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La lettre de Malango N°12

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La lettre de Malango
12

Samedi 1 Mars 2008

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MAYOTTE Développement
Le PADD bientôt adopté Vendredi 29 Février 2008

Le président du Conseil général de Mayotte, Saïd Omar Oili, a tenu une conférence de presse jeudi 17 janvier pour évoquer le cas du Plan d'aménagement et de développement durable (PADD). Voté par les conseillers généraux en décembre 2004, ce document qui programme l'aménagement du territoire dans la prochaine décennie était jusqu'à présent resté bloqué au niveau des ministères, ce de manière assez incompréhensible. La situation a évolué depuis l'élection à la tête de la présidence française de Nicolas Sarkozy et la défaite du député UMP de Mayotte Mansour Kamardine, battu par Abdoulatifu Aly (MDM-Force de l'alternance) en juin dernier.

Saïd Omar Oili lors de sa conférence de presse, jeudi 17 janvier.

Mardi 15 janvier, Saïd Omar Oili a eu l'occasion de défendre ce document devant le Conseil d'Etat, qui l'a adopté à l'unanimité. Selon leprésident du Conseil général, "le Conseil d'Etat a reconnu la qualité du document et son équilibre entre le souci de développement de Mayotte, notamment dans le tourisme, et de conservations de ses atouts dans le respect de l'environnement. Le Conseil d'Etat a également reconnu qu'il était injuste que l'adoption du PADD ait été ainsi retardée par certains services de l'Etat. Il a précisé que nous avions, nous, fait notre travail, et que le problème venait des services de l'Etat, qui ont mis trois ans à s'en occuper." M.Oili s'en est ouvertement pris à la direction de l'Equipement, responsable selon lui de ce retard. Les réticences de certains services administratifs comme de certains élus politiques sont liées au fait que "le PADD est le symbole de la décentralisation", a-t-il ajouté. C'est aussi le symbole de la politique de Oili qui, à son arrivée à la tête de la collectivité en avril 2004, avait fait de ce document "[son] projet politique".

Malgré ces "multiples embûches", le document devrait être applicable dans les prochains jours. Il devrait permettre l'aménagement territorial qui était jusqu'à présent bloqué, notamment pour les communes qui devront à présent établir leur plan d'urbanisme en fonction du PADD. "Désormais, les élus vont pouvoir prendre en charge le développement de l'île", affirme M. Oili. Leur priorité sera de développer le tourisme. Dans ce sens, M. Oili a obtenu du Conseil d'Etat que neuf sites à vocation touristique bénéficient d'un statut particulier leur permettant d'échapper aux contraintes de la loi sur le littoral –qui interdit toute nouvelle construction en bord de mer hors zones urbaines et qui est applicable à Mayotte depuis deux ans. "Le Conseil d'Etat voulait en garder 5. Mais quand nous leur avons dit que l'île possède 140 plages et que nous ne demandions que 9 sites, ils ont accepté", indique le président. Désormais, les projets hôteliers bloqués par l'absence de PADD devraient donc pouvoir être enclenchés. Les sites sont : trois plages à Bouéni, deux à Mtsangamouji, une à Bambo Est, une à Mtsamboro, une à Mtsangabeach et enfin la plage du Pendu, à Mamoudzou.

RC

COMORES Défense - Conflits
Comores/Anjouan : vers un débarquement la semaine prochaine ? Vendredi 29 Février 2008

Alors que Mohamed Bacar a, selon Francisco Madeira et la présidence de l'Union des Comores, refusé les propositions de l'ultime médiation menée mercredi 27 février, les rumeurs d'un débarquement de l'armée comorienne enflent à Moroni.

L'armée nationale de développement (AND) a organisé ces derniers jours son transfert de Fomboni, la capitale de Mohéli, vers Itsamia, le site le plus proche d'Anjouan, sur la côte est de l'île. La Maison de la tortue, petite maison de deux pièces qui sert de base des activités associatives de ce petit village de quelques centaines d'âmes, a été réquisitionnée pour accueillir la base de commandement. "Ils ont apporté des installations électriques et radio et ont mis trois gardiens. Les chefs viennent presque tous les jours à Itsamia pour se réunir et préparer leur opération", indique un villageois, qui affirme que les habitants "commencent à en avoir marre de voir les militaires". "Ils nous ont dit qu'ils prenaient la Maison de la tortue pour 48 ou 72 heures, ça fait trois semaines qu'on ne peut plus y entrer et on n'a pas pu voir le match de la Coupe d'Afrique des Nations [début février, ndlr]. Maintenant quand on les voit on leur demande : 'Vous allez partir quand ?'" Les  soldats de l'AND sont arrivés au début du mois de février dans l'île.

Ce déménagement intervient alors qu'à Moroni, les rumeurs d'un débarquement imminent ont enflé ces derniers jours, après l'échec de la médiation menée par la France, les Etats-Unis, la Ligue des Etats arabes et l'Union africaine. Des sources diplomatiques affirment que l'assaut pourrait avoir lieu la semaine prochaine, après l'arrivée des troupes des pays africains.

Jeudi 28 février, l'Union africaine a fait savoir qu'elle enverrait des troupes dans les prochains jours aux Comores. La Tanzanie, le Soudan et le Sénégal se sont engagés à envoyer des soldats ; la Libye devrait soutenir l’armée comorienne au niveau logistique ; quant à la France, elle s’était proposée la semaine dernière d’acheminer les troupes africaines jusqu'à Moroni ou Mohéli –mais pas jusqu'à Anjouan.

"Dans quelques jours, on va commencer à voir nos soldats arriver ici à Moroni", a déclaré l'émissaire spécial de l'UA aux Comores, Francesco Madeira, mercredi soir à la radio nationale. "Nous voulons limiter au maximum les dégâts et les effets collatéraux et la souffrance de la population." Il n'est cependant pas impossible que cette déclaration s'inscrive dans la guerre de l'information que se livrent Sambi et Bacar depuis plusieurs mois, l'objectif pour le président de l'Union étant de pousser le colonel anjouanais à la démission.

VM
MAYOTTE Développement
Mayotte : le PADD adopté par les conseillers généraux Vendredi 29 Février 2008

Saïd Omar Oili, le président du Conseil général de Mayotte, avait fait du Plan d'aménagement et de développement durable (PADD) l'une de ses actions phares à la tête de la collectivité départementale. Vendredi 29 février, lors de la dernière séance plénière avant les élections cantonales des 9 et 16 mars dans lesquelles il remet en jeu son mandat, le PADD a été adopté par les quelques conseillers généraux présents. Non sans mal.

Hadadi Andjilani a remis en cause le fond du PADD. "Les maires ne sont pas d'accord avec tout ce que dit le PADD, les a-t-on consultés avant les modifications ?" a-t-il demandé.
Absentéisme
Cela n'a pas étonné grand monde. Soiderdine Madi, conseiller général (majorité) d'Acoua, l'a cependant regretté lors de la séance : seuls 10 élus sur 19 étaient présents vendredi. Il a également dénoncé l'absentéisme lors des commissions. "Depuis plusieurs semaines, la commission des appels d'offre n'a pas pu statuer faute du quorum atteint. C'est dommageable pour le développement de l'île." Si l'absentéisme des élus n'est pas un phénomène nouveau à Mayotte, il est exacerbé ces derniers temps par la prochaine élection. Dix des 19 conseillers généraux remettent en jeu leur mandat, et nombreux sont ceux qui ne sont pas sûrs d'être réélus.

Adopté dans un premier temps le 17 décembre 2004 par les conseillers généraux, au début de la présidence de Oili –il a succédé à Younoussa Bamana en avril 2004-, ce document indispensable à l'aménagement de l'île avait disparu dans les cartons ministériels jusqu'en septembre 2007. Visé depuis par les ministères concernés puis par le Conseil d'Etat (lire l'article "MAYOTTE Le PADD bientôt adopté")

), il devait être une nouvelle fois adopté par les élus avant d'être définitivement validé. Vendredi 29 février, dans un hémicycle à moitié plein –le quorum a été tout juste atteint avec seulement 10 élus sur 19, lire ci-contre-, les échanges concernant les dernières modifications apportées par le Conseil d'Etat et la préfecture de Mayotte ont été vifs, dépassant les clivages politiques.

Plusieurs élus, de la majorité comme de l'opposition, ont regretté le peu de temps accordé pour étudier les modifications apportées par la préfecture. "Nous sommes le 29 février, et on nous demande de voter des modifications qui nous ont été transmises par la préfecture le 28 février. Nous avons eu moins de 24 heures ! Moi, je n'ai pas eu le temps de les lire, et je ne veux pas être ridicule", s'est insurgé Fadhul Ahmed, conseiller général (UMP, opposition) de Pamandzi. Mhamadi Abdou, conseiller (MDM, majorité) de Bandraboua s'est également ému de ce manque de temps. "Encore une fois, on va prendre une décision sans vraiment savoir ce que l'on vote. On nous demande d'être d'accord, mais on ne sait pas vraiment ce que représentent ces modifications.  On ne peut pas décider aujourd'hui à bon escient". Et d'en rajouter une couche : "Je ne veux pas être inscrit au palmarès des élus qui auront pris une mauvaise décision !"

Après avoir lu les modifications –portant sur des points de détails- apportées par la préfecture, Saïd Omar Oili est monté au créneau pour défendre sa proposition. "Si on fait encore une révision, on va repousser l'adoption du PADD à des délais très longs. On va donc ralentir tout l'aménagement du territoire. Le Conseil d'Etat a approuvé le PADD, mais il nous a demandé de l'adapter aux nouvelles dispositions législatives, car depuis 2004 il y a eu des évolutions. Les modifications de la préfecture ne touchent pas au fond, mais seulement à la forme. Si on ne l'approuve pas aujourd'hui, il ne sera jamais approuvé !" Et de rappeler que sans PADD, les communes ne pourront mettre en place le Plan local d'urbanisme (PLU), outil essentiel au développement des communes.

Son directeur général des services, André Dorso, l'a soutenu en rappelant que "le Conseil d'Etat a accepté de réserver neuf sites pour des projets touristiques, alors qu'il en souhaitait cinq à la base. Mais en échange, il nous a demandé des modifications sur la forme. Si on ne le valide pas, les neuf sites [situés en bord de mer, ndlr] ne pourront être constructibles, car seul le PADD peut déroger à la loi du littoral." Mustoihi Mari, conseiller (MDM) de Bandrele et président du Comité du tourisme, a également soutenu son adoption, car "en attendant, certains projets touristiques sont bloqués".

Pour sa part, Hadadi Andjilani, conseiller (UMP) de Ouangani, a émis des réserves quant au fond du document. "Les maires ne sont pas d'accord avec tout ce que dit le PADD, les a-t-on consultés avant les modifications ?" a-t-il demandé. Fadhul a lui aussi rappelé les points de désaccord qui existent quant au document –notamment l'interdiction de construire de nouvelles routes dans les dix prochaines années. Ce à quoi le président de l'assemblée a rétorqué que "l'urgence, c'est d'adopter ce document. Après, on pourra toujours le modifier." Le document dans sa mouture finale a été adopté à 8 voix pour –il y a eu deux abstentions.

VM

MAYOTTE Mouvements sociaux, Syndicalisme
Education : le SE-CGTMa conteste les élections CAP Vendredi 29 Février 2008

Dans un communiqué envoyé à la presse jeudi 28 février, le Syndicat des enseignants (SE-CGTMa) conteste les élections CAP des instituteurs de la fonction publique de l’Etat recrutés à Mayotte et des Professeurs des écoles ainsi que celle des instituteurs de la Collectivité départementale de Mayotte (CDM).

Selon le syndicat mené par Rivomalala Rakotondravelo, "au vu des premiers éléments adressés par nos scrutateurs, le quorum n’a pas été atteint [dans les deux scrutins, CDM et Etat, ndlr]. Ceci vient certainement du fait que, contrairement aux fois précédentes, la journée n’était pas banalisée. Pire, contrairement à l’article 19 du décret n°82-451 du 28 mai 1982 relatif aux commissions administratives paritaires qui précise que "les opérations de vote se déroulent publiquement dans les locaux du travail et pendant les heures de services", les IEN, les conseillers pédagogiques et les directeurs d’école ont interdit les collègues d’aller voter pendant leur temps de service." Le syndicat soulève d'autres "anomalies" : "Plusieurs instituteurs ne figuraient pas sur les listes électorales" ; "les instituteurs n’ont pas été destinataires des listes des candidats ni des professions de foi" ; "personne n’a pu procéder au vote par correspondance". Le SE-CGTMa demande donc "l'organisation d'un nouveau scrutin".


MAYOTTE Mouvements sociaux, Syndicalisme
Mayotte : les postiers ont repris le travail Vendredi 29 Février 2008

Après huit semaines de grève, les postiers de Mayotte ont mis un terme mercredi 27 février à leur mouvement.

Ils ont repris le travail jeudi 28 février, après avoir trouvé un accord avec la direction. S'ils n'ont pas obtenu satisfaction sur les revendications à l'origine de leur grève –annulation du décret portant sur leur intégration dans la fonction publique et application à Mayotte de la prise ultra-marine-, ils ont négocié la mise en place d'une prime mensuelle de 100 euros qui sera rediscutée chaque année et sera indexée sur l'évolution des prix. Les grévistes, qui ont représenté pendant plusieurs semaines 52% des 160 agents de La Poste, ont également obtenu de la direction un échelonnement des retraits de salaires liés aux jours de grève.

Après deux mois de non-distribution du courrier dans les boîtes aux lettres (lire articles précédents), le stock à distribuer est important. La direction de La Poste a indiqué espérer un retour à la normale la semaine prochaine.


MAYOTTE Politique
Un mahorais à l'assaut d'un canton auvergnat Vendredi 29 Février 2008

Bourra Madi, candidat du FN à Yssingeaux.

Bourra Madi est candidat pour les cantonales à Yssingeaux, petite commune de la Haute-Loire en Auvergne. Originaire de Mayotte, il est depuis bientôt 7 ans installé dans le département de la Haute-Loire, où il préside l'Association des mahorais du Velay.

S'exprimant sur le site Zoom43, il raconte son parcours : "Géomètre de formation, je suis tombé amoureux de la « Haute-Loire aux quatre vents » [...] Parce que je sais combien cette terre regorge de richesses, j'ai eu naturellement envie de m'impliquer en faveur de son développement, et j'ai accepté d'être le suppléant de Pierre CHEYNET aux dernières élections législatives. Je poursuis aujourd'hui cet engagement pour la Haute-Loire et les français d'abord en me portant candidat sur le canton d'Yssingeaux".

Bourra Madi se présente sous l'étiquette "Front National"...



AFRIQUE DU SUD Relations internationales
Françafrique : la "rupture" promise par Sarkozy tarde à se concrétiser Vendredi 29 Février 2008

Les fossoyeurs de la "Françafrique" attendront encore un peu: neuf mois après son arrivée à l'Elysée, Nicolas Sarkozy entame mercredi sa deuxième tournée en Afrique sans avoir, selon ses détracteurs, définitivement rompu avec la politique décriée de ses prédécesseurs.

Avant son élection, le président avait multiplié les annonces d'un "partenariat rénové" avec le continent noir, enfin débarrassé "des réseaux d'un autre temps" ou des "scories du passé".

Mais ses premiers pas sur la scène africaine n'ont pas convaincu.

"Il a fait quelques gestes positifs en recevant la veuve du juge Borrel, assassiné à Djibouti, ou en évoquant à Lisbonne les "faiblesses ou les erreurs" de la France au Rwanda, mais la plupart des signaux n'ont pas été dans le bon sens", regrette Fabrice Tarrit, de l'association Survie.

Parmi ces signaux: la visite, dès sa première tournée africaine en juillet, au président gabonais Omar Bongo, doyen des chefs d'Etat du continent noir, "caricature des relations incestueuses de la France avec ses ex-colonies", selon Tarrit, et surtout le très controversé discours de Dakar.

"Ce discours a vraiment choqué partout en Afrique", juge l'universitaire et ex-Premier ministre centrafricain Jean-Paul Ngoupandé. "Il contenait des passages forts sur la dénonciation du colonialisme et la responsabilité des Africains, mais la phrase sur +l'homme africain (qui) n'est pas assez rentré dans l'histoire+ a tout gâché avec ses relents de XIXe siècle".

Au sein même du gouvernement, le secrétaire d'Etat à la Coopération Jean-Marie Bockel n'a pas caché en janvier qu'il regrettait que la "rupture" annoncée sur ce front par Nicolas Sarkozy "tarde à venir". L'ex-membre du PS avait prôné une "piqûre de rappel" pour "mettre nos principes en actes", notamment en exigeant de certains dirigeants africains "un engagement de transparence sur l'utilisation des matières premières".

"Le vieux système a déjà disparu", assure un diplomate français, "même si, c'est vrai, les clichés sur le pillage de l'Afrique par la France perdurent et qu'il reste des adhérences, comme Bongo, le Congolais Denis Sassou-Nguesso ou le Tchadien Idriss Deby".

Le Tchad justement où, début février, le soutien décisif en logistique et en renseignement apporté par Paris au président tchadien menacé par les rebelles, a ressuscité les clichés d'une France "gendarme de l'Afrique".

"Le Tchad était un test grandeur nature de la rupture annoncée, ce ne fut qu'une énorme occasion gâchée", déplore Fabrice Tarrit. "Une fois encore, la France a contribué, en soutenant un régime criminel, illégitime et corrompu, au nom de la stabilité, à perpétuer l'instabilité pour des années".

Pourtant, l'armée française s'est cette fois bien gardée d'intervenir directement, préférant se retrancher derrière le droit international.

"Nous ne voulons plus agir seuls en Afrique, mais avec les Européens et les Africains", assure un diplomate. "Il y a aura donc une remise à plat de la question des accords de défense et de nos bases militaires", ajoute-t-il, "mais sans tout jeter aux orties. La rupture, non, la modernisation, oui". "Nous jugerons sur pièces", répond le très sceptique Fabrice Tarrit, "mais la France doit changer maintenant si elle veut régler son problème de désamour en Afrique et éviter de futurs drames". "Pour améliorer leur image en Afrique, la France et l'Europe doivent passer à l'acte en traitant enfin nos Etats comme des partenaires économiques normaux", abonde Jean-Paul Ngoupandé. "Il y a des Etats corrompus sur notre continent, c'est vrai, mais il y en a aussi qui ont fait de gros progrès. Les Africains veulent être traités comme les autres".


(AFP)
MADAGASCAR Tourisme
A Madagascar, plus d’un touriste sur deux est Français Vendredi 29 Février 2008

En 2007, 58 % des 344 000 touristes arrivés à Madagascar étaient français.

On explique cette préférence par le lien historique qui existe entre les deux pays. L'usage relativement répandu du français à Madagascar n'est sans doute pas étranger à cette affection des français pour l'Ile Rouge.

Les Suisses, également francophones, arrivent en deuxième position avec 11 %, viennent ensuite les Italiens avec 5 %, et les Allemands (3 %). Les 15 % restants appartiennent à diverses nationalités : américaine, espagnole et japonaise.

Selon les chiffres du ministère malgache du Tourisme, 55 % des visiteurs viennent pour découvrir les richesses naturelles de Madagascar, 19 % pour profiter du soleil et de la plage, 15 % pour la découverte culturelle et 8 % viennent pour des activités sportives.

Le sud de l'Ile est la principale destination choisie. L'existence de plusieurs sites, notamment le parc de l'Isalo, sur cet axe en est l'explication principale, mais le soleil et les fameuses plages de l'Ifaty sont autant d'attractions à Toliara. Près de 20 % des touristes vont vers le nord, principalement à Nosy Be. Tandis que 19,3 % d'entre eux se dirigent à l'est.

E.T. avec l'Express de Madagascar

MADAGASCAR Météo, Climat, Catastrophes naturelles
Madagascar appelle à l’aide Vendredi 29 Février 2008

83 morts, 177 disparus, 580 blessés, 187 000 sans-abri, 322 000 sinistrés, le bilan du passage du cyclone Ivan sur la Grande Île ne cesse de s’alourdir deux semaines après la catastrophe. Plus que jamais, l’appel à la solidarité est lancé.

Les chiffres ont mis longtemps à remonter. La faute à des évaluations rendues difficiles par des télécommunications déficientes et des réseaux routiers gravement endommagés. Deux semaines après le passage du cyclone tropical intense Ivan sur Madagascar, le pays commence à peine à réaliser l’ampleur du désastre. 83 morts, 177 disparus, 580 blessés, 187 000 sans-abri, 322 000 sinistrés, voilà pour le dernier bilan humain communiqué hier soir par le bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC). Il s’est brutalement alourdi en raison de l’arrivée tardive d’informations provenant de la région d’Atsinanana (sud-est de la Grande-Île). Côté matériel, on compte 132 000 cases d’habitations endommagées, plus de 1 860 infrastructures diverses détruites, dont des routes, des écoles, des hôpitaux, des marchés, des bureaux administratifs, des réseaux de télécommunication.

Le secteur agricole a également beaucoup souffert : 47 300 hectares de rizières inondées, 134 000 hectares d’autres cultures vivrières également détruits ou inondés. Désormais, c’est le spectre de la malnutrition et des épidémies qui plane sur une Grande Île déjà fortement mise à mal par le passage, fin janvier, du cyclone Fame. Évidemment, les pouvoirs publics malgaches et les organisations et associations caritatives sont sur le pied de guerre depuis plusieurs semaines, bien que les missions de sensibilisation ainsi que le prépositionnement de stocks de matériel d’urgence et d’alimentation aient permis de limiter les dégâts. Tentes, vivres, médicaments sont distribués, et l’État malgache travaille au rétablissement des voies de communication (routes, ponts et digues). Mais plus que jamais, le pays a lancé un appel à la solidarité internationale pour se relever de cette catastrophe nationale. Plusieurs pays comme la Chine ou l’Arabie Saoudite ont fait des dons, ou, comme la France, ont mis la main à la pâte en aidant à l’envoi de matériel humanitaire. Hier, la consul de Madagascar à la Réunion, Léa Ravololondratavy, a relancé cet appel à la solidarité auprès des Réunionnais. Même si ces derniers se sont déjà mobilisés spontanément pour l’envoi de denrées non périssables, de vêtements, de savon et autre produits de première nécessité, la diplomate a formulé “le souhait pour la continuité de cette coopération.”

(Le Journal de l'île de la Réunion)

MAURICE Coopération régionale
Le Mozambique met des terres à disposition des agriculteurs de l'Ile Maurice Vendredi 29 Février 2008

Le Mozambique va mettre environ 5.000 hectares de terres, dans la province de Manica, à la disposition des agriculteurs mauriciens qui souhaitent se lancer dans la culture vivrière, a annoncé le ministre mauricien de l'Agro-industrie et de la Pêche, Arvin Boolell, à l'issue d'une visite officielle dans ce pays, cette semaine.

Un accord a été signé dans ce sens entre le ministre mauricien et son homologue mozambicain, Soares Nhaca.

Selon M. Boolell, un consortium mauricien a déjà accepté de se lancer dans la production de la pomme de terre, des oignons, du maïs, tant pour les Mozambicains que les Mauriciens.

"Des opportunités en agriculture existent dans plusieurs pays voisins, y compris le Mozambique. Ce pays dispose de terres abondantes qui ne sont pas exploitées ; il possède également une main-d'oeuvre bon marché", a-t-il fait remarquer, avant de souligner que les conditions climatiques sont favorables au développement agricole au Mozambique.

Il a indiqué que de nombreux légumes qui ne peuvent pas être cultivés à Maurice durant certaines périodes spécifiques pourront être cultivés au Mozambique, ce qui devrait permettre à Maurice d'améliorer sa sécurité alimentaire.

"Un tel partenariat aidera nos deux pays à devenir des fournisseurs substantiels de produits agricoles aux autres pays de la région, de même qu'à des pays développés", a affirmé le ministre mauricien de l'Agro-industrie.

(Panapress)

AFRIQUE Coopération régionale
Mise en place de la zone de libre commerce de la SADC Vendredi 29 Février 2008

La Communauté de Développement de l’Afrique Australe (SADC) mettra en place, cette année, sa zone de libre commerce pour promouvoir et encourager les échanges commerciaux, a annoncé jeudi, à Luanda, le consultant du bloc régional, Gideon Phiri.

En déclarations à la presse, en marge d’une session de formation sur l’histoire de la SADC, dans la capitale angolaise, l’expert de cette organisation régionale a expliqué que le libre commerce serait créé sur la base du protocole de Commerce existant depuis 2002, et actuellement mis sur pied dans certains pays membres.

Selon Phiri, les libres échanges commerciaux favoriseront considérablement l’intégration des secteurs de l’énergie, des Eaux et des transports, ainsi que celui de la recherche d’appui pour leur développement.

La SADC a été formée en 1992 et comprend 14 pays : l’Angola, l'Afrique du Sud, le Botswana, L`île Maurice, le Lesotho, la République Démocratique du Congo, Madagascar, le Malawi, le Mozambique, la Namibie, le Swaziland, la Tanzanie, la Zambie et le Zimbabwe.


AFRIQUE Météo, Climat, Catastrophes naturelles
RWANDA-RDC: Les survivants du tremblement de terre se plaignent des mauvaises conditions d'hébergement Vendredi 29 Février 2008

Les survivants du séisme qui a frappé le sud-ouest du Rwanda au début du mois de février se plaignent que leurs besoins d'hébergement ne sont pas correctement couverts, malgré les efforts déployés par ailleurs pour leur fournir d'autres produits de première nécessité.

«Les conditions de vie pénibles auxquelles nous sommes confrontés chaque jour restent largement ignorées, en dépit des secours que nous avons reçus dans les jours qui ont suivi le tremblement de terre », a déploré Gaston Minani, père de cinq enfants, dont la maison a été détruite dans le district de Rusizi.

La plupart des personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays (PDIP) vivent sous des tentes ou dans des salles bondées,
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