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La lettre de Malango N°15
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La lettre de Malango
N°
15
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Lundi 10 Mars 2008
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Les événements d'Anjouan sont couverts par l'équipe de
Chaque mois, les analyses et commentaires sur l'actualité régionale.
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MAYOTTE |
Politique |
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Cantonales à Mayotte : un élu, neuf ballottages
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Lundi 10 Mars 2008 |
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10 sièges sur les 19 que compte le Conseil général de Mayotte étaient remis en jeu dimanche 9 mars. Les résultats du 1er tour laissent entrevoir de sacrées tractations pour le second tour qui se déroulera le 16 mars. Seul Saïd Omar Oili, élu à plus de 64%, est pour l'heure certain de retrouver son siège. Le point canton par canton.
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Saïd Omar Oili a été réélu dès le premier tour. Il est le seul dans l'île à avoir recueilli plus de la moitié des suffrages. |
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Les perspectives de la future assemblée |
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Difficile de dégager une issue au scrutin du 16 mars prochain, et de définir quelle sera la couleur de la future majorité. |
Sur les 10 cantons renouvelables, 6 concernent des membres de la majorité de l'ancienne assemblée –parmi lesquels le président et ses trois premiers vice-présidents. Les quatre autres sont des sièges UMP. Parmi les neuf conseillers élus en 2004 qui ne remettaient pas en jeu leur siège, cinq sont de l'UMP et, quatre de la majorité sortante.
Si Saïd Omar Oili –président de 2004 à 2008- a été facilement réélu dans son canton, et si son ex-premier vice-président Bacar Ali Boto a de fortes chances de l'être dimanche prochain, les deux autres vice-présidents, Chihabouddine Ben Youssouf et Ali Abdallah ont peu de chances de retrouver leur siège, qui pourraient échoir à des candidats de l'UMP. De même, Fahari Madi, quatrième vice-président, pourrait être battu par un candidat du MDM. Ismaël Ali, autre membre de l'ancienne majorité, l'est déjà : il ne pourra se représenter au second tour. Pour l'UMP, le bilan à mi-chemin est plus réjouissant : même s'ils n'ont aucune certitude, les trois principaux animateurs de l'opposition entre 2004 et 2008, Mansour Kamardine, Maoulida Soula et Abdou Madi, sont en ballottage favorable. Le sort de Soiderdine Madi est plus litigieux.
Au vu de ce premier tour, l'on peut cependant affirmer que la lutte pour la majorité au CG se jouera entre l'UMP et le MDM. Le parti de Sarkozy, que l'on disait moribond, se sort plutôt bien de ce scrutin et pourrait retrouver la majorité. Il est cependant bien trop tôt pour l'affirmer.
VM |
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Dzaoudzi-Labattoir : Oili rééluOn le disait favori dans son canton, malgré sa réputation d'anti-départementaliste. Il l'a confirmé en retrouvant son siège acquis en 2001 dès le premier tour, dimanche 9 mars. Saïd Omar Oili (parti Néma), qui présidait l'assemblée départementale depuis 2004, a été réélu avec 64,45% des suffrages, devant Ami Ahmed (divers), 19,88%, et Chams Eddine Fazul (UDF-MD), 15,67%. A noter, outre le fort taux d'abstention (52,15%) que les trois femmes qui s'étaient déclarées candidates se sont retirées de la bataille juste avant ce 1er tour. Saïd Omar Oili est le seul candidat élu dès le premier tour. Il sera très certainement candidat à sa propre succession à la présidence de la collectivité. Sada : Kamardine en ballottage favorableLe scrutin de Sada revêtait un enjeu particulier. L'on y disait Mansour Kamardine, ancien député (2002-2007) et potentiel candidat à la présidence du Conseil général, menacé. Le leader de l'UMP est cependant en ballottage favorable. Il arrive en tête du premier tour avec 40,18% des voix. Il est suivi avec 29,45% des suffrages par le candidat du PS (soutenu par une partie du MDM) Ibrahim Aboubacar. Ce dernier pourrait profiter d'une alliance de l'ensemble des candidats malheureux contre Kamardine pour être élu au second tour. A noter le très faible score de Mouhoutar Salim (MDM-Force de l'alternance), le bras droit du député Abdoulatifou Aly, qui recueille 2,5% des voix. Dembéni : Soula menacéA Dembéni, le chef de file de l'UMP au Conseil général, Maoulida Soula, sort vainqueur du 1er tour avec 29,63% des suffrages. Il devance la candidate du Néma (le parti de Oili) Sarah Mouhoussoune, qui recueille 18,99% des voix, qui devance de peu Kamardine Bacar (divers), 17,31% des voix. Avec cinq candidats susceptibles de se représenter au second tour, le résultat du 16 mars s'annonce serré, même si Maoulida Soula part favori. A noter dans ce canton le très fort taux de participation (72,96%). Mamoudzou 1 : Boto en ballottage favorableAvec cinq candidats de renom, le scrutin du canton de Mamoudzou 1 s'annonçait très indécis. C'est finalement Bacar Ali Boto (Alliance, centre gauche), candidat sortant et 1er vice-président du Conseil général entre 2002 et 2008, qui l'emporte assez largement avec 30,95% des suffrages. Egalement au coude à coude pour la mairie de Mamoudzou, il profite d'une fin de campagne en trombe et part favori pour le second tour. Son principal rival sera le candidat UMP Assani Ali (23,48%). Les trois autres candidats, qui sont à 15%, joueront un rôle déterminant. Bacar Ali Boto part favori. A noter le très faible taux de participation : 46,08%. Mamoudzou 2 : Chihab en dangerLe duel tant attendu entre l'ancien Chihabouddine Ben Youssouf (divers gauche) et le nouveau Zaïdou Tavanday (sans étiquette, soutenu par l'UMP) a tourné en faveur de la nouvelle génération. Très soutenu par les jeunes, l'ancien président du Football Club de M'tsapere sort vainqueur du premier tour avec 44,52% des voix. Il devance l'ex-président de la commission des finances et deuxième vice-président du Conseil général de plus de 10 points (33,89%). Âgé de moins de quarante ans, Zaïdou Tavanday pourrait être l'une des figures de proue, en cas de victoire le 16 mars, de la nouvelle vague d'élu. Il faudra aussi compter, pour le second tour, sur l'une des neuf femmes candidates à ce scrutin : Sanya Youssouf (MDM) obtient 16,18% des voix et jouera un rôle important. Le taux d'abstention est de 48,22%. Mamoudzou 3 : l'indéboulonnable déboulonné ?On le croyait scotché à vie à son siège de conseiller général : le vétéran de la politique, le très discret conseiller sortant et troisième vice-président de l'ancienne assemblée Ali Abdallah (MDM), va peut-être perdre son fauteuil. Il n'arrive qu'en troisième position de ce premier tour avec 18,21% des voix, largement devancé par Anthoumani Soudjay (UMP), 26,88%, et Jacques Martial (divers droite), 26,35%. Le divers gauche Assane Mohamed obtient 17,39% et l'ancienne déléguée aux droits des femmes, Nafissata Bint Mouhoudhoir, 11,17%. Ces cinq candidats peuvent se représenter, mais des accords devraient être trouvés. Il est pour l'heure très difficile de dire qui est favori pour le second tour. A noter le très fort taux d'abstention : 50,58%. Bouéni : le sortant en ballottage défavorableLe conseiller sortant, Fahari Madi (DVD), membre de la majorité, n'obtient que 23,20% des voix à Bouéni. Il est très largement devancé par le jeune Mirhane Ousséni (MDM), qui avec 45,01% des voix, part grand favori pour le second tour. Les quatre autres candidats, qui recueillent entre 7 et 8% des suffrages, ne pourront se présenter dimanche prochaine et joueront un rôle déterminant dans le choix des électeurs. Il ne fait cependant que peu de doute quant à l'élection du candidat MDM. Acoua : Soiderdine Madi en ballottageLe conseiller général sortant Soiderdine Madi (UMP), 38,97% des voix, devance de très peu le divers droite Ousséni Hamada, 36,82%. Celui qui a, ces quatre dernières années, navigué entre son groupe UMP et la majorité, devra batailler ferme pour retrouver son siège. Le troisième candidat, Habirou M'colo Mari (divers gauche), avec 24,72% des voix, aura son mot à dire. M'tsamboro : un second tour indécisAvec huit candidats –le record cette année-, le canton de Mtsamboro s'annonçait très serré. C'est le cas. Une certitude : le candidat sortant Ismaël Ali (divers gauche), qui faisait partie de la majorité, ne sera pas réélu ; il ne recueille que 7,82% des voix. La victoire se jouera entre Ali Bacar (UMP) qui arrive en tête de ce premier tour avec 38,42% des voix, et Madi Souffou (MDM), qui recueille 23,45% des suffrages. Le socialiste Soilihi Ahamada, avec 13,35%, aura un rôle déterminant, selon qu'il se désistera ou pas. Les autres perdants auront également leur mot à dire. L'UMP n'a pas encore la partie gagnée. Tsingoni : A Tsingoni, le candidat sortant (UMP) Madi Abdou Mohamed arrive en tête avec 37,36% des voix. Le second tour sera très indécis car son principal concurrent, Issoufi Hamada (sansétiquette) recueille 31,99% des suffrages. Les deux autres candidats, Ambdoulhanyou Ibrahima (17,07%) et Kambi Said said (13,58%), qui peuvent se maintenir, joueront un rôle déterminant. Diificile aujourd'hui de dire qui sera élu dimanche 16 mars. A noter le taux d'abstention : 45,64% des électeurs n'ont pas voté. VM Dans la
prochaine Lettre de Malango, l'analyse des résultats des élections
municipales à Mayotte.
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COMORES |
Défense - Conflits |
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Bacar / Sambi : "crimes contre l'humanité" contre "génocide"
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Lundi 10 Mars 2008 |
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Engagés dans une guerre de l'information depuis plusieurs mois, et alors que le débarquement est annoncé comme imminent depuis début février, le gouvernement légitime de l'Union des Comores et celui illégal de Mohamed Bacar à Anjouan se sont à nouveau affrontés à coup de communiqués vendredi 7 mars.
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Les pieds d'un homme torturé dans les geôles anjouanaises (photo Kashkazi). |
C'est l'Union qui a dégainé la première, lorsque les autorités fédérales ont annoncé leur intention d'arrêter et de traduire en justice Mohamed Bacar pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité. "S'il ne parvient pas à s'enfuir, Mohamed Bacar sera arrêté et jugé aux Comores pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité, c'est ce que nous voulons", a déclaré Abdourahim Said Bakar, ministre de l'Education et porte-parole du gouvernement Sambi. "Au vu de toutes les atrocités commises par lui et ses hommes sur des populations civiles innocentes, il y a beaucoup de charges possibles contre Mohamed Bacar", a-t-il ajouté. Les témoignages de personnes arrêtées arbitrairement et torturées à Anjouan sont de plus en plus nombreux (lire à ce sujet la prochaine livraison de Kashkazi, en vente mardi 11 mars dans les kiosques). Selon ces témoignages, ces violations se seraient aggravées depuis l'annonce par l'Union d'une opération militaire pour rétablir l'ordre constitutionnel contre le colonel. D'après Abdallah Mohamed Abdulatuf, vice-président de la Fondation comorienne des droits de l'Homme (FCDH, indépendante), "à peu près 1.200 personnes ont quitté Anjouan à cause de la terreur que fait régner Bacar. Chaque jour, des kwasa-kwasa (pirogues à moteur) traversent pour faire fuir les gens menacés". Une autre source parle de plus de 2.000 fugitifs. Dans l'île, des centaines de militants se cachent dans la medina de Mutsamudu ou en brousse. Immédiatement après le communiqué de l'Union des Comores, le gouvernement anjouanais a réagi en publiant lui aussi un communiqué intitulé "Le simulateur Sambi, champion des violations des droits de l'homme". Selon ce document, "le Gouvernement de l'Ile Autonome d'Anjouan voudrait attirer la plus haute attention de la Communauté Internationale (…) sur l'intention affichée de Monsieur Sambi (…) de vouloir prôner des émeutes à Anjouan aux fins de justifier un débarquement militaire sanglant". Selon le régime Bacar, le gouvernement Sambi serait lui aussi coupable des violations des droits de l'homme, telles que : "couper les vivres à la population d'Anjouan ; interdire l'accès aux soins spécialisés et aux médicaments appropriés en interdisant les évacuations sanitaires des patients anjouanais ; interdire la libre circulation des opérateurs économiques d'Anjouan et geler leurs comptes bancaires ; imposer un blocus en hydrocarbures pour affecter l'accès à l'énergie, affecter les foyers à travers la pénurie du pétrole lampant pour la cuisine, orienter les gens vers la dégradation de l'environnement à travers la destruction des forêts pour le bois de chauffage, paralyser le secteur de la pêche, en fait condamner toute l'économie de l'Ile ; interdire un fidèle musulman Anjouanais d'aller effectuer son pèlerinage, 5ème pilier de l'islam (…)". En conclusion, le gouvernement d'Anjouan "se sent préoccupé de l'attitude de certains partenaires des Comores (…) qui continuent à accompagner le simulateur Sambi dans ses démarches génocidaires". Un bien grand mot à l'image de ce communiqué : dérisoire en comparaison avec ce qu'il se passe actuellement à Anjouan. VM
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COMORES |
Ecologie - Environnement et ressources naturelles |
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Comores : le naufrage du Taurus fait craindre une pollution
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Lundi 10 Mars 2008 |
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Les autorités portuaires de la Grande Comore craignaient samedi 8 mars une pollution marine, une semaine après le naufrage du Taurus, un des trois cargos affrétés pour ravitailler en carburant les militaires comoriens préparant une attaque contre l'île d'Anjouan. "Il y a risque d'une pollution énorme si le gazole se libère de lui-même et se répand sur des kilomètres de côte", a déclaré à l'AFP Mohamed Said Salim Dahalani, directeur des ports de la Grande Comore. "Nous allons tenter d'ouvrir une des citernes encore pleine et tenter de la vider à marée basse", a-t-il expliqué. "Il y a risque de pollution au vu de l'équipement dont nous disposons, mais ce risque est moindre par rapport à ce qui peut arriver si on laisse le gazole se libérer de lui-même", a ajouté cette source. Arrivé de Mombasa avec une cargaison de ciment le 9 février, le Taurus devait embarquer du carburant destiné aux troupes comoriennes concentrées sur l'île de Mohéli, en vue d'une intervention militaire contre le régime Bacar à Anjouan. Samedi, des ouvriers tentaient de percer la citerne censée être encore pleine, alors qu'un barrage flottant avait été installé autour du cargo depuis jeudi par le centre des opérations de secours, en collaboration avec l'armée comorienne. Les causes du naufrage du Taurus le 2 mars, qui n'a pas fait de victime, restaient tiujours controversées samedi. Pour le ministre des Finances de Grande Comore, Youssouf Said, "la guerre a commencé. Cet acte ne peut-être que criminel". Mais à la gendarmerie comorienne, le chef d'escadron Ali Djambaé, dont les hommes sont chargés de l'enquête, n'excluait pas un probable accident. (avec AFP)
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COMORES |
Défense - Conflits |
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Les Etats-Unis réaffirment leur soutien à Sambi
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Lundi 10 Mars 2008 |
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Dans un communiqué envoyé à la presse vendredi 7 mars, l'ambassadeur des Etats-Unis en poste à Madagascar –qui gère également le dossier comorien- a tenu à rappeler son soutien au président Sambi dans le conflit qui l'oppose à Mohamed Bacar.
Intitulé "Colonel Bacar n’a pas d’oncle", le communiqué de R. Niels Marquardt entend "clarifier au peuple comorien" la position du gouvernement américain, qui "soutient complètement le gouvernement démocratiquement élu de l’Union des Comores ainsi que le Président Ahmed Sambi". "L’Union Africaine (UA) et d’autres amis des Comores, incluant les Etats-Unis, ont travaillé inlassablement en coordination avec le Gouvernement de l’Union pour chercher une solution diplomatique paisible aux crises d’Anjouan. Malheureusement les autorités illégales restent intransigeantes. Les Etats-Unis soutiendront dès lors toute action prise par le Président Sambi, les partenaires de l’UA, ou la communauté internationale pour restaurer l’unité Comorienne", poursuit le document, qui s'apparente à un soutien à un débarquement militaire "qui s'avère nécessaire", après ceux affichés par l'Union africaine et la France, mi-février. M. Marquardt se dit "profondément déçu" par l'attitude du colonel Bacar qui "seul doit maintenant accepter la pleine responsabilité" de ses choix. "Sa détention illégale du pouvoir et sa requête de gain personnel pourraient malheureusement entraîner un bain de sang", regrette l'amabassadeur. "La politique des Etats-Unis est claire: le colonel Bacar n’a pas d’oncle. Ayant refusé les options paisibles de l’ultimatum du 27 février, il a défié pour la dernière fois la communauté internationale." Après le débarquement, conclut le communiqué, "les trois leaders islamiques légitimes auront à travailler ensemble pour implanter un fédéralisme constitutionnel et clarifier les compétences [de chacun, ndlr]." Ce communiqué s'inscrit dans la logique américaine de rapprochement avec l'Union des Comores, débutée il y a deux ans. Les Etats-Unis ont toujours soutenu Sambi dans le conflit qui l'oppose à Bacar. VM
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MAYOTTE |
Mouvements sociaux, Syndicalisme |
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Les journalistes de RFO-Mayotte ont bien fait grève
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Lundi 10 Mars 2008 |
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La menace a été mise à exécution : les journalistes de RFO-Mayotte ont fait grève dimanche 9 mars, et n'ont donc pas couvert les élections cantonales et municipales. La population n'a donc pas pu suivre les résultats –RFO étant la seule radio et la seule télévision à faire de l'information locale). Les quatre organisations syndicales de RFO-Mayotte (UVOIMOJA/CSA, CFDT, SNRT-CGT et SPC-CGC) avaient fait de ce jour spécial un moyen d'obtenir satisfaction quant à leurs revendications : ils demandent des revalorisations salariales ainsi qu'une amélioration des équipements techniques de la station de radio et de télévision, et contestent les orientations de la direction régionale de RFO. Mais les négociations menées toute la semaine dernière n'ont pas abouties. Selon l'AFP –dont le correspondant travaille à RFO-, un quart du personnel a suivi le mot d'ordre des syndicats, mais les grévistes ont cadenassé la grille d'accès à la station, rendant impossible son accès au personnel non gréviste et la couverture des élections. Sur trente journalistes, quatre ont fait grève, annonce l'AFP. Le mouvement est plus suivi par le personnel technique et administratif, où quatre employés sur 13 ont cessé le travail. La grève se poursuit ce lundi 10 mars. VM (avec AFP)
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MADAGASCAR |
Immigration clandestine |
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Madagascar renforce la sécurité maritime
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Lundi 10 Mars 2008 |
La surveillance de l'espace maritime et terrestre malgache est
renforcée, a annoncé le commandant des forces navales Abel Nirina
Radavidson. Cette décision a été prise suite à l'arrestation jeudi
dernier à onze heures du matin d'un Comorien sans papier. Ce sont les
éléments de la force navale de Nosy-be qui l'ont appréhendé. Ce dernier
a mis le cap vers Ambanja à bord d'un bateau partant du port.
Le même jour, les garde-côtes de Nosy-be Hellville ont fouillé onze bateaux amarrés au port. La vedette de patrouille des garde-côtes de cette localité a intercepté un
autre navire sans assurance. Le procès-verbal renfermant ce dossier de
patrouille a été remis à l'arrondissement maritime de Nosy-be. Au
total, les forces navales disposent de six vedettes de patrouille
maritime aux abords de Mahajanga, Sainte-Marie et Nosy-be.
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MADAGASCAR |
Coopération régionale |
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A Madagascar, les Mahorais forment les bibliothécaires majungais
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Lundi 10 Mars 2008 |
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Comment animer les bibliothèques et comment amener l’enfant à lire ? Tel a été le thème de la formation sur les animations des bibliothèques municipales et scolaires, qui s’est tenue durant 3 jours à Mahajanga. L’action a pu être menée grâce à la coopération entre le centre de documentation ou CDD de Mayotte, dirigée par son directeur Attoumani et la direction régionale de l’Éducation nationale de Mahajanga. Quatre formateurs mahorais ont pris en main la formation des 26 participants provenant des écoles publiques, privées et même des bibliothèques municipales. L’ONG Enfant du monde a également contribué à cette action avec la participation de ses deux formateurs. D’ailleurs, la clôture officielle de la formation s’est tenue à son nouveau siège sis à Mahajanga be. Une délégation malgache composée de six personnes est venue à Mayotte du 19 au 29 novembre dernier pour la même raison. « Ce stage conforte la réalisation des projets entre la coopération », souligne le DREN, Ernest Zaranaina. Le directeur du CDD quant à lui rappelle la ratification de la convention entre la région Boeny et celle de Mayotte le 24 juillet 2006. La coopération décentralisée touche le volet culturel, sociale et économique mais aussi le sport. « Pour que la convention puisse être effective, beaucoup d’actions doivent être réalisées. Le volet de l’éducation a inauguré cette coopération », évoque Attoumani, également conseiller général de la commune de Kani Keli. La lecture est totalement délaissée depuis quelques années. L’attention des gens est plutôt attirée par la télévision ou les films. La non-maîtrise de la langue française, le manque de moyens et de motivations sont parmi les facteurs qui empêchent l’enfant de lire. Mais tout dépend également du quartier et du milieu où il vit. Le rôle du bibliothécaire est aussi de lire et de raconter une histoire, de manière triste, violente ou forte afin d’attirer l’attention de l’enfant.
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KENYA |
Education |
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Le Kenya aurait un besoin "immédiat" de 60.000 enseignants
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Lundi 10 Mars 2008 |
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Le Kenya doit "immédiatement" recruter plus de 60.000 nouveaux enseignants pour faire face à une pénurie aiguë de main-d'oeuvre dans le secteur de l'Education affecté par les violences post-électorales, a annoncé, à Nairobi, le Secrétaire général du Syndicat des enseignants du Kenya (KNUT), M. Francis Ng'ang'a. "Même avant la crise, la pénurie d'enseignants était criarde. La situation a été aggravée par la crise. Le gouvernement a le dos au mur et doit procéder immédiatement au recrutement de 60.000 enseignants pour être en mesure de faire face à la pénurie dans le secteur de l'Education", a souligné M. Ng'ang'a mercredi devant la presse. Des centaines d'enseignants ont été déplacés, tandis que d'autres ont été tués durant les deux mois de violence électorale qui ont également abouti à l'abandon de leur scolarité pour des milliers d'étudiants après que leurs écoles ont été brûlées ou leurs parents et enseignants déplacés. Dans des endroits reculés du pays, des écoles ont été transformées en camps pour des milliers de déplacés internes. Le patron de la KNUT s'est dit préoccupé par le fait que cette pénurie sévère d'enseignants et de salles de classe ne compromette la qualité du service dans tous les segments de l'Education. "Le gouvernement est dans l'obligation de reconstruire les écoles et les maisons des enseignants qui ont été incendiées", a poursuivi ce dernier. Son syndicat a soutenu la formation d'un gouvernement de coalition pour faciliter le retour de la paix. Le gouvernement a commencé à appliquer la gratuité partielle de l'enseignement secondaire cette année, ce qui devrait améliorer le recrutement dans le secondaire. Quelque 430 millions de dollars US ont été mis de côté pour ce programme qui devrait concerner plus de 800.000 étudiants dans les écoles publiques. Un montant similaire est utilisé pour financer l'éductaion primaire gratuire pour trois millions d'enfants. source : lemali.fr
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