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La lettre de Malango
N°
116
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Vendredi 15 Mai 2009
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" La Lettre de Malango"
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MAYOTTE |
Mouvements sociaux, Syndicalisme |
Mayotte : les instituteurs iront défendre leur cause à Paris
Vendredi 15 Mai 2009 |
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Après deux jours de grève des enseignants du 1er degré de l’Education nationale, mercredi et jeudi, l’intersyndicale a décidé de ne pas reconduire le mouvement et d’aller plaider sa cause auprès du gouvernement, à Paris.
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Le SAEM veut la préférence locale |
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Dans un communiqué de presse datant du 13 mai, le Syndicat autonome des enseignants de Mayotte (SAEM), qui n’a pas appelé au mouvement de grève des 13 et 14 mai, dénonce les conditions d’admission au concours externe du corps des instituteurs recrutés à Mayotte. « Depuis 2005, (…) la présence des Maorais dans les locaux de l'Institut de Formation des Maîtres se fait de plus en plus rare. En effet, le record du nombre de candidats Maorais reçus à ce concours date de 2008 avec 8 admis sur 40 postes ouverts », regrette le syndicat, qui évoque « une situation catastrophique ». Le SAEM revendique la mise en place d’un système de « préférence locale » pour le recrutement des instituteurs d’Etat recrutés à Mayotte. |
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Après deux jours de grève, mercredi 13 et jeudi 14
mai, l’intersyndicale formée de cinq formations représentant les
instituteurs de Mayotte (SE, SUD Education Mayotte, SIMA SNUDI FO,
SNUIPP Mayotte et SE UNSA) a décidé de ne pas reconduire le
mouvement. « La mobilisation, de l’ordre de 40 à 50%, a été
plutôt bonne. Mais cela ne sert à rien de la poursuivre
aujourd’hui », indiquait jeudi 14 mai Rivomalala
Rakotondravelo, secrétaire général du Syndicat des enseignants.
L’intersyndicale juge désormais plus opportun d’envoyer « une
délégation de deux à trois personnes » à Paris, afin d’y
plaider directement la cause des instituteurs auprès du ministère
de l’Education nationale. « Cette délégation partira dans
les jours prochains », a annoncé M. Rakotondravelo.
Dans un communiqué de presse diffusé le 14 mai,
l’intersyndicale déplore le fait qu’« après un mois
d’attente d’ouverture de négociation » et deux jours de
grève, « la seule réponse du vice-recteur aux enseignants
reste : ‘je ne peux pas négocier’. Face à
cette indifférence et ce mépris, nous demandons ce jour une
audience au ministre et l’envoie d’une personne compétente sur
le territoire de Mayotte pour négocier avec les représentants des
enseignants ».
« Le préfet a refusé de nous rencontrer, et
le vice-recteur s’est déclaré incompétent en la matière »,
indique M. Rakotondravelo, déçu. Quant aux élus, « nous
n’avons pas cherché à les rencontrer ».
Au retour de la délégation, une assemblée
générale sera organisée le 30 mai au Conseil général. Il sera
alors fait un rapport des rencontres parisiennes et les enseignants
décideront de la reconduite ou non de leur mouvement. « Les
grévistes sont prêts à continuer », estime le secrétaire
général du SE.
L’intersyndicale affirme ne réclamer « que
l’ouverture des négociations avec les autorités compétentes afin
d’aborder et de régler une fois pour toute l’égalité de
traitement chez les enseignants du 1er degré à
Mayotte ». Les revendications quant à l’intégration, le cas
des contractuels et les conditions de travail sont les mêmes qui
avaient provoqué un mouvement de grève de quatre mois en 2007.
RC |
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MAYOTTE |
Mouvements sociaux, Syndicalisme |
Mayotte : les agents du Comité du tourisme en grève illimitée
Lundi 11 Mai 2009 |
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La moitié des agents du Comité départemental du tourisme de Mayotte ont entamé un mouvement de grève illimité, lundi 11 mai. Ils veulent éviter les licenciements annoncés.
Près de la moitié de la trentaine d'agents du Comité départemental du tourisme de Mayotte (CDTM) ont entamé un mouvement de grève illimité, lundi 11 mai, à l'appel du syndicat UTFO. Lancé le 22 avril, le préavis de grève pour le 29 avait été repoussé après l'ouverture des discussions entre la direction et les agents. « Le 29, nous nous étions entendus sur un certain nombre de points. La direction s'était notamment engagée à ne licencier personne. Mais lorsque le protocole d'accord nous est parvenu, nous avons indiqué que nous ne pouvions le signer car il ne correspond pas à nos revendications », indiquait lundi soir Véronique Savaranin, déléguée syndicale UTFO au CDTM. « De nombreux doutes planent sur d'éventuels licenciements. Nous demandons à ce que tout soit fait pour éviter ces licenciements annoncés », continuait-elle. Malgré les assurances de la direction, les inquiétudes sont nombreuses. « Les salaires tombent de plus en plus tard. Ce lundi, ceux qui ne sont pas à la BFC n'ont toujours pas été payés. » D'autre part, « on ne voit pas comment le comité pourrait arriver à boucler cette année sans une nouvelle subvention du Conseil général. » Alors que le CDTM devait toucher une subvention de 2,5 millions d'euros en 2009, le Conseil général ne lui en a alloué qu'1,5 - ce alors que le président du CDTM, M. Chanfi, est le deuxième vice-président de la collectivité départementale. Les grévistes manifestent également contre l'ambiance « malsaine » et « les menaces » qui planeraient sur les salariés depuis plusieurs mois. « Notre objectif est avant tout d'informer les médias et les membres du Conseil d'administration sur ce qu'il se passe au comité du tourisme », indiquait un gréviste lundi. « Nous sommes sans cesse sous pression. Ceux qui ne plaisent pas à la direction reçoivent des menaces ». Le grève devrait se poursuivre ce mardi 12 mai. Les agents envisageaient lundi soir de se rendre au Conseil général pour y rencontrer le président, Ahmed Attoumani Douchina. RC
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MAYOTTE |
Mouvements sociaux, Syndicalisme |
Mayotte : les négociations dans « l’impasse » au Comité du tourisme
Vendredi 15 Mai 2009 |
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La moitié des agents du Comité départemental du tourisme de Mayotte ont décidé jeudi 14 mai de poursuivre leur mouvement de grève entamé le 11. Les négociations sont dans l’impasse.
14 des 28 agents du Comité départemental du
tourisme de Mayotte (CDTM) devraient entamer ce vendredi 15 mai leur
cinquième jour de grève. « Les négociations sont dans
l’impasse. Le président du Comité refuse de nous rencontrer. Ces
derniers jours, aucune rencontre n’a été organisée avec la
direction. Nos demandes d’ouverture de négociations sont restées
lettres mortes », dénonçait jeudi 14 mai Véronique
Saravanin, délégué syndicale UTFO du personnel.
Selon elle, le secrétaire général de l’UTFO a
envoyé des demandes écrites très officielles pour que la direction
accepte enfin de négocier avec les grévistes.
Mercredi, ces derniers ont rencontré un inspecteur
du travail, qui aurait selon eux appelé la direction pour lui
rappeler ses obligations en matière de dialogue social et
d’élections syndicales.
Si rien n’a avancé lundi 18 mai, les grévistes
envisagent de demander au président du Conseil général - qui
finance presque entièrement le CDTM - de prendre en main les
négociations.
Agents et direction ne s’entendent pas sur les
termes du protocole d’accord qu’ils avaient négocié fin avril.
Les agents craignent une vague de licenciements, alors que la
situation financière de l’association est critique. Alors
que le CDTM devait toucher une subvention de 2,5 millions d’euros
en 2009, le Conseil général ne lui en a alloué qu’1,5 million.
« De nombreux doutes planent sur d’éventuels licenciements.
Nous demandons à ce que tout soit fait pour éviter ces
licenciements annoncés », indiqueladéléguée syndicale.
RC |
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MAYOTTE |
Mouvements sociaux, Syndicalisme |
Mayotte : les agents de Total en grève le 18 mai
Vendredi 15 Mai 2009 |
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Une intersyndicale formée par la Cisma-CFDT et la CGT-Ma représentant les agents de Total Mayotte a lancé un préavis de grève illimitée pour le 18 mai.
Les agents de Total Mayotte sont appelés à entamer
un mouvement de grève illimitée lundi 18 mai. L’intersyndicale
Cisma-CFDT et CGT-Ma exige l’ouverture de « véritables
négociations, dans les meilleurs délais » autour d’une
dizaine de points. Les revendications, nombreuses, touchent à la
rémunération des agents (rémunération d’un 13ème
mois intégré au salaire, prime d’intéressement, généralisation
du prime panier, taux de rémunération des jours fériés
travaillés), à l‘organisation interne (mise en place de fiches de
postes, récapitulatif du formulaire du bulletin de paye) et à ce
que l‘intersyndicale nomme des « harcèlements moraux »
(« accusations sans preuves, mutations arbitraires »).
Les syndicats réclament également l’application de la Convention
collective nationale du pétrole. |
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MAYOTTE |
Culture |
Mayotte : Tiken Jah Fakoly, le reggaeman qui défend encore des causes
Vendredi 15 Mai 2009 |
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En tournée africaine depuis quelques semaines, le chanteur ivoirien Tiken Jah Fakoly, va reposer ses dreadlocks à Mayotte ce week-end au plateau polyvalent de Tsimkoura.
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Le Jah Marley Festival, un rendez-vous devenu incontournable pour les amateurs du genre. |
Comme chaque année depuis plus de dix ans au mois
de mai, Mayotte va célébrer la disparition du pape du reggae, Bob
Marley. Une nouvelle occasion pour les mahorais de se réunir autour
de la musique la plus prisée à Mayotte après le m\'godro.
Tiken Jah Fakoly est de ces artistes qui n\'ont pas
oublié que la musique n\'est pas qu\'un outil à se trémousser. Lors
de son passage la semaine dernière à Maurice, il rappelait que,
pour lui, « le reggae est une musique qui est en mission ».
« C’est vrai qu’on aurait pu que chanter. Mais chanter
et accompagner les textes d’actes concrets, c’est quelque chose
qui mérite d’être salué» ajoutait-il.
Son passge à Maurice lui a donné l\'occasion
d’allumer la première bougie du AIDS Candlelight Memorial 2009 –
qui est avant tout un hommage rendu à toutes les victimes du Sida
qui ne sont plus de ce monde.
«A nos frères qui sont malades, je voudrais
leur dire que nous sommes ensemble. Ils ont besoin de notre soutien.
Il est important qu’on soit avec eux tous les jours. C’est une
maladie comme le paludisme ou encore le maux de tête. Sauf que pour
le VIH-Sida, il n’y a pas beaucoup de médicaments. Ça ne sert à
rien de rejeter les gens qui sont atteints de cette maladie. Ce sont
nos frères, ce sont nos sœurs», soutient Tiken Jah Fakoly dans
les colonnes de l\'Express Maurice.
Au-delà de son message sur l’arrêt de la
stigmatisation des victimes du Sida, le reggaeman ivoirien a aussi
mis l’accent sur l’importance de l’éducation au développement
du pays et de l’Afrique en général.
«Nous sommes actuellement en tournée en
Afrique. Et j’ai décidé que tous les bénéfices des concerts
donnés en Afrique en 2009 seront utilisés pour la construction des
écoles et la promotion de l’éducation sur le Continent.
L’éducation c’est la lumière. L’éducation, c’est la base
du développement ».
Une attitude qui tranche avec celle d\'autres
porteurs de dreads. On se souvient du passage de la star du reggae
sud-africain, Lucky Dube en 2000 au stade de Cavani. RFO avait alors
dû batailler ferme pour être autorisé à filmer un unique morceau
qui leur fût imposé par son staff alors qu\'il exigeait plusieurs
dizaines de milliers de francs de l\'époque pour avoir l\'honneur de
le filmer. Paix à son âme : il a été assassiné en octobre 2007.
Le fine fleur de la musique mahoraise sera également
invitée à monter sur scène en première partie de ces deux
concerts, même si tous les groupes présents n\'ont pas l\'estampille
« reggae », de Lathéral à Babadi en passant par Daddy
Happy et Combo, sans oublier l\'inévitable Bob Dahilou.
Il fût un temps, d\'ailleurs, où les reggaemen
mahorais défendaient également des causes. En 1999, par exemple,
quand ils s\'étaient mobilisés pour envoyer un container de
nourriture à leurs frères anjouanais en butte à une énième crise
politique et que l\'île était sous embargo.
Les causes passent, la musique reste.
E.T.
Vendredi 15 mai : Mwalim Klan, Wabani Spirit, Lathéral,
Babadi, Diho, Tiken Jah Fakoly
Samedi 16 mai : Rétrospective vidéo 2006 Steel Pulse,
Zaza Machachar, Maître Jimmy, Bob Dahilou, Combo, Babadi, Daddy
Happy. |
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COMORES |
Politique |
Pour le parti Ridja le référendum du 17 mai prochain est une « mascarade »
Mercredi 13 Mai 2009 |
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Le parti Ridja qui milite pour le boycott du référendum sur la révision constitutionnelle du 17 mai prochain, a réuni ses partisans hier en fin d’après midi dans la capitale.
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Saïd Larifou s'adressant la foule, encadré de ses "gardes du corps". |
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Larifou sous le coup d’un mandat d’arrêt |
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Dans son discours le leader du parti Ridja, Saïd Larifou entouré de quelques gardes du corps probablement engagés pour la circonstance, a dénoncé les actes d’intimidations et arrestations dont seraient victimes les partisans du boycott.
Il est vrai que depuis le début de la campagne, il y a eu des interpellations des partisans du boycott, mais ceux-ci ont été libérés quelques heures après. Lors du rassemblement d’hier, un orateur visiblement très inquiet lançait sans cesse à l’assistance que le leader du parti Ridja pourrait être arrêté d’une minute à l’autre mais que le combat continuerait.
Pendant ce temps, un car de la gendarmerie nationale était garé de l’autre côté de la route sans qu’on sache pour quel motif.
« Je suis sous le coup d’un mandat d’arrêt », a lancé Saïd Larifou à ses partisans. « Qu’ils viennent m’arrêter ici, vous serez témoins », a-t-il encore déclaré la voix presque tremblante. A la fin du meeting, il s’est vite engouffré dans une voiture entouré toujours de ses gardes du corps et puis ils ont foncé à toute allure vers le nord-ouest de la capitale. |
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Ils étaient près d’un millier à avoir répondu
à l’appel de ce parti d’opposition. « Le parti Ridja
dit non au coup d’Etat institutionnel de Sambi »,
pouvait-on lire sur une des banderoles. Il s’agit du premier grand
rassemblement du camp du boycott.
En effet, alors que les partisans du « Oui »
occupent le terrain pour mobiliser et sensibiliser les électeurs sur
le bien fondé de leur projet, dans le camp adverse la mobilisation
reste très faible. Les seules actions du camp du boycott
enregistrées jusqu’ici sont les requêtes en annulation de la
procédure de révision constitutionnelle entamée par le président
de l’Union pour « non-conformité à la constitution du 23
décembre 2001 » introduites à la cour constitutionnelle
par le président de l’île autonome de Ngazidja et le parti Ridja.
Des requêtes sur lesquelles la haute juridiction
s’est déclarée incompétente à statuer. « Nous verrons
bien s’ils seront incompétents de déclarer les résultats du
référendum », a ironisé l’ancien ministre Mohamed Ali
Mdjassiri, l’un des orateurs lors du grand rassemblement du parti
Ridja.
« C’est une mascarade qui sera organisé
le dimanche 17 mai prochain », a déclaré le leader du
parti Ridja. « Restez chez vous dimanche, il n’y aura pas
de référendum dans ce pays », a-t-il encore lancé à
l’assistance. Les responsables du parti Ridja ont auparavant tenu à
brosser un tableau de la situation socio-économique du pays. « Les
fonctionnaires enregistrent sept mois d’arriérés de salaires et
les prix des denrées alimentaires sont en hausse », a
dénoncé l’ancien député Chadhouli Abdou.
« Les passeports ainsi que la nationalité
comorienne sont vendu à la mafia », a assené pour sa part
le leader du parti Ridja sans plus de précisions. Pour Me
Saïd Larifou, « Qu’il le veuille ou non, Sambi partira au
terme de son mandat c\'est-à-dire dans neuf mois ». Et
d’ajouter « le parti Ridja ainsi que tous les partis
d’opposition demandons la mise en place d’une commission chargée
de l’organisation des élections présidentielles de 2010 ».
Continuant sur cette lancée, Larifou a invité ses
partisans à se réunir mercredi prochain sur la place Ajao avant de
se diriger vers la cour constitutionnelle pour y déposer une requête
demandant la mise en place de cette structure.
« A partir de mercredi nous allons entamer
« une marche verte » qui ne s’arrêtera qu’en 2010
avec la tournante mohélienne », a-t-il confié. Faissoili Abdou
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MADAGASCAR |
Politique |
Madagascar : Ravalomanana de retour "dans quelques semaines peut-être"
Vendredi 15 Mai 2009 |
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Le président évincé malgache Marc Ravalomanana a déclaré qu'il rentrerait dans son pays "dans quelques semaines peut-être", soulignant qu'il était toujours le "seul" président de Madagascar et était "ouvert" au dialogue avec son adversaire, Andry Rajoelina.
\"Je souhaite l\'appui de la communauté internationale et
rentrer à Madagascar le plus tôt possible\", a déclaré
jeudi M. Ravalomanana sur Radio France Internationale (RFI), ajoutant
aussitôt: \"Je vais rentrer dans quelques semaines
peut-être\".
La Communauté de développement d\'Afrique australe (SADC) a nommé
lundi un envoyé spécial pour Madagascar, afin de \"permettre
le retour pacifique du président évincé et l\'organisation
d\'élections\".
L\'ex-chef d\'Etat, réfugié en Afrique du sud, a réaffirmé qu\'il
n\'avait \"pas perdu le pouvoir\" mais effectué un
\"transfert de pouvoir aux militaires les plus gradés\"
après avoir été forcé à signer une ordonnance.
\"C\'est une ordonnance qu\'on m\'a forcé de faire sinon je
risquais ma vie et celle de ma famille. J\'ai évité le bain de sang.
Je suis toujours président de la République malgache, et il n\'y a
qu\'un seul président à Madagascar élu démocratiquement, c\'est
moi\", a-t-il dit.
(AFP) |
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MADAGASCAR |
Politique |
Madagascar: Rajoelina ne serait pas candidat à la présidentielle
Mercredi 13 Mai 2009 |
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Le chef de la transition à Madagascar, Andry Rajoelina, a annoncé mardi à des diplomates "qu'il ne se présenterait pas" à l'élection présidentielle que son régime a promis d'organiser, a indiqué mardi une source diplomatique française. \"Andry Rajoelina
a annoncé mardi à la communauté diplomatique qu\'il ne se présenterait
pas à la prochaine élection présidentielle,\" a déclaré cette source à
des journalistes à Paris. Des responsables de l\'Union africaine
(UA) avaient annoncé fin avril que le régime de transition malgache
d\'Andry Rajoelina était prêt à organiser des élections avant la fin
2009, à l\'issue d\'une réunion du conseil consultatif de la communauté
internationale sur Madagascar. Après leur arrivée au pouvoir en
mars, les nouvelles autorités malgaches avaient fixé la date de la
prochaine présidentielle à 2010, suscitant les critiques du Conseil de
sécurité de l\'Onu Lâché par l\'armée et confronté à la pire crise
qu\'il ait connue depuis son arrivée à la tête du pays en 2002, le
président malgache Marc Ravalomanana avait remis ses pouvoirs le 17
mars à un directoire militaire, qui les avait immédiatement transférés
à Andry Rajoelina, alors chef de l\'opposition. (AFP)
Selon la constitution malgache, l\'âge minimum des candidats à la présidence est de 40 ans. Andry Rajoelina n\'en a que 34.
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MADAGASCAR |
Médias, Information |
Madagascar : arrestation d'un journaliste
Mardi 12 Mai 2009 |
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Le journaliste de la radio malgache Radio Mada, Evariste Ramanantsoavina, a été placé sous mandat de dépôt à Antananarivo.
Selon le ministre de la Communication sous le
gouvernement de transition Gilbert Raharizatovo qui s\'est exprimé
jeudi soir à la télévision nationale, Ramanantsoavina a été
arrêté seulement pour une simple enquête par la police, mais le
tribunal a décidé de l\'emprisonner pour incitation à la rébellion,
violation de la loi sur la communication et diffamation publique.
Le ministre a déclaré que Ramanantsoavina avait
clandestinement utilisé trois canaux différents, sans approbation
officiel.
Le président de l\'Ordre des journalistes de
Madagascar, Rufin Rakotomaharo, a condamné l\'arrestation de
Ramanantsoavina et a demandé sa libération, ainsi que Reporters
sans Frontières. |
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MAURICE |
Santé |
L'importation de porcs interdite à Maurice
Mardi 12 Mai 2009 |
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Le ministère mauricien de l'Agro-industrie a pris, vendredi, cinq mesures, dont l'interdiction, jusqu'à nouvel ordre, de l'importation des porcs dans l'île afin d'empêcher que la grippe "porcine" annoncée par l'Organisation mondiale de la santé n'y fasse son entrée, a appris la PANA de source sanitaire.
Un officiel du ministère a indiqué que ces mesures comprennent
aussi la sensibilisation du personnel vétérinaire, des visites
régulières aux porcheries afin de constater de visu les mesures
hygiéniques prises par les éleveurs pour prévenir la maladie, une
vigilance accrue au port et à l\'aéroport pour empêcher l\'entrée
illégale d\'animaux sur patte, de viande \"porcine\" et des
produits dérivés et la distribution de kits de diagnostics aux
éleveurs pour leur permettre de vérifier le niveau des anticorps
parmi le cheptel local.
\"Le comité national de surveillance de grippe aviaire se
réunira régulièrement pour suivre de près le problème de grippe
\"porcine\" et pour solliciter l\'aide de toutes les
institutions susceptibles d\'aider à un meilleur suivi de la
maladie\", a-t-il dit, ajoutant que les arrivées à l\'aéroport
et au port sont surveillées étroitement.
Une campagne de sensibilisation a été lancée auprès du public
et un stock additionnel de Tamiflu, de masques, de gants, de lunettes
protectrices et de ventilateurs a été constitué.
Par ailleurs, les gardes côtes contrôlent et dépistent les
navires entrant en rade et les yachts qui jettent l\'ancre dans
différents points autour de l\'île.
(PANA) |
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Outremer DOM TOM |
Société |
Outremer : mise en place du RSTA
Jeudi 14 Mai 2009 |
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Le revenu supplémentaire temporaire d’activité (RSTA) est mis en place dans les départements d'outre-mer et à Saint-Pierre et Miquelon à partir du 1er mars 2009.
«Cette mesure, le revenu supplémentaire
temporaire d’activité (RSTA), est une prestation attribuée au nom
de l’Etat et financée par l’Etat, de 100 € par mois, versée
aux salariés de Guadeloupe, de Martinique, de Guyane, de la Réunion,
de Saint Martin, de Saint Barthélémy et de Saint-Pierre et
Miquelon, ayant un revenu salarial inférieur ou égal à 1,4 SMIC
mensuel », indique le secrétariat d\'état à l\'outre-mer
dans un communiqué du 14 mai.
Ce dispositif, « à l’instar du revenu de
solidarité active (RSA) qui entre en vigueur le 1er juin 2009 en
métropole » a été créé « pour répondre à la
crise aux Antilles et à la demande d’augmentation de pouvoir
d’achat » et concerne les revenus les plus modestes.
Pour les dix mois de l’année 2009 durant lesquels
sera versé le RSTA, 233 M€ ont été inscrits au budget de l’Etat
pour financer cette nouvelle prestation qui bénéficiera \"à plus de
220 000 salariés ultramarins\".
Les services d\'Yves Jégo précisent que « les
premiers versements de cette prestation trimestrielle seront
effectués dès début juillet ».
« Le RSTA sera versé jusqu’au
déploiement du RSA dans ces territoires » qui interviendra
après sa mise en place au 1er juin en métropole.
Le secrétariat d\'état à l\'outre-mer rappelle
également que le RSA sera « mis en place ultérieurement
dans les départements d’outre-mer pour tenir compte des
dispositifs propres à ces territoires ». |
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Outremer DOM TOM |
Economie |
Le projet de loi sur le développement économique de l'outre-mer (Lodeom) est adopté
Jeudi 14 Mai 2009 |
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Le Parlement a définitivement adopté mercredi le projet de loi sur "le développement économique des outre-mer" (LODEOM), lors d'un ultime vote de l'Assemblée nationale. L\'adoption de ce texte, qui était en gestation
depuis plus de 18 mois, intervient alors que des états généraux de
l\'Outre-mer ont lieu jusqu\'à fin juillet dans les territoires
ultra-marins en l\'absence des collectifs ayant mené les grèves
générales en Guadeloupe, Martinique et à La Réunion.
Le président de la République Nicolas Sarkozy doit
se rendre d\'ici juillet aux Antilles. Il est également attendu à
Mayotte où son passage a été reporté à plusieurs reprises.
Les députés de la majorité (UMP et NC) ont voté
pour et les députés de gauche (PS et PCF) se sont abstenus, à
l\'exception de la députée PRG Christiane Taubira (Guyane), qui a
émis un vote négatif. Cette dernière a déclaré que ses collègues
PRG, Jeanny Marc (Guadeloupe) et Chantal Berthelot (Guyane), absentes
de l\'hémicycle au moment du vote, étaient elles aussi opposées au
texte.
Ce projet de loi, qualifié par tous les élus \"de
première étape\", est un mélange de mesures élaborées
depuis juin 2007 par les services des ministres de l\'Outre-mer
-Christian Estrosi puis Yves Jégo-, plusieurs fois remaniées, et de
mesures prises dans l\'urgence des crises sociales ultramarines du
début d\'année.
Sur le fond, l\'une des dispositions les plus
controversées du texte réoriente vers le logement social la
défiscalisation en matière de logement (avantages fiscaux aux
investisseurs achetant ou construisant des logements outre-mer
destinés à la location).
Par ailleurs, est également revue la réforme de la
continuité
territoriale (aide aux billets d\'avion), qui sera reprise en
mains par l\'Etat et soumise à condition de ressources.
Le texte prévoit une meilleure valorisation de
l\'électricité produite à partir de la biomasse, dont celle issue
de la canne à sucre (bagasse) et stipule que les langues créoles
\"font partie du patrimoine national\".
Autre aspect important, la création de \"zones
franches d\'activités\" à fortes réductions fiscales.
Plus anecdotique, les étrangers pourront désormais,
à l\'instar des unions expresses à Las Vegas (Etats-Unis), se marier
dans les collectivités d\'outre-mer, notamment en Polynésie et
Nouvelle-Calédonie, même s\'ils n\'y restent pas un mois, par
dérogation au code civil.
Selon M. Jégo, \"c\'est une mesure qui peut
sauver le tourisme en Polynésie\".
\"De la promulgation rapide de cette loi et
de la publication de ses décrets d\'application dépendent la relance
effective économique de l\'outre-mer\", a jugé René-Paul
Victoria, député UMP de la Réunion.
\"Nous nous abstiendrons, en vous demandant
d\'y voir le gage d\'une bonne volonté et le signe d\'une grande
vigilance\", a argumenté Victorin Lurel, le député PS de
Guadeloupe, à l\'adresse de M. Jégo.
Le député PS de Saint-Benoît (Réunion),
Jean-Claude Fruteau, a fait part de ses \"doutes et regrets\".
\"La réglementation (des prix) était impérative. Je déplore
cette occasion manquée\", a-t-il regretté.
Le texte issu de la Commission mixte paritaire (CMP,
7 députés, 7 sénateurs) avait déjà été adopté le 6 mai par le
Sénat.
Avec AFP |
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AFRIQUE DU SUD |
Politique |
Afrique du Sud : Zuma prête serment
Mardi 12 Mai 2009 |
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Jacob Zuma a prêté serment samedi vers midi pour devenir le quatrième président sud-africain, depuis la fin de l'apatheid dans cette ancienne colonie du Royaume Uni.
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Jacob Zuma, nouveau président de l'Afrique du Sud. |
Jacob Zuma a prêté serment samedi vers midi pour devenir le
quatrième président sud-africain, depuis la fin de l\'apatheid dans
cette ancienne colonie du Royaume Uni.
Lors d\'une cérémonie qui s\'est déroulée sous la présidence du
Président de la Cour constitutionnelle d\'Afrique du Sud, Pius Langa,
à Pretoria, M. Zuma s\'est engagé à \"observer et maintenir la
Constitution de la République\".
Il s\'est également engagé à \"protéger et promouvoir les
droits de tous les Sud-Africains\". (Xinua)
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AFRIQUE |
Sciences & Technologies |
Conférence panafricaine sur l'enseignement par le numérique
Vendredi 15 Mai 2009 |
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La Conférence eLearning Africa met en lumière l’importance des technologies de l’information et de la communication sur l’ensemble du secteur éducatif africain
En s’appuyant sur des exemples tirés de 60 pays,
la 4ème édition de la Conférence eLearning Africa , le plus grand
événement du continent africain consacré aux technologies de
l’apprentissage, montrera comment les technologies de l’information
et de la communication aideront l’Afrique à atteindre l’Objectif
du Millénaire d’une éducation pour tous.
La Conférence, qui se tiendra entre le 27 et le 29
mai à Dakar, au Sénégal, réunira ministres de l’éducation,
hauts responsables gouvernementaux, organisations non
gouvernementales, éducateurs scolaires ou universitaires, agences de
développement et cadres dirigeants [ La suite sur le site ... ] |
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KENYA |
Ecologie - Environnement et ressources naturelles |
109 kg d'ivoire saisis au nord du Kenya
Vendredi 15 Mai 2009 |
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Vingt neuf défenses d’éléphants et trois Kalachnikov ont été découvertes le 7 mai dernier à la suite d’un guet-apens préparé pendant trois mois dans la zone Est de Samburu au nord du Kenya, à 450 kilomètres de Nairobi.
Cette opération mise en place par les rangers du
Kenya Wildlife Service (KWS), les éclaireurs du Namunyak Wildlife
Conservation Trust (NWCT), et l’administration locale, a conduit à
l’arrestation de deux braconniers Somali kényans et d’une
personne originaire de la région. Huit autres braconniers se
seraient échappés.
“Certaines défenses semblent avoir été
sciées directement sur les éléphants,” constate Titus
Letaapo, du NWCT. « Les trois suspects ont été condamnés
par la justice mais libérés peu après avoir payé une amende [ La suite sur le site ... ] |
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