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La lettre de Malango
N°
115
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Vendredi 8 Mai 2009
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" La Lettre de Malango"
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| Brèves |
Appui budgétaire au Botswana
pour lui permettre de faire face à la récession
Le Botswana va bénéficier d’un appui budgétaire,
de facilités d’investissement et de prêts de la part de Banque
africaine de Développement (BAD) pour l’aider à atténuer les
effets de la récession mondiale, a déclaré lundi un haut
responsable de la BAD. (APA)
Le Malawi et la BAD, quatre
décennies de relations fructueuses
La relation de partenariat entre le Malawi et la
Banque africaine de développement (BAD) date de la fin des années
1960 avec le premier président du pays, Hastings Kamuzu Banda, dont
le mandat s’est achevé en 1994.
1,8 milliard de dollars pour
réalisés une centaine de projets de développement en Tanzanie
Le groupe de la Banque africaine de développement
(BAD) a commencé ses opérations en Tanzanie en 1971 et à ce jour,
les engagements cumulés de l’institution en faveur de ce pays
s’élèvent à 1,86 milliard de dollars pour 106 projets et
programmes exécutés.
Le FMI lève la suspension de
son assistance technique au Zimbabwe
Le Fonds monétaire international (FMI) a levé la
mesure de suspension de son assistance technique au Zimbabwe, un pays
d’Afrique australe en proie à une grave crise économique, a
appris APA jeudi à Harare.
La Banque mondiale financera
la protection environnementale du lac Victoria
La Banque mondiale a signé mardi en Tanzanie un
contrat d\'assistance de 7 millions de dollars américains pour
soutenir la protection environnementale du lac Victoria.
John McIntire, représentant de la Banque mondiale
en Tanzanie, en Ouganda et au Burundi, et Juma Mwapachu, secrétaire
général de la Communauté de l\'Afrique de l\'Est (CEA, EAC en sigle
anglais), ont signé conjointement le contrat.
Le programme a pour objectif de promouvoir la
gestion collaborative des ressources naturelles du lac Victoria, le
deuxième plus grand lac d\'eau douce du monde.
La Banque mondiale avait autrefois assisté le
programme de la CEA pour enlever des jacinthes d\'eau dans le lac
Victoria, qui borde la Tanzanie, l\'Ouganda et le Kenya.
Le nouveau financement sera débloqué sous la forme
de prêts aux pays membres de la CAE, dont le Burundi, le Kenya, le
Rwanda, la Tanzanie et l\'Ouganda.
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MAYOTTE |
Politique |
Le député de Mayotte s’oppose au texte visant à supprimer le délit de solidarité
Mardi 5 Mai 2009 |
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Le député de Mayotte, Abdoulatifou Aly, s’est prononcé contre la proposition de loi du groupe socialiste visant à supprimer le délit de solidarité, jeudi 30 avril à l’Assemblée nationale.
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Pour Abdoulatifou Aly (au 1er plan), « il apparaît inopportun d'envoyer un signal supplémentaire de laxisme à l'endroit des pays d'émigration ». |
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Au milieu |
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Outre la proposition concernant le « délit de solidarité », M. Aly s’est prononcé différemment le 30 avril sur deux autres propositions de la gauche. Il a voté en faveur de la proposition de loi relative aux hauts revenus et à la solidarité, « notamment en ce qu'il vise à supprimer le bouclier fiscal », que François Bayrou et lui-même ont dénoncé « de façon constante comme une erreur économique et une injustice sociale ».
Il s’est par contre abstenu sur la proposition de loi pour l'augmentation des salaires et la protection des salariés et des chômeurs, un texte selon lui « fourre-tout » contenant « du bon (conditionnalité des allègements de charges à des accords salariaux de branche ou d'entreprises, amélioration des conditions d'indemnisation des chômeurs) et du moins bon (retour larvé aux 35 heures, posture démagogique sur le SMIC). » |
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Représentant les députés non inscrits dans la discussion générale des trois propositions de lois présentées par le groupe socialiste, radical et citoyen (SRC) de l'Assemblée nationale, jeudi 30 avril, le député de Mayotte, Abdoulatifou Aly (MoDem), s'est élevé contre le troisième texte, visant à dépénaliser l'aide humanitaire apportée aux étrangers en situation irrégulière. S'exprimant « à titre personnel (…) sur une question qui mérite d'être abordée dans un esprit d'équilibre faisant la part entre une exigence d'humanité mais aussi de fermeté dans l'application de la loi républicaine », M. Aly a indiqué qu'il voterait contre cette proposition. « Bien évidemment, il ne s'agit en aucun cas de perdre de vue la vocation universaliste de notre pays, son statut de terre d'accueil pour des individus persécutés chez eux. Il ne s'agit pas plus de développer une conception étroite ou refermée de la nationalité française (…) Mais je vous propose de sortir de la théorie, des grands discours, et parfois aussi d'une certaine forme d'angélisme ou de « droit de l'hommisme », pour vous parler de mon expérience de terrain, à Mayotte, où – vous le savez bien – le problème de l'immigration clandestine (…) est une réalité omniprésente. (…) Dans ce contexte, il apparaît inopportun, pour ne pas dire irresponsable, d'envoyer un signal supplémentaire de laxisme à l'endroit des pays d'émigration ». Selon le député, « les actes présentés comme relevant du « délit de solidarité » ne font pas l'objet de poursuites judiciaires mais d'avertissements, qui peuvent prendre la forme de gardes à vue ou de perquisitions (…) Pas plus, pas moins. » Le 8 avril dans un communiqué de presse, le Collectif Migrants Mayotte et la section locale du Secours Catholique avaient dénoncé le « délit de solidarité », affirmant que Mayotte n'est pas épargnée par la lutte contre les « aidants ». « Il y a quelques semaines, plusieurs citoyens ont été jugés et condamnés à de lourdes amendes pour avoir procuré à des Africains demandeurs d'asile un certificat d'hébergement. Des pressions policières et judiciaires sur des militants associatifs ont également été perpétrées, souvent de manière grossière, sans fondement ni début de preuve, et ce dans le but d'intimider ceux qui, par convictions et sans motivation ni pécuniaire ni matérielle, donnent de leur temps pour aider les plus démunis », indiquait le collectif. RC Représentant les députés non inscrits dans la discussion générale des trois propositions de lois présentées par le groupe socialiste, radical et citoyen (SRC) de l'Assemblée nationale, jeudi 30 avril, le député de Mayotte, Abdoulatifou Aly (MoDem), s'est élevé contre le troisième texte, visant à dépénaliser l'aide humanitaire apportée aux étrangers en situation irrégulière. S'exprimant « à titre personnel (…) sur une question qui mérite d'être abordée dans un esprit d'équilibre faisant la part entre une exigence d'humanité mais aussi de fermeté dans l'application de la loi républicaine », M. Aly a indiqué qu'il voterait contre cette proposition. « Bien évidemment, il ne s'agit en aucun cas de perdre de vue la vocation universaliste de notre pays, son statut de terre d'accueil pour des individus persécutés chez eux. Il ne s'agit pas plus de développer une conception étroite ou refermée de la nationalité française (…) Mais je vous propose de sortir de la théorie, des grands discours, et parfois aussi d'une certaine forme d'angélisme ou de « droit de l'hommisme », pour vous parler de mon expérience de terrain, à Mayotte, où – vous le savez bien – le problème de l'immigration clandestine (…) est une réalité omniprésente. (…) Dans ce contexte, il apparaît inopportun, pour ne pas dire irresponsable, d'envoyer un signal supplémentaire de laxisme à l'endroit des pays d'émigration ». Selon le député, « les actes présentés comme relevant du « délit de solidarité » ne font pas l'objet de poursuites judiciaires mais d'avertissements, qui peuvent prendre la forme de gardes à vue ou de perquisitions (…) Pas plus, pas moins. » Le 8 avril dans un communiqué de presse, le Collectif Migrants Mayotte et la section locale du Secours Catholique avaient dénoncé le « délit de solidarité », affirmant que Mayotte n'est pas épargnée par la lutte contre les « aidants ». « Il y a quelques semaines, plusieurs citoyens ont été jugés et condamnés à de lourdes amendes pour avoir procuré à des Africains demandeurs d'asile un certificat d'hébergement. Des pressions policières et judiciaires sur des militants associatifs ont également été perpétrées, souvent de manière grossière, sans fondement ni début de preuve, et ce dans le but d'intimider ceux qui, par convictions et sans motivation ni pécuniaire ni matérielle, donnent de leur temps pour aider les plus démunis », indiquait le collectif. RC
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MAYOTTE |
Politique |
Mayotte : le PS entre en campagne européenne
Vendredi 8 Mai 2009 |
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Le Parti socialiste a présenté jeudi 7 mai à Mayotte sa candidate mahoraise pour les élections européennes du 7 juin. Son secrétaire départemental et le directeur de campagne réunionnais ont rappelé l‘importance de l‘UE pour les ultramarins.
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Le « mépris » du gouvernement |
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Axel Zettor et Ibrahim Aboubacar ont dénoncé au cours de cette conférence de presse le « mépris » dont ferait preuve le gouvernement français à l’égard des ultramarins. « A un mois du scrutin, on ne connaît toujours pas les modalités du votre en outremer, qui représente tout de même onze territoires. On ne sait pas comment présenter les listes ni comment imprimer nos bulletins », a regretté M. Zettor. |
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Après le
MoDem et les Verts, le Parti socialiste a présenté jeudi
7 mai sa candidate pour les élections européennes du 7 juin.
Abouchirou Saïd, adjointe au maire de Tsingoni, est éducatrice
sportive et « mène beaucoup de combats associatifs et
politiques depuis des années », a indiqué le
secrétaire départemental du parti, Ibrahim Aboubacar. « Elle
a moins de 30 ans. »
« Nous voulons d’une Europe dynamique,
sociale et non d’une Europe d’affaires », a simplement
déclaré Mme Saïd, avant de donner la parole à son colistier et
directeur de campagne, Axel Zettor, venu de la Réunion.
Ce dernier a indiqué que la tête de liste du parti
pour l’océan Indien serait Erika Bareigts, deuxième adjointe au
maire de Saint-Denis de la Réunion - l‘élue réunionnaise était
absente de cette première rencontre. Il a rappelé que si « l’Europe
semble loin pour les ultramarins », elle est en fait « très
proche de leur quotidien ». C’est l’Union européenne
qui finance en partie « l’éducation de nos enfants, les
logements sociaux, les gros équipements ». « Il
est donc très important d’aller voter le 7 juin »,
a-t-il rappelé, affirmant que « notre plus grand ennemi,
c’est l’abstention ».
« Le Parti socialiste est le seul à avoir
adopté en décembre 2008 une plateforme qui réunit l’ensemble des
socialistes des 27 [membres de l’Union]. Nous nous sommes engagés
à construire une Europe dynamique, sociale, qui met l’homme et la
femme en avant ». « Arrêtons avec l’Europe du
capitalisme sauvage » et avec la politique migratoire
actuellement appliquée, a-t-il poursuivi, avant de conclure :
« Changer l’Europe, c’est possible avec le Parti
socialiste ».
Devant une dizaine de cadres du PS local, Ibrahim
Aboubacar a de son côté mis en avant l’importance de ce scrutin,
qui intervient quelques semaines après la
consultation du 29 mars et l’ouverture des états
généraux de l’outremer. « C’est un
prolongement heureux. Les Mahorais auront l’occasion de dire qu’ils
veulent être transformés en Région ultra-périphérique [de
l’Union européenne] ».
Selon le Pacte pour la départementalisation,
Mayotte pourrait revendiquer son intégration dans les RUP en 2014,
lorsque la fiscalité de droit commun sera appliquée.
RC |
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MAYOTTE |
Statut de Mayotte |
Départementalisation de Mayotte : un projet de loi organique "dès cet été"
Mardi 5 Mai 2009 |
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Le gouvernement a confirmé mercredi 29 avril la présentation "dès cet été" d’un projet de loi organique tirant les conséquences de la départementalisation de Mayotte, qui a été approuvée à 95,2% par référendum le 29 mars.
La collectivité départementale doit devenir en 2011 le cinquième
DOM français et le 101ème département, après le renouvellement du
conseil général, qui doit passer auparavant par une augmentation du
nombre de ses membres (19 aujourd’hui).
Michèle Alliot-Marie, ministre de l’Intérieur, de l’Outre-mer
et des Collectivités Territoriales, et Yves Jégo, secrétaire
d’Etat à l’Outre-mer, ont rencontré mercredi une délégation
d’élus mahorais pour aborder avec eux les conséquences du
référendum.
\"Le gouvernement n’entend pas différer plus longtemps
la réalisation d’un espoir exprimé avec autant de force. Il va
donc présenter dès cet été un projet de loi organique à la
représentation nationale pour tirer les conséquences du scrutin\",
indique le communiqué des deux ministres.
\"Ce texte disposera que le département de Mayotte est
créé dès 2011, et qu’il s’agit d’une collectivité à statut
particulier relevant de l’article 73 de la Constitution, regroupant
les compétences du département et de la région\".
A été évoquée notamment au cours de la réunion \"la
nécessité de doter le nouveau département d’une assemblée élue
selon un mode de scrutin fondé sur des principes de stabilité, de
transparence et de simplicité\".
Mais selon un élu, rien n’a été décidé et une mission a été
confiée à un spécialiste de droit, ancien membre du cabinet de
Christian Estrosi, Stéphane Diemert.
Selon des sources gouvernementales, le nombre de conseillers
généraux pourrait augmenter jusqu’à 30 à 40.
Mais des divergences sont apparues entre le président du conseil
général UMP Ahamed Attoumani Douchina, qui, craignant d’être
battu en 2011, propose de maintenir le découpage actuel et de
doubler le nombre d’élus par canton, et les élus de la principale
ville, Mamoudzou, qui souhaitent une représentation proportionnelle
à leur poids démographique.
Les élus souhaiteraient par ailleurs conserver le scrutin
uninominal alors que M. Jégo aimerait une représentation pour
partie majoritaire et pour partie proportionnelle.
(AFP) |
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MAYOTTE |
Mouvements sociaux, Syndicalisme |
Mayotte : une vingtaine d’agents pénitentiaires en grève
Mardi 5 Mai 2009 |
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Une vingtaine d’agents pénitentiaires de la maison d’arrêt de Majicavo ont fait grève lundi 4 mai, dans le cadre d’un mouvement national.
A l’appel de l’UTFO, une vingtaine d’agents
pénitentiaires ont fait grève lundi 4 mai devant la maison d’arrêt
de Majicavo. Si ce mouvement s’inscrit dans le cadre d’une action
menée au niveau national - et plutôt bien suivie - pour dénoncer
les mauvaises conditions de travail et la surpopulation carcérale,
les revendications des agents mahorais sont spécifiques.
Sur Télé Mayotte, ces derniers ont réclamé leur
intégration « immédiate » dans la fonction publique
nationale. Ils ont également demandé à ce qu’une solution soit
trouvée à la surpopulation chronique de la maison d’arrêt.
Conçue pour accueillir 90 détenus, elle en enferme aujourd’hui
plus de 230. Les grévistes ont estimé qu’une extension du
bâtiment est nécessaire, ainsi que l’embauche de nouveaux agents. |
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MAYOTTE |
Mouvements sociaux, Syndicalisme |
Mayotte : dernier jour de grève à la maison d’arrêt
Vendredi 8 Mai 2009 |
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Les agents pénitentiaires grévistes de la maison d’arrêt de Majicavo ont effectué jeudi 7 mai leur dernier jour de grève. Répondant à l’appel national des syndicats, ils avaient débuté leur mouvement lundi 4 mai.
«Nous réclamons notre intégration
immédiate dans la fonction publique nationale, comme l’ont été
les policiers. Actuellement, nous faisons partie d’un corps propre
qui ne nous garantie ni un bon salaire ni une retraite », a
déclaré l’un des responsables syndicaux de la CGT-Ma jeudi. Un de
ses collègues a affirmé « regretter d’avoir intégrer ce
corps propre » censé les amener progressivement vers le
statut de fonctionnaire d’Etat. « pendant ce temps, nous
n’existons pas », a-t-il lâché.
« Nous revendiquons également l’extension
du bâtiment, car la surpopulation est trop importante. Cela devient
de plus en plus difficile de gérer les détenus », a
indiqué le responsable syndical. Selon les grévistes, le taux
d’occupation est de 270% actuellement. Conçue pour accueillir 90
détenus, la seule maison d’arrêt de l’île en compte plus de
230.
Si les grévistes ont décidé de stopper leur
mouvement à compter de la semaine prochaine, ils envisagent une
action plus localisée dans les semaines à venir. « Nous
pourrions faire un vrai mouvement de grève », ont-ils
annoncé. Cette semaine, seuls les agents en congés ou en repos
manifestaient devant la maison d’arrêt.
RC |
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MAYOTTE |
Agriculture - Elevage - Pêche |
Mayotte : la taxe sur la pêche au thon sera reversée au profit des pêcheurs mahorais
Dimanche 3 Mai 2009 |
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Les préfets de Mayotte et des Terres australes et antarctiques françaises ont signé un accord mercredi 29 avril, qui permettra aux pêcheurs mahorais de bénéficier de la redevance sur la pêche au thon effectuée au large de l’île.
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« Pour aller au-delà » |
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Le préfet des TAAF a évoqué la possibilité de développer la coopération entre son administration et Mayotte. Il a suggéré « plusieurs orientations pour aller au-delà de cette signature », parmi lesquelles le recrutement de Mahorais pour l’observation des thoniers-seneurs ; la possibilité de conditionner les prises accessoires (autres que le thon) des thoniers à Mayotte ; et la création d’une zone de pêche durable au banc du Geyser, dans laquelle les pêcheurs mahorais auraient la priorité - voire l’exclusivité. « Nous voulons un développement durable de la pêche dans nos zones », a-t-il conclu. « En protégeant les ressources, nous privilégions un développement économique à long terme ». |
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Un accord a été signé mercredi 29 avril à Paris, au sujet de la pêche au thon effectuée par les thoniers-seneurs dans la Zone économique exclusive (ZEE) de Mayotte, a révélé samedi 2 mai le préfet des Terres australes et antarctiques françaises, Rollon Mouchel-Blaisot. Profitant de l'escale à Mayotte du Marion Dufresnes, M. Mouchel-Blaisot a officialisé cette signature au cours d'une réunion avec les représentants des pêcheurs mahorais, à Dzaoudzi. « Désormais, nous allons reverser en intégralité les sommes perçues dans la ZEE de Mayotte dans le cadre de la redevance que payent les navires étrangers pour pêcher le thon. Nous abonderons le fonds mahorais en toute transparence. Cela devrait représenter un montant de 200.000 à 230.000 euros par an », a indiqué le préfet des TAAF. Depuis 2001 et le changement de statut de l'île, Mayotte ne bénéficiait plus de cette taxe imposée aux thoniers-seneurs. L'argent était reversé directement dans le budget de l'Etat jusqu'en 2005, puis dans celui de la préfecture des TAAF depuis qu'elle administre les îles Eparses. Une situation qualifiée de « scandaleuse » par les pêcheurs mahorais. « En décembre 2008, je m'étais engagé à trouver une solution en 2009. Nous l'avons trouvée. Nous étions d'accord, mais nous étions handicapés par des contraintes juridiques », a affirmé M. Mouchel-Blaisot, qui a émis le souhait que cet argent bénéficie directement aux pêcheurs de Mayotte. « Cet argent servira à aider les pêchers à se professionnaliser », a confirmé Christophe du Payrat, secrétaire général de la préfecture de Mayotte. Le 3ème vice-président du Conseil général, Hadadi Andjilani, qui a œuvré pour obtenir cet accord, s'est dit « heureux » lors de cette même réunion. « Je serai vigilant dans l'application de cet accord », a-t-il précisé. Dominique Marot, vice-président la Chambre de l'agriculture, de la pêche et de l'aquaculture (CAPAM) de Mayotte, a exprimé sa « joie » suite à cet exposé. « Enfin ! » a-t-il lâché. « C'était une grande bataille depuis des années. C'est une grande joie pour nous les pêcheurs ». Il a cependant regretté que la zone de pêche interdite pour les thoniers-seneurs se situe à 30 miles des côtes mahoraises, et non à 50 miles comme demandé par les pêcheurs. Il a également demandé à ce que la question des DCP (Dispositif de concentration de pêche) dérivantes soit traitée. D'autres acteurs locaux ont exprimé leur satisfaction, à l'instar de M. Baubet, de la Copemay, et de M. Masseaux, du syndicat des pêcheurs. Ils se sont cependant montrés plus circonspects : le premier quant à la volonté réelle du préfet des TAAF pour soutenir la pêche mahoraise ; le second en s'interrogeant sur le nombre de thoniers-seneurs autorisés à pêcher dans la zone. « Tous fuient la Somalie et les Seychelles et risquent de venir ici. Avez-vous fixé une limite ? » a-t-il interrogé. « Pour l'instant, nous sommes compatibles entre le nombre d'autorisations et les ressources », a rétorqué le préfet. Les pêcheurs mahorais accusent la cinquantaine de thoniers-seneurs habilités à pêcher dans la zone d'entamer les réserves halieutiques locales. RC
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MAYOTTE |
Politique |
Création de la Fédération des partis progressistes de Mayotte
Lundi 4 Mai 2009 |
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Quatre partis mahorais ont signé samedi un accord prévoyant la création de la Fédération des partis progressistes mahorais. Alliance, MPM, PSM et PCRM se rassemblent pour « unir l’ensemble des forces vives de Mayotte autour d’un projet au cœur duquel doit se retrouver la population mahoraise ».
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Co-développement avec les autres îles de l’archipel |
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L’acte fondateur de la Fédération des partis progressistes de Mayotte accorde une place aux relations avec les autres îles de l’archipel, au chapitre « Une solidarité régionale » :
« Au sein de cet espace, nous devrons apporter une attention particulière à nos relations avec les trois îles des Comores. Il s’agit pour nous de dépassionner le débat sur l’immigration comorienne et de promouvoir une véritable politique de co-développement. Laquelle profitera aux Mahorais, aux Anjouanais, aux Mohéliens et aux Grands Comoriens. Un partenariat gagnant-gagnant est à construire dans le temps et dans le strict respect des particularités de chacun. |
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Quatre partis politiques mahorais se sont réunis vendredi et samedi derniers à l'Etang-Salé (île de la Réunion) : l'Alliance pour un développement maîtrisé et solidaire, le Mouvement populaire mahorais (MPM), le Parti socialiste mahorais (PSM) et le Parti communiste rénové mahorais (PCRM). La conférence s'est conclue samedi par la signature d'un accord pour la création de la Fédération des partis progressistes de Mayotte, elle s'est tenue à l'invitation du Parti communiste réunionnais représenté par Claude Hoarau samedi. Claude Hoarau rappelle les relations suivies entre le PCR et le mouvement progressiste mahorais. Il explique également que la consultation du 29 mars dernier sur l'évolution statutaire était inscrite dans la loi votée en 2001 quand le maire de Saint-Louis était parlementaire. Le 29 mars dernier, les Mahorais ont à 95% voté pour la transformation de la collectivité en département. « Que va-t-on mettre dans ce statut ? Nous sommes prêts à faire bénéficier aux Mahorais de notre expérience de lutte », indique Claude Hoarau. Ibrahim Bacar (MPM) insiste sur le fait que les quatre partis convergent vers une solidarité à plusieurs niveaux : entre Mahorais, dans la région avec La Réunion et les îles de l'Union des Comores, nationale avec la lutte pour l'égalité, et européenne avec l'objectif du statut de RUP. Bacar Ali Boto (Alliance) indique quant à lui que la nouvelle fédération fait le choix d'entretenir des relations avec des partis locaux comme le PCR, afin de travailler « avec nos frères et voisins immédiats ». Le vote du 29 mars change la donne politique qui était jusqu'à présent marquée par un projet prédéfini, le changement de statut. Saïd Ahamadi (PSM) note l'importance de La Réunion, trait d'union entre Mayotte et la France. Le renforcement des relations entre Mayotte et La Réunion, « c'est une force nouvelle », souligne-t-il, tout en précisant qu'un des objectifs de la fédération est de lutter contre les effets pervers de la départementalisation. Assani Alidina du PCRM plaide pour « faire de la politique autrement, avec des projets sérieux ». Il appelle les Mahorais à avoir confiance en eux, à ne plus avoir de complexes afin d'aller vers un renforcement des liens avec les autres îles de l'archipel. Mais la départementalisation doit aussi s'accompagner du respect des propositions mahoraises : « vous c'est vous, nous c'est nous ». M.M. (Témoignages)
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MAYOTTE |
Mouvements sociaux, Syndicalisme |
Mayotte : l’intersyndicale des instituteurs dénonce ''le mépris'' du vice-recteur
Vendredi 8 Mai 2009 |
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Dans un communiqué envoyé à la presse jeudi 7 mai, l’intersyndicale des enseignants du premier degré de l’Education nationale, formée de cinq syndicats, critique l’attitude du vice-recteur.
«Depuis le début du mois d’avril,
l’ensemble des organisations syndicales des enseignants du premier
degré a attiré l’attention du Vice Recteur sur l’éventualité
d’un mouvement de grève à Mayotte. Dans nos différents écrits,
l’intersyndicale des instituteurs et des professeurs des écoles
n’a eu de cesse de rappeler au Vice Recteur la loi d’août 2008
qui impose des négociations préalables avant tout mouvement de
grève. Le Vice Recteur affiche ostensiblement son mépris à l’égard
des enseignants du 1er degré, des
organisations syndicales qui les représentent ainsi que de la loi de
la République, en refusant d’ouvrir les négociations préalables
et pourtant obligatoires !!! » dénonce
l’intersyndicale dans un communiqué de presse daté du 7 mai.
Formée du SE, de SUD Education Mayotte, du SIMA
SNUDI FO, du SNUIPP Mayotte et du SE UNSA, l’intersyndicale affirme
ne réclamer pour l’heure « que l’ouverture des
négociations avec les autorités compétentes afin d’aborder et de
régler une fois pour toute l’égalité de traitement chez les
enseignants du 1er degré à Mayotte ».
Elle estime « avoir laissé suffisamment de temps à
l’administration pour trouver des solutions », regrette
« l’autisme flagrant du représentant du ministre de
l’éducation nationale à Mayotte », et attire
« l’attention de chacun sur l’imminence d’un mouvement
de grève dont les conséquences seront certainement néfastes ».
L’intersyndicale appelle à la grève le 13 mai. |
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MADAGASCAR |
Economie |
Madagascar : protocole d'accord avec des investisseurs saoudiens
Vendredi 8 Mai 2009 |
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Madagascar a signé ce jeudi un protocole d'accord avec un groupe d'investisseurs saoudiens qui pourraient injecter jusqu'à deux milliards de dollars dans le pays, a constaté l'AFP.
Monja Roindefo, premier ministre malgache de la
Haute Autorité de transition (HAT) et Sheikh Nasser bin Abdulaziz
al-Mushaigheh, présenté comme président de l\'Union des
investisseurs saoudiens, ont signé un document instituant \"une
coopération et dans certains cas un partenariat pour le commerce et
le développement économique de Madagascar\".
Les secteurs visés sont l\'agroalimentaire,
l\'énergie (pétrole et gaz), l\'électricité, le tourisme, les
infrastructures, le transport, l\'éducation et la formation.
\"Nous ne parlons pas encore de montant, mais
ce sera gros\", a déclaré à l\'AFP Sheikh Nasser.
\"Il y a une intention initiale d\'investir
deux milliards de dollars à Madagascar\", a avancé M.
Roindefo.
L\'Union des investisseurs saoudiens s\'est présentée
comme une organisation privée qui cherche à investir en Afrique.
\"Madagascar est proche des pays arabes, et
ils ont besoin de beaucoup de choses ici\", a expliqué le
responsable, qui assure ne pas s\'inquiéter de l\'instabilité du
pays, qui vit une crise politique depuis janvier.
Selon l\'entourage de la délégation arabe, des
cargaisons de farine, de sucre, de ciment et d\'huile de 25.000 tonnes
chacune devraient arriver dans l\'île d\'ici quelques semaines.
\"C\'est pour montrer notre bonne volonté, le
Sheikh était vraiment ravi depuis qu\'il est arrivé\", a assuré
à l\'AFP Amady Salimo, l\'un des conseiller de la délégation
saoudienne.
Les Saoudiens assurent pouvoir vendre 40% moins cher
que les tarifs locaux actuels. \"Ce n\'est pas un coup de baguette
magique, c\'est par rapport aux études que l\'on a fait\", a
expliqué M. Salimo.
\"Madagascar n\'entend pas donner de faveurs
spéciales (en terme de détaxation), (...) ils disent qu\'ils ont une
meilleure offre par rapport aux produits\", a confirmé M.
Roindefo.
\"Si les projets s\'insèrent dans un
développement durable respectant toutes les normes, il n\'y a pas
d\'ambition mal placée. Il y a une ambition mal placée si on veut
simplement acheter Madagascar et qu\'on laisse pour compte les
Malgaches\", a-t-il répondu face aux incertitudes entourant ces
investissements.
Des accords concrets, sous forme de prêts à l\'Etat
malgache ou d\'investissements directs, doivent être signé dans les
quatre prochains par les deux parties.
Plusieurs organisations internationales ont suspendu
Madagascar, où le président de la République Marc Ravalomanana a
été évincé du pouvoir au profit du régime de transition dirigé
par Andry Rajoelina.
(AFP) |
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MAURICE |
Sciences & Technologies |
L'association des télécommunications d’Afrique australe se réunit à l'Ile Maurice
Vendredi 8 Mai 2009 |
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Le ministre mauricien de l’Information et des Technologies de la communication, Asraf Dulull, a déploré en ouverture de la conférence de l’Association des télécommunications d’Afrique australe (SATA), que malgré les 50 millions d’utilisateurs d’Internet que compte l'Afrique, la pénétration de cet outil dans le continent soit estimé à seulement 5 pour cent, soit huit fois moins qu’en Europe.
Prenant la parole lors de la cérémonie d’ouverture
de la 29ème Conférence annuelle de la SATA à Pointe-aux-Piments,
au nord de l’île Maurice, M. Dulull a souligné que toutes les
opportunités offertes par les technologies de l’information et de
la communication (TIC) devraient être exploitées « si nous
voulons être compétitifs dans ce monde de l’information ».
Selon lui, les TIC doivent donc être exploitées,
adoptées et utilisées « à notre plus grand profit pour attirer
les investisseurs ».
Il a signalé que l’ambition pour son gouvernement
est de transformer l’île Maurice en une « cyber île » et
de faire des TIC le futur pilier de l’économie du pays.
« Nous avons très tôt compris que les TIC sont
indispensables pour le progrès socio-économique du pays. Les TIC,
tout en facilitant les affaires et la circulation de l’information
dans et en dehors du circuit économique, jouent aussi un rôle très
important dans la création directe d’emplois », a souligné
le ministre mauricien de l’Information.
« La croissance dans les échanges régionaux
par le biais des TIC permettra de réduire la pauvreté, de créer
plus de richesses et d’améliorer les conditions sociales des
populations », a-t-il ajouté.
Environ 60 délégués venus de plusieurs pays
d’Afrique prennent part à la conférence de la SATA qui va durer
jusqu’à vendredi, avec pour thème : « Les défis de la
synergie entre le fil et le sans-fil».
(PANA) |
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OCEAN INDIEN |
Ecologie - Environnement et ressources naturelles |
Le projet Réseau des Aires Marines Protégées des Pays de la COI progresse
Vendredi 8 Mai 2009 |
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Les îles de l’Océan Indien occidental (Comores, Madagascar, Maurice, Réunion et Seychelles) présentent des écosystèmes marins et côtiers d’une grande diversité biologique et d’une forte productivité, qui abritent des espèces menacées et contribuent aux revenus des populations côtières.
Le projet Réseau des Aires
Marines Protégées des Pays de la Commission
de l’océan Indien, initié en 2006, va bon train. Des
spécialistes en écologie marine travaillent sur l’identification
des aires de haute importance écologique et biologique pour la
conservation marine dans l’océan Indien.
L’identification de ces aires permettra de définir
une vision, ainsi qu’une stratégie commune pour la conservation de
la biodiversité et des ressources marines des pays de la COI.
Lors d’un premier atelier qui s’est tenu du 22
au 24 avril, 40 spécialistes en écologie marine de la région ont
conclut que les aires prioritaires seront identifiées sur les bases
de données environnementales, biologiques et socio-économiques.
Celles-ci seront analysées à l’aide d’outils informatiques de
modélisation et de planification de la conservation.
Ces résultats seront ensuite validés par des
experts, qui les présenteront ensuite lors d’un second atelier,
qui aura lieu en novembre prochain.
Pour rappel, le projet Réseau des Aires Marines
Protégées des Pays de la Commission de l’océan Indien (RAMP-COI)
a pour finalité la protection de l’écorégion marine des îles de
l’océan Indien occidental, comprenant les eaux des Comores, de
Madagascar, de Maurice, de la Réunion et des Seychelles.
RAMP-COI est financé par le Fond Français pour
l’Environnement Mondial (FFEM), le World Wildlife Fund (WWF) et le
ministère français des Affaires étrangères. Il est piloté par la
COI et mis en œuvre par WWF Madagascar/Western Indian Ocean
Programme Office. Sa durée est de 3 ans et son coût total de 1 944
000 €. Les financements proviennent du FFEM, de WWF, de CI et du
Ministère français des Affaires Etrangères.
Pour en savoir plus : Réseau
des Aires Marines protégées des pays de la COI.
(avec l\'Express.mu) |
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SEYCHELLES |
Transports |
Atterrissage d'urgence pour un avion d'Air Seychelles
Vendredi 8 Mai 2009 |
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Un avion de la compagnie aérienne Air Seychelles a été contraint de faire demi-tour et de se reposer en urgence sur l'aéroport international de Singapour quelques instants après son décollage.
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Un nouveau Boeing 767 pour Air Seychelles |
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Le nouveau Boeing 767 d'Air Seychelles est arrivé sur le tarmac de l'aéroport de l'île de Mahé le 29 avril dernier. L’Isle Of Bijoutier, en configuration « deux-classes », propose un total de 213 sièges, dix-huit en classe Pearl et 195 en classe Économique. « En tant que transporteur national des Seychelles, nous nous concentrons sur le fait que le pays soit une destination des vacances à part entière et notre objectif premier est d’encourager l’industrie du tourisme nationale », a déclaré le Capitaine David Savy, directeur exécutif générale de la compagnie.
La compagnie nationale est maintenant en mesure d’étendre ses services régionaux et internationaux en proposant des vols charters ou des vols commerciaux organisés en dehors des lignes à horaires réguliers selon la demande des clients. |
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L\'avion, un Boeing 767-200, vol HM62, devait
effectuer la liaison entre l\'aéroport international Changi à
Singapour et l\'aéroport international de Victoria sur l\'Ile de Mahé
aux Seychelles. Il transportait 137 passagers. Il était au décollage
lorsque quelques observateurs ont remarqué que le réacteur gauche
de l\'appareil laissait apparaitre une lueur orange inhabituelle.
Certains témoignages de passagers parlent d\'étincelles sortant du
moteur. L\'avion à peine décollé, les pilotes ont immédiatement
demandé à se reposer.
L\'atterrissage s\'est déroulé sans autre incident
et il n\'y a pas eu de blessés. Les passagers ont été débarqués
dans le calme et transférés dans le terminal en attendant que la
compagnie aérienne trouve une solution pour les transporter à
destination.
D\'autres témoignages indiquent que l\'appareil se
serait aligné une première fois avant de revenir aux parkings en
raison de problèmes techniques.
Les 137 passagers et les 9 membres d’équipage
sont rentrés aux Seychelles, jeudi à 14h30 à bord d’un autre
transporteur, un B767-200, dépêché par la compagnie aérienne Air
Seychelles à l’aéroport international de Singapour.
Selon Air Seychelles, tout est rentré dans l’ordre
avec l’arrivée des passagers à l’aéroport de Mahé. Quant à
l’avion sur lequel ont eu lieu ces incidents, il est toujours à
l’aéroport Changi à Singapour, en attente d\'inspection. La nature
exacte de l\'anomalie n\'est pas encore connue.
E.T. avec la presse en ligne |
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SEYCHELLES |
Santé |
Grippe porcine: quatre cas suspects aux Seychelles
Vendredi 8 Mai 2009 |
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L'organisation mondiale de la Santé (OMS) a recensé cinq nouveaux cas suspects de grippe porcine en Afrique, qui sont en cours d'analyse, a indiqué jeudi au cours d'une conférence de presse à Addis Abeba, le directeur Afrique de l'OMS, Luis Sambo.
Au total, l\'OMS a recensé 12 cas suspects de grippe
porcine sur le continent africain.
\"Cinq d\'entre eux sont en attente de
résultat et sont actuellement en train d\'être analysés. Un vient
du Bénin, les quatre autres des Seychelles\", a indiqué M.
Sambo.
\"Pour le moment, il n\'y a aucun cas confirmé
en Afrique\", a-t-il ajouté en marge d\'une réunion des
ministres de la Santé africains dans le cadre de l\'Union Africaine
(UA).
Plusieurs cas suspects au Bénin, Kenya et en
Afrique du Sud se sont révélés négatifs ces derniers jours au
virus H1N1.
Dans son dernier bilan publié mercredi soir, l\'OMS
fait état de 31 morts sur 1.893 cas diagnostiqués dans 23 pays, le
Mexique, les Etats-Unis et le Canada étant les plus affectés.
(AFP) |
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SEYCHELLES |
Terrorisme - Piraterie - Sécurité |
Trois pirates présumés arrêtés par les Seychelles
Jeudi 7 Mai 2009 |
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Un navire des garde-côtes des Seychelles a arrêté samedi trois pirates présumés dans les eaux de cet archipel de l'Océan Indien, a annoncé dimanche la radio-télévision locale.
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Depuis son arrivée sur la zone, il y a quelques semaines, la frégate Nivôse a déjà plusieurs succès à son actif dans le cadre de l'opération internationale de lutte contre la piraterie, "Atalante". |
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Piraterie : la Russie propose la création d'un tribunal international |
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Le président russe Medvedev a appelé hier, 5 mai, à la création d’un tribunal international pour juger les pirates. |
Il a également appelé à la tenue d’une conférence internationale sur ce sujet.
Le ministère français des affaires étrangères à réagit à cette proposition en rappelant l'engagement de la France dans la lutte contre la piraterie maritime.
« La France contribue à la réponse à ce phénomène [...] de trois façons. D’abord sur le plan militaire, en fournissant, et en étant à l’initiative des premières présences de patrouilles maritimes pour les bateaux du Programme alimentaire mondial ainsi qu’avec l’opération Atalante une initiative conjointe franco-espagnole ; sur le plan politique, en travaillant à l’adoption de plusieurs résolutions au Conseil de sécurité des Nations unies ; enfin en disant, notamment en ce qui concerne la piraterie au large de la Somalie et dans le golfe d’Aden, qu’une action en Somalie même est nécessaire ».
Il a également rappelé que la France s'était prononcée pour « le renforcement des capacités de sécurité somaliennes et de l’AMISOM » il y a dix jours lors d’une conférence organisée à Bruxelles pour l’aide à la Somalie.
Enfin, pour Paris, « le fait que la Russie participe au dispositif général de lutte contre la piraterie maritime est un point positif. Les propositions de création d’une juridiction internationale sur ce sujet doivent être examinées, il s’agit de propositions sérieuses venant d’un pays important sur la scène internationale ». |
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Selon la Seychelles Broadcasting Corporation, les
trois hommes étaient attendus dimanche soir à bord de l\'Andromache.
Le ministère français de la Défense a de son côté
indiqué dimanche que ces trois pirates présumés avaient auparavant
été capturés jeudi au large de la Somalie par la frégate de
surveillance Nivôse, avant d\'être relâchés faute de preuves.
La frégate Nivôse avait intercepté ces trois
hommes dans la Zone
économique exclusive (ZEE) des Seychelles à bord d\'une
embarcation soupçonnée d\'être le \"bateau-mère\" de
pirates.
Le commandant Christophe Prazuck, porte-parole de
l\'état-major des armées françaises, a indiqué dimanche que ce
bateau de pêche d\'une dizaine de mètres était chargé de 13 fûts
de fioul, d\'eau et d\'huile mais ne transportait pas d\'armes. Les
pirates se servent souvent de ce type de navire pour ravitailler en
carburant ou remorquer leurs vedettes rapides.
Après un interrogatoire par les militaires
français, les trois hommes avaient été remis à bord de leur
bateau vendredi avec des vivres et des médicaments. Il était prévu
qu\'ils soient ensuite pris en charge par un patrouilleur seychellois.
Le 15 avril dernier, la frégate Nivôse
participant à la force européenne antipiraterie Atalante
avait intercepté
11 pirates qui venaient d\'attaquer un navire de commerce au large
de la Somalie. Le bâtiment français a depuis remis ces pirates aux
autorités kenyanes qui ont accepté de les juger. Le 3 mai 2009 au matin, la frégate Nivôse, opérant dans la cadre de l’opération européenne Atalante, a intercepté 11 pirates et leurs embarcations qui avaient été repérés la veille par l’avion de patrouille maritime espagnol P3 Orion. L’opération a eu lieu à plus de 500 nautiques (900 km) à l’est de Mombasa.
(AP) La piraterie dans l\'Océan Indien
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