figure pas dans cette dernière mouture du projet référendaire. « Le régime en place ne tolérera jamais la sécession d’une île », a déclaré Soilih Mohamed Soilih, le directeur de cabinet du ministère du budget de l’Union.

Faissoili Abdou

COMORES

Politique

 

Référendum pour la révision constitutionnelle, le parti Ridja prône le boycott

 
Jeudi 30 Avril 2009
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Saïd Larifou, le leader du parti Ridja, remet en selle son idée de « débarquement de cœur ». Il en avait déjà émis l’idée en pleine préparation du débarquement pour la libération de l’île d’Anjouan et avait alors prônée « un débarquement des cœurs à la place d’un débarquement militaire ».

Saïd Larifou entouré de ses collaborateurs.

Dans le cadre de la campagne référendaire pour la révision constitutionnelle, où son parti milite pour le boycott pur et simple, il envisage d’organiser « un débarquement des cœurs pour la fraternité et la démocratie » le 9 mai prochain à la Grande-Comore.

C’est dans cette île que toute la campagne doit être menée. Cette stratégie est présentée comme une des actions destinées à barrer la route à « la politique défaillante du président Sambi ». « Le 9 mai à 13h, les militants se réuniront à Chindini pour accueillir nos amis d’Anjouan et de Mohéli. On se réunira ce même jour à 18h dans la capitale du Sud de l’île pour un grand rassemblement et le 11 mai ce sera le tour de la capitale fédérale Moroni d’accueillir un autre grand rassemblement pour demander à la cour constitutionnelle de prendre ses responsabilités », précise Me Larifou lors d’une conférence de presse hier en fin d’après midi.

Cette démonstration fait partie d’un ensemble d’actions annoncées hier par le leader du parti Ridja entouré de ses proches collaborateurs. « Dès demain nous allons introduire un recours devant la cour constitutionnelle pour l’annulation de ce référendum », a confié encore le politicien, tout en assurant que l’ensemble de leurs actions s’inscriront dans le cadre légal. « C’est par la politique que Sambi a accédé au pouvoir et c’est aussi par la politique que nous comptons combattre son projet criminel qui vise à briser l’unité nationale », a-t-il fait savoir.

Pour Me Larifou, l’organisation d’un référendum dans le contexte actuel sonne comme « une diversion » afin de faire oublier à la population les problèmes sociaux qu’elle traverse.

Le QG de la campagne pour le boycott devrait être installé dans la capitale ce mercredi. Me Larifou estime que les candidats aux élections présidentielles de 2010 devraient ouvrir dès aujourd’hui leur QG de campagne à Moroni. « Ils se sont laissé piéger par le projet du président Sambi », a-t-il déclaré.

Le parti Ridja, qui revendique une stratégie de campagne personnelle, affirme néanmoins que l’opposition reste unie. Les responsables de ce parti politique profiteront de cette occasion pour dénoncer les actes de vandalisme qui se sont produits ces dernières semaines dans l’archipel.

Faissoili Abdou

COMORES

Sciences & Technologies

 

Comores : le haut-débit, ça avance

 
Jeudi 30 Avril 2009
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Le 6 avril 2009, se sont réunis à l’hôtel Al-Amal à Mutsamudu (Anjouan) les sous-comités financiers et administratifs ainsi que le comité chargé de la connexion par fibre optique du projet East African Submarine System ou EASSY.

Selon Comores Telecom, « cette rencontre s’inscrit dans le cadre des préparatifs de la prochaine réunion du Management Commitee (Comité de Gestion) du même Projet, prévue à Moroni en mai 2009, qui regroupera plus de 26 pays d’Afrique de l’Est, d’Europe, d’Asie, et de la COI (Commission de l’Océan Indien) reliés entre eux et au monde par un câble sous marin géant en fibre optique ».

Les évolutions technologiques en matière de communication électronique sont rapides. La fibre optique paraît la technique de transmission adéquate et incontournable pour satisfaire les besoins en capacités de services émergents, aujourd’hui et dans les prochaines années.

Suite au progrès des nouvelles technologies et de nouveaux services, à l’augmentation exponentielle de la demande pour les services comme la téléphonie fixe et au boom de l’internet, les applications informatiques sont de plus en plus exigeantes en matière de fiabilité de réseau.

Tous ces échanges d’informations et de données nécessitent aujourd’hui un réseau de télécommunications de très haute qualité, fiable, sécurisé, performant, capable de répondre aux exigences des utilisateurs en plus d’absorber un trafic en constante évolution.

Pour suivre cette évolution et faire des Comores un exemple en termes de performance numérique, Comores Telecom, l\'entreprise nationale de télécommunications, a engagé un projet «Très haut débit».

L’itinéraire du réseau de télécommunications câblé EASSY va de Port-Soudan (Soudan) à Mtunzini (Afrique du Sud) via Tulear (Madagascar), avec des ramifications vers Djibouti, Mogadicio (Somalie), Mombasa (Kenya), Dar Es-Salaam (Tanzanie) et Maputo (Mozambique).

En ce qui concerne l\'archipel des Comores (Mayotte comprise), le navire (RV Ridley Tomas), utilisé pour l’étude, est arrivé au port de Moroni le 9 avril 2009.

Le navire scientifique avait déjà effectué une mission à Mayotte en novembre 2008. En janvier de cette année, une équipe de l\'entreprise EGS avait également réalisé des études concernant le tracé du parcours du câble à Mayotte.

Le projet est déjà en cours de réalisation et un ingénieur en transmission de Comores Telecom est à bord du bateau de surveillance et d’étude qui travaille le long des côtes de l’Afrique de l’Est et dans les eaux comoriennes pour des études approfondies sur le trajet que suivra le câble.

Cette étude servira de base de données à long terme pour la maintenance et la répartition du câble. Elle s’achèvera très probablement entre fin avril et début mai pour les Comores selon les conditions météorologiques dans la région.

Comores Telecom affirme « s’engager à ouvrir davantage les Comores dans le monde et à réduire la fraction numérique ».

En revanche, aucune date n\'a été avancée, ni par France Télécom Mayotte, ni par Comores Telecom, quant à l\'arrivée du haut-débit dans l\'archipel.

Une arrivée qui devient de plus en cruciale. En effet, la quasi totalité des mises à jour de logiciels et des systèmes d\'exploitation se faisant maintenant par internet, l\'utilisation même des ordinateurs sera compromise dans les régions qui ne seront pas équipées du haut-débit.

Le projet EASSY, initié et financé en partie par le NEPAD (Nouveau Partenariat pour le Développement de l\'Afrique), vient compléter le projet LION qui relie la Réunion, Maurice et Madagascar au câble SAFE, vers l\'Asie. La liaison Eassy-Safe permettrait aux pays de la région d\'avoir deux routes de connexion au réseau mondial et assurerait la continuité du service, même en cas de défaillance d\'un des deux réseaux.

E.T.

MADAGASCAR

Politique

 

Madagascar : arrestation de trois membres de la sécurité de la Haute cour

 
Jeudi 30 Avril 2009
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Des militaires ont investi lundi les locaux de la Haute cour constitutionnelle (HCC) malgache, à Antananarivo, et arrêté trois membres de la sécurité accusés d'être restés fidèles au président évincé Marc Ravalomanana, a-t-on appris de sources concordantes.

Vers 15H00 (12H00 GMT), un journaliste de l\'AFP a vu plusieurs membres des forces de sécurité, armés, dans l\'enceinte de l\'institution. Ces derniers ont tiré en l\'air à au moins trois reprises.

Selon des informations recueillies sur place, l\'opération visait à arrêter des forces de l\'ordre restées fidèles à Marc Ravalomanana et accusées d\'avoir ouvert le feu sur des partisans de ce dernier pour décrédibiliser la Haute Autorité de Transition (HAT) de Andry Rajoelina.

Au moins quatre personnes ont été tuées la semaine dernière dans les rues d\'Antananarivo.

\"Ce sont des milices, des militaires de l\'autre camp (partisans de l\'ancien président Marc Ravalomanana) qui sèment la terreur à bord de leur 4x4\", a expliqué à l\'AFP une source proche de la HAT qui tient à garder l\'anonymat. \"Soi-disant, ce sont les militaires (aux ordres de la HAT) qui sèment la terreur. En fait, ce sont eux\", a-t-elle ajouté.

Selon des témoignages concordants, au moins trois membres de la sécurité ont été tabassés et arrêtés. Sept kalachnikov et cinq pistolets ont également été saisis et montrés à la presse.

\"Ils ont arrêté mon mari. Je le dénonce haut et fort. Si demain je me fais arrêter, vous saurez pourquoi\", a déclaré à l\'AFP Ihanta Randriamandranto, chef de file du \"mouvement des femmes légalistes\" (pro-Ravalomanana) et épouse du directeur de la sécurité de la HCC.

Selon un employé de la HCC, aucun des neufs hauts conseillers ne se trouvait sur place, et aucun document n\'a été saisi.

Le 18 mars, la HCC avait reconnu la validité des deux ordonnances qui avaient transféré, la veille, le pouvoir de Marc Ravalomanana à un directoire, puis à Andry Rajoelina.

Vendredi, elle s\'était déclarée incompétente à statuer sur des requêtes déposées par un collectif de députés qui contestaient la mise en place de la HAT et la dissolution du Parlement.

(AFP)

MADAGASCAR

Politique

 

Madagascar: des élections avant fin 2009

 
Samedi 2 Mai 2009
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Le régime de transition malgache d'Andry Rajoelina est prêt à organiser des élections avant la fin 2009, ont indiqué jeudi soir des responsables de l'Union africaine (UA), à l'issue d'une réunion du conseil consultatif de la communauté internationale sur Madagascar.

Les émeutes qui ont mené à l'éviction de l'ancien président Marc Ravalomanana avaient fait des dizaines de morts en février dernier.

\"La Haute Autorité de transition (HAT) nous a fait savoir qu\'elle est prête à raccourcir le calendrier de la transition, et ils se sont dit prêts à organiser des élections avant la fin du mois de décembre 2009\", a déclaré l\'envoyé spécial de l\'UA à Madagascar, Ablassé Ouédraogo, au cours d\'une conférence de presse à Addis Abeba.

Après leur arrivée au pouvoir, les nouvelles autorités malgaches avaient fixé la prochaine présidentielle à 2010.

\"La question demeure de savoir si en précipitant les choses, on aura une stabilisation durable de Madagascar\", a-t-il ajouté, approuvé par le commissaire à la Paix et la Sécurité de l\'UA, Ramtane Lamamra, qui a confirmé \"l\'ouverture au compromis de la HAT\".

Un représentant du régime de transition malgache, qui a souhaité garder l\'anonymat, a confirmé à l\'AFP cette possibilité.

\"Cela serait possible dans le cas de figure où tous les protagonistes de la crise malgache comprendraient la nécessité de concessions. Les efforts des uns et des autres peuvent aider à raccourcir la durée de la transition. Il faut un accord politique de consensus\", a ajouté M. Ouédraogo.

Une délégation du régime de transition malgache dirigée par le ministre des Affaires étrangères a effectué de lundi à mercredi une visite de consultations avec la communauté diplomatique à Addis Abeba, siège de l\'UA, et a été notamment reçue par l\'organisation panafricaine.

Le conseil consultatif de la communauté internationale, mis en place par l\'UA sur la crise à Madagascar, tenait jeudi à Addis Abeba sa première réunion.

A l\'ouverture de cette réunion, le président de la Commission de l\'UA, Jean Ping, avait estimé que \"la situation qui prévaut aujourd\'hui à Madagascar est dangereuse. Nous avons le devoir d\'oeuvrer (...) pour le rétablissement de l\'ordre social et d\'une stabilité durable à Madagascar\".

\"Notre devoir est d\'appuyer au retour à l\'ordre constitutionnel dans les plus brefs délais\", avait-il ajouté, soulignant que \"la situation n\'a cessé de se détériorer depuis le changement anticonstitutionnel de gouvernement\".

La réunion, qui a duré plus de cinq heures, a été marquée selon des participants par des dissensions sur l\'opportunité d\'un retour de l\'ex-président Marc Ravalomanana sur la Grande Ile de l\'océan Indien, défendue par l\'Afrique australe.

Le conseil consultatif a souligné \"la nécessité de promouvoir une solution consensuelle avec toutes les parties malgaches\", a précisé M. Lamamra.

Il a insisté sur la nécessité que \"tous les acteurs de la crise participent à un dialogue inclusif\", a-t-il ajouté, indiquant que cela \"suppose la participation de M. Ravalomanana\".

Lâché par l\'armée et confronté à la pire crise qu\'il ait connue depuis son arrivée à la tête du pays en 2002, Marc Ravalomanana avait remis ses pouvoirs le 17 mars à un directoire militaire, qui les avait immédiatement transférés à Andry Rajoelina, alors chef de l\'opposition.

Depuis, les partisans du président évincé réclament son retour au pouvoir.

(AFP)

MADAGASCAR

Politique

 

Madagascar : l'appel des partisans de l'ex-président rejeté par la haute cour constitutionnelle

 
Jeudi 30 Avril 2009
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La Haute Cour Constitutionnelle (HCC) malgache a rejeté l'appel interjeté par les partisans de l'ancien président Marc Ravalomanana, qui a été contraint à démissionner le mois dernier.

L'OIF maintient les sanctions contre Madagascar
Les situations politiques à Madagascar, en Guinée et en Mauritanie ont été examinées lors de la 72e session du Conseil permanent de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), qui a réuni vendredi dernier les représentants personnels des chefs d'Etat et de gouvernement de ses Etats membres, a-t-on appris lundi d'un communiqué de l'OIF.
Selon le texte, le secrétaire général de l'OIF, Abdou Diouf, a présidé la 72e session du Conseil permanent de la Francophonie, en rappelant que l'OIF doit se préoccuper très sérieusement des événements dramatiques qui ébranlent la stabilité de certains de ses Etats membres.
Après un tour d'horizon des récentes activités politiques et diplomatiques de l'OIF au Tchad, en République centrafricaine, aux Comores, en Guinée-Bissau et au Togo, le secrétaire général a abordé l'évolution de la situation dans les trois pays membres sous examen, Mauritanie, Guinée et Madagascar, et pour lesquels des sanctions ont été prises précédemment.
A propos de la situation à Madagascar, le Conseil permanent de l'OIF a souhaité, en liaison étroite avec ses partenaires, un retour à la stabilité et au dialogue mais a aussi rappelé ses exigences pour un retour à un ordre constitutionnel et à une vie politique plus apaisée, plus consensuelle et plus responsable.
Le secrétaire général de l'OIF a souligné : "La démarche spécifique de l'Organisation internationale de la Francophonie est non seulement de condamner mais aussi d'accompagner ces Etats sur le chemin du retour à un ordre constitutionnel démocratique".

La HCC a refusé de modifier sa décision prise le 18 mars quand il a légalisé l'accession au pouvoir d'Andry Rajoelina.

Les supporters de Ravalomanana, dont certains membres du parlement, ont demandé à la HCC de donner une explication sur sa décision de reconnaître Rajoelina comme président du pays.

Ils ont également exigé le rétablissement du fonctionnement des deux chambres parlementaires, qui ont été suspendues par Rajoelina.

Selon un communiqué publié lundi sur son site Internet, la HCC a confirmé sa décision du 18 mars, disant que cette décision a été déjà prise et mise en œuvre.

La HCC a déclaré que Ravalomanana a librement transféré l'intégralité de son pouvoir à l'armée sans l'accord de la HCC bien que cela a été interdite et anticonstitutionnelle, qui a conduit à la vacance de la présidence.

La HCC n'a pas le pouvoir de restaurer le fonctionnement des deux chambres du Parlement, le Sénat et l'Assemblée nationale, majoritairement contrôlés par le parti Tiako i Madagasikara (TIM) de Marc Ravalomanana, a dit la HCC.

TIM a soutenu que Ravalomanana avait été forcé par les soldats mutins à remettre son pouvoir aux militaires, qui ont transféré ensuite la présidence à Rajoelina le 17 mars.

L'ensemble du processus de transfert de pouvoir et les actes qui ont suivi ont été contraire à la Constitution et la création de la Haute Autorité de transition par Rajoelina et les décisions qu'il a prises, y compris la suspension du parlement étaient complètement antidémocratiques et illégales, indique un communiqué du parti TIM publié lundi.

Selon la Constitution malgache, Rajoelina, 34 ans, doit attendre encore six ans pour pouvoir présider le pays pour raison d'âge.

Ravalomanana, qui a gouverné Madagascar pendant sept ans depuis 2002, a déclaré à plusieurs reprises qu'il avait été forcé à céder le pouvoir à un directoire militaire et a quitté le pays pour sa propre sécurité.

Le journal local Midi Madagascar a révélé lundi que la HCC avait admis que l'ensemble du processus ayant conduit à l'installation d' Andry Rajoelina n'avait pas respecté la Constitution.

Selon la Constitution, Ravalomanana doit remettre son pouvoir au président du Sénat, chambre haute du parlement, mais pas à un directoire. De plus, il n'est pas légal pour les militaires de transférer le pouvoir à Rajoelina.

Depuis que Rajoelina a remplacé Ravalomanana comme président du pays, la discussion sur la légalité de la décision du HCC se poursuit entre les politiciens et les experts en droit.

L'ensemble de la communauté internationale a dénoncé le caractère anticonstitutionnel de l'accession au pouvoir de Rajoelina et l'éviction de Ravalomanana et a demandé à maintes reprises le retour à la normalité.

Les supporters de Ravalomanana ont organisé des grèves et manifestations presque tous les jours.

Avec Xinhua

MADAGASCAR

Diplomatie - Relations internationales

 

Madagascar : Fin de la visite de la SADC

 
Jeudi 30 Avril 2009
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Une délégation de six membres de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC) vient de terminer sa visite à Madagascar mardi après cinq jours de consultations avec diverses parties.

Le gouvernement de transition de Madagascar a déclaré que la SADC, qui a quitté le pays mardi après-midi, a été satisfaite des efforts de la Haute Autorité de Transition (HAT) dans le sens de la mise en place de la paix et la démocratie dans le pays.

Un communiqué de presse émis par la HAT indique que la délégation de la SADC, dirigée par John Kunene, un analyste politique du ministère de la Défense du Swaziland, a tenu des consultations à huis clos avec le directeur du cabinet de la HAT, Zazah Ramandimbiarison, et le ministre des Affaires Etrangères, Ny Hasina Andriamanjato.

Lors de sa rencontre avec la délégation de la SADC mardi matin, Ramandimbiarison a présenté un programme de réalisation de la paix et l\'ordre dans le pays pour les 19 mois de transition adopté lors des assises nationales au début de ce mois.

Ramandimbiarison a expliqué les efforts et initiatives de la HAT pour la relance de l\'économie, qui a été durement touchée au cours de l\'agitation sociale et la crise politique, et pour le rétablissement de la sécurité à Madagascar.

Selon le communiqué de presse, la délégation de la SADC est satisfaite des efforts entrepris par la HAT pour chercher un consensus dans le pays, en disant que la SADC est prêt à donner un coup de main pour rétablir l\'ordre constitutionnel dans la Grande Ile.

Comme il a dit au ministre des Affaires étrangères de la transition, Ny Hasina Andriamanjato, samedi dernier, Kunene a rappelé que la SADC n\'a pas d\'intention d\'envoyer des interventions militaires à Madagascar, ni d\'aider l\'ex-président Marc Ravalomanana à retourner au pays.

Peu de temps après sa rencontre avec le ministre des Affaires Etrangères Ny Hasina Andriamanjato samedi dernier, Kunenem, chef de la délégation de la SADC, a dit que la délégation est à Antananarivo pour évaluer les derniers développements de la situation dans le pays et pour voir ce que la SADC pourrait faire pour aider le pays à sortir de la crise politique qui a été en cours depuis plus de quatre mois.

Au cours de leur visite à Antananarivo, la SADC a également rencontré des représentants des supporteurs de Ravalomanana dirigés par Manandafy Rakotonirina, qui a été nommé Premier ministre par Ravalomanana il y a dix jours.

Selon un site Internet local, Mananandafy a demandé de nouveau le retour de l\'ordre constitutionnel et au rétablissement des institutions, suspendues par l\'autorité de transition, avant la mise en place d\'un gouvernement de consensus.

Manandafy, 71 ans, a également demandé à la SADC d\'envoyer des forces militaires à Madagascar, mais les hauts fonctionnaires de la SADC ont implicitement rejeté la demande, en disant que la SADC est encore en train d\'écouter toutes les parties prenantes du pays.

Il s\'agit de la deuxième visite d\'une délégation de la SADC à Madagascar en une semaine.

Un groupe de médiation de la SADC s\'était rendu à Antananarivo, il y a une semaine, et avait assuré à l\'autorité de transition de Madagascar que la SADC n\'avait pas l\'intention d\'envoyer des militaires à la Grande Ile pour rétablir l\'ancien président Marc Ravalomanana.

Dénonçant le transfert de pouvoir \"anticonstitutionnel\", la SADC a suspendu Madagascar.

La HAT a déclaré mardi que son ministre des Affaires étrangères Andriamanjato et le plus gradé des militaires le vice- amiral Hyppolyte Ramaroson, à qui Ravalomanana a remis sa présidence le 17 mars, sont à Addis-Abeba pour participer à une réunion de l\'Union africaine sur Madagascar, qui aura lieu jeudi.

avec Xinhua

REUNION

Médias, Information

 

Le JIR va changer de mains

 
Vendredi 24 Avril 2009
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Le Groupe Hersant Média s'apprête à céder le Journal de l'île de La Réunion (JIR), deuxième quotidien du département d'outre-mer. C'est ce que révèle un article du « Monde » que nous reproduisons.

Des discussions engagées depuis plusieurs mois devraient aboutir à la vente d\'au moins 50 % des parts sociales à un entrepreneur local, Abdul Cadjee.

Cet ex-chauffeur de taxi devenu millionnaire a bâti sa fortune dans les concessions automobiles, avant de se diversifier dans divers secteurs, dont l\'immobilier. Il appartient à la communauté des Réunionnais musulmans d\'origine indienne, qu\'on surnomme familièrement en créole les \"zarabes\" bien qu\'ils ne soient pas originaires du monde arabe. Cet autodidacte s\'est rendu célèbre dans l\'île par un certain nombre de coups, comme l\'invitation de Zinédine Zidane à La Réunion en 2004 pour inaugurer son hôtel Le Concorde.

FAITS DIVERS SORDIDES

Pour M. Cadjee, \"il s\'agit d\'un projet intelligent et cohérent, qui pourrait se traduire progressivement par un rachat total du capital\". \"Je suis un chef d\'entreprise local, j\'aime les défis et j\'ai un fils qui s\'intéresse à la presse\", explique-t-il pour justifier l\'opération.

La Réunion compte trois quotidiens, ce qui constitue un record pour un département français. Le JIR ne vient qu\'en deuxième position derrière Le Quotidien, journal de gauche créé en 1976, dont les ventes se situent entre 30 000 et 40 000 exemplaires. L\'île compte aussi le quotidien Témoignages, l\'organe officiel du Parti communiste réunionnais de Paul Vergès, le président du conseil régional.

Le JIR, qui se situe à droite de l\'échiquier politique local, a longtemps été dirigé par un ex-journaliste de l\'hebdomadaire d\'extrême droite Minute, Jacques Tillier. Celui-ci a été nommé en 2008 PDG de L\'Union à Reims, autre propriété du Groupe Hersant. Le JIR s\'est fait une spécialité des faits divers sordides et des \"unes\" racoleuses. En 2007, il avait publié sous le titre \"le palais du sexe\" les confessions d\'un juge au tribunal de grande instance de Saint-Pierre, qui racontait ses frasques sexuelles au bureau avec des mères de prévenus...

Pour Hersant, la vente du JIR marque un recentrage sur la métropole. L\'ex-groupe France-Antilles est traditionnellement très présent en outre-mer. Cependant, La Réunion est la seule collectivité d\'outre-mer dans laquelle son titre n\'est pas en position de leader. Des tentatives de pourparlers entre le JIR et Le Quotidien n\'ont semble-t-il pas abouti. Groupe Hersant Média doit aussi digérer des acquisitions récentes : celle du groupe de presse gratuite Comareg en 2003 et celle, plus récente, de La Provence et de Nice-Matin.

(Le Monde)

OCEAN INDIEN

Diplomatie - Relations internationales

 

Accord sur le tracé des frontières maritimes entre les Seychelles et la Tanzanie

 
Jeudi 30 Avril 2009
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Les Seychelles et la Tanzanie sont arrivés à un accord sur la délimitation de leur frontière maritime ans l’Océan indien suite à la tenue de réunions techniques des experts des deux pays, a appris APA de sources officielles à Victoria, la capitale des Seychelles.

La détermination des frontières maritimes a une grande importance pour la définition des Zones économiques exclusives, source de revenus pour le pays concerné.

Selon les mêmes sources, les délégués des deux pays ont pu discuter des zones où des extensions pourraient se faire, en dehors des limites des zones économiques exclusives des deux pays.

Il s’agit, précise-t-on, de l’extension des limites de leur plateau continental, en conformité avec les dispositions de la Convention des Nations Unies sur le droit maritime international, adoptée en 1982.

L’accord va désormais permettre aux deux pays de soumettre à la Commission de l’ONU sur les limites du plateau continental une demande d’extension de leur plateau continental vers un pays voisin.

Les Seychelles et la Tanzanie ont également exprimé le souhait de conclure des accords frontaliers bilatéraux et multilatéraux avec les Comores.

(APA)

SEYCHELLES

Terrorisme - Piraterie - Sécurité

 

Neuf présumés pirates somaliens placés en détention aux Seychelles

 
Jeudi 30 Avril 2009
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Neuf présumés pirates somaliens, interceptés lundi par un navire de guerre espagnol dans les eaux territoriales des Seychelles, ont été placés mardi en détention à Victoria, capitale de l'archipel de l'océan Indien, a-t-on appris de source officielle.

Les présumés pirates, arrêtés par les garde-côtes seychellois après leur interception par la frégate espagnole Numancia, sont arrivés tôt mardi matin à Victoria à bord du PS Andromache, indique un communiqué de la présidence seychelloise.

Lundi, le ministère espagnol de la Défense avait annoncé que neuf hommes soupçonnés d'avoir participé à l'attaque déjouée samedi d'un paquebot italien avaient été arrêtés par le Numancia, qui participe à l'opération européenne antipiraterie Atalante. L'opération avait eu lieu avec l'aide d'avions de patrouille maritime français et seychellois ainsi que du navire de guerre indien Nirdeshak.

"Bien que l'attaque se soit déroulée très loin des Seychelles (...) il est impératif que les eaux territoriales des Seychelles restent sûres pour les navires de croisière, de pêche et de commerce naviguant dans la zone", a souligné le président seychellois James Michel dans le communiqué.

Les neuf présumés pirates "sont maintenant en détention dans une cellule de la police des Seychelles", selon la même source. Ils devraient être mis en accusation et jugés aux Seychelles, précise le communiqué, sans indiquer la date de leur comparution devant la justice.

Le paquebot italien Melody et ses quelque 1.500 passagers (dont 536 membres d'équipage) ont été attaqués samedi mais des gardes armés israéliens à bord ont pu déjouer l'attaque, notamment en ouvrant le feu sur les pirates armés de Kalachnikov.

L'attaque s'est produite alors que le Melody rentrait vers l'Italie.

Les pirates somaliens, qui naviguent sur les routes commerciales de l'océan Indien et du golfe d'Aden, ont pris en otage une cinquantaine de bateaux en 2008.

La communauté internationale a réagi en dépêchant une vingtaine de bâtiments de guerre sous différents commandements pour patrouiller la zone.

(AFP)

TANZANIE

Faits divers

 

Tanzanie : une explosion dans un entrepôt de munitions fait 13 morts

 
Vendredi 1 Mai 2009
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Au moins treize personnes, dont 8 civils, ont été tuées à la suite d'une série d'explosions survenues mercredi dans un dépôt militaire de munitions à la périphérie de Dar-es-Salaam, la capitale économique tanzanienne.

Jeudi, le président Kikwete s'est rendu sur les lieux du drame.

Un haut responsable de la région de Dar-es-Salaam, William Lukuvi, a fourni ce nouveau bilan en présence du président tanzanien Jakaya Kikwete, venu inspecter le site. \"Le bilan des morts pourrait être plus élevé\", a-t-il précisé.

Samedi, la presse tanzanienne faisait état de la disparition de six soldats. D\'après les services de l\'armée (TPDF : Tanzanie People\'s Defence Force), seuls les tests ADN pratiqués permettront de connaître le nombre exact de victimes militaires.

Jeudi soir, 30 avril, plus de 400 personnes étaient toujours portées disparues. Le Président Jakaya Kikwete, qui assistait à un sommet des chefs d\'état de la Communauté de l\'Afrique orientale dans la ville d\'Arusha, est retourné à Dar es-Salaam, et a visité le dépôt militaire, situé à environ 15 kilomètres du centre-ville.

D\'autres hauts fonctionnaires du gouvernement ont visité la région, le vice-président, le Dr Ali Mohamed Shein, le ministre de la Santé et des Affaires sociales, le professeur David Mwakyusa, le ministre de l\'Intérieur, M. Lawrence Masha, et le ministre des Affaires étrangères Bernard Membe.

Les explosions survenues au camp militaire de Mbagala ont provoqué une pluie de débris sur la capitale commerciale tanzanienne et une forte panique, faisant craindre à certains un séisme ou rappelant l\'attentat d\'Al-Qaïda en 1998 dans cette ville contre l\'ambassade des Etats-Unis, qui avait fait 11 morts.

Le directeur des enquêtes criminelles (ICD), M. Robert Manumba, a dit dans une interview que la cause de l\'explosion n\'a pas encore été établie. Il a précisé que ses officiers n\'ont pas encore été autorisés à pénétrer dans la région pour mener l\'enquête, attendant que la zone soit sécurisée.

Des responsables de la Croix-Rouge ont mis en place deux campements pour porter assistance aux victimes, notamment aux 1.192 enfants qui ont été admis mercredi soir après s\'être perdus en se dispersant pour se mettre à l\'abri, d\'après l\'agence Belga.

\"La plupart d\'entre eux ont couru sans savoir où ils allaient. Ils ont été secourus dans le campement et il est conseillé aux parents d\'avertir les autorités s\'il y a des enfants manquants\", a souligné M. Kova.

Le vice-ministre a pressé les résidents, en particulier les enfants, de ne pas s\'approcher des débris ou éléments du matériel explosif. Les sauveteurs continuaient de chercher à travers les décombres des bâtiments atteints par les explosions et selon le commandant de l\'armée tanzanienne, Abdallah Shimbo, cinq militaires manquaient encore à l\'appel.

E.T.

AFRIQUE DU SUD

Agriculture - Elevage - Pêche

 

Maïs Monsanto : l'Afrique du Sud récolte des champs stériles

 
Mardi 28 Avril 2009
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Les fermiers de trois provinces sud africaines ont eu la désagréable surprise de découvrir des dizaines de milliers de plants de maïs stériles dans leurs champs.

Le phénomène, qui s\'étend sur 82 000 hectares, touche trois variétés différentes de semences achetées à la firme Monsanto. En apparence, les plantes sont en bonnes santé : ni malformation ni maladies ni parasite. Mais elles ne produisent pas ou peu de graines.

Sur le blog officiel de la compagnie, Kobus Lindeque, le directeur de la région sud-africaine de Monsanto Afrique, invoque une mauvaise fertilisation des graines :

« Les variations dans la pollinisation ne sont pas rares et peuvent être influencées par des facteurs comme la météo ou les pratiques agronomiques. Dans certains cas, comme celui-ci, les méthodes de production de semences peuvent également contribuer à réduire la pollinisation. »

Marie-Monique Robin, réalisatrice du documentaire « Le Monde selon Monsanto » met en doute ces affirmations. Le même problème frappant trois variétés différentes de maïs, elle considère qu\'il est illusoire de croire qu\'il s\'agit d\'une erreur dans le processus de pollinisation. Pour la journaliste, c\'est dans la modification génétique de la plante elle-même qu\'il faut chercher :

« La modification génétique des plantes les fragilise. Pour les rendre plus productive, on les force à développer des capacités qu\'elles n\'ont pas naturellement. Elles deviennent plus fragiles, moins résistantes à l\'environnement extérieur. »

Sur 1 000 paysans ayant utilisé les semences de Monsanto, 280 déclarent avoir subi des pertes. La firme s\'est engagée à indemniser chacun des fermiers concernés dans un délai de deux mois. Cependant, alors que l\'association African Center for Biosafety évoque des cultures touchées à près de 80%, sur son blog, la firme parle d\'une pollinisation réussie à plus de 90%.

Pour Benjamin Sourice, le coordinateur du collectif Combat Monsanto, cet épisode illustre les dangers des semences OGM fabriquée par des firmes comme Monsanto pour la souveraineté alimentaire des Etats :

« Ce qui s\'est passé en Afrique du Sud est une illustration de ce que dénonce le collectif. Si on confie la production de semences à des multinationales, on leur donne un contrôle sur la nourriture et sur la souveraineté alimentaire des Etats. »

(Rue 89)

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