Les numéros en html :
|
La lettre de Malango N°17
|
|
Communiquer sur
La Lettre de Malango ?
06 39 29 13 13
|
|
|
|
|
Si vous ne souhaitez plus recevoir la Lettre de Malango :
En cas de problème de lecture, vous pouvez consulter la Lettre de Malango sur le site
|
|
La lettre de Malango
N°
17
|
|
Jeudi 13 Mars 2008
|
|
Vous êtes
12652 lecteurs à recevoir
" La Lettre de Malango"
|
|
Les événements d'Anjouan sont couverts par l'équipe de
Chaque mois, les analyses et commentaires sur l'actualité régionale.
|
|
|

|
|
|
|

|
MAYOTTE |
Politique |
|
Mayotte : le temps des tractations
|
|
Mercredi 12 Mars 2008 |
|
A l'approche du second tour des élections cantonales et municipales dimanche 16 mars, les tractations vont bon train à Mayotte depuis les résultats du premier tour (lire articles précédents). S'il est impossible de déterminer qui seront les vainqueurs, dans les communes comme dans les cantons, certains éléments permettent de dessiner une tendance –encore floue- concernant les futurs conseillers généraux.
|
|
|
Maoulida Soula pourrait faire face à une coalition contre lui dans son canton. Une défaite du chef de file de l'opposition serait un coup dur pour l'UMP. |
|
Irrégularités à Bouéni et Sada |
|
|
|
Plusieurs irrégularités ont été relevées lors du premier tour, principalement à Sada et Bouéni, où l'on a comptabilisé des votes par procurations de personnes pourtant sur place ou votant également en France hexagonale ou à La Réunion. A Sada, il y aurait près de 350 votes contestés. La fraude serait plus massive encore dans le canton de Bouéni (où l'on a comptabilisé plus de 500 procurations pour moins de 2.500 votes), où des jeunes se faisant passer pour malades auraient "donné" leur voix contre rétribution. De nombreux témoignages rapportent également que des procurations ont été achetées durant la campagne. Autre irrégularité constatée par la rédaction de Flash Infos, des femmes voilées auraient voté à Vahibé sans retirer leur voile pour s'identifier. |
|
Alors qu'au lendemain du premier tour, organisé dimanche 9 mars, les résultats bruts laissaient entrevoir une possible victoire de l'UMP au niveau des élections cantonales, les tractations de ces derniers jours ont quelque peu changé la donne. En effet, les deux ténors du parti conservateur –les seuls capables de revendiquer la présidence de l'assemblée- font face à une coalition d'opposants dans leur fief. Le chef de file de l'opposition durant le dernier exercice (2004-2008), Maoulida Soula, est le plus menacé. Son score du 1er tour (29,63%) ne lui laisse que peu de marges de manœuvres. Il pourrait faire face à une coalition rassemblant ses deux poursuivants, Sarah Mouhoussoune (Néma, 18,99% au 1er tour) et Kamardine Bacar (DVD, 17,31%), ainsi que les partisans du maire sortant de la commune. Ce dernier, arrivé en tête du scrutin municipal avec plus de 37% des voix, serait prêt à tout pour "sortir" le conseiller général sortant, qui, en outre, ne séduit guère dans les villages de Hajangua et Dembeni –lui est originaire d'Iloni. Outre l'échec comptable en vue d'une majorité, la défaite de Maoulida Soula serait un coup dur pour l'UMP, tant il a porté ce parti durant ces dernières années à l'assemblée. Celle de Mansour Kamardine le serait encore plus. Pour lui, elle marquerait un coup d'arrêt dans sa carrière politique, après sa défaite aux législatives en 2007. Pour Sada, fief du RPR (devenu UMP) d'où sont sortis une grande partie de ses leaders, cela ressemblerait à une mini-révolution de palais. Pour le parti enfin, cela rendrait très délicate l'obtention de la majorité au Conseil général. Si ce scénario reste pour l'heure irréaliste, il n'est pas certain que l'ancien député ne soit une nouvelle fois confronté à une coalition basée sur le "Tout sauf Kamardine", comme ce fut le cas en 2002 et 2007 lors des législatives. Fort d'un score élevé au 1er tour (40,18%), il n'en reste pas moins tributaire de l'alliance des autres candidats en faveur du socialiste Ibrahim Aboubacar (29,45% au 1er tour). Autant d'éléments qui poussent le camp Oili à l'optimisme. On ne cache pas parmi ses proches la très forte éventualité de voir le président de l'exercice 2004-2008, réélu dès le 1er tour avec un score confortable (plus de 64% des voix) dans son canton de Labattoir, briguer à nouveau la tête de l'exécutif local le 20 mars prochain, même si son parti sera ultra-minoritaire (avec un ou deux élus). Tout dépendra, outre les résultats des deux leaders de l'UMP et de ceux de certains conseillers sortants susceptibles de s'allier avec lui (Fahari Madi à Bouéni, Soiderdine Madi à Acoua), de la position des élus MDM. Le secrétaire fédéral du parti, Mhamadi Abdou, conseiller général de Bandraboua qui ne remettait pas en jeu son siège, n'a jamais caché ses accointances avec Oili. De même, Abdoulatifou Aly, député et leader de la mouvance dissidente du MDM (Force de l'alternance), s'est par le passé montré aux côtés de Oili (son courant et le Néma avaient signé des accords en 2007). Aucun futur élu du MDM ne présentant le charisme nécessaire pour diriger l'assemblée, il se murmure que le parti départementaliste serait prêt à soutenir Oili. Celui-ci devrait en échange donner des gages quant à sa volonté de voir l'île devenir département –lui qui n'a jamais caché sa préférence à un statut d'autonomie. Dans le cas contraire, Abdoulatifou Aly nous affirmait mardi soir que son courant serait prêt à s'allier avec l'UMP. Un dernier homme semble également avoir son mot à dire. Favori pour le second tour dans son canton de Mamoudzou, Bacar Ali Boto (30,95% au 1er tour), qui fut le premier vice-président de Oili entre 2004 et 2008, s'est démarqué de son président en fin de mandat. Celui qui avait failli rejoindre l'UMP en 2005 pourrait une fois de plus changer de camp. Il pourrait, en cas de victoire dans l'autre canton de Mamoudzou de Zaïdou Tavanday –un ami à lui en ballottage favorable face à Chihabouddine Ben Youssouf- mettre en place une coalition UMP-Alliance qui lui permettrait de glaner la présidence tant désirée… VM
|
|
|
COMORES |
Défense - Conflits |
|
Anjouan : les premiers soldats africains sont arrivés à Moroni
|
|
Mercredi 12 Mars 2008 |
|
Une cinquantaine de soldats tanzaniens et 75 militaires sénégalais sont arrivés lundi 10 et mardi 11 mars aux Comores pour préparer l'opération militaire sur Anjouan.
Dès leur arrivée, certains ont été acheminés sur Mohéli, d'où partira l'attaque.
|
Retour de soldats infiltrés à Anjouan |
|
|
|
Selon nos informations, trois militaires de l'Armée nationale de développement qui s'étaient infiltrés à Anjouan viennent de rentrer à Mohéli avec trois membres de la garde rapprochée de Mohamed Bacar, capturés au cours d'une intervention. Détenus à Fomboni, la capitale mohélienne, ceux-ci seraient actuellement interrogés par les autorités comoriennes. Notre source affirme que l'opération visait au départ Mohamed Bacar lui-même. Aucune information officielle ne confirme cependant ces renseignements, pour l'instant soumis au secret militaire. |
|
"Une cinquantaine de soldats tanzaniens viennent d'arriver à Moroni. Nous attendons deux rotations aujourd'hui [mardi, ndlr] en provenance de Tanzanie, soit une centaine de troupes", a déclaré le chef d'état-major comorien, le lieutenant colonel Mohamed Amiri Salimou, mardi. Soixante-quinze soldats sénégalais sont en outre arrivés lundi à Moroni. Au total, le Sénégal entend envoyer 200 soldats aux Comores. Le Soudan et la Libye devraient également fournir des troupes. L'armée comorienne comprenant 1.060 hommes (gendarmes et militaires), l'opération avec les troupes étrangères rassemblerait entre 1.000 et 1.500 soldats, affirme-t-on du côté de l'Armée nationale de développement (AND). "Dès que toutes les troupes africaines seront rassemblées, elles seront transportées à Mohéli", l'île où se prépare l'intervention de l'armée comorienne, a indiqué le chef d'état-major à l'AFP. "Nous nous rapprochons du jour J. L'opération amphibie n'est plus qu'une question de jours", a-t-il ajouté, conforté par le directeur de cabinet du président comorien, Mohamed Bacar Dossar, qui a déclaré mardi à l'AFP que cette intervention n'était "qu'une question de jours". Le gros des troupes, qui sera acheminé par des avions français, est annoncé pour les prochains jours. Face aux soldats de l'AND et des quatre pays africains qui aident les Comores, les Forces de la gendarmerie anjouanaise devraient disposer de 600 à 800 hommes, a indiqué mercredi 12 mars le chef de l'état-major comorien, M. Salimou. "Nous savons qu'il [Mohamed Bacar, le présidant de fait d'ANjouan, ndlr] dispose d'environ 600 à 800 personnes, des milices et des gendarmes, qui ne sont pas assez formés et entraînés pour être efficaces contre des armées constituées", a-t-il déclaré à l'AFP. "Nous ne nous attendons pas à beaucoup de résistance de sa part, en tous les cas de ses hommes", a-t-il ajouté. "Au maximum, une centaine de ses hommes, sa garde rapprochée, pourraient tenter de résister". Sur place, cette affirmation se confirme. "De nombreux gendarmes nous disent qu'à la première banderille, ils fuiront et se cacheront", indiquent des Anjouanais. Nombreux sont les gendarmes qui ne soutiennent pas le régime en place –ce sont même eux qui, lors des arrestations, préviennent les futurs arrêtés pour leur permettre de fuir. Toutefois, "le risque d'embuscade est toujours possible", pense M. Salimou. "Une opération amphibie est l'une des plus difficiles au monde. Nous allons arriver de la mer, dans une situation de relative vulnérabilité". De surcroît, "le relief d'Anjouan est très accidenté avec des positions hautes qui peuvent donner un avantage tactique à l'adversaire", a-t-il commenté. Dans ce contexte, "les forces de l'Union africaine sont les bienvenues parce qu'elles vont nous aider à minimiser les pertes", a jugé le chef d'état-major. VM
|
|
|
COMORES |
Faits divers |
|
Naufrage du Samson, quatre ans après
|
|
Mercredi 12 Mars 2008 |
Une cérémonie publique a été organisée ce week-end à Moroni pour commémorer le quatrième anniversaire du naufrage du Samson, un navire reliant les Comores à Madagascar qui s'était perdu en mer le 7 mars 2004. "Soixante-dix photos des 200 victimes défilant en boucle sur un écran géant de la grande salle de l'assemblée nationale : les spectacle est très émouvant. A plusieurs reprises, les participants (…) ont fondu en larmes", raconte La Gazette des Comores du lundi 10 mars. "Jamais les Comores n'avaient perdu autant de personnes dans une seule circonstance (…) Ce seul constat doit interpeller tout le monde mais personne ne semble concerné, en tout cas pas les autorités (…) C'est le silence total car chaque responsable fuit ses responsabilités", a déploré Said Mohamed alias Lava, président du collectif des familles de victimes.
|
|
|
MOZAMBIQUE |
Météo, Climat, Catastrophes naturelles |
|
Mozambique : le cyclone JOKWE fait 10 morts et 2.000 sans-abris
|
|
Mercredi 12 Mars 2008 |
Un cyclone de catégorie 4 s'est abattu ce week-end sur le nord du Mozambique, où 10 personnes ont été tuées et près de 2.000 familles forcées de quitter leur domicile, selon un nouveau bilan communiqué par le gouvernement lundi après-midi. "Pour le moment, nous recensons 10 morts", a déclaré le ministre de l'Administration du territoire, Lucas Chomera, lors d'une conférence de presse. Dans la matinée, l'Institut de gestion des catastrophes naturelles (INGC) avait aussi évoqué le nombre de 2. 000 familles déplacées depuis vendredi soir. "Des milliers d'habitations, des centaines d'écoles et des dizaines d'hôpitaux" ont également été détruits, selon l'INGC. Le cyclone Jokwe a frappé Madagascar dans la nuit de mercredi à jeudi, faisant au moins 400 sinistrés sur l'île de Nosy Be dans le nord de la Grande Ile. Il s'est ensuite orienté vers le Mozambique, dont il a atteint les côtes nord vendredi soir, frappant durement la province de Nampula. Il se dirige actuellement vers le centre et le sud du pays. "Lundi et mardi il frappera les provinces de Zambézia, Sofala et Inhambane (centre et sud du pays)", a déclaré Mussa Mustafa de l'Institut national de météorologie (INM). Les autorités de ces régions ont décrété l'alerte rouge et invité les personnes vivant dans des abris précaires à se réfugier dans des bâtiments publics en dur. Le cyclone devrait perdre en intensité à partir de mardi, selon l'INM. Le Mozambique a déjà été affecté en janvier et février par de lourdes inondations, qui ont fait une dizaine de morts et 100.000 déplacés. La montée des eaux a également détruit plus de 80.000 hectares de terres cultivées, si bien que 250.000 personnes souffrent toujours de carences alimentaires. (AFP)
|
|
|
|